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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 20:12

imagesC'est la question que se posait le roi Théoden dans l’œuvre de Tolkien et adapté au cinéma par Peter Jackson "Les deux tours". Le roi se posait cette question alors qu'une immense armée était prête à déferler sur son peuple frêle et mal armé pour la bataille. Face à une fatalité, la lucidité revient et l'on se demande quels évènements ont alors pu conduire à un tel désastre. Malheureusement, c'est bien souvent trop tard que les hommes pensent à nouveau à leur situation et réfléchissent à leur réalité. Une réalité qui les a amenés là où ils en sont, c'est à dire dans une situation périlleuse voir dramatique. Cette question du roi Théoden est donc tout à fait appropriée pour la situation actuelle de la France. À un moment où celle-ci est d'ailleurs en train de se chercher un nouveau roi, et cela alors que les prétendants n'émoustillent guère les papilles électorales de nos concitoyens. On ne saurait trop les en blâmer d'ailleurs. Entre un président sortant d'une médiocrité effarante. Un opposant dont les idées n'ont guère plus que l'épaisseur d'un cheveu pour se distinguer de celles qui guident les actuels dépositaires du pouvoir régalien. Quand aux outsiders ils ne brillent guère plus, entre un Bayrou qui fait semblant d'être une alternative et un FN qui reste un repoussoir absolu pour la population  et qui sera incapable de rassembler au deuxième tour , on peut d'ores et déjà se demander à quoi peuvent servir ces élections. On peut d'ailleurs certainement se demander si ce n'est pas en définitive la démocratie telle que nous l'avons conçu qui nous a conduits au désastre actuel. Le sujet est tabou tant les modernes sont persuadés que leur réalité est la seule possible, mais les faits parlent d'eux même. La vitesse à laquelle l'occident et la civilisation occidentale dans son ensemble a coulé est tout simplement spectaculaire. Il n'y a pas de précédent en terme de rapidité d'agonie. En l'espace de deux générations, l'occident aura réussi à perdre toutes ses cartes et toute l'avance qu'il avait eues par rapport au reste du monde. Au point d'être dépassé par des régimes fort peu démocratiques, et ayant un moteur culturel  différent.  On pourrait donc effectivement se demander comme nous en sommes arrivés là. À un point tel de décrépitude que les états nations des vieilles sociétés occidentales se disloquent. Et qu'ils décident de détruire leur propre pouvoir en le confiant à des corporations privées et à des régimes supranationaux. Le marché domine l'occident parce que les états lui confient en quelque sorte les affaires publiques.  



La démocratie électorale entre mythe et réalité



S'il est une chose encore plus tabou que le protectionnisme ou le doute sur les bienfaits de l'immigration, c'est bien la mise en question de la démocratie. Ce régime politique qui en définitive n'a jamais duré très longtemps dans l'histoire et qui n'a représenté qu'une fraction minuscule de temps longs de l'histoire humaine est pourtant devenu un régime indiscutable et indiscuté. Même les dirigeants du FN que l'on présente comme des fascistes se disent démocrates et attachés à la République française. On pourra préciser tout de même que démocratie et république ne vont pas forcément de pair, tout comme monarchie et démocrate ne sont pas forcément opposées. Le diable étant toujours dans les nuances et dans la précision. Évidemment pour ce qui est de la France la république se conjugue avec la démocratie puisque l'évolution de l'une s'est faite en compagnie de l'autre. D'où la confusion des deux termes, les élites françaises vont même encore plus loin dans la confusion puisque certains font fusionner l'identité française avec la république. J'ose personnellement le dire, la France existait avant la république, défendre la France peut également se faire contre la république si ce régime nous conduit au désastre. C'est pour cette raison que personnellement je ne suis pas républicain, je défends l'intérêt du peuple français en tant que tel et je ne confonds pas notre régime politique avec la substance qui doit être défendu. Il est possible par contre que la défense d'un régime politique qui ne fonctionne manifestement pas conduise à la mort le peuple de France.



Je ne suis bien évidemment pas là pour défendre la mise en place d'une nouvelle monarchie absolue. Celle qu'a connue la France est morte et enterrée. Et les mœurs ou les coutumes qui l'ont portée pendant mille ans ont disparu. Or un régime politique efficace doit correspondre un temps soit à peu à la disposition culturelle du peuple qu'il est censé servir. La monarchie fonctionnait tant que durait l'esprit d'honneur pour reprendre les thèses de Montesquieu . Une fois les valeurs anciennes éteintes au plus haut niveau de l'état, le régime était condamné. Il en va probablement de même avec la République française actuelle qui met à sa tête les pires des hommes que le pays produit. La démonstration en a été faite avec les propos lourds de sens de ce pauvre Copé qui ne juge de la qualité des hommes en regard de leur avarice. S'il est un sens au mot vice, Copé en fait ici la plus parfaite définition (1). En un sens, Copé répond avec quelques années d’intervalle à la célèbre formule de Jacques Séguéla sur les montres Rolex et la vie ratée. Pour que la république arrive à mettre à sa tête de tels personnages, c'est que le processus de sélection est profondément bancal à moins de considérer effectivement tel un Jorion (2) que la qualité des personnes est directement proportionnelle à la somme qu'ils reçoivent comme traitement à la fin du mois. La vérité c'est que l'argent n'attire qu'un seul type de personne, les avares et les individualistes. La question est de savoir si l'appât du gain comme seul stimuli fait de bons politiques. Cela fait de bons commerciaux certes, mais l'on sait que l'appât du gain fait de mauvais chercheurs ou médecins. Et à fortiori c'est probablement bien pire dans une profession qui a pour but la défense de l'intérêt général. On voit mal comme un parvenu égoïste ira défendre l'intérêt d'un pays dont il se fiche.



C'est pourtant bien ce type de personnage que la puissance publique met au pouvoir en France depuis trente ans. Et c'est exactement la même chose aux USA ou en Grande-Bretagne pour ne citer que les deux autres vieilles démocraties en pleine décrépitude. Pour en revenir à notre question sur la démocratie il faut bien voir que ce que nous appelons la démocratie n'est qu'une forme possible de ce régime politique et probablement pas la meilleure qui plus est. En effet notre régime pourrait être qualifié de démocratie à explosion pour faire un parallèle mécanique. Dans le sens où elle consiste à prendre une photo de l'envie électorale une fois par une période variable suivant les régimes en place. Une fois ce choix des élus fait, le peuple n'a strictement plus rien à dire sur son propre destin. Et d'ailleurs si on lui demande son avis c'est en général que l'on s'efforce de lui imposer une décision grâce à la machine de propagande, que l'on ose appelé le journalisme en France ou aux USA. Et si par malheur le peuple rejette tout de même les propositions, on lui passera par dessus avec des justifications toute plus tordues les unes que les autres comme on l'a vue en France en 2005 avec le rejet du TCE. Cette élection aura au moins eu le mérite de montrer toutes les limites de la démocratie à l'occidentale, et j'espère mes concitoyens de moins en moins dupes sur la marchandise frelatée que l'on essaie de leur faire avaler depuis deux siècles. Un jour ou l'autre il va bien falloir l'admettre, la démocratie électorale occidentale est en fait bien peu démocratique. Elle n'a fonctionné que tant que d'autres éléments culturels issus de la société traditionnelle l'encadraient. Des éléments comme le patriotisme, la croyance religieuse, les mœurs classiques, l'honneur, etc. Et d'ailleurs les grands moments de l'histoire de France de ces deux derniers siècles ne furent jamais vraiment le fruit du système électoral. Pour ne prendre exemple que sur le Général de Gaulle qui pourrait croire que ce dernier aurait pu monter à la tête de l'état grâce aux règles classiques de la démocratie électorale ? Un régime où l'art de se faire élire est en contradiction avec l'art de diriger. Le Général n'aurait jamais été élu en temps normal. Et les médiocres de son époque auraient continué à diriger le pays.



En fin de compte, c'est la paix qui révèle les tares de nos régimes politiques. Car jusqu'alors les conflits et les tensions en Europe pouvaient perturber les fonctionnements politiques intérieurs et permettre à des personnalités atypiques et non-politiciennes de monter au pouvoir. Des personnalités emmenant avec elles une honnêteté et un désintéressement qui manque particulièrement aux professionnels du sophisme politicien. De fait la paix en Europe fera tomber la pseudodémocratie avec plus d'efficacité que tous les Hitler de l'histoire. Et nous sommes probablement dans cette crise au moment de vérité historique puisque l'aristocratie au pouvoir cache de moins en moins la vérité sur l'organisation de la société et les intérêts privés qu'elle défend. L'Europe n'est en définitive que la continuation en plus grande des corporations politiques qui dirigent nos peuples depuis deux siècles. La disparition du patriotisme et des restes de sentiment national chez les élites traduisant la fin définitive de l'Ancien Monde et le début d'un nouveau. En définitive, la démocratie électorale n'aura été démocratique que le temps que les anciennes croyances se perdent pour permettre à une nouvelle aristocratie de diriger grâce à des croyances nouvelles. L'Europe, le libéralisme ou l'écologie délirante autant de nouveaux socles religieux et idéologiques au pouvoir technocratique dans lequel ce dernier cherche sa légitimée nouvelle qui n'est pas encore totale. En effet, il y a encore des gens qui croient réellement que les élites ont un jour voulu donner le pouvoir au plus grand nombre, alors qu’elles ont juste cherché à faire semblant. Le régime ne fonctionne que tant que les gens y croient, la faiblesse du nouveau régime en Europe c'est qu'il est de plus en plus transparent et montre facilement les intérêts qu'il défend.



Vers un nouveau régime politique ?



Ne nous leurrons pas, la crise n'est que partiellement économique. L'économie n'est que la surface des choses, la révélation d'un pourrissement. Elle est le fruit de plus de trente de mauvaise politique, une mauvaise politique dont il était facile de comprendre où elle menait, mais qui était le fruit d'un comportement politique de type clientéliste, corporatiste et individualiste. Le mode de sélection que nous utilisons favorise la corruption et l'esprit de clan au détriment de l'intérêt général et du désintéressement personnel. La politique est devenue un métier, un gagne-pain et l'abnégation a disparu. Si la théorie de Copé était vraie, nous devrions pourtant avoir les meilleurs hommes politiques de l'histoire puisqu'il est avéré qu'ils sont les mieux payés. Il nous faut donc changer radicalement la façon dont nous choisissons nos dirigeants, puisque des dirigeants il nous faut bien avoir. La question est de savoir par quoi remplacer le régime actuel, les options ne manquent pas. Il est cependant vrai aussi que pour ce faire il faut également un peuple motivé à changer le régime. Il semble que le temps en France ne soit pas venu pour la révolution. Ceux qui espèrent pour cette génération un changement d'orientation risque d'en faire l'amère expérience. Et je crois de moins en moins à la révolution par les urnes d'ailleurs. Il faudra une longue décadence de plusieurs décennies pour que le régime vienne à tomber. Ou peut-être un choc extérieur comme ce fut souvent le cas dans l'histoire de France.



Cependant, quoi mettre en place ? À titre personnel je plaide pour une séparation totale du pouvoir économique et du pouvoir politique. Et pour se faire quoi de mieux que la stochocratie, tout du moins une introduction du hasard dans une présélection des élites ? On n’a rien trouvé de mieux que le hasard pour éliminer l'arbitraire et la corruption. Il est de toute façon évident que quel que soit le nouveau régime, il ne durera pas éternellement. En ce cas, le meilleur des régimes est peut-être finalement celui que l'on peut faire tomber le plus aisément. Il est certain en tous cas que la démocratie à l'occidentale a vécu. Et que peu de gens sont encore totalement dupes sur sa réalité. C'est notamment dans les pays non occidentaux que les critiques sont les plus acerbes à raison. Que de guerres déclenchées au nom de la démocratie ! Et de voir l'aristocratie occidentale imposer à ses peuples un servage par dette interposée. Alors qu'elle défend dans le verbe des valeurs qui sont contraires à ses actes, ce doit être particulièrement irritant. Rassurons nous sur ce point dans peu de temps l'Europe et les USA finiront bien par donner leur véritable nom à leurs régimes respectif. Dès lors on pourra laisser enfin la démocratie reposer en paix et reprendre sa place comme relique du passé à moins de la réinventer pour les temps nouveaux.

 

1-« Tu comprends, si on n’a ici que des gens qui se contentent de 5000 euros par mois, on n’aura que des minables » Jean François Copé©

2- Le « grand » Jorion avait ainsi affirmé il y a quelques années sur son incroyable blog (c'est de l'ironie) que si les régulateurs de la finance étaient moins performants que ceux des banques et des traders c'était simplement parce que les meilleurs allaient là où l'argent coule à flot. Ces propos m'ont profondément heurté, car je pensais bêtement que Jorion était un anthropologue à l'origine et que ce genre de propos de comptoir fréquent chez les pseudo-intellectuels libéraux n'aurait jamais été prononcé par quelqu'un qui devrait bien connaître à la réalité humaine.

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Published by Yann - dans politique
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commentaires

jacques 02/02/2012 20:20

"Et pour se faire quoi de mieux que la stochocratie, tout du moins une introduction du hasard dans une présélection des élites ? On n’a rien trouvé de mieux que le hasard pour éliminer l'arbitraire
et la corruption" C'est une excellente idée. "« Tu comprends, si on n’a ici que des gens qui se contentent de 5000 euros par mois, on n’aura que des minables » Jean François Copé" "c'est que le
processus de sélection est profondément bancal à moins de considérer effectivement tel un Jorion (2) que la qualité des personnes est directement proportionnelle à la somme qu'ils reçoivent comme
traitement à la fin du mois" Même si Copé, fait à mon humble avis, partie des "minables", il reste que les faits semblent lui donné raison et Jorion a semble-t-il tord. En effet, Singapore a les
salaires de ministres les plus élevés au monde (dans les millions de $) et les résultats sont au rendez-vous: les meilleurs résultats macro-socio-économique de la planète au cours des 50 dernières
années. La raison des salaires était pour éviter toute corruption des dirigeants et cela semble avoir mieux fonctionné qu'ailleurs à ce chapitre. Compte tenu des coûts associés à la corruption,
payer de tels salaires est une aubaine.

Di Girolamo 21/01/2012 09:10


"on pourrait ajouter le C.N.R. Comme De Gaulle ils ne sont pas arrivés au pouvoir en faisant campagne et en embobinant le peuple avec des beaux discours. Et la plupart d'entre eux n'étaient même
pas interressés par une carriere politique. Et pourtant leur programme était sans doute un des meilleurs que la France ait eu dans son histoire. Ca devrait faire reflechir."


....La réflexion m'amène à penser que la gouvernance compétition( en embobinant le peuple avec des beaux discours) doit céder la place à une gouvernance démocratique (pas interressés par une
carriere politique)


Une gouvernance démocratique se structurerait pour permettre l'étude , la réflexion , le débat  sur les grands thèmes sociétaux ; ces travaux seraient bien sûr participatifs , accessibles à
tous , relayés et soutenus ( enquêtes, investigations.....) par les médias . L'ouverture d'un tel espace public complèterait utilement et viendrait orienter et nourrir la gestion de
l'éxécutif.Tant qu'on aura pas fait l'effort de formuler et mettre en place un nouvel outil politique .....On restera dans la confusion, l'affrontement et le fil de l'eau qui aboutira logiquement
à des sans issus tragiques.

D.T 21/01/2012 00:11


Pour aller dans le sens de Yann on pourrait ajouter le C.N.R. Comme De Gaulle ils ne sont pas arrivés au pouvoir en faisant campagne et en embobinant le peuple avec des beaux discours. Et la
plupart d'entre eux n'étaient même pas interressés par une carriere politique.


Et pourtant leur programme était sans doute un des meilleurs que la France ait eu dans son histoire. Ca devrait faire reflechir.


http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006072686&dateTexte=20101130

Di Girolamo 20/01/2012 18:14


Même si cet article et les commentaires ne font qu'effleurer l'écume du problème
, le constat est posé : le régime politique qui est le nôtre , tel qu'il est aujourd'hui organisé ne répond plus aux enjeux qu'il est censé résoudre.


Le seul regret que j'ai c'est que suite à cet article , un autre suive sans pour
autant avoir posé comme ESSENTIEL  ce problème de gouvernance et donc tout l'intérêt de lancer un travail , une réflexion sur l'amélioration radicale à apporter à notre outil et nos
pratiques politiques ; sans cet effort , aucune analyse , aucune proposition n'a réellement d'intérêt , puisqu'elle ne sera pas traitée politiquement.


Il apparaît évident que l'outil politique , la manière dont il est organisé
,n'est pas neutre , et qu'il correspond à des choix politiques non dits mais bien présents ; une des caractéristiques de notre organisation politique est d'imposer une gestion sectorielle et
court termiste de la société , ce qui est en partie nécessaire , mais sans pour autant avoir prévu en complément indispensable , un espace public d'interrogation et recherche long terme
appréhendant globalement la société en terme de constat et projet . S'il est utile de résoudre au quotidien les problèmes dans leur spécificité et pour ce faire de déléguer à des techniciens et
spécialistes , il est indispensable de penser globalement la société , et là pas de délégation : tous les citoyens sont concernés , et c'est bien de l'organisation de la confrontation des apports
diversifiés de tous  ( recherche , étude, débat )  que peut émerger une certaine unité sociale ; d'une part dans le mouvement même de recherche collective , d'autre part dans
l'application des politiques générales , orientations ayant émergées de ces travaux de citoyenneté .


La société civile apporte de bonnes analyses et des propositions méritant d'être
prises en compte, c'est à dire étudiées, débattues, puis décidées, mises en pratique, si elles apparaissent intéressantes à la suite des études et débats . Mais, et c'est là où le bât blesse,
nous ne sommes pas organisé politiquement pour ce faire et ne disposons que d'offres programmatiques en alternance tous les cinq ans ,c'est-à-dire de la gestion nez sur le guidon.  


Pour conclure, je regrette fortement que pour l'heure n'est pas encore émergé
dans la société civile , le sentiment de la nécessité absolue et prioritaire de formuler une réforme structurelle de notre mode de gouvernance, et d'en faire une revendication commune prioritaire
.  


http://jeanzin.fr/index.php?post/2012/01/12/Critique-de-la-critique#c11441


 

D.T 17/01/2012 23:47


La relance aux U.S.A est peut être entrain de porter ses fruits.


http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=61893


Et cela avec une methode interdite par les traités européens. Que ca fasse reflechir nos monetaristes acharnés.