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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 21:20

 

logo-mpep1.pngVisiblement, le dernier texte critiquant la démondialisation, qui avait été posté sur le site de médiapart par une partie de dirigeants scientifiques d'ATTAC, et que j'avais moi-même critiqué ici, n'est pas passé inaperçu. Il semble avoir réveillé la fracture qui traverse aujourd'hui la gauche sur la question des solutions pratiques à mettre en œuvre face à la crise de l'euro et de la mondialisation néolibérale. Le texte en question a d'ailleurs provoqué la réponse virulente de deux de nos économistes préférés Frédéric Lordon et surtout Jacques Sapir qui, probablement à cause du titre de son dernier livre, s'est justement senti visé par le texte d'ATTAC. Il semble d'ailleurs que cette question ait fait débat pendant la réunion organisée par le M'PEP. Elle s'est déroulée ce Week-end. Celle-ci avait comme invités notamment Jacques Sapir, Frédéric Lordon, Emmanuel Todd ou encore Jacques Nikonoff le fondateur du M'PEP et ex-dirigeant d'ATTAC. Je vous invite à écouter les discussions qui ont eu lieu, c'est très instructif et la séance des questions dans la deuxième partie entame quelques sujets très corrosifs. De la position qu'il faut avoir vis-à-vis du FN à la question justement de la stratégie de sortie de l'Union européenne.

 

Partie 1: Chaque intervenant parle 10mn sur "Que faire de l'Union européenne?"

Partie 2: Séance de question-réponse

 

La droite, la gauche et le libéralisme

 

    Cette affaire montre toute la tension qui existe au sein de la gauche sur cette question européenne. Les gens de gauche étant tiraillés par leur envie de résoudre les problèmes sociaux du pays, leur envie de réduire la fameuse fracture sociale qui est aujourd'hui une fracture béante. Et leur besoin d'idéalisme,et d'internationalisme qui produit chez une grande partie d'entre eux une peur de la nation, de la frontière et  de la limite. Or il est clair que sans les nations et les frontières il est en pratique impossible de résoudre les problèmes actuels. Je ne dis pas bien évidemment qu'il n'existe des problèmes sur ces sujets qu'à gauche. La droite elle aussi est divisée entre sa partie libérale postnationale et sa partie plus traditionnelle et  attachée aux restes de colbertisme qui ont fait la France. Je crois cependant que la droite a moins de problèmes existentiels avec la notion de frontière ce qui me pousse à penser que le déblocage sur la question du protectionnisme viendra en premier de la droite plutôt que de la gauche. En effet, si le discours libéral s'est imposé à droite et notamment dans la partie de la population de la droite qui croit en la nation, c'est avant tout parce que le libéralisme économique se présentait comme efficace pour l'économie du pays. Le libéralisme triomphant des années 70-80 était un libéralisme nationaliste si je puis dire, qui disait en quelque sorte que les nations les plus ouvertes étaient celles qui allaient croitre le plus vite. Le libéralisme de l'époque n'était pas, ou ne se présentait pas uniquement comme un moyen d'écraser les pauvres ou d'accroitre les inégalités. Il y avait derrière lui l'idée d'un plus grand dynamisme. Ce n'est pas un hasard si le FN a été regeanomaniac même si ce parti semble avoir étrangement oublié cette période de sa pensée économique.

 

  Si le libéralisme économique a plu à la droite des affaires parce qu'il permettait d'accroitre les dividendes des actionnaires, il ne faut jamais oublier que même à droite les riches sont très minoritaires. Ceux qui vivent de leur rente ne peuvent pas vous faire gagner une élection présidentielle même en dominant tous les médias. Donc si le libéralisme a plu à l'époque à droite c'est aussi, voir même surtout, parce qu'il se présentait comme un moyen d'améliorer encore l'économie française. Il était vu comme une bonne chose pour la nation. Donc on peut dire que l'imposition du libéralisme à droite fut en quelque sorte le résultat d'une erreur. Les patriotes de droite se faisant en quelque sorte flouer par les promesses de la droite d'affaires et de son libéralisme triomphant. Avec comme apothéose l'élection de Nicolas Sarkozy élu comme quelqu'un qui allait redresser la France et son industrie et qui a finalement pour bilan la plus grande destruction d'emploi industriel que la France ait connu dans son histoire récente.  Le libéralisme a affaibli la nation et quand on aime son pays on rejette les politiques qui peuvent nuire à son intérêt. Le virage actuel du Front National peut-être aussi analysé dans ce sens d'ailleurs et pas uniquement dans le sens d'une pure stratégie électorale. Encore une fois, une grande partie des gens de droite ne sont pas libéraux par nature, leur rejet de l'immigration de masse par exemple en est une preuve assez flagrante. Un vrai libéral ne peut pas être opposé à la libre circulation des personnes puisqu'il ne croit pas à l'action collective, mais uniquement à l'addition de comportements et de choix individuels qui compose le marché. La confusion de la droite et du libéralisme est donc quelque chose d'historiquement circonstanciel. La droite n'aura aucun problème moral à rejeter une politique qui n'a en fait tenu aucune de ses promesses.

 

À gauche c'est plus compliqué. D'abord parce qu'il faut le rappeler le libéralisme économique vient de gauche. Il s'est construit contre la société traditionnelle et s'est même fait l'ennemie à ses débuts de la rente. Adam Smith critiquait les rentiers de son époque. Ensuite, il y a une forte confusion entre le libéralisme économique et le libéralisme politique qui conduit souvent à penser que l'on ne peut pas avoir l'un sans l'autre. La liberté individuelle s'est construite contre le conservatisme et la droite. Le libéralisme fait donc partie intégrante du logiciel intellectuel de la gauche. Il y a d'ailleurs une certaine contradiction entre le fait de mettre l'individu au dessous de tout sur les questions sociétales, les mœurs, et en même temps s'offusquer des mêmes libertés lorsqu'elles sont dans le champ économique. Il y a là une vraie contradiction entre la gauche qui rêve d'un ordre économique non individualiste, ou socialiste et la même gauche qui porte son attachement aux choix purement individuels sur le plan sociétale. On s'inquiète des choix individuels lorsqu'ils mettent en péril l'organisation économique, mais l'on se fiche des actions individuelles lorsqu'elles mettent en danger les structures familiales ou l'éducation des enfants. Au final si la gauche s'est fait dévorer par le libéralisme c'est peut-être aussi parce qu'il ne pouvait pas en être autrement. Le libéralisme des mœurs de gauche ne pouvant in fine que se traduire sur le plan économique que par un libéralisme débridé. Enfin, la gauche est naturellement portée à l'universalisme tout comme l'est le libéralisme. Si la gauche a facilement accepté le libéralisme, c'était avant tout pour ses promesses d'un monde sans frontière qu'il partage avec son cousin communiste. Vouloir rompre à gauche avec cette notion d'universalisme sera autrement plus difficile que d'imposer l'idée à droite que le libéralisme est économiquement néfaste pour la nation. D'ailleurs à gauche lorsque vous dites que le libre-échange est mauvais pour les salariés français on vous rétorque systématiquement que c'est quand même bon pour les Chinois. Un certain François Hollande peut être futur remplaçant de DSK répétant à satiété ce message. Comme si cela compensait le malheur des ouvriers français.  

 

Et l'Europe

 

  Ces problèmes se retrouvent sur la question de l'Europe qui ne fait que reprendre les problématiques que j'ai énoncé précédemment. Dire à gauche qu'il faut sortir de l'Europe pour protéger les salariés français s'oppose à l'idée universaliste que les gens de gauche dans leur majorité croient être une défense plus efficace à l'échelle du monde. Alors il s'agit probablement d'un universalisme mal compris en ce sens que défendre le salarié français par exemple en mettant des protections face à la Chine pourrait obliger cette dernière à augmenter ses salaires chez elle. Ce qui au final serait bon pour le travailleur chinois. Mais la majorité des gens de gauche ne le voit pas ainsi, du moins pas encore. Ce qui compte c'est le réflexe pavlovien qui dit que frontière, égal nationalisme, égal rejet de l'autre. Il sera bien difficile et bien long de faire changer ces idées reçues. Donc quand on dit on va sortir de l'euro ou de l'Europe, l'homme de gauche moyen entend, on va faire du nationalisme, on va exporter nos problèmes chez les autres, alors que c'est en fait l'inverse. À droite par contre on peut s'appuyer justement sur le réflexe nationaliste pour rejeter l'Europe dans l'intérêt de la nation, même si notre but n'est pas uniquement national. C'est paradoxal en fait, la population de droite est plus à même d'améliorer par ses réflexes pavloviens le sort des plus faibles que la gauche dont c'est pourtant la justification existentielle. 

 

 

 

 

 

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Published by Yann - dans politique
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commentaires

Claude 16/06/2011 22:43



Sur le statut de la science et le "conseil scientifique" d'ATTAC et d'autres mouvements politiques:


Tout d'abord ces conseils sont fort peu composés de scientifiques: que l'on regarde le "conseil scientifique" de la Fontation ResPublica de Chevénement qui est une véritable armée mexicaine.


Ensuite, le rôle des scientifiques n'est en aucun cas de fonder les choix politiques sur la science, comme vous le soulignez. Je participe à plusieurs conseils scientifiques (des vrais) et le
rôle des scientifiques est de donner l'état de la connaissance sur un sujet donné, dans l'état des controverses en cours.


La politique, c'est faire des choix qui sont basés sur des jugements et des valeurs. Bien évidemment, ces choix ont des conséquences qui peuvent être pour partie envisageables et c'est le rôle
des scientifiques que d'éclairer les politiques sur leurs choix sans jamais les conforter dans des certitudes.


La politique c'est "mettre ses culottes" à partir d'une vision qui se conforte dans la confrontation au réel, et là les scientifiques ont un rôle.



La Gaule 16/06/2011 04:58



SUITE


 


4)


L’Europe –pardon l’Euroland- ne vas pas cesser de consolider sa position de vainqueur du match par KO. Dans un premier temps en effet, l’Euroland
« a pris toutes les mesures de sauvegarde et de protection de la monnaie unique… Ce qui aurait du être fait depuis longtemps » (tautologie parfaite sur laquelle je ne m’étendrai pas
puisque l’ami Franck ne le fait pas non plus), réalisant au passage le tour de force de « marginaliser le Royaume Uni ».


(Commentaire : la « marginalisation » du RU lui a quand même permis de tenir le coup jusqu’à présent autant que l’Euro, puisque
les grands bretons ont refusé la divine monnaie unique. Il n’est pas interdit de penser à ce qu’il en aurait été dans le cas contraire).


5)


Devant tant de grand professionnalisme les BRICS, Chine en tête, ont décidé d’apporter les yeux fermés, « un soutien de plus en plus
appuyé » à la monnaie européenne. A l’horizon de 2014, c’est du tout cuit. L’Euroland va devenir la Suisse du monde, quand elle se sera décidée à faire comme les américains : éponger
ses dettes en imprimant en veux-tu en voilà des euro-bonds.


(Commentaire : Biancheri fait ici preuve de bien peu d’originalité en nous accommodant sa propre version du « découplage ». Les
BRICS - Chine en tête of course, on leur concède au moins ça- vont simplement prendre la relève des USA, plus que jamais « au bénéfice » de l’Euro, et tout va repartir comme en
quatorze… ou en 2006).


 


Conclusion : blague à part, je crois que tout cela prête le flanc à la critique (ou au sarcasme) principalement par superficialité. Et si
cette lecture des événements est superficielle, c’est parce qu’elle en est strictement financière, et guère plus en profondeur. J’ai l’impression qu’il y a eu un « moment Biancheri »
comme il y a eu un « moment Jorion », et à peu près pour les mêmes raisons.


Il était normal de considérer la crise de l’automne à travers le prisme principal de la finance, puisque c’était en son cœur même que se nichait
le détonateur. Mais les gens du LEAP sont restés focalisés sur les détonateurs futurs en négligeant le fait que des explosions terribles sont déjà intervenues et qu’elles ont fait des dégâts
collatéraux qui débordent largement le seul aspect financier.


Le problème de la Grèce actuellement est-il un seul problème de dette soluble dans la finance ? Et quid de l’Espagne, du Portugal, de
l’Irlande, sans parler de la France ? Quant aux énormes déséquilibres issus du libre échange mondial que la crise a mis en évidence ? Quant aux dégâts incommensurables que celle-ci a
introduite dans les esprits ? Rien à dire du côté du LEAP. Ou plutôt tout va bien puisque l’Euroland et l’Euro sont saufs, disent-ils.


On peut mettre ici leur position en parallèle avec celle d’un Olivier Delamarche, impliqué jusqu’au cou dans le cambouis de la finance, mais qui
lui n’hésite pas à vendre la mèche de manière bien plus lapidaire. Nous sommes bien au cœur d’une crise systémique et le volontarisme financier seul n’y changera rien.


http://dai.ly/mdNJQJ


 


·          et
re* : pour ces remarques je me suis inspiré du commentaire n° 18 de « Roland », lequel est intervenu suite à ce billet de Patrick Reymond :


·          http://lachute.over-blog.com/article-le-suicide-economique-74731407-comments.html#anchorComment


 



La Gaule 16/06/2011 04:57



Le dernier communiqué public du LEAP est paru avant leur mise en vacances. Voici ce qu’il m’inspire.


http://www.leap2020.eu/GEAB-N-56-Special-Ete-2011-est-disponible-Crise-systemique-globale-Derniere-alerte-avant-le-choc-de-l-Automne-2011_a6658.html


 


 


Pour le leap2020, ce sont les USA qui vont prendre de plein fouet, à la charnière de 2011 / 2012, la deuxième vague du tsunami financier
planétaire, soit l’évaporation des 15000 milliards de dollars d’actifs fantômes qui avaient réchappé à la crise de 2008/2009.


1)


Les Etats-Unis auraient échoué à déstabiliser l’Euro, essentiellement par l’arme de la propagande menée par les médias anglo-saxons (et reprise
par l’ensemble de la presse internationale) à propos de l’affaire grecque. Cette propagande visait ni plus ni moins à entretenir les réflexes des investisseurs en faveur des bonds américains,
plus que jamais prolifiques à la faveur de la création monétaire hystérique impulsée par la FED et son gouverneur en chef.


(Commentaire :Tout ceci est patent, on pourrait ajouter que le point de passage de ces forces déstabilisatrices, avait été créé précisément
pour cela, en l’espèce des darkpool, et que l’instrument privilégié de ces grandes manœuvres était les CDS*. Il n’est pas interdit non plus de voir dans l’affaire DSK un avatar de ces dites
grandes manœuvres, le projet de mettre le FMI à contribution pour renflouer la dette des pays européens pouvant passer pour l’Euréka de Gaston Lagaffe aux yeux des financiers de Wall Street
>>re*).


2)


Leur plan machiavélique ayant échoué, les américains vont récolter le fruit de leurs manipulations comme un boomerang. Désormais en effet, les
investisseurs sont hyper sensibilisés au problème de l’endettement des états (en terme médical, je dirai qu’ils ont développé une affection auto-immune), et ne peuvent que comparer la faible
importance de la dette grecque avec le montant pharaonique de la dette américaine, ce qu’ils étaient incapables de faire auparavant.


(Commentaire : Je crois que Franck Biancheri prend vraiment les investisseurs en question pour des demeurés, ou alors je me faisais
peut-être des illusions sur le niveau général du milieu).


3)


Terrorisés par la gabegie américaine (« des milliards et des milliards de dollars » nous dit la bande à Franck), nos braves
investisseurs, en bons pères de famille avertis, se sont en fait rabattus sur la zone euro, une zone où il fait bon vivre, ce qui explique que l’euro tienne encore le coup et on a encore rien vu
pour l’avenir


(Commentaire : en fait de comportement rationnel et judicieux, j’ai plutôt moi l’impression que nos investisseurs sont comme la mouche à
viande prisonnière de la salle de réunion au printemps. Celle-ci a naturellement tendance à lancer une offensive sur les carreaux les moins sales).                  …/…


 



yann 15/06/2011 13:32



@samuel_


A non ce n'était pas moi . Mais j'ai remarqué lque le prénom yann était assez usité dans ma génération, il faudra que je
change de pseudo.


 


Je constate tout de même que la gauche est assez sensible à la question des liberté individuelles. Entre le libéralisme et le socialisme la gauche française à choisi en 1983 le libéralisme c'est
un fait. Il y a deux guahce et c'est la gauche libérale qui a triomphé.  Maintenant à l'origine il pouvait y avoir ses deux apects en même temps, mais au fur et à mesure c'ets bien l'aspect
libéral qui a fini par gagner.


Vouloir le bonheur pour tous c'est bien mais la gauche n'a pas forcement vu qu'il y avait certaines contradictions entre le bonheur de certains et le bonhuer de la majorité. Une bonne part des
élites de gauche provenant des milieux bourgeois ces derniers se sont historiquement surtout soucié de ce qui entravait leur bonheur à eux. Les contraintes sexuelles, les conservatisme propre à
lauer classe sociale qu'ils ont fini par détruire en 1968. Sauf que ces contrainte était aussi le prix à payer pour vivre que la société supporte leur classe sociale. Encore une fois nous vivons
dans une société limité, et en voulant libérerl'homme de toutes se contraintes nous oublions qu'alors advient la concurrence entre les désirs des hommes. Cette contradiction la gauche ne l'a
toujours pas comprise à mon sens. Et libérant les moeurs on permet à ceux qui sont avantagé de jouir sans entrave les autres, eux, croupissent dans la frustration et ils sont bien plus nombreux.


La liberté telle qu'on l'entends aujourd'hui est bien en contradiction avec l'idée d'égalité quant à la fraternité elle a fini aux oubliettes.


 


@Damien


De toute façon les mots change de sens souvent suivant les personnes qui les emploient. c'est un des gros problèmes de la communication moderne. On peut interpréter internationalisme dans le sens
entre les nations, ce qui signifie qu'ils ne peut pas y avoir d'internationalisme sans nation et donc sans frontière. Ou alors l'interpréter façon gauchiste simpliste l'internationalisme étant
dans ce sens la visée d'un monde sans frontières. Pour ma part je parle d'universalisme mal compris. Je suis tout à fait d'accord avec les idée de Nikonoff sur ce sujet. L'universalimse que je
cite ici c'est un peu un universalisme d'imbécile, ou depersonne qui n'y ont jamais vraiment réfléchit en fait.


 


@La Gaule


J'avoue que je ne comprend pas trop cet engouement à l'époque pour Regean. Personnellement j'étais trop jeune pour me rappeler de la période.


Sur le libéralisme politique il est effectivement vrai qu'il parait complètement impossible d'être libérale politique et pro-européen. On rapellera tout de même que la démocratie moderne est en
partie fille du libéralisme politique, sa négation par des contraintes économiques est donc par nature antilibérale au sens politique du terme.


@Claude


Oui mais c'est ainsi qu'ils étaient présenté par médiapart  membre du conseil scientifique d'ATTAC. PAr contre je
ne suis pas d'accord avec vous. Il y aquand même une certaine raison économique. Les politiques économiques ont des conséquences qui sont en partie prévisible donc réponant à une certaines
"science". PAr contre ce qui n'est pas scientifique ce sont les choix des but de ces politiques. Là ou les économistes mentent sur leur rôle c'ets quant il impose des pilitiques économiques en
disant qu'elles n'ont pas d'alternatives pour chacher ce choix politique. L'économiste doit donner les conséquences possibles de telle ou telle politique menée en aucun cas dire quel but doit
être imposé.



Claude 15/06/2011 09:31



Très juste, mais un détail: il n'y a pas -et ne peut avoir - de "dirigeants scientifiques" d'ATTAC ou de tout autre organisation.


Vouloir fonder la politique que la science est un vieux rêve positiviste qui remonte à Auguste Comte et qui a enfanté les totalitarismes.


Et surtout le néolibéralisme que ces gens entendent bien mal combattre, car il prétend précisément s'appuyer sur des "lois" de l'économie, incontournables, devant lesquelles la politique doit
faire révérence.