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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 20:16

  On a beaucoup critiqué la proposition d'Eric Cantona sur le bankrun organisé, qui a échoué semble-t-il, au soulagement certain de nos grands argentiers. De nos ministres comme Largarde qui se moque d'un individu qui n'aurait vraisemblablement pas les compétences pour parler de ce genre de chose, aux intellectuels de salon comme Alain Minc qui déclare que l'ex-footballer est simplement  un imbécile. Je ne dirai rien bien évidement sur ces critiques qui feraient mieux de minimiser leurs paroles empoisonnées s'ils ne veulent pas que la question de la compétence ou de leur intelligence soit un jour poser à leur encontre tant leurs idées et politiques sont à coté de la plaque depuis des décennies. Il y a aussi eu des critiques plus mesurées et intelligentes chez les alternatifs comme Fredéric Lordon, qui, tout en critiquant l'idée de bankrun, qui est effectivement dangereuse, non pas seulement pour les banquiers dont je me fous éperdument, mais pour l'économie dans son ensemble, a aussi eu le mérite d'en reconnaitre la saine colère. Car finalement notre footballer grande gueule a eu l'immense mérite de jeter sur la place publique un ras le bol ressenti dans une large partie de la population. En ce sens Cantona est l'exemple inverse de notre apatride tout aussi footballer Anelka qui lui nique la France et va jouer avec sa rente en Angleterre. Cantona nous réconcilie un peu avec les stars du Showbiz et du ballon rond, certaines de ces stars peuvent donc encore avoir un sens collectif. Je dirai tant mieux et c'est la bonne nouvelle du jour puisque la France aura besoin de toutes les bonnes volontés pour redresser la barre.

 

  Nous avons donc désormais crevé l'abcès, du moins en partie, et les arguments visant à faire culpabiliser les citoyens sur le soi-disant train de vie monstrueux de l'état français aura beaucoup plus de mal à fonctionner que ce à quoi pouvait s'attendre toute la secte néolibérale qui trafique dans les coulisses politiques pour nettoyer les derniers restes de l'état providence. On voyait déjà DSK président justifiant la privatisation de la sécu au nom du bon sens économique visant à rembourser la dette publique pour ne pas la laisser aux pauvres générations futures. Une partie de la population commence doucement à comprendre par quelle arnaque l'on fait monter la dette pour justifier par la suite le démembrement des structures collectives au nom d'une saine gestion qui est en faite tout sauf saine.  A vrai dire la vitesse à laquelle certains pays, présentés naguère, comme des stars de l'équilibre budgétaire et comme des champions de la dérégulation économique sont passés au statut de mendiants internationaux comme l'Irlande ou l'Espagne avait déjà passablement ouvert les yeux de nos concitoyens. Le bankrun cantonien semble donc achever la tâche de l'éducation économique de la population dans un sens auquel le système médiatique n'avait pas vraiment envie d'aller. A ce stade les idées sont encore floues dans la tête des gens et certains charlatant vont essayer d'user de la confusion pour continuer la défense d'intérêts somme toute pas très collectifs, mais d'une manière différente. Puisque effectivement les néolibéraux ne peuvent plus cacher la réalité, à savoir que l'augmentation subite de la dette publique est liée pour l'essentielle à l'aide apportée aux banques et aux effet de la crise bancaire, ils vont essayer d'empêcher le cataclysme qui menace d'engloutir les intérêts de leurs amis financiers par d'autres trucs de sophistes. Leur peur ultime étant bien sûr le retour de l'état dans les affaires sérieuses, celles de la monnaie par le recours à l'emprunt public pour l'investissement de l'état, voir le recours à la nationalisation totale du système financier comme ce fut le cas après guerre pour redresser le pays. On pourrait même imaginer un état fermant la bourse de Paris après avoir simplement constaté son coté inutile et parfaitement néfaste pour la gestion de nos entreprises comme l'avait proposer justement Frédéric Lordon l'année dernière.   

 

  Afin d'éviter ces solutions radicales, solutions qui sont pourtant impossibles à éviter si l'on veut un vrai redressement, il va falloir que les néolibéraux trouvent d'autres attaques que la ritournelle sur l'état gaspilleur. L'arme ultime est bien évidemment la hantise de l'inflation, devenue ennemie numéro un dans les années 70, période où justement l'état s'est mis à privatiser la monnaie. La propagande libérale des trente derniers années a bien fonctionné sur ce plan reconnaissons le, l'inflation est vue aujourd'hui comme une calamité catastrophique, c'est le nouveau ciel des gaulois qui pourrait bien nous tomber sur la tête si nous fâchons le marché. En réalité comme je l'avais montré dans un texte précédent, l'inflation française a explosé après l'abandon des emprunts à la banque de France et non avant. De plus la période des trente glorieuse fut un période d'inflation à 4% par an, et cela n'empêchait pas le PIB de grimper, tout comme le niveau de vie, faire de l'inflation le monstre absolu est caractéristique des milieux défendus, ceux de la rente. Cependant la peur de l'inflation est aujourd'hui bien encrée dans les mentalités et malheureusement il va falloir bien expliquer en quoi cette peur est irrationnelle en soit, car les néolibéraux ne vont pas hésiter à attaquer sur ce plan. Ainsi en proposant que l'état emprunte directement à la banque de France à faibles taux, l'on voit déjà des voix s'élever et crier garde à l'inflation et à l'irresponsabilité des politiques, c'est Weimar et le Zimbabwe réuni qui vous pend au nez. 

 

La monétisation face à l'inflation

 

  Il faut donc désarmais ces propos tout aussi faux qu'approximatifs d'ailleurs et revenir sur la terre ferme et le bon sens terre à terre loin des préoccupations des sophistes de salon. En premier lieu rappelons que ce qui compte dans l'absolue ce n'est pas le taux d'inflation mais la hausse du niveau de vie. Ce que je dis là est bien évidement trivial mais cette idée de base semble s'être perdue dans les méandres des fumisteries économiques proférées sans arrêt par les médias mainstream. Si les salaires augmentent plus vite que l'inflation tout va bien, c'est  s'ils augmentent moins vite que l'on a un problème. C'est la différence entre l'inflation et l'augmentation salariale qui compte, pas l'inflation dans l'absolue. Si par exemple l'inflation est de 10% par an mais que les salaires augmentent de 11% le pouvoir d'achat aura augmenté de 1%, à l'inverse si l'inflation est de 2% mais que les salaires n'ont augmenté que de 1% le pouvoir d'achat aura baissé. J'ignore bien évidement ici les stratégies visant à cacher la réalité des chiffres, je pars du principe que les chiffres sont vrais et pas trop manipulés contrairement aux pratiques gouvernementales courantes. Donc on voit bien que l'inflation toute seule ne signifie pas grand chose, en réalité tout dépend du reste et notamment de la part salariale. Donc s'arrêter à l'élimination d'une politique sous prétexte de risque inflationniste est tout simplement malhonnête puisque ignorant les autres chiffres de l'économie.

 

Jean Luc Gréau avait évoqué  une expression intéressante dans son livre L'avenir du capitalisme, il avait dit "quand les prix prennent l'escalier, les salaires prennent l'ascenseur". Ce qui signifie que l'élasticité des prix est en fait moindre que celle des salaires, quand les prix augmentent on a de fortes chances pour  que les salaires augmentent plus vite alors que lorsqu'il y a déflation, les salaires risquent de baisser plus vite que les prix. C'était déjà la remarque de Keynes à son époque qui invalidait la stratégie de sortie de crise par la baisse des salaires. Depuis trente ans on a vendu aux français une augmentation du pouvoir d'achat par les importations à bas prix, or ce qui s'est passé c'est que les salaires sont restés bloqués, ou ont plus faiblement augmenté que les prix. Nous avons eu certes une moindre inflation grâce aux esclaves chinois, mais nous avons en réalité perdu du pouvoir d'achat car les salaires n'ont pas suivi l'inflation. A cela s'ajoute les multiples bulles et le gonflement des revenues des intermédiaires raflant en réalité l'essentiel des  gains liés aux importations pour les distribuer à leurs actionnaires. On en vient aujourd'hui effectivement à se demander si l'inflation en dessous d'une certain seuil, disons 3% en France, n'est pas déraisonnable. Une politique visant à redistribuer les revenues devrait s'échiner à relancer l'inflation jusqu'à un certain niveau tout en adossant à nouveau les salaires à l'inflation histoire de finir d'euthanasier les rentiers une bonne fois pour toute cette fois.

 

Au-delà des effets de l'inflation, pas aussi dramatique que ceux que certains essaient de faire croire il y a aussi la question des effets supputés de la politique monétaire sur l'inflation.  Il y a là des critiques à proférer à l'encontre des empêcheurs de monétiser en rond. Tout d'abord la masse monétaire d'un pays doit toujours augmenter en fonction des besoins, il faut jeter aux orties les rêves d'une monnaie stable  jusqu'à la fin des temps, c'est tout simplement impossible. Cela admis l'on comprendra que même avec des monnaies métalliques vous vous retrouveriez un jours obligé de changer la valeur faciale de votre monnaie par rapport à celles des autres. Tout le problème n'est en aucun cas de ne pas augmenter la masse monétaire comme ces fous de l'étalon or le proposent, mais de le faire de façon raisonnable, en quantité à la fois suffisante pour ne pas nuire à la croissance, de la productivité et des échanges, tout en évitant une hausse des prix par excès de monnaie en circulation. Donc l'augmentation de la masse monétaire n'est non seulement pas un crime mais c'est une nécessité impérative.

 

Maintenant les propositions visant à faire en sorte que l'état emprunte à la banque de France au lieu d'emprunter sur les marchés financiers n'a rien avoir avec de l'augmentation de la masse monétaire par la planche à billet, contrairement à ce que l'on peut parfois lire ici ou là. Et contrairement à ce que les néolibéraux vont aussi nous asséner.  En effet la planche à billet ne laisse aucune trace dans la comptabilité publique, l'emprunt si. Quand l'état empruntera à la banque de France, il devra tout de même rembourser sa dette il n'y a pas de monnaie exnihilo. Quand à l'idée que l'état pourrait emprunter indéfiniment à cause de l'absence éventuelle d'intérêts, c'est complètement faux, le niveau d'endettement lui même est une limite. D'ailleurs bien souvent ce qui vous empêche d'emprunter ce ne sont pas les taux d'intérêt, mais le niveau des remboursements par rapport à vos revenus.  Si vous avez un revenue de 2000€ par mois que vos frais contraints (loyer, nourriture) sont de 1200€, vous pourrais difficilement souscrire à un emprunt dont le remboursement excéderait 800€ par mois quelque soit le taux d'intérêt demandé. C'est le niveau de remboursement qui crée la limite de l'emprunt et non les taux d'intérêts en eux même. D'ailleurs la justification des intérêts n'a jamais été de limiter la boulimie de l'emprunteur, mais de théoriquement rémunérer le risque que prend le prêteur en cas de défaut de paiement, ce n'est pas la même chose. C'est ce qui faisait dire à Keynes que les intérêts étaient l'image que se faisaient les investisseurs de l'avenir, des taux d'intérêts forts nous disant l'inquiétude des investisseurs sur le futur. Donc même sans intérêt, l'état aura une limite pour emprunter qui sera toujours liée à ses revenues et à ses capacités de remboursement. Par contre l'état remboursera toujours la dette elle même, car en l'absence d'intérêt la dette cessera de gonfler toute seule années après années par effet boule de neige contraignant l'état à s'endetter toujours plus pour rembourser les intérêts.

 

Ensuite si ces emprunts servent à l'investissement productif, qu'ils créent des emplois, dans l'industrie notamment, et servent à réduire notre dépendance vis à vis de l'étranger ils ne pourront que faire croitre les revenues de l'état à long terme, facilitant de fait le remboursement. L'investissement le plus utile en ses heures sombre d'épuisement des ressources pétrolières seraient bien évidement de cibler tous ce qui peut nous sortir du piège pétrolier dans lequel nous sommes. Sachant que les importations de pétrole c'est, au bas mot, 20 milliards d'euros par an qui partent à l'étranger et nous oblige à couvrir cela par des exportations concomitante. Tout investissement permettant une réduction de ce  trou permettrait une forte amélioration des comptes nationaux et une plus grande croissance économique. Sans parler des effets sur l'indépendance nationale. On le voit si l'emprunt public à lui seul n'est pas la solution à tout, cela dépend de ce que l'on en fait, c'est un outil essentiel à une politique publique digne de ce nom et c'est bien pour cela que les adeptes de l'état minimaliste le craignent.  

 

 

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Published by Yann - dans économie
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commentaires

A-J Holbecq 10/12/2010 11:43



@valuebreak


Juste un  lien parce que je suis à la bourre : http://fr.wikipedia.org/wiki/Commissariat_g%C3%A9n%C3%A9ral_du_Plan


Je pense qu'un Etat "maître d'ouvrage" est plus efficace que "la main invisible du marché."


Néanmoins d'accord que le pétrole (et l'énergie) va être un gros problème .. ce n'est pas le seul : http://www.societal.org/docs/cdr2.htm


 


 


 



valuebreak 10/12/2010 09:13



@ yann : 


merci de votre réponse.


vous citez les USA sur la période 1930-1950, l'Allemagne de Bismarck, la France de 1950-1960 ... c'est à dire des périodes très courtes de l'histoire ! à supposer que ce soit l'état qui soit à
l'origine de ces essorts, bien que pour les USA c'est plus probablement la mise à disposition de quantités énormes de pétrole quasi gratuit, pour l'Allemagne bismarckienne, l'exploitation du
charbon, il faut constater que leur bonne santé n'a ps été pérenne .... ce dont l'état fort a favorisé l'obtention, il s'est montré incapable de le préserver ...


pour l'empire ottoman, n' a t'il pas été tout simplement victime de sa propre taille ?


pour l'époque Meiji, je ne me prononce pas, car je ne connais pas bien cette période. je vais tâcher de me documenter ...


 


pour résumer ma pensée, je ne suis pas sûr qu'un état fort et interventionniste soit la panacée ... et je vois peu d'exemples irréfutables en ce sens au plan historique ...  j'y vois pas mal
d'exemples au contraire d'administrations rigides s'adaptant mal au changement ...


Alors, la solution serait elle celle de l'état jardinier auquel vous faites référence dans le post d'aujourd'hui, jardinier connaissant par coeur son terrain, son climat et ses outils ? réponse :
comme vous ne l'ignorez pas, il y a d'excellents jardiniers qui améliorent leur productivité et dégagent toujours plus d'excédents de culture, et d'autres qui ruinent le terrain qu'ils lèguent à
leurs enfants ... 



yann 09/12/2010 23:18



@valuebreak


Des exemples d'états fort ayant réussi vous n'en connaissez pas? Les USA qui était protectionniste jusqu'en 1945 avec des taux de 50% en moyenne sur les importations. Sans parler des
investissement continu dans les secteur clés comme l'aéronautique, sans l'état américains jamais l'industrie de ce pays n'aurait décollé. Je pourrai vous parler de l'ère Meiji au Japon oùt des
samouraï ont modernisé leur pays à rythme totalement incroyable et c'est bien le patriotisme et l'état qui a fait sortir le Japon du féodalisme. L'Allemagne de Bismarck ce dernier pratiquant un
protectionnisme pour développer une industrie concurrençant celle des anglais. De Gaulle c'était pas mal aussi dans le genre interventionnisme.  La Chine actuelle qui a un état ultrapuissant
qui guide tout le reste.


En fait j'aurai beaucoup de mal à vous donner le nom d'un pays obéissant au critères libéraux et ayant réussit. Les libéraux au  19 ème faisaient l'apologie de l'empire Ottoman parce qu'il
n'agissait pas sur le commerce et ne taxait pas ses importations. Étrangement il est devenu l'homme malade de l'Europe avant de disparaitre, étrange coïncidence non?  Mais personnellement je
ne vois pas l'état comme tout puissant. Je le voit comme un jardinier humble qui regarde pousser ses légumes en entretenant le jardin, en mettant des tuteur et de l'engrais, en éliminant les
mauvaises herbes etc... Un Jardin a peu de chance de pousser sans jardinier, en tout cas il ne sera pas beau à voir et tel cas. Maintenant le jardinier peut avoir la main verte, ou être un
imbécile qui répand du sel sur son sol. Mais ce n'est pas parce que le jardinier peut-être mauvais qu'il ne faut jamais en avoir un.


 Su rla question de l'investissement je constate que le privé ne fait pas mieux que l'état en matière d'investissement pour la sortie du pétrole. Le marché n'a qu'une vision à court terme
c'est ainsi. Il faut parfois que la collectivité agisse si personne ne le fait à sa place quitte ensuite à laisser les acteurs privé s'en changer une fois les alternatives lancées. C'est ce qui
s'est passé dans les télécoms en France par exemple. En définitive l'état peut prendre beaucoup plus de risques que les entreprises privé et perdre de l'argent dans des investissement qui ne
porteront leur fruit que des décennie plus tard ce que les entreprises privées n'ont pas les capacités de faire. 


 


@A-J Holbecq


 


Merci pour ces précisions. Je vais essayer de parler des solutions au pétrole dans un prochain texte et notamment de mon dada l'huile d'algue qui est le carburant le plus prometteur. ON oublie en
générale que le tout pétrole c'est l'état français qui l'a imposer par ses politiques publiques. Si l'état n'avez pas construit toutes les infrastructures et laissé au marché le soin de tout
faire il n'y aurait certainement aucune autoroute en France. On en serait encore aux charrettes, remarquez nous serions ainsi préparé à l'après pétrole . Seul l'état peut impulser des changements profonds dans les comportements économiques en favorisant systématiquement les alternatives
énergétiques et les économies d'énergie. En rendant par exemple moins rentable l'usage du pétrole pour orienter petit à petit la consommation vers autre chose.


@Perceval


Merci pour ces vidéo je les avais regardé sur agoravox.  J'avoue que Jovanovic m'énerve un peu parce qu'il est souvent dans la confusion et l'approximation mais bon il rend ces thèmes
populaires c'est le plus important finalement.


@RST


Non je t'assure que la justification première de l'intérêt c'est la prise de risque du prêteur, ben oui moi j'ai tout lu Keynes . Tu me dira il y a autant de théories que d'économiste alors... Je pense quand même que la première limite c'est celle du niveau
d'endettement, mais ce niveau est aussi construit par les taux d'intérêts. Cependant même si tu emprunte sans intérêts tu doit quand même rembourser ton prêt que je sache non? Seulement dans ce
cas le prêteur n'y gagne rien ce qui limite l'intérêt du prêt tu vois.


Je vois de quo tu veux parler c'est l'augmentation de la masse' monétaire nécessaire don je parle dans le texte. A vrai dire dans ma tête j'ai séparé la question de l'emprunt public de celle de
la question de la hausse de la masse monétaire en circulation. Pour moi c'est la banque centrale qui doit augmenter la masse monétaire en circulation soit par la planche à billet soit par la
maitrise des prêt bancaires cela suppose bien sûr l'application du 100% money de Fisher. L'emprunt d'état ici devait être remboursé dans son intégralité mais bien sûr l'état faisant sans arrêt de
nouveaux prêts il y aurait toujours un certain niveau de dettes publiques.



valuebreak 09/12/2010 19:04



@ AJ Holbecq.


merci de votre réponse.


néanmoins, pas trouvé encore d'ex d'état fort qui réussisse ...


quant à ma remarque sur les emprunts d'état, elle visait à dire, que, à ce jour, quand l'état français emprunte,c'est pour son fonctionnement et pas pour investir ... si depuis trente ans, il
avait investi, il y aurait forcément des progrès au niveau de la balance commerciale sur cette période, non ?


@ AJ Holbecq encore : mes félicitations pour les efforts que vous déployez sur le net pour expliquer vos raisonnements, ils ont nourri ma réflexion indéniablement ...



RST 09/12/2010 18:53



@ Yann


Tu dis « la justification des intérêts n’a jamais été de limiter la boulimie de l’emprunteur »


Ben si, un peu quand même. Comme le dit Lordon c’est "l’instrument de la contention externe de l’insatiable désir d’argent"


Et sur le fait que l’Etat doit nécessairement rembourser sa dette, pas forcément d’accord non plus. Certains parlent d’une monnaie permanente qui a vocation a circuler
en permanence et à ne jamais être détruite. Si AJH passe par ici il nous expliquera ça bien mieux que moi.