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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 19:21

         Il est souvent prétexté par nos gouvernant que l'on ne peut agir sans l'avis favorable de l'UE, que l'UE est presque devenue toute puissante. Ainsi le droit européen doit il s'imposer à notre peuple qu'il le veuille ou non. La récente affaire des roms a semblé donner raison à cette façon de voir, cependant une autre affaire donne une image tout à fait différente du rapport qu'entretient l'état français et l'union européenne. Le gouvernement français a en effet décidé il y a peu de supprimer les avantages sur la TVA dont bénéficiaient les opérateurs français de téléphonie pour leurs offres triple-play.  Pour justifier sa prise de position qui consiste tout simplement à lever un impôt l'état français a prétexté obéir à une injonction de Bruxelles. Pas de chance celle-ci vient de nier cette argument, la haine de l'impôt des bureaucrate bruxellois étant générale, les petits autocrates de l'UE ne pouvaient pas admettre une hausse d'impôt prise en leur nom. L'état français est donc désavoué par Bruxelles qui lui ordonne d'annuler sa décision. Le gouvernement français s'est-il couché sur cette affaire comme sur toutes les autres? Et bien non! Au contraire de l'affaire des roms, dans laquelle le gouvernement a joué la victime passive, là l'état s'est vigoureusement défendu renvoyant Bruxelles à ses chères études.

 

L'état français a toujours le pouvoir réel

 

    Et c'est bien cette dichotomie des réactions suivant les sujets qui montre à quel jeux nos élites jouent, que ce soit en France ou ailleurs. L'Europe et les états membres jouent à une partie de cache cache dont le but est toujours de masquer qui fait quoi pour mieux imposer des décisions contre l'avis de la population. Dans le cadre de l'affaire sur les roms, l'état français peut jouer les victimes de l'Europe pour justifier sa légèreté sur le plan de l'immigration, rappelons que le gouvernement Sarkozy a fait exploser le nombre d'immigrés reçus et non diminuer. Tout se passe comme si l'Europe donnait donc à Sarkozy un argument électoral en s'opposant artificiellement à elle. L'Europe s'indigne de la façon dont traite Sarkozy les roms, Sarkozy peut alors se présenter aux français comme un type fort qui agit contre l'immigration de masse, tout en continuant, en réalité, à encourager cette même immigration selon les désidératas du patronat, dont l'Europe et Sarkozy ne sont finalement  que les supplétifs. Mais il peut y avoir aussi de vrais divergences comme dans le cas des télécommunications, et dans ce cas là, c'est l'état français qui s'impose quelque soit la décision prise par Bruxelles. L'Europe sert donc essentiellement à légitimer les décisions gouvernementales contraires à la volonté du peuple français.

 

    Le pouvoir est donc bien toujours à Paris mais ne sert que des intérêts qui ont peu avoir avec celui de la nation. Si une vraie rupture apparaissait entre l'Europe et la France nul doute que l'état français saurez se faire respecter, il le peut quand il s'agit de taxer ses citoyens.  D'autant que la France est le deuxième contributeur net, si Bruxelles nous punis pour manquement aux règles communautaires, nous supprimerions notre contribution et nous y gagnerions largement. L'Europe est en réalité un état fantoche sans pouvoir réel, sauf celui que lui octroi les états membres, mais elle est bien utile quand il s'agit d'imposer une réforme des retraites débile ou des politiques d'austérités qui conduiront le pays à  la catastrophe.  Un gouvernement qui voudrait rompre avec l'UE n'aurait donc pas à s'inquiéter puisque tout ceci n'est que théâtre d'ombre.

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Published by Yann - dans économie
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commentaires

yann 04/10/2010 22:22



@Claude


Personnellement je suis persuadé que l'état peut s'imposer s'il le veut il a toujours la légitime violence. N'oublions pas que l'UE n'a ni  armée, ni police ce sont les états membres qui
gardent ces prérogatives, or si l'on se fit à Max Weber c'est bien le pouvoir qui possède cette violence de façon légitime qui possède le pouvoir réel. Et je ne vois pas les états membres donner
la puissance militaire ou policière à Bruxelles. Si Bruxelles met des amendes à un état membre et que ce dernier refuse de payer quel est le pouvoir de contrainte réel de la commission? Aucun ,
elle ne peut strictement rien faire, donc en cas de crise grave les états membre auront toujours le dernier mot. C'est pourquoi je reste persuadé que l'Europe sert en quelque sorte d'attrape
couillons, ou de masque, elle est quand même bien pratique pour justifier tout et n'importe quoi. D'ailleurs comme vous le dites, le discours de nos politique semble diamétralement opposé une
fois à Bruxelles, aux discours qu'ils tiennent en France tout partis confondus.



claude 02/10/2010 20:42


Divergences de points de vue dans le domaine des Télécoms ? Lesquelles exactement... Parce que, de mémoire, je ne m'en souviens pas (mais je ne suis pas un spécialiste du sujet). Quoi qu'il en
soit, je ne suis pas tout à fait d'accord parce qu'au final la Commission Européenne finit par avoir gain de cause à coup d'amendes infligées. On a pu encore le voir l'an dernier dans l'agriculture
avec les aides reçues dans le secteur des fruits et légumes. Quoique, là aussi, il faut voir de quelle manière le gouvernement interprète ces décisions pour mieux assoir sa politique... Bref, sur
le fond tu n'as pas tort et le sujet mériterait d'être un tant soit peu développé car dans ce domaine il y a beaucoup d'hypocrisie (et pas seulement du côté de l'UMP : Europe-Ecologie ou le PS ne
sont pas mal non plus pour voter des Directives européennes qu'ils s'acharnent à combattre en France !).