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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 22:34

sortir_de_l-UE.jpgHypothèse incroyable, vision d'horreur, nationalisme étriqué, sont les réactions habituelles à l'idée de sortir de l'UE.

Même dans le camp des alternatifs la possibilité de cette sortie est considéré comme nulle, ce n'est pas raisonnable, ni souhaitable, la France est trop petite, l'UE c'est l'avenir.

 

Et pourtant, il y a peu, combien y avait-il de personne pour voir l'échec du modèle néolibérale? Combien de gens avaient vue la catastrophe de la monnaie unique? Les difficultés de la zone euro sont sans cesse croissantes à tel point que l'Europe à du montrer son vrai visage en soumettant en catastrophe un texte visant à menacer les pays qui souhaite sortir de la zone euro d'exclusion de la construction européenne. Cela vise évidement la pauvre Grèce victime collatérale d'une monnaie unique qui interdit tout forme de pragmatisme économique. Dire qu'il y a des gens pour souhaiter la création d'une armée commune, on imagine déjà les chars de l'Europe à Paris en cas d'insurrection populaire. Lors du vote sur le TCE, l'UE avait déjà montrer le peu de cas qu'elle faisait de la démocratie dont se gargarisent ses défenseurs. L'UE c'est le pire du communisme et le pire du capitalisme réunit sous un seul drapeau, une machine bureaucratique au service des multinationales et des intérêts américains, quoi qu'en disent ses défenseurs, on ne voit pas vraiment comment en transformer la nature.

 

  Sachez que l'UE continu d'ailleurs sont petit cirque libéral malgré les camouflés invraisemblables que cette idéologie a vécu. Raisonnant de façon tautologique nos bureaucrates trouvent toujours une occasion pour dire que la crise est la faute de l'état, le libre-marché ne pouvant jamais se tromper. Même si en réalité l'UE ne s'intéresse pas vraiment à la concurrence, cette dialectique servant surtout à justifier des intérêts finançant grassement politiques corrompue jusqu'à la moelle. Le lobbying étant le sport favoris des entreprises à Bruxelles. Je vais présenter ici plusieurs raisons de sortir de l'UE, je vais essayé également de rassurer le lecteur les avantages de cette sortie surpasseront largement les inconvénients, ces derniers étant en fait peut nombres.

 

 

L'euro une mauvaise monnaie


Dans mon article précédent j'ai évoqué brièvement ce qu'était la théorie quantitative de la monnaie et le système de change flottant, je l'ai fait car il est impossible de comprendre pourquoi l'euro est une monnaie stupide sans cela. En effet la disparité commerciale au sein de la zone euro en fait ce que l'on appel communément une zone monétaire non optimale. Les états qui la constitue ayant une grande inégalité quand à leur niveau de développement ainsi le Danemark à un PIB par habitant de 42400€ quand la Slovaquie en affiche un à 12000€ . Le niveau des salaires bien évidement n'ont rien de commun, sans parler des taxes, des mœurs ou des divergences de choix politiques. En y rajoutant la barrière de la langue qui empêche en pratique les gens de s'installer dans n'importe qu'elle états de l'UE comme s'il s'agissait d'une région d'un même pays, on conçoit aisément que seul les marchandises et les capitaux sont réellement libre de circuler au sein de la zone euro.


L'absence de normalisation fiscale entraine inévitablement une concurrence à la baisse pour attirer les capitaux extérieurs, mais comment unifier la fiscalité sans compromettre le droit de chaque peuple à choisir sa forme d'organisation? On le voit la seule manière serait la dictature et la violence pour imposer un ordre unique à l'ensemble de la zone. Mais n'ayez crainte, la concurrence fiscale est en réalité un des but de l'UE, car elle est en pratique un bon moyen pour imposer le démantèlement des états providences une des obsessions les plus fortes des néolibéraux et de leur soutient les multinationales. 


L'absence de mécanisme de régulation du commerce interne à la zone euro à entrainer une germanisation de la production européenne, la zone qui était la plus puissante industriellement écrase ses voisins en l'absence de toute protection. Ainsi voit on le commerce extérieur allemand  gonfler pendant que ceux de la France, de l'Italie ou de l'Espagne régresse. Sur le graphique suivant on voit bien la rupture lors de la mise en place de l'euro en 1999-2000. 

ComextERU

L'autre constat c'est les écarts toujours grandissant entre les différents pays, j'ai bien sure gardé les pays les plus gros de la zone euro. On peut appeler çà l'effet eurodivergence, bien loin d'unifier la zone euro comme le pensaient ses concepteurs, la monnaie unique fait exploser les différences entre les nations créant des champions de l'exportation et des champions de l'importation. Ainsi avant la crise l'Espagne était le champion du monde du déficit commerciale et l'Allemagne le champion des exportations, je parle ici en valeur relative et non en valeur absolue évidement. 


L'explication de ce phénomène est assez simple en fait. La valeur de l'euro est déterminer par la balance commerciale extérieure de la zone euro dans son ensemble (du moins en partie il y a bien sure d'autre phénomènes carry trade et spéculation ne sont pas étranger aux variations monétaires). Or ce que ne dit pas le graphique précédent c'est que par son poids l'Allemagne représente et a toujours représenté, la plus grosse part des exportations de cette zone et de loin. Ainsi en 2008 les exportations allemandes représentaient plus que le total des exportations la France, de l'Italie et de l'Espagne réunit, il est donc normale que l'euro suive plus les intérêts de l'Allemagne plus que celle des autres nations.


La monnaie européenne variant en fonction de la balance extérieure de l'Europe, sa valeur relative aux autres monnaies du monde ne sera adapté en fait à celle d'aucun pays de la zone euro. Trop fort pour l'Espagne, l'Italie ou la France, trop faible pour l'Allemagne, le résultat on l'a sous les yeux, faillite des uns excédents absurdes pour les autres et croissance nul pour tout le monde, puisque la demande des uns faits les exportations des autres. Sur le plan intérieur les pays qui s'affaiblissent ne peuvent pas dévaluer, ni mettre de barrière douanière puisque l'UE est pour le libre-échange intégrale, quand aux aides européennes elles ne prennent pas en compte les déficits commerciaux. 


L'avantage pour l'Allemagne et pour les pays fortement exportateurs de l'eurozone c'est qu'ils peuvent avoir des excédents sans voir leur monnaie s'envoler, tous ce passe comme si l'Allemagne avait un deutschmark sous-évalué. L'euro favorise donc l'orientation mercantiliste des pays de cette zone monétaire, elle les force, même, à être mercantiliste puisqu'il n'y a aucun mécanisme pour réguler le système. Autre remarque on voit que la balance commerciale de la zone euro n'est pas si excédentaire que çà , cela signifie que les pays excédentaire de la zone euro doivent surtout leur excédents au marché déficitaire de cette même zone monétaire. L'Allemagne a des déficits commerciaux avec la Chine, le miracle commercial allemand est donc surtout du au pillage commercial de ses voisins. La seule manière de s'adapter et de réguler leur commerce pour les pays déficitaires est de contracter leur demande intérieure ce qui produit une déflation, qui pousse les pays excédentaire à encore plus comprimer leur propre demande, c'est un véritable cercle vicieux. C'est d'ailleurs les mêmes mécanismes qui avaient conduit l'Italie et la GB, à sortir en 1993 du SME (système monétaire européen).


Dernier point si l'Allemagne n'est pas trop gêné pour l'instant   par la force de l'euro c'est essentiellement du à la nature de sa spécialisation. Quand vous produisez des biens d'équipement qui ont peu ou pas de concurrents à l'échelle mondiale, vous pouvez vendre vos produit quelque soit leur prix. Mais il y a fort à parier que la situation actuelle de l'Allemagne ne sera pas éternelle, les chinois montent en niveau de production et se passeront rapidement des machines outils allemande. Ils iront même les concurrencer à brève échéance sur le marché mondiale, ce jour là les dernier reste de la puissance économique allemande s'évanouiront.


Le libre-échange consubstantielle à l'UE


S'il n'y avait que l'euro peut-être notre continent ne serait il pas aussi malade, mais il y a le facteur aggravant du libre-échange. Comme nous l'avons vu l'euro est une catastrophe commerciale pour l'Europe, dans un régime mondiale de change flottant celui qui ne fait jamais varier sa monnaie fini cocu. Mais le dogmatisme en matière de libre-échange est encore plus grave. 


L'Europe seule, pratique le libre-échange intégral, partout ailleurs les états trouvent diverses opportunités pour protéger tel ou tel secteur et ils ont bien  raison. Le libre-échange s'est imposé en Europe parce que c'est la seule politique qui ne nécessite aucune intervention politique justement. Si l'organisation européenne est si libérale c'est avant tout parce qu'aucun intérêt commun ne peut être trouvé entre les différentes nation européenne. La seule solution c'est ce que l'on appel en mathématique le plus petit dénominateur commun. Avoir des politique qui ne nécessite aucune diverge d'opinion, aucun débat démocratique est la seule solution pour faire vivre ensemble des nations aussi disparate et qui pour la plupart n'ont en fait que peu de relation culturel entre elle. Après tout que savent les français des lettons ? Les français connaissent surement mieux l'Algérie ou le Sénégal que la Lettonie, ils se trouve en plus que se pays sont en partie francophone, et  pourtant c'est avec la Lettonie que nous partageons la même monnaie n'est ce pas curieux? 


La seule façon de faire l'UE était donc de trouver des méthode pour aseptiser les débats politique, il fallait des méthode "scientifique" ou "neutre" pour organiser la prise de décision parmi les états membres. Le libéralisme était donc de facto la seule idéologie (le marxisme ayant été discrédité)à prétention scientifique à pouvoir réaliser le rêve des technocrates européens. Le libéralisme et sa passion pour la naturalisation des phénomènes sociaux, son homoéconomicus qui ne pense qu'a consommé moins cher en cherchant l'optimum du prix à chacun de ses achats. L'Europe est à l'image de son idéologie dominante mais elle ne peut en changer pour la bon et simple raison qu'il lui faudrait pour cela faire de la politique, débattre. Or vue le nombre d'état aucune décision ne pourrait  être prise par nature l'Europe est libéral ou n'est pas. Il est donc stupide de croire que l'on peut changer l'Europe.



L'UE ne sert à rien, plus nous sommes unis plus nous déclinons


Plus nous nous unissons plus nous déclinons le pois de l'Europe dans le monde n'a jamais été aussi faible qu'il ne l'est aujourd'hui. Si il pèse encore un peu sur le plan économique le continent européen n'existe déjà plus sur le plan géopolitique, la non visite de Barack Obama a d'ailleurs montré le peu d'intérêt que la puissance américaine accorde à l'UE quand au Chinois il nous considère comme quantité négligeable. Il faut dire qu'entre les intérêts divergents qui existes au sein de l'UE en matière de politique étrangère et l'alignement aujourd'hui complet de l'UE sur les USA et leur bras droit l'OTAN, l'Europe n'a aucune existence concrète. 


Sur une longue période historique comment ne pas voir que le déclin du continent s'est considérablement accéléré avec la construction européenne. La croissance ne cesse de baisser années après année, nous assistons impuissant au déclassement de ce qui fut jadis le phare du monde. Les adages ne sont pas toujours vrai, en l'occurrence dans le cas européens l'alliance n'a pas fait la force. 


C'est chez un historien américain Jared Diamond que l'on trouvera étrangement la réponse au pourquoi du déclin européen voir ce texte du site decapactu. Cet auteur est plus connu pour sont œuvre sur le déclin des civilisation pour des cause écologique notamment. Il dit en substance que ce qui a fait la force de l'Europe historiquement parlant c'est justement le fait qu'elle est la seul civilisation à n'avoir jamais été uni sous un seul drapeau. Contrairement au chinois aux indiens, ou aux musulmans l'Europe a toujours été divisé en plusieurs puissance concurrente. Lorsque vous multiplié les points de vue les organisations économiques ou politiques vous maximisez les chances résister à des catastrophe. Vous augmentez considérablement la concurrence intellectuelle et vous évitez la sclérose sociale. Ce n'est pas un hasard si c'est en Europe que les sciences, les arts ou les systèmes politiques  ont connus une telle avancée. Dès qu'un pays dominant devenait obscurantiste et impériale, il était remplacé par un autre plus ouvert aux changements. Par exemple les protestants français ont ainsi rejoins l'Angleterre et la Hollande lors de l'abrogation de l'édit de Nantes ont probablement aider à long terme à la fortification de la puissance industrielle de la Grande-Bretagne. A chaque fois qu'un état domine il s'assoupit mais d'autre en profite pour se développer, on peu ainsi dire que l'Europe diviser fut une application du principe de la concurrence dans son bon sens. 


En s'unissant les Européens et en concentrant le pouvoir dans un seul lieu les européens détruisent ce qui avaient fait leur réussite la diversité politique. L'Europe actuelle est à l'ancienne Europe des nations ce que les monocultures son à la polyculture, elles produisent plus, mais peuvent rapidement succomber en cas de catastrophe ou de maladie réduisant à néant tout la récolte. Je préfère la biodiversité qui assure la survie à long terme,  je préfère donc l'Europe des nations à une superpuissance arrogante et technocratique.


La taille d'un pays ne fait pas son indépendance


Comme nous l'avons vue l'unification du continent européen n'est pas vraiment une réussite sur le plan du poids globale de l'Europe à l'échelle internationale, cependant même si cela n'est pas était le cas on vend au français un argument qui n'a pas lieu d'être. On leur présente l'UE comme un mécanisme d'émancipation qui leur permettrais de redevenir indépendant grace à la puissance de l'UE .

 

C’est l’un des principaux arguments des européïstes qui  semble apparaître d'ailleurs comme une évidence, la France est trop petite pour se défendre il faut que les Européens soit unis pour se défendre ensemble. Il me semble qu’il y a là une confusion majeur entre problèmes géopolitiques et problèmes économiques. S’il est vrai que la France est trop petite pour peser seule sur les affaires politiques du monde, il est faux de dire qu’elle est trop petite pour se défendre contre les importations en provenance de pays qui ont une conception asymétrique du commerce. Pour être claire on confond deux concepts :

 

1-la puissance d’une nation

 

2-l’indépendance d’une nation

 

Il ne faut pas confondre ces deux principes. Une nation peut être puissante et indépendante, c’est le cas de la Russie et du Japon, mais elle peut-être puissante et dépendante c’est le cas des USA qui dépendent de l’argent et des marchandises étrangères pour maintenir leur niveau de vie cette dépendance n’est d’ailleurs pas étrangère à leur agressivité. A l’inverse des nations « petites » peuvent être indépendantes c’est le cas de la Corée du Sud, de la Norvège et de bien d’autres états.

 

Or au travers du libre-échange qui lui est consubstantielle l’Europe deviendra peut-être une grande puissance, mais elle sera fortement dépendante de son commerce extérieur et de ses importations, elle ne sera donc pas indépendante. Or je m’excuse de dire ça mais pour qu’une nation soit réellement démocratique il faut qu’elle soit indépendante, car à quoi sert le vote si de toute façon notre politique économique est totalement conditionné par des relations avec des pays étrangers ? Si demain l’Europe ne fabrique plus rien et importe tout de Chine que restera-t-il de son indépendance, qui contrôlera nos nation et le devenir de nos peuples.

 

A l’inverse une France recroquevillée comme disent certains « pseudo-modernistes » je dirai moi souveraine, sera nettement plus indépendante. En fermant nos frontières commerciales aux marchandises des pays qui ont des excédents commerciaux avec nous, nous seront moins dépendant et donc plus libre de nos choix de société. Le libre-échange est par nature anti-libérale puisqu’il nuit gravement à la liberté des peuples de choisir leurs destinés. L’Europe ne nous protégera pas du commerce chinois si elle préfère le libre-échange, pour taxer les produits importés on a pas besoin d’elle, d’autant que certain pays comme l’Allemagne ont des excédents avec la Chine et ont donc intérêt à commercer avec elle, il y a là un conflit pratique entre différentes nations européennes.

 

On nous vend l’Europe pour solutionner des problèmes économiques qui peuvent se résoudre au niveau national. Mais le vrai but des européistes ce n’est pas l'indépendance et la démocratie, mais la puissance et l'oligarchie. Je suis sure que les français se fichent de la puissance de l’Europe, eux ce qu’ils veulent c’est des emplois et un avenir pour leurs enfants. Jouer les gros bras avec des peuples agressifs comme les américains et les chinois ils n’en n’ont pas envie, ils ne savent que trop bien où mène se type de relations internationales.

 

Pas besoin de contre balancer la Chine et les USA la course à la puissance mènera ces nations à leurs propre perte et à leurs déclins. Il est là à mon avis le problème, on nous dit que le but de l’Europe c’est la croissance et l'emploi, qu’elle est la seule à pouvoir résoudre nos problèmes quotidiens, mais en réalité le seul but de l’Europe c’est la puissance, puissance dont les citoyens se contrefichent. Les français croient depuis longtemps que la taille fait l'indépendance c’est une erreur totale, une nation est indépendante si elle répond à ses propres besoins, une nation peut même être pauvre et indépendante si elle a des besoins proportionnés à sa production. Nul besoin d'être gros pour être souverain, ce qu'il faut par contre c'est une volonté politique et cette dernière ne peut, et ne pourra jamais s'exprimer qu'au plan national.

 

Mieux vaut être seul que mal accompagné, sortons de l'UE


La sortie de l'UE ne sera pas une catastrophe la seule véritable contrainte concerne la nature de la dette française problème soulevé par Jean Luc Gréau. La dette française est libellé en euro et si nous retournons au franc on risque un choc équivalent à ceux des pays d'Amérique du sud qui avaient des dettes en dollars. Quand votre monnaie se dévalue par rapport à la monnaie dans laquelle votre dette est exprimé le poids de la dette augmente d'autant. A l'inverse si elle se réévalue le poids  de la dette diminue. Il y a peu de chance pour que le franc voit sa valeur s'accroitre vis à vis de l'euro si nous en sortons et ce d'autant plus que nous viserions  une politique de plein  emploi. Il faut donc inventer une astuce pour se sortir du piège de la dette extérieure. 


Obliger la substitution des obligations d'état à changer leur monnaie de valeur avant la sortie de la zone euro. On pourrait lancer un ultimatum de six mois par exemple, disant que les détenteurs d'obligation libellées en euro devront être substitué par des obligations libellées en franc pour une valeur équivalente, les retardataire verrait leur titre annulé. Les possesseurs de titre de dette préfèreront posséder un titre en franc même dévalué, plutôt qu'un titre n'ayant plus aucune valeur et que l'état français aura déclaré nul. 


Dans le même temps un contrôle de l'entrée et de la sortie des capitaux devrons être appliqué pour éviter les fuites de capitaux. Je rappels au passage que la France  a vue une quantité astronomique de capitaux quitter son territoire depuis vingt ans, il est sortie beaucoup plus de capitaux qu'il n'en est rentré depuis les années 90. L'épargne française sert surtout des intérêts étrangers on peu don sérieusement se demander à quoi sert la liberté de circulation des capitaux à notre pays. 


J'ai bien conscience qu'à l'heure actuelle peu de gens pense tout cela possible, mais l'histoire est rapide, je ne pensais d'ailleurs pas que l'euro serait aussi rapidement mis en danger. On sait que l'Espagne sera la prochaine cible des spéculateurs après la Grèce, il vaudrait donc mieux préparer l'opinion à l'explosion de l'Europe plutôt que d'essayer sans arrêt de sauver une construction dont on voit bien qu'elle ne fonctionne pas.


Pour finir avec ce sujet je vous conseils cette vidéo de François ASSELINEAU c'est un long exposé, mais qui explique assez bien pourquoi il ny' a aucune chance que l'UE deviennent autre chose qu'une succursale des USA. LE parti de F.Asselineau l'UPR est d'ailleurs le seul à l'heure actuelle à demander la sortie pure et simple de l'UE.


 


François ASSELINEAU : Qui gouverne réellement la France .

 

 

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Published by Yann - dans politique
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commentaires

xavier 13/02/2010 21:15


sortir de l'UE ou établir un rapport de force avec l'allemagne: éléments de réflexion avec le texte de Jacques sapir

http://j-ai-du-louper-un-episode.hautetfort.com/archive/2010/02/13/desindustrialisation-c-est-pas-moi-qui-l-dis-c-est-les-echos.html



yann 12/02/2010 14:09


@Abdel

Là vous raisonnez en géopoliticien, l'ère de Bismark est malheureusement loin derrière nous. Et je ne crois pas les dirigeants allemands plus visionnaires que leurs homologues français, je ne crois
donc pas qu'ils agissent en fonction du futur poids de tel ou tel pays. D'ailleurs si tel était le cas il vaudrait mieux pour eux avoir une politique de relance de la natalité, c'est d'ailleurs
l'orientation récente de la Russie ou du Japon qui eux prennent enfin à bras le corps le problème.

De plus la démographie française n'est pas si réjouissante que çà. Nous sommes toujours en dessous du seuil de reproduction, disons qu'au royaumes des aveugles nous sommes les borgnes.

@RST
"« La monnaie européenne variant en fonction de la balance extérieure de l'Europe »"

J'ai fais une robinssonnade, je me suis uniquement basé sur la théorie de quantitative pour montrer l'absurdité de l'euro. En théorie la valeur monétaire devrait varier en fonction de la balance
commerciale, bien sure il y a tout un tas d'autres facteurs comme l'obsession de l'inflation.

D'ailleurs je ne suis pas sure que la hausse des taux d'intérêts fassent baisser l'inflation. S'ils le font c'est uniquement parce qu'il provoquent des contractions de la demande et de la
croissance économique.


RST 11/02/2010 12:29


@ Yann
Texte excellent, fort intéressant et instructif.
J’aime beaucoup les concepts d’ Europe = plus petit dénominateur commun ou celui de Jared Damond sur la division facteur de progrès. Ils sont très parlants.

Je suis néanmoins un peu surpris par ton affirmation « La monnaie européenne variant en fonction de la balance extérieure de l'Europe ». Cette balance a certes un effet mais n’est-il pas secondaire
par rapport au fait que l’Euro est piloté par la BCE qui a un objectif unique de lutte contre l’inflation. C’est donc principalement la poursuite de cet objectif qui entraine un euro fort. C’est
l’explication notamment proposée par etienne dans un commentaire chez moi ( http://ecodemystificateur.blog.free.fr/index.php?post/2009/10/21/Patrick-Artus-d%C3%A9fendrait-il-la-taxe-Tobin#c103140 )
et je la trouve convaincante, non ?


Abdel (Le même que sur le blog Horizons) 10/02/2010 23:40


Je souhaiterai commenter au sujet de l'Allemagne.

Selon des estimations démographiques, elle risque de perdre jusqu'à 7 millions d'habitants dans les 25 prochaines années.

D'ici le milieu du siècle,l'Allemagne devrait compter moins d'habitants que la France. Celle ci pourrait voir sa puissance économique dépasser nos voisins d'outre Rhin.*

Aujourd'hui le nombre de diplômes français dépassent le nombre d'allemands.

A la faveur des allemands, ils ont un système d'apprentissage en entreprise plus développée.

Je rajouterai que les allemands jouent le jeu de l'intégration des jeunes dans le monde du travail.

Leurs recettes d'exportation se sont volatilisés dans la finance . Les banques allemandes ont lourdement investis à l'étranger (USA, Europe de l'est ..).

Alors que la France compte 1,7 millions de personnes sous le régime du RSA (ex RMI) , l'Allemagne aligne, d'après les statistiques de l'agence fédérale pour l'emploi, 6,5 millions d'Allemands qui
perçoivent l'aide sociale« Hartz IV » (équivalent de notre RMI).

Le but de mon commentaire n'est pas de crier cocorico, car n'oublions pas que les allemands utilisent plus le chômage technique qu'en France.

De mon point de vue, ils ont moins la main lourde concernant les délocalisations.

En conclusion, si j'étais allemand, je verrai d'un mauvais œil, voir tenterai d'empêcher de voir la France quitter l'euro. Cette France plus jeune et dynamique sera un bon débouché pour mon épargne
vieillissant.

*sauf catastrophe exceptionnelle

PS: La BCE inonde les banques de liquidités à faible taux recyclés en bon d'État Français ou autres plus juteux en intérêts. Sans oublier que plus d'un tiers de la dette française est détenue par
des français sous forme par exemple en assurance vie.


yann 10/02/2010 13:03


@Abdel (Le même que sur le blog horizons?)

Oui je viens de m'apercevoir de la coquille sur la Lettonie, il faudra que je prenne plus de temps à me relire milles excuses pour mes bourdes.Je corrigerai le texte ce soir quand j'aurai le
temps.

Sinon il est clair que le contrôle des capitaux sera une priorité pour qui veut régler nos problèmes macroéconomiques.

@René

Il faut dire que je suis eurosceptique depuis pas mal de temps en fait, je lui suis devenu en 2005 avec la caricature de vote sur le TCE et ce qu'il est advenu par la suite.

J'ai toujours préféré le Todd de l'illusion économique qui me semblait plus cohérent que le Todd qui vota "oui" au référendum.

Pour le futur proche Sapir est également très pessimiste, je ne sais pas si tu as entendu son dernier interview chez Pascale Fourier mais il pense que ce sera le cœur du débat en 2012.

Maintenant je comprends aussi les positions chez les néogaulistes comme Laurent et NDA,qui eux pensent qu'en donnant l'hypothèse d'une sortie de l'UE, ils obtiendront des changements de politiques
de l'UE. C'est ce que crois Todd il me semble. Personnellement je pense qu'il est trop tard pour modifier l'UE et donc que la question de sa sortie doit être posé. En plus on peut imaginer une
sortie groupé France, Espagne, Italie par exemple, et imaginer une autre organisation plus pragmatique et fondé sur la liberté relative de chaque état.