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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 16:50

 

 Pour une fois, je vais faire mon RST, parce que la dernière vidéo de monsieur Paul Jorion m'a rappelé que certains énergumènes n'hésitent pas à mentir et à faire des approximations pour mieux appuyer leur idéologie ou leur propre statut de révolutionnaire à barbe.  Pour tout dire, Paul Jorion ne m'intéresse pas vraiment, il se trouve que j'ai découvert son blog lorsque je flânais sur celui de Malakine du blog horizon vers fin 2007. À l'époque Jorion se consacrait surtout à la finance et l'on pouvait voir dans ses propos de choses intéressantes sur les questions de la spéculation et du fonctionnement bancaire. Déjà à l'époque je trouvais que le personnage avait quelques difficultés à produire des raisonnements synthétiques et clairs, mais cela ne me posait pas vraiment de problème. Par la suite, Jorion est devenu une espèce de phénomène médiatique sur le web, chacun allant sur son blog comme on allait autrefois à la messe. On écoute le prêche sans vraiment s'intéresser profondément aux propos tenus par le blogueur en question. Je pense d'ailleurs que ce blog est devenu une espèce de bulle médiatique. C’est assez ironique en connaissant le sujet principal du blog de Paul Jorion. La vraie nourriture du blog aujourd'hui ce sont les commentaires. Et comme il y a beaucoup de commentaires et de lecteurs, les gens viennent plus pour se faire entendre ou pour discuter que pour réellement apprécier le travail de Paul Jorion. Ce blog est devenu un média mainstream. Il tient sa position grâce à sa taille et à son nombre de visites sans que la qualité n'influence sur son évolution en terme de nombre de visiteurs. D'ailleurs Paul Jorion délègue de plus en plus auprès d'autres personnes l'entretien de son blog. Le premier gros problème qui a fait du bruit fut la division sur la question monétaire. Personnellement, je n'ai pas trop suivi l'affaire, mais il parait que le tôlier, ne supportant pas la contradiction, s'est lancé dans des attaques excessives en accusant d'antisémitisme ses opposants sur la question monétaire. Car la censure est effectivement fréquente sur le blog de Paul Jorion.

 

  Mais ce n'est pas pour cela que je parle ici de Paul Jorion. Et que l'on ne sorte pas le refrain traditionnel sur la jalousie qui animerait les critiques de Jorion. Ce blog ne met jamais en avant son auteur qui reste d'ailleurs dans l'anonymat le plus complet lui. Le fait est que Jorion parle surtout de Jorion et des solutions de Jorion. Il cite très rarement les multiples esprits et économistes, bien plus percutants que lui, qui avaient prédit la crise et les multiples catastrophes auxquelles l'humanité fait face. Non si je critique ici Jorion, c'est que sa dernière vidéo montre une accumulation impressionnante de poncifs éculés. Et qu'il est également dans la continuité des attaques récente perpétré par le conseil "scientifique" d'ATTAC et dont nous avions parlé il y a peu. En effet, Jorion caricature la position protectionniste et montre ici son côté totalement métaphysique tant les solutions qu'ils donnent sont impraticables dans le monde réel. Pour quelqu'un qui prétend mettre en question la validité des modèles mathématiques dans leur représentation du réel, c'est très drôle. Jorion construit des solutions qui sont effectivement à l'image de ces modèles mathématiques qui ne prennent pas en compte les réalités concrètes qui font les sociétés humaines. Ce faisant, son discours ne mène nulle part à l'image des gens d'ATTAC, qui conspuent eux aussi le protectionnisme, sans y avoir réfléchi. Simplement parce que pour eux la frontière c'est le mal.

 

 

 

 

Critique de la vidéo

1- La chine va nous sauver

La première grossière erreur est la façon dont Jorion analyse la question chinoise. On voit ici peut-être l'influence qu'a exercée ce pays et le maoïsme sur les esprits des intellectuels formé dans les années 60-70. On retrouve un peu partout à gauche cette adulation aveugle sur le comportement chinois qui serait toujours bien intentionné contrairement à ces méchants Occidentaux individualistes. On retrouve les mêmes délires lorsque Mélenchon part en guerre contre les critiques de la Chine. La vérité est pourtant bien plus nuancée. Jorion pour étayer son propos nous dit que la Chine vient sauver l'euro en rachetant les dettes des pays membres. Il remarque, tout de même, que c'est avant tout pour sauver ses propres réserves que la Chine agit ainsi. Celle-ci ne voulant pas se retrouver uniquement avec le dollar comme monnaie viable à l'international. Mais ce n'est pas la seule raison. En maintenant l'euro, la Chine est sûre et certaine de pouvoir continuer à écouler massivement ses marchandises sur le sol européen sans avoir à craindre des dévaluations mettant à mal sa performance d'exportateur. De fait si la Chine avait face à elle de nombreuses monnaies européennes, il lui serait plus difficile d'avoir des excédents aussi prolifiques pour elle. C'est avant tout pour pouvoir continuer sa stratégie mercantiliste agressive que la Chine sauve l'euro, certainement pas par solidarité. La Chine qui sert souvent d'exemple aux gauchistes est en réalité profondément nationaliste. Elle est à l'opposé des idées que certains défendent à gauche, et elle est mue essentiellement par sa volonté d'autodétermination et d'indépendance. C'est très loin de l'idée que se font les gauchistes français d'une solidarité internationale entre les peuples. Ce n'est pas un reproche que je fais ici à la Chine, mais plutôt sur l'aveuglement de certains quant aux motivations premières de l'establishment chinois. Un establishment qui n'a probablement rien à envier au nôtre en terme de volonté de domination. Remplacer les USA par la Chine en tant que puissance mondiale n'améliorera pas le sort de l'humanité.

 

2-La richesse de l'occident vient du pillage des pays du tiers-monde

 

Deuxième idée reçue étalée par Jorion, l'occident aurait bâti une grande partie de sa fortune de par son ancienne domination commerciale. C'est une des plus vieilles fadaises marxistes. Et je croyais que depuis les travaux de l'historien et économiste Paul Bairoch plus personne de sérieux n'userait d'une telle affirmation. La plupart des études montrent qu'en réalité les colonies ont ralenti le développement industriel des pays qui l'ont pratiqué. Et c'est facile à comprendre, les capitaux nécessaires au maintien des colonies et à leur développement n'étaient pas investis sur les territoires métropolitains. À une époque où c'est essentiellement les gains de productivité et l'amélioration des capacités de productions qui enrichissent, ce manque d'investissement va faire décliner relativement les forces productives du pays qui pratiquait alors la colonisation. On peut se référer aux œuvres de Paul Bairoch, pour voir que les chiffres sont clairs sur cette question. Les pays les plus dynamiques à la fin du 19e en Europe sont ceux qui n'ont pas la charge d'un empire. Et d'ailleurs si l'esclavage ou le colonialisme expliquaient réellement le développement de l'occident, pourquoi la plupart des nations esclavagistes finissaient par décliner comme les états du sud aux USA? Ou encore l'Empire ottoman grand adepte d'esclaves et d'eunuques.  Finalement si l'on acceptait l'idée que le développement ne peut se faire que par la destruction d'autrui alors l'humanité aurait effectivement beaucoup de soucis à se faire. Mais il n'en est rien heureusement. L'épuisement des ressources peut se résoudre par le changement de paradigme technique et organisationnel.

 

  Ensuite dans le même temps Jorion nous explique en sous-entendu que les empires coloniaux seraient le fruit du capitalisme. C'est un argument qu'on entend souvent et lorsqu'on a le malheur de faire remarquer que nombre d'empires ont existé bien avant le capitalisme, on nous claironne que celui du capitalisme est bien pire parce qu'il est mû par des intérêts économiques. Comme si les anciens empires d'Alexandre le Grand, de César, de Mahomet ou des Mongoles n'étaient pas mus par l'appât du gain eux aussi. La forme impériale a changé, mais les motivations restent les mêmes ainsi que les fantasmes de grandeur et de puissance. C'est la fameuse hubris dont nous parlions dans le texte précédent.  Le capitalisme n'a pas inventé l'esclavage, il l'a même rendu moins dur et violent. Il n'a pas non plus inventé l'impérialisme, l'URSS était bien un empire et n'était pas capitaliste. À force de vouloir tout expliquer avec une théorie du tout, on finit par passer à côté des faits historiques réels. Le monde est trop complexe pour se résumer à la question économique, ou au capital. C'est étrange cet éconocentrisme de la part d'un anthropologue d'ailleurs.

 

3-Le protectionniste c'est la sortie vers le bas

 

       Dernier point le plus important pour moi, c'est la façon dont il traite lui et ses sbires le protectionnisme. Ce dernier produirait automatiquement une mécanique d'escalade entrainant tout le monde vers le bas. Pour Jorion ce serait user de la plus mauvaise des solutions qu'utiliser le protectionnisme. On retrouve là les arguments d'ATTAC pratiquement argument par argument. Et ce n'est pas étonnant, puisque c'est la position de l'extrême gauche depuis des décennies, et que l'on peut résumer par la frontière c'est le mal. Pour résoudre les problèmes, il faut se mettre autour de la table et discuter. Inviter les Chinois à prendre le thé pour les convaincre d'augmenter leurs salaires par  exemple et de réduire ainsi leur compétitivité commerciale en augmentant leurs importations et en ralentissant la progression de leurs exportations. Mais qui peut croire un instant qu'il est possible de convaincre un pays qui pratique le mercantilisme d'arrêter de le faire? On n’arrive même pas à convaincre les Allemands de le faire alors la Chine c'est du délire. Si ces pays pratiquent le mercantilisme c'est justement pour exporter leurs propres problèmes internes. L'excédent leur permettant d'avoir une croissance sans hausse salariale. Le fait est que tout ceci est une affaire de rapport de force. Baisser la tête face à quelqu'un qui vous maltraite ne vous permettra pas de vous faire respecter. Même si vous lui léchez les bottes les choses ne s'arrangeront pas. Il faut parfois être aussi violent que ceux qui vous agressent et je dis bien qui vous agresse. Parce que la situation chinoise n'est que partiellement le fait des multinationales occidentales. Contrairement à ce qu'essaient de vendre les intellectuels d'extrême gauche dont Jorion démontre ici son appartenance.

 

La Chine a une stratégie d'impérialisme commercial qui est en fait assez ressemblant à celle de la grande époque britannique. On inonde des pays de marchandises à bas coût. Et une fois l'industrie locale totalement décimée, on peut faire grimper les prix et changer les rapports de force entre les nations. La Grande-Bretagne aussi faisait des cadeaux et comme ceux de la Chine. C’était des cadeaux empoisonnés visant à détruire les vraies richesses d'un peuple, ses savoir-faire économiques et agricoles. Faut-il être stupide pour croire qu'en concentrant toute la sphère productive dans une seule nation les rapports de force n'allaient pas changer ? En militant contre le protectionnisme, Jorion défend les politiques mercantilistes de certaines nations de l'Allemagne à la Chine en passant par la Corée du Sud. Une situation qui crée d'une part un monde instable puisque les déséquilibres poussent à la faillite les états dominés.  Mais c'est une situation qui ne crée pas qu'un déséquilibre occident/asie, des pays du tiers monde connaissent aussi de gros déficits commerciaux avec la Chine. J'avais expliqué dans ce texte sur l'Inde par exemple que ce pays souffrait aussi de la concurrence chinoise et connaissait un déficit commercial abyssal. La mondialisation n'a fait que quelques gagnants et beaucoup plus de perdants.

 

Ensuite, la stratégie protectionniste vise surtout à rétablir les équilibres des balances des paiements et par là à mettre fin aux crises à répétition nourries par une dépression salariale permanente alimentée par le chantage à l'emploi. Le libre-échange empêche les politiques de relance et les politiques de plein emploi keynésiennes en diminuant énormément le coefficient du multiplicateur d'investissement keynésien. Monsieur Jorion n'est pas sans savoir qu'une politique de relance, comme celle qui a été faite par Obama et qui a échoué, part du principe que l'augmentation de la dette fera une augmentation des recettes plus importante grâce à l'échange interne entre les différentes parties de la société. Pour qu'une politique de relance fonctionne, il faut d'abord que l'essentielle de la relance fasse effet sur la demande de produits locaux. Et cela dans le but d'accélérer la création d'emploi et au final dégager les rentrées fiscales qui finiront par permettre de rembourser l'emprunt contracté. La théorie keynésienne de la relance fonctionne en circuit fermé, ou considérant les échanges extérieurs comme négligeables. Or même aux USA les importations ne sont plus négligeables. Lorsque l'Amérique relance sa demande intérieure, c'est surtout l'Asie et l'Allemagne qui profitent de la relance. Ce qui fait qu'à chaque relance le PIB augmente moins que la dette rendant au fur et à mesure trop couteuses les politiques de plein emploi. Si l'on prône le protectionnisme c'est avant tout pour à nouveau rendre possible de telles politiques.

 

  Pour finir, je dirais qu'en plus maintenir le système économique actuel c'est encourager les pays les moins avancés à produire sans consommer. C'est-à-dire à produire sans faire revenir vers les producteurs de cette richesse les gains de productivité réalisés par le travail qu'ils ont eux-mêmes effectué. La mondialisation commerciale permet à la Chine, ou l'Allemagne de croitre sans hausse de salaire et sans inflation. Elle permet aux riches de ces pays de devenir extrêmement riches sans buter contre la contradiction fondamentale du capitalisme à savoir la crise de surproduction.  En fermant nos frontières, et en exigent l'équilibre des balances des paiements, nous les mettrons devant leurs responsabilités devant leurs propres peuples. Ils devront augmenter leurs demandes intérieures et donc leurs salaires pour écouler leurs marchandises en quantité suffisante. Ce qui mécaniquement produira une meilleure répartition des richesses dans ces pays. Faire croire comme le fait Jorion que le libre-échange est bon pour les Chinois c'est une escroquerie intellectuelle. Et il n'y aura pas d'escalade puisque la violence commerciale elle est déjà là. Nous sommes déjà dans une situation de guerre commerciale et ce n'est pas le protectionnisme qui nous y a mis.

 


Jorionnisme, nom masculin

 

Définition : qui signifie faire un discours avec une méthode similaire à celle de Paul Jorion. Méthode consistant à multiplier les citations savantes pour mieux cacher la vacuité du propos et l'absence totale de démonstration logique.  Le but du jorionnisme n'est pas de faire avancer le débat, mais de mettre en avant le porteur du débat. En cela le jorionisme s'apparente à un sophisme extrêmement sournois.

 

Synonyme BHLisme, sophisme.

 

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Published by Yann - dans économie
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commentaires

yann 01/03/2014 15:11


 @ghisse


En attendant moi je ne censure pas les commentaires qui me critique contrairement à
votre idole décharné qui ne fait d'ailleurs plus illusion. Le jorionisme c'est fini, la bulle a déjà creuvé. Et quand on critique la tenu d'un blog ou des commentaires, il faut au moins avoir le
niveau de ses prétentions ce qui n'est guère votre cas. 

ghisse 01/03/2014 14:24


élucubrations pour élucubrations celles de jorion sont d'une autre tenues tout de même mais après tout si yann veut faire mieux ou pire y'a plus qu'à . allez - y mon gars ne vs gênez pas .
faites-vs accepter comme intervenant sur son blog  par exemple ou encore faites vs entendre plutôt que de parler de mainstream comme constat discriminant . le négatif des élites c'est la
même merde mais juste insignifiante  ( "fiante" ) . pour finir les commentaires sont d'une longueure faut croire que certains n'ont vraiment rien à foutre que d'user leur clavier.

zyta 08/10/2011 15:16




alkali 22/08/2011 02:36



@ laGaule


Je le lis comme on  peut lire une opinion, comme je lis celles de ses "invités" ou encore celles de bien d'autres blogs. Je ne lis pas pour me faire une opinion, ni pour me conforter dans
les miennes, juste pour tater le poul du monde qui m'entoure.


Ceci dit, je comprends bien que l'on puisse le rejeter, moi-même, parfois, je me sens comme des envies de coup de pied au cul en lisant certaines pleurnicheries qui se voudraient des appels à
acheter son bouquin ou à faire un don.


Quant au "reste", je me doute bien que la douleur sera forte, il en est ainsi à chaque fois qu'une mutation de société doit se faire par la contrainte. Je ne fais que constater la mort ou la mue
de ce système. Je le fais sans excès d'optimisme, certes, mais avec la satisfaction de savoir qu'il sera difficile de faire pire.


Partout des gens se concertent, s'indignent, se lèvent, discutent, proposent... un ferment est en train de lever. Pour l'instant c'est une phase "pacifique"... mais les zélites sont assez folles
pour provoquer la violence. J'espère seulement qu'il en sera autrement. Quoiqu'il en soit, malgré la douleur, avec ou sans violence, le mouvement est lancé. Les choses ne seront plus comme avant.
Les discours à la TINA, les promesses néo-libérales de "bonheur pour tous par l'égoisme de chacun" et autres billevesées à la Milton Friedman ont montré leur réalité et chacun peut désormais s'en
rendre compte. D'ailleurs, chacun s'en rendra compte très bientôt, lorsque cette farce de l'austérité commencera à se faire sentir au quotidien, dans la baisse du pouvoir d'achat, dans le gel des
salaires, dans les coupes des services publiques et des prestations sociales, dans l'accélération du transfert de bien publique vers le privé...


Je le disais plus haut, c'est par les tripes que le changement s'impose, pas par les idées. C'est pour du pain que les parisiennes ont marché sur versailles en 1789...


Alors, lorsque l'état, dans son mépris, tentera d'arrêter ce flot avec ses brigades de robocops, nous verrons le vrai visage de ce système. Il n'y aura d'autre choix que la résistance passive ou
l'insurrection. Dans le 1er cas ce sera la dictature, dans l'autre...


"""Oui, Messieurs, c'est la guerre entre les riches et les pauvres : les riches l'ont voulu ainsi ; ils sont en effet les agresseurs. Seulement ils considèrent comme une
action néfaste le fait que les pauvres opposent une résistance. Ils diraient volontiers, en parlant du peuple : cet animal est si féroce qu'il se défend quand il est attaqué."""
Louis-Auguste Blanqui - 1805-1881


 



La Gaule 21/08/2011 23:36



@ Alkali


 


Convenez quand même que c’est un peu sa méthode à lui qui pousse à être systématique à son endroit. La manière insidieuse dont il écarte ses
détracteurs ne regarde certes que lui, puisqu’il est maître sur son blog. Elle n’en est pas moins bien réelle. On est pour Jorion ou contre Jorion.


Cela dit il a été utile (très utile), il l’est encore et rien ne vous empêche de le lire… Si vous le supportez encore.


Pour le reste, je serai moins optimiste que vous. La douleur sera du voyage.