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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 21:00

  Le titre de ce texte provient des propos tenus par Alain Cotta dans une interview donné sur radio Notre Dame. Et le moins que l'on puisse dire c'est que cet économiste n'y va pas avec le dos de la cuillère, il met les pieds dans le plat. Alain Cotta fut un des premiers critiques de l'euro, il y était opposé dès le début, on trouvera donc normal sa critique de la monnaie unique à la fin de de cet interview. Les faits et l'histoire semble malheureusement lui donner raison, l'euro nous tue à petit à feu comme il le dit si bien. Mais si sur ce blog j'ai souvent critiqué l'euro, ce n'est pas sur ce sujet que je tiens à entamer ici une discussion, mais plutôt sur la question de la démocratie et de l'oligarchie qu'Alain Cotta a abordé ici rapidement mais avec force. Si les propos tenu par Alain Cotta ont une certaine véracité en ce sens que effectivement nous ne sommes pas réellement dans des régimes démocratiques, mais plutôt dans des systèmes oligarchiques. Je ne crois pas pour autant que ces oligarchies soient aussi puissante que semble le croire Alain Cotta, qu'elles aient l'illusion d'être puissantes probablement, qu'elles aient réellement le pouvoir et le contrôle de tout, c'est beaucoup plus discutable.

 

 

 

 


Tentative de catégorisation des oligarchies occidentales 

 

  En premier lieu je suis d'accords avec les propos d'Alain Cotta sur la réalité de nos démocratie, nous ne faisons en réalité que choisir des candidats présélectionnés et tous membres d'une même caste  auto-proclamé. C'est particulièrement visible en France ou en plus la plupart de nos élites ont fait les mêmes écoles et ont pour la plupart parcouru le même chemin social et professionnel.  De plus les conditions économiques construites depuis une trentaine d'années ont favorisé de nouveaux pouvoirs, ce dernier étant abandonné petit à petit par les politiques aux oligarchies économiques et financières. A ce propos Alain Cotta a construit son raisonnement sur une segmentation en quatre parties des oligarchies, selon lui il y aurait:

 

1- L'oligarchie politique

2- L'oligarchie militaire

3- L'oligarchie industrielle et financière

4- Les oligo-riches, sorte d'individus ultra-riches et influents

 

    La planète toute entière serait donc gouvernée par ces oligarchies, moyennant bien sûr une proportion variable suivant les pays. Les USA sont par exemple essentiellement gouverné par le type 2, 3 et 4 de ma liste, le type 4 devenant de plus en plus puissant par rapport au type 3. La France elle possède un atout, en ce sens que le type 1 reste prépondérant, même s'il a eu tendance sous les effets cumulés du libre-échange et de l'UE à commencer de fortes interactions avec l'oligarchie de type 3 et 4, il reste qu'en France l'oligarchie est surtout politique. Cependant le problème avec ce type de catégorisation sociale, c'est qu'en réalité nous avons non pas affaire à des ensembles solides et facilement quantifiables, mais a des groupes en forte interactions les uns avec les autres. On pourrait dire qu'il en va de même avec les classes sociales, ce qui ne nous empêche pourtant pas de parler de classes sociales. Mais dans le cas de ces dernières la rémunération moyenne est quand même un bon moyen de trouver les limites des groupes et c'est un moyen relativement efficace. Mais ce n'est pas le cas des oligarchies qui  ne peuvent être définies uniquement par la taille de leurs revenues. En effet la nature des oligarchies, outre leur richesse,  dépend aussi de la nature et de la provenance de ces revenues, ce qui rend le travail de quantification nettement plus compliqué. Au sens mathématique il s'agit en fait d'ensembles flous, quelqu'un peut appartenir à plusieurs ensembles en même temps. Ainsi  le groupe 2 et 3 aux USA forment une  maelström très difficile à discerner en fait, surtout si l'on voit le poids de l'industrie militaire dans l'économie du pays. Comment distinguer l'oligarchie militaire de l'oligarchie industrielle, si elles ont complètement fusionné, l'armé US , bien représenté par le Pentagone, allant jusqu'à encourager des guerres pour justifier l'existence de l'industrie militaire. Difficile dans ces conditions de dire qui est qui les fonctions,normalement séparées, ont fusionné.

 

  Quoiqu'il en soit, nous pouvons admettre qu'il existe bel et bel des individus ou des groupes d'individus ayant une influence plus grande que la plupart des mortels. Et je rejoindrais ici parfaitement les idées d'Alain Cotta sur cette question. Mais à ces catégories, il faut ajouter une autre séparation, celle liée à l'espace d'existence de ces oligarchies et à l'image qu'elles se font de la géographie de leurs propres intérêts. Ainsi il se trouve que certaines oligarchies sont par nature transnationales ou internationales, elles se fichent alors de la géographie et des contraintes territoriales. D'autres, au contraire, sont limités à leur territoire national. On comprendra bien que les intérêts de ces deux types d'oligarchies, s'ils peuvent parfois se rapprocher, ont aussi des motifs de division, et heureusement d'ailleurs, parce que c'est probablement là la limite intrinsèque des expériences macro-économiques actuelles. Dans les types prédéfinis tel que précédemment, il y en a un qui est toujours national, c'est celui de l'oligarchie militaire, le type 2. A l'inverse il y en a une autre  qui elle est toujours internationale, c'est celle du type 4, en effet des individus ultra-riches  n'ont en général aucune contrainte territoriale et s'intéressent pet aux questions d'intérêt national. Ce sont souvent de grands défenseurs de la mondialisation qui voient en elle l'avenir inéluctable de l'humanité. En oubliant au passage que tout le monde ne peut pas vivre comme un citoyen du monde, car cela nécessiterait des moyens économiques non généralisable à l'ensemble de la population humaine et ce pour des raisons de contraintes physiques évidentes. Combien de terre faudrait-il pour que tout le monde aient le niveau de vie d'un Bill Gates? A moins d'une véritable révolution technique rendant l'énergie gratuite et abondante, tout comme les matières premières, on ne voit pas très bien comment l'humanité pourrait totalement se déraciner ou plutôt avoir comme racine la terre entière à l'image de  nos Jacques Attali et autre BHL.

 

    Enfin dans cette deuxième façon de catégoriser nos oligarchies, il reste le type 1 et 3, ces deux peuvent être nationale ou internationale suivant les conditions du pays. En France la finance est  maintenant largement transnationale de même que la plupart des grandes entreprises, il ne nous reste qu'une petite oligarchie industrielle nationale mais elle est largement en déclin. Nos politiques eux restent tout de même coincés par les contraintes nationales du fait des élections. Mais la primauté du droit européen sur le notre tend à nous imposer une oligarchie politique transnationale, celle de l'UE, qui prend de plus en plus l'ascendant sur nos politiques nationaux. A l'inverse dans un pays comme la Chine la finance et l'industrie sont totalement nationales, et ces oligarchies sont même sous le contrôle de l'oligarchie politique et militaire. Alain Cotta a raison dans ses propos de montrer que ce type d'organisation oligarchique semble beaucoup plus efficace parce que justement enraciné sur un territoire, et donc en partie solidaire du reste de la population. Alors qu'en occident les élites se déconnectent de plus en plus de l'intérêt des populations locales, créant des havres de prospérité au milieu d'une misère grandissante, à l'image des pays d'Amérique du Sud où se côtoient gratte-ciel et bidonvilles.  Le continent Européen où la politique a longtemps dominé permettant ainsi un développement assez juste et rationnel, semble de plus en plus se rapprocher des modèles sud américains, au moment même où ces derniers s'en éloignent comme je l'avais souligné dans mon texte sur l'économie argentine.  

 

L'influence des médias et les limites du pouvoir oligarchique

 

    Mais maintenant que nous avons créé une grille de lecture et un moyen de nommer les groupes oligarchiques, il faut relativiser leur toute puissance.  Si ces groupes prennent des décisions, leurs intérêts, comme je l'ai dit, peuvent diverger, voir même entrer en conflit y compris au sein d'une même nation. C'est une barrière naturelle au pouvoir des groupes humains, aussi puissants soient-ils. Aux USA par exemple des groupes favorables au libre-échange comme Wallmart rencontre la désapprobation d'autres groupes comme l'industrie sidérurgique ou l'industrie automobile. Et les intérêts du complexe militaro-industriel, s'ils pèsent énormément sur la compétitivité des USA et sur le budget public, ont aussi comme bon coté d'empécher une désindustrialisation totale des USA. En effet pour fabriquer des armes de pointe il faut garder des savoir-faire techniques et industrielles et une base de gens qualifiés. Quelque part, et malgré ses effets négatifs, l'industrie de l'armement US empêche la nation de tomber totalement sous les effets des politiques mener par les financiers transnationaux et les multinationales américaines. Le complexe militaro-industriel si décrié aujourd'hui sera peut-être un jour le fer de lance de la réindustrialisation des USA.  La nature nationale du complexe militaro-industriel protège d'une certaine façon l'Amérique contre ses oligarchies à caractère internationaliste, tout en poussant paradoxalement le pays vers des difficultés économiques mais sous une autre forme, inflation manque d'investissement pour les infrastructures faible services publics etc...

 

  Donc comme nous le voyons rien n'est simple, et ces contradictions entre groupes d'influence divers et variés font que les décisions prisent par nos pays peuvent parfois sembler contradictoire à l'image de l'euro par exemple.  L'euro comme le rappel Alain Cotta est une monnaie faites par les politiques, il s'agissait d'un acte politique visant à transformer l'UE en état fédéral, mais il était aussi le fruit d'intérêts économiques celui de la rente et de la finance avec une basse inflation en vue. Dans cette affaire il y a eu des perdants ce fut l'oligarchie industrielle de la plupart des pays d'Europe occidentale et des gagnants les rentiers, les détenteurs de titres de dette et les banques. En effet la monnaie unique a gravement affaibli la compétitivité industriel de la France ou de l'Italie ,sans parler de l'hécatombe en Grèce, en Espagne ou au Portugal, mais nous en avons déjà parlé ailleurs. L'euro est quelque part la preuve que les diverses oligarchies ne s'entendent pas forcement, et ne calculent pas nécessairement en concertation les unes avec les autres. Il n'y a pas de grand complot planétaire, juste des alliances de circonstance et avec un vision souvent  à court terme. Une oligarchie peut même se suicider, à l'image des oligarchies politiques françaises qui ont décidé de suppirmer leur propres pouvoirs au bénéfice de la finance, des banques  et des oligarchies politiques européennes. Personne n'a pourtant obligé les élites politiques françaises à faire l'euro, elles l'ont décidé toutes seules.

 

  Il y a une autre contrainte au pouvoir des oligarchies ce sont les médias qui dans une cadre démocratique peuvent peser face aux influences et aux manipulations des votes. Mais vous me direz que la plupart des médias sont aux mains de ces mêmes oligarchies, et c'est vrai, mais il y deux limites à cela. D'une part les nouveaux médias commencent à sérieusement ébranler la structure hiérarchique  de l'information, comme je l'avais écris dans ce texte. Grace à internet l'information n'est plus verticale, coulant de haut en bas, elle devient horizontale et met à égalité les hommes entre eux, ce qui rend beaucoup plus difficile le contrôle médiatique. Mais il y a une deuxième raison, c'est le manque de maitrise  des effets de l'information sur la population. Les mensonges et les stratégies marketing ont leurs limites, on le voit par exemple avec la stratégie de la diabolisation du FN. Que l'on soit pour ou contre ce parti et ses idées, force est de constater que la machine médiatique semble se retourner contre ses utilisateurs. La population finit avec un certain temps de retard  par s'adapter aux discours médiatiques, et elle finit par s'en méfier lorsqu'ils lui semblent faux et manipulateurs. Enfin les politiques menées pour des intérêts oligarchiques particuliers finissent souvent par produire des drames historiques et économiques mettant fin à la domination de ces mêmes oligarchies, par la force des choses si je puis dire. Ainsi l'explosion de l'euro entraînera sûrement avec lui la génération de politique qui a eu la bêtise de le mettre en oeuvre. De la même manière que le dogmatisme libéral et monétaire argentins des années 90 a fini par provoquer une faillite du pays et le renversement de cette même oligarchie. 

 

La vraie démocratie reste à inventer 

 

      Maintenant, et pour contredire Alain Cotta, je ne crois pas que l'oligarchie sera le système de domination des hommes pour l'éternité des siècles, et il n'y a pas de fatalité à cela. Si l'on se place dans la longue période historique, je dirai que nous vivons l'échec des régimes mis en place à l'époque des lumières, c'est à dire l'échec des régimes politiques franco-anglais fondés sur un parlement élu et sur la primauté du vote des représentants. Les démocraties électorales qui ont probablement fonctionné pendant un certain, se sont vue dépasser par les évolutions du 20ème siècle.  L'apparition des masses médias (radio, télé, cinéma) ont permis à des groupes d'individus de manipuler les opinions publiques à une échelle jamais vue, alors que le système électorale présuppose une indépendance de vue des citoyens. De plus le système de représentant élu semble fortement sensible à la sphère marchande et à l'influence de l'argent et de la corruption. Il s'agit là d'un problème inhérent au modèle électorale actuel, dont j'avais parlé dans ce texte, et qui découle du fait que nous ne sommes pas égaux pour nous représenter aux élections. Le système de représentation par des parlementaires élus  est en réalité beaucoup trop corruptible pour être viable, surtout à notre époque fortement inégalitaire. La porte de sortie est donc de trouver un système politique plus à même d'isoler les politiques de l'influence des autres oligarchies, et d'éviter que les politiques eux mêmes ne deviennent une oligarchie refermée sur elle même, comme c'est malheureusement le cas du corps politique français actuel. A mon sens la meilleur manière est d'introduire des éléments issue de la stochocratie, c'est à dire du tirage au sort. En introduisant dans les processus des élections des éléments de sélection impossibles à influencer par l'argent, nous rendons le système moins perméables à la corruption. On peut également lutter contre la formation de ces oligarchies qui sont sont souvent le produit d'une hausse énorme des inégalités économiques. De même que promouvoir les référendum peut limiter les pouvoirs des petits groupes richissimes, cela suppose par contre des citoyens éclairé et moins passifs que la plupart de nos contemporains. 

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Published by Yann - dans politique
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commentaires

Albert Fillat 20/06/2011 12:07



J'aimerai connaitre le trexte des reflections sur l'economie argentine, que vous citez.


Je vous aiderai à reflechir sur une cinquième oligarchie.


Merci- Albert Fillat



D.T 12/06/2011 14:00



Bonjour.


On pourrait utiliser le tirage au sort au moins pour créer un groupe de grands electeurs de plusieurs milliers de personnes qui remplacerait l'assemblée nationale. Cette derniere vote toutes les
lois du gouvernement.


Un panel de grands electeurs votera de façon anonyme, comme pour un referendum, sur toutes les propositions de lois. Ils seraient tirés au sort parmi les volontaires. On leur demanderait juste de
passer d'abord un petit examen d'education civique elementaire. On pourrait garder l'election du chef de l'etat au suffrage universel. Mais il n'aura pas d'assemblée a sa botte et sera obligé de
respecter ses promesses.



Gui 26/03/2011 18:34



Comment les gens tirés au sort pouraient-ils être plus corruptibles que des élus qui n'aspirent qu'a plus de pouvoir et moins d'altruisme (Platon disait déja de s'en mefier). Le système electif
est une arnaque mise en place par des aristocrates (la constitution des US , par ex., fut écrite uniquement par des gens très riches) pour des aristovrates qui svaient très bien que la masse est
prévisible et manipulable. Nous sommes des moutons, nous votons pour celui qui a la campagne la plus chère (hormis pour le Fn qui fait parler de lui par le scandale), et cet élu devrat donc
renvoyer des ascenceurs, aujourd'hui ce sont carément des montes charges. Nous pensons que nos élus sont digne de confiance et qu'ils ont une éthique car sinon ils ne seraient pas réélus mais
c'est un leurre. Aucun compte n'est rendu et seuls quelques "porte chapeau" sont inquiété pour les rareq scandales qui viennent à nos oreilles, le petit bout de l'iceberg. Non, il est aujourd'hui
primordial pour la planète et l'humanité que les états reprennent le contrôle de la monnaie et il n'y a pas d'autre solution que de sortir du système éléctif par consensus ou de passer par la
banqueroute (dixit un banquier). Nous sommes esclaves sans le savoir et aucun mouvement ne semble venir inquiété cet état de fait.



Damien 23/03/2011 22:18



Quesqu'y produit des élites dans un système démocratique ?Son régime ,or puisque le notre est à moitié déglingué c'est normal que la democratie n'avance plus ,voire fasse marche arrière en pente
douce ,Chevenement a raison il faut relancer la machine à élites Républicaine.Si on interprete le fort taux d'abstention des Europeennes et des cantonales comme une prise de conscience des
francais de l'inanité de ce régime pseudo républicain ,on se demande pour quelle raison l'intellengtsia ne vient pas à la même conclusion ?Rare sont les observateurs comme Alain Cotta ou Emmanuel
Todd à parler de crise de régime !



yann 23/03/2011 20:31



@La Gaule


Mon idée n'est pas de passer au tirage au sort totale mais de faire un mixte avec notre système actuel de façon à renouveler les élites et à faire respirer la démocratie. Cela n'élimine pas la
corruption mais cela élimine la politique par héritage qui fait tant de mal à notre pays. Combien de nos politiques sont des enfants de politiques de génération en génération, pour moi ce n'est
pas normal. De plus cela permettrait de mettre nos élites en contact plus rapproché avec d'autres milieux sociaux.


Maintenant on peut imaginer faire une présélection au hasard des candidats puis organiser des élections autour de ces candidats pris au hasard. Ils présenteraient chacun un programme  et
leurs idées et les électeurs choisiraient lequels et le plus interressant pour eux.


Je pense également qu'une forte limitation du nombre de mandat et de leur renouvellement permettrait de faire varier le personnel politique. On pourrait introduire la notion trés libéral du
contrat liant les poltique à leurs électeurs. Par exemple un candidat qui  présenterait un certain programme politique mais qui une fois au pouvoir se mettrait à faire le contraire une fois
 pourrait se voir contraint de démissionner ou quelque chose dans le genre. Notre société trés individualiste et libérale ne serait pas contre ce type de procédé cela nous éviterait
peut-être quelques péripéties à l'image des soldats en Afghanistan que Sarkozy avait promis de rapatrier pendant sa compagne.


 


@RST


J'avais lu ça sur ton blog j'essairai de faire un commentaire ce soir. Mais je ne suis pas sûr que ce soit réellement nouveau comme situation. L'absence de croyance collective est effectivement
un frein mais je crois que notre système politique est fait de tel manière qu'il ne sélectionne que les populations les plus individualistes. Je ne suis pas sûr d'une évolution équivalente
partout dans la population même si c'est l'une des conclusion de Todd sur les conséquences de l'élévation du niveau scolaire.