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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 22:59

Grosse fatigue en se moment pour votre amis blogueur, habitant la bonne ville de Montpellier vous imaginez la fournaise à affronter tout les jours. Et comme je suis un peu amorphe me voila posant une vidéo avec Eric Zemmour qui était venue à Montpellier en Juin dernier. Je n'avais pas vue cet interview avant aujourd'hui, il a le temps ici de développer ses idées sans en rajouter pour des questions d'audimat. Ses propos sur l'évolution des médias et une certaine forme d'acculturation à cause de  l'influence de la contre-culture américaine son tout à fait intéressants, même si comme toujours chez Zemmour, il manque un peu de preuves factuelles. Sinon cet interview vous en apprendra plus sur la genèse de son dernier livre "La mélancolie française" et sur la thèse principale du livre, que je ne partage pas, prêtant un destin raté de la grande nation qui aurait du, d'après Zemmour, devenir la nouvelle Rome. Je rappels au passage pour ceux qui ne l'auraient pas lu que Malakine avait écrit une critique du livre sur son blog. Sinon promis demain j'écris...

 

 

 

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Published by Yann - dans politique
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commentaires

dartagnan75 01/08/2010 19:03


MDR le type de gauche à la fin !


La Gaule 22/07/2010 23:56



(Réponse tardive car je ne suis pas allé sur internet depuis trois jours. Because Chaleur, maux de tête et fatigue, bref envie de me coucher  tôt quand l'occasion s'en présente, et profiter
de la fraîcheur avant le lever du soleil, quand la ville est encore endormie et que les hélicoptères ont arrêté de tourner -sic, sommes-nous déjà à L.A. ?!).


Vous faites ce que vous voulez de mon texte. D'ailleurs à le relire, je trouve qu'il est mauvais, mal foutu. Il y a plein d'autres choses que j'avais pensé à dire et que j'ai oubliées en route,
car il s'agit presque de frappe au kilomètre. Disons que son intérêt réside en ce qu'il rentre en résonnance avec ce que j'entends de plus en plus autour de moi, sans distinction de race de sexe
et de culture (une phrase très bateau mais révélatrice aussi d'une réalité :  la péniche se transforme insensiblement en navire de guerre et pas seulement du côté des mangeurs de
saucisson!).


Le décalage me semble effarant entre une certaine France et une autre, même vu de mon petit coin de pot de chambre des Alpes. Anecdote : trois nanas -très gauche-libé-nouvel obs- appartenant
au staff d'un festival de musique local (pauvre France des acquis culturels et des festivals proliférants, que va devenir ta névrose après le prochain tsunami financier ?) s'approche du comptoir
et toisent avec mépris Le Figaro, qui y repose comme un étron sec (si vous voulez offrir gratuitement un canard au client, impossible d'échapper au Figaro). "scènes de violence à Grenoble"
persifle l'une d'elle en lisant une colonne "vous avez remarqué quelque chose, vous " ? Sûr que les hélicos ne tournent pas au-dessus de la place centrale de la vieille ville, là où les bobos
festivaliers s'abreuvent en toute convivialité, ai-je envie de répondre à la mignonne, si instruite dans le sens du vent.


Cinq minutes après deux femmes de chambre rendent leurs fiches de travail. Deux congolaises qui vivent précisément dans le quartier "sensible" (encore un néologisme sociologique à ch...)
concerné. Elles me disent qu'elles se dépêchent de rentrer, car le soir elles se claquemurent chez elles et n'osent plus sortir. "Pourtant vous êtes en règle avec vos papiers" dis-je, avec une
arrière pensée nauséabonde. "Oh, ce n'est pas pour cette raison" ricane la plus hardie, avant de se presser vers la sortie.


Nauséabond, nauséabond, j'ai pourtant tellement l'impression d'être gentil ! Les vrais méchants, ce sera pour le prochain épisode dans un autre monde. Demain.



yann 20/07/2010 22:26



@La Gaulle


Je ne répondrais pas dans un commentaire à ce texte, il me semble plus intéressant de reprendre votre commentaire et d'en faire un texte complet sur le blog. J'en profiterai pour donner mon point
de vue sur l'immigration et les points que vous abordez. Bien sur si vous m'autorisez à reprendre vos textes tels quels.



La Gaule 20/07/2010 04:55



(4)


Mais toutes ces considérations ne font que passer à côté du seul aspect du problème qui devrait être posé d’emblée et sans faux
semblants.


Oui ou non l’immigration est-elle une question à soumettre au contrôle régulier et inaliénable du citoyen, au même titre que l’indépendance
nationale ou la monnaie ? Pour moi c’est OUI, et sans réserve.


A partir de cette réponse on peut alors en formuler d’autres qui sont complémentaires. L’immigration peut-elle être une question à traiter sous
l’angle uniquement moral, avec tout le relativisme et toutes les approximations qu’implique une telle position ? Toute politique d’immigration ne devrait-elle pas être animée en premier lieu
d’un souci d’opportunité ? Opportunité économique certes, mais aussi opportunité géopolitique, et aussi opportunité démographique, celle-ci n’allant guère de soi tant dans une perspective
nationale qu’internationale (je dis cela parce que vous êtes l’un des rares à ma connaissance qui ont soulevé le lièvre de la baisse de la fécondité mondiale).


 


Dans l’état actuel des rapports de pouvoir dans ce pays, je sais bien que ces questions ne recevront qu’une réponse. Non pas franche et massive,
du style « circulez y’a rien à voir », mais plutôt faux derche et ampoulée, comme celle qui fut régulièrement servie par l’un de vos blogueurs : « L’immigration n’est pas un
choix, c’est un fait ». Oui, camarade! Toutes les catastrophes historiques, et mêmes les catastrophes tout cours, ont été des faits au lieu d’être des choix. La ruée des armées nazies à
travers le pays en juin 40, pour prendre un exemple évident (là je reconnais que je fais fort).


Toutes mes positions « extrémistes » défendues par ailleurs en découlent, attitudes purement tactiques, puisque je crois qu’il faudra
beaucoup de provocation et beaucoup d’extrémisme pour que le retour au bon sens puisse à nouveau sembler désirable. Oui, je crois néanmoins que la parenthèse républicaine universaliste,
 ouverte il y a plus de deux siècles par la révolution française est en train d’être refermée, faute d’un socle efficace pour la défendre. Cette
république n’est plus qu’une scène de guignol destinée idéalement à prendre toutes les pierres jetées par les apôtres lapidaires de la mondialisation libérale. Entre la sécession par le haut des
élites, la montée par le bas des communautarismes d’ayants droit, et l’apathie aveugle de la majorité de la population, je ne vois plus matière à tenter de renflouer ce navire qui coule.


Je ne crois plus donc aux symboles d’un passé révolu brandis par un JPC ou un NDA. Ces hommes, pétris par le long terme de l’histoire nationale
ne peuvent qu’imaginer des solutions dans le long terme à tous les problèmes (Les ratés de l’immigration ? Mais bien sûr qu’avec le retour des fondamentaux de la République,la famille,
l’école, le plein emploi, nous en viendront à bout !). Nous arrivons malheureusement à des situations d’urgence qui rendent caduques ce genre d’approche, et de manière définitive à mon avis,
car il est des cassures dans l’histoire dont la dynamique  rend impossible tour retour en arrière.


Les fossoyeurs hypocrites de la République que nous avons tant aimée ont gagné, et le champ clos des affrontements communautaires est ouvert.
N’en déplaise à Todd, il n’y aura pas plus de guerre de classe que de guerre de race, mais de guerre des factions et des clans, certainement et impitoyablement.


Pour que les citoyens de ce pays reprennent leurs esprits ET SE RECONNAISSENT COMME IDENTIQUES MALGRE LEURS DIFFERENCES, il est un chemin
positif qui leur permettra de sauver une partie des grandes expériences du passé et de prendre leur revanche sur les vainqueurs du jour, lesquels n’auront pas prévu cette possibilité.


Celle d’un communautarisme de valeurs nationales et démocratiques, promis à la postérité car, et je ne me lasserai pas de répéter, il est le
seul susceptible d’attirer une majorité de français sur une base laïque, hors toute distinction de sexe, de race, et de religion.


(C’est fini, les républicains en peau de lapin mitée peuvent revenir).


 



La Gaule 20/07/2010 04:54



(3)


Je ne vais pas refaire le débat sempiternel et emprunté sur l’impact réel ou fantasmé de l’immigration, d’abord parce que je le crois largement
oiseux. Les travaux les plus fouillés des chercheurs les plus honnêtes sont eux-mêmes impuissants à rendre totalement compte de la réalité d’un problème. Il suffit de vingt jeunes basanés en
rodéo quotidien sur une place de village (et il y a combien de places de village en France ?) pour empoisonner la vie de toute une commune et installer une perception du réel qui mérite
autant considération que les séries statistiques de Madame Tribalat ou de Monsieur Todd sur la densité immigrée réelle du territoire. Tout simplement parce que ce sont les citoyens réels qui
votent, pas ceux des séries statistiques, et les avis éclairés et pointues des experts ne sont pas suffisants non plus pour asseoir une démocratie.


Le « fantasme de l’immigration » ou le « fantasme de l’insécurité », même s’ils ne cachaient pas une réalité tout à fait
préoccupante, ne serait de toute façon pas plus méprisable que la vision, généralement partagée par les zozos gauchistes ou non qui tournent en rond sur le web, d’une France ravagée par des
hordes racistes  et pourchassant l’immigré (tiens ! Sur le RER, après 22h) en attendant l’avènement « Du Fascisme ».


Ils ne seraient pas plus risibles également que tous les lieux communs cousus de cordes à puit qui dégoulinent des claviers dès qu’il est
question d’immigration. « Pour remplacer nos bébés » (il faut alors ne laisser rentrer que les poupons, c’est à la mode dans certaines classes sociales), « pour les métiers dont
les français ne veulent pas » (les statistiques ethniques étant interdites, il faudrait savoir de quels français l’ont parle), « pour occuper les métiers du troisième millénaires »
(gardiens de parking, livreurs de pizzas, coiffeuses, chanteuses à la Starac’), « c’est une richesse pour le pays » (entre 24 et 36 milliards d’euros, pour ceux qui se sont coltinés au
chiffrage en l’absence de toute volonté des autorités concernées. C’est donc dans un premier temps au moins une sacrée dépense ! Et qui paye ? Et qui reçoit quoi en échange ?).
« De toute façon, on n’empêchera pas les hommes de migrer » (je peux vous donner mille exemples dans l’histoire où on les en a empêché, manu militari, c’est même la première cause des
conflits humains. Mais je sais bien qu’avec le futur Gouvernement Mondial, « Y’aura plus de guerre »). Etc.


Ce que vous dites des stratégies de fuite des banlieusards vers un quotidien plus confortable, l’automobile aidant, était sans doute vraie pour
les « trente glorieuses » au sens large, et j’ai été le premier sur ce blog -et d’autres- à défendre cette idée, l’ayant expérimentée par le parcours de mes propres parents. J’ai
toujours introduit par contre une nuance de taille.


Les « fuyards », en allant s’installer dans des pavillons lointains, n’ont pas abandonné à eux-mêmes des immigrés pauvres, comme les
pieds  noirs ont laissé derrière eux les harkis (fantasme, fantasme, on ne dira jamais assez ton poids dans l’histoire).


 Ils ont laissé des logements vides, parce qu’il n’y avait pas encore de familles immigrées
africaines en France pour les remplir. Alors, face à d’immenses parcs locatifs qui promettaient de se vider, la France des dernières heures du gaullisme et des premières du giscardisme a fait
voter la loi fameuse sur le regroupement familial. Cela tombait bien, le patronat manquait de bras pour comprimer les salaires en l’état. Tout le reste est grand sentiment et petite
littérature.