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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 21:16

 fin-du-monde.jpg Et si l'humanité disparaissait par les berceaux? Hypothèse farfelue en ces temps où l'on s'inquiète inversement de la surpopulation mondiale et des effets dramatiques de la malnutrition ou de l'épuisement des ressources.  C'est pourtant bien la direction que semble prendre l'humanité, celle-ci navigant de  déséquilibre en déséquilibre à cause de changements techniques et sociaux trop rapides. La révolution tunisienne s'est fait par exemple sur fond d'un changement radicale dans les pratiques familiales, la natalité s'étant effondré dans ce pays. Comme Emmanuel Todd nous l'a si souvent dit, l'expérience historique montre que la baisse du taux de natalité est le fruit de la hausse naturelle du niveau scolaire, et cette hausse produit par la suite des mouvements politiques de fonds et des remises en cause de l'ordre politique et économique en place. Les mouvements  démocratiques en Europe on été le produit de cette hausse du niveau scolaire. C'est la même chose qui se produit aujourd'hui chez nos voisins du sud. Très  vraisemblablement le continent noir sera la dernière région du monde à produire des révolutions et des conflits politiques de grande ampleur, une fois sa transition démographique terminer d'ici deux ou trois décennies suivant les pays.

 

    En ce sens la baisse de la natalité mondiale est réjouissante car elle traduit un élévation du niveau culturel général et une certaine démocratisation. Elle s'accompagne également d'une poussé de l'individualisme parfois jusqu'à l'excès, comme  dans nos pays qui auraient bien besoin d'un peu d'esprit collectif s'ils veulent survivre à terme. Mais il y a un fait relativement inquiétant à l'heure actuelle et que nos démographes ne semblent pas prendre en compte, c'est qu'aucun pays ayant traversé la transition démographique n'est pour l'instant arrivé  à l'équilibre. Même des pays comme la France ou les USA, c'est à dire les pays les mieux placés en terme de natalité parmi les pays développés, sont légèrement en dessous du seuil de reproduction et c'est sans compter sur le fait que les immigrés ne sont pas pour rien dans la démographie correct de ces pays. Surtout dans le cas des USA où l'on connaît le poids des immigrés mexicains dans la natalité globale. La démographie relativement équilibrée de ces deux pays ne compense  absolument pas les déséquilibres monstrueux atteint dans des pays comme l'Allemagne, le Japon ou la Corée du Sud. Cette dernière est par exemple tombée à 1.1 enfants par femme un taux tout à fait incroyable et qui condamnera à terme l'économie de cette nation.

 

La France premier pays de la transition démographique

 

        Jusqu'à présent l'effondrement démographique dans les pays avancés n'a jamais vraiment inquiété les pouvoirs publics, du moins dans la majorité des pays développés. Aux USA par exemple cette question n'existe tout simplement pas, les USA font des prévisions démographiques en compensant la disparition des locaux par une importation toujours plus massive d'immigrés. Ainsi il semble que les américains continuent de penser qu'il feront venir toujours plus d'immigrés d'Amérique du Sud alors même que la natalité de cette région du monde est en chute libre. Le Mexique, par exemple, principal fournisseur de main d'oeuvre pour les USA est tombé à 2.3 enfants par femme alors qu'il était encore à 3 en 1995, le Brésil est à 2.2 . Ces pays n'auront pas de quoi fournir longtemps les immigrés nécessaires à la compensation du vieillissement de l'oncle Sam d'autant que rien d'indique qu'ils continuront longtemps à être moins riches que les USA. Mais les américains pensent la démographie comme ils pensent l'économie et la société en général, c'est à dire sans tenir compte des limites physiques du monde dans lequel ils évoluent. Ils continuent à imaginer pouvoir importer indéfiniment des immigrés sans se demander si la corne d'abondance ne viendra pas  à s'épuiser un jour, tout comme ils importent du pétrole et d'autres matières premières sans se soucier d'un assèchement pourtant bien prévisible. La mentalité américaine consiste toujours à aller plus loin dans l'exploitation de ce qui existe sans se soucier du renouvellement. Et malheureusement à cause de leur poids chez les pays développés les USA ont largement influencé les élites du restes des pays d'occidents en matière de mentalité. La vielle Europe pense aujourd'hui de façon identique à l'empire des obèses, sans voir à quel point cette facon de voir est dangereuse pour son propre avenir.

 

    Ainsi l'on voit aujourd'hui fleurir des théories aussi folles qu'elles sont irréalistes sur le besoin d'immigrés sans cesse croissant du continent européen et maintenant d'Asie, tout çà à cause de cette influence néfaste de la puissance américaine sur les instances internationales.  Les propositions de migration massive ne se souciant visiblement ni du développement des pays du tiers-monde, ni du fait que ces pays aussi passent actuellement  la transition démographique et qu'ils ne pourront pas à la fin fournir les immigrés nécessaire au maintient démographique de l'Europe puis de l'Asie. A ce titre le géant chinois est lui même dans une mauvaise posture avec un taux de natalité à 1.5 en moyenne nationale, dans les grandes ville ils sont mêmes tombés à un. J'imagine dans trente ans nos fous de l'ONU proposant que la Chine fasse venir 200 ou 300 millions d'immigrés pour compenser les pertes. Mais où est-ce qu'ils iront les chercher??? Et je ne parle même pas des problèmes inhérent à l'intégration de ces populations qui finiraient avec de tels niveaux d'immigration par devenir majoritaire dans certains pays. Peut-on croire réellement qu'en peuplant l'Allemagne de turcs celle-ci resterait pour autant l'Allemagne? Il y a un niveau de proportion au delà du quel l'immigration devient purement et simplement une colonisation, car il faut appeler un chat un chat même au risque de choquer les cardiaques du politiquement correcte. Vue les taux de natalité germanique il faudrait littéralement remplacer la population allemande d'ici la fin du siècle pour maintenir le niveau d'habitant actuel de l'Allemagne. L'immigration n'est donc pas une solution, à moins de vouloir provoquer des conflits ethniques ou pire encore.

 

    Bref tout çà pour dire que l'on essaie de résoudre la question démographique avec des solutions qui n'en sont pas. La France est assez exemplaire en la matière, notre pays a été le premier à passer la transition démographique, or pour nous en sortir nous n'avons fait que boucher les trous depuis deux siècles. Et malgré l'immigration nous n'avons fait qu'un surplace entre 1800 et 1900, le seul moment où le pays a réellement grossi fut la période où la natalité a gonflé après guerre. L'immigration peut agir à la marge pour rééquilibrer une pyramide des âges légèrement étroite, mais  disons qu'en dessous de 1.8 enfants par femme l'immigration n'est plus une solution suffisante.   Et la France a pu corriger sa démographie durant ce laps de temps parce qu'elle était la seule à avoir une démographie négative, mais demain c'est une large majorité de pays du monde  qui seront dans ce cas.  Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité la civilisation urbaine règne sans partage, or à chaque fois que des civilisations se sont éteinte par les berceaux elle furent remplacées ou régénérées par des peuples qui n'étaient pas encore au même stade de développement. On peut penser ici aux romains dont la démographie chancelante permis l'invasion des barbares germaniques et autres. La forte concentration de la population dans les villes et l'homogénéisation des modes de vies et des désirs grace aux médias, ainsi que la hausse des niveaux scolaires, font que maintenant la planètes entière va sombrer dans le spleen démographique et le vieillissement. Il n'y a plus de dehors, il n'y a plus de barbare pour régénérer la démographie mondiale si elle s'effondre toute entière.

 

L'humanité s'éteindra par les berceaux

 

 

      L'effondrement de la natalité mondiale sera le problème numéro un de la planète dans les années 2030-40, çà l'est déjà dans certaines régions du monde comme la notre. Mais l'expansion démographique mondiale  continue, par inertie, à  donne des illusions à nos élites comme elle en a donné aux élites françaises durant deux siècles.  Bien sûr il y aura toujours quelques écologistes pour se réjouir d'une telle évolution,mais c'est oublier bien vite que pour changer des formes d'organisation il faut du sang neuf, plus les sociétés vieillissent et moins elles sont aptes aux changements. Or pour sortir du pétrole il faudra de gros changements. De plus l'effondrement de la production pétrolière pourrait aggraver la crise démographique mondiale, en effet l'explosion du coût des hydrocarbures fera exploser le prix de l'alimentation et risque de réduire considérablement le niveau de vie de la planète. On pourrait assister avec la fin du pétrole à une hausse de la mortalité mondiale qui aggraverait les effets de la baisse de la natalité en produisant une baisse rapide de la population. En effet le seuil de reproduction ne dépend pas que de la natalité, mais aussi du niveau de mortalité infantile, si celle-ci augmente alors le seuil de reproduction devient plus élevé. Deux enfants par femme c'est suffisant pour reproduire la démographie d'un pays développé à faible mortalité infantile, mais si le pétrole vient à manquer il en faudra peut-être à nouveau 2.5 ou 3. C'est bien sûr un peu exagéré comme position, on peut imaginer une sortie du pétrole qui ne soit pas aussi catastrophique cependant c'est un scénario tout à fait envisageable.

 

  Mais même en supposant que l'on résolve le problème pétrolier, si la natalité mondiale tombe durablement à 1.5 enfants par femme ou moins, l'on peut dire que l'humanité s'éteindra un jour.  A l'image du japon qui en 2100 ne fera plus que 60 millions d'habitants si sa démographie reste ce qu'elle est aujourd'hui. Ainsi on verrait la population mondiale diminuer de génération en génération jusqu'à ce qu'elle soit totalement éteinte dans quelques siècles. Une extinction en douceur de quoi réjouir les plus nihilistes des amis de la nature.  On aime imaginer la fin du monde dans une orgie de guerre et de missiles nucléaires ou dans une grande catastrophe de type biblique, il se pourrait pourtant que la fin de l'humanité soit beaucoup plus tranquille.  Nous disparaîtront peut-être simplement parce que nous ne désirons plus procréer.

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 19:41

Un nouvel article consacré à l'ouvrage de Christophe Guilluy vient de sortir, dépeignant l'analyse originale du géographe sur la situation de la pauvreté réelle en France. On y apprend notamment que 85% des pauvres ne se trouvent pas dans les banlieues sensibles, chose que l'on peut facilement remarquer en regardant une simple carte du territoire avec  le PIB par habitant suivant les départements.  Ou même en remarquant que le taux de chômage n'est pas forcement proportionnel aux nombres d'immigrés présents dans tel ou tel département. Le fait est que les élites françaises se sont  créée une image du pauvre qui n'est pas nécessairement  ce qu'elle est en réalité.  L'image d'Épinal de la banlieue pauvre et forcement immigrés, face aux riches citadins blancs est une image caricaturale qui correspond en fait plus à la ville nord américaine qu'à la société française. Il faut peut-être voir dans cette imagerie les effets de l'influence américaine et de son armada de séries et de films reflétant la sociologie américaines. De la même manière que les français connaissent mieux le système judiciaire américain que français pour cause d'influence culturelle, ils ont une image sociale de leur pays qui correspond en fait à la sociologie US.

 

      Ainsi le département de la Seine Saint Denis qui se fait toujours remarquer par sa délinquance et par son taux important de population d'origine étrangère, a un taux de chômage de 11.3%. On parle sans arrêt de la pauvreté de ce département qui expliquerait tout ses problèmes, et bien pourtant il y a douze départements qui ont un chômage plus élevé. L'Hérault par exemple, mon département, a  13.5% de chômeurs et les villes les plus pauvres sont souvent exempts d'étrangers sur leur sols. Comme je l'avais expliqué il y a quelques temps dans un texte, tout se passe comme si la pauvreté ne pouvait en aucun cas toucher les français historiques dans la tête de nos élites. Ce phénomène a, semble-t-il, comme explication centrale l'abandon de la question sociale  par la gauche française au profit des questions ethniques et communautaires, l'influence de la gauche américaine étant là encore largement palpable.  Comme l'expliquait Emmanuel Todd dans "La nouvelle France" une bonne part des études sociologiques françaises sont inspirées en fait des études américaines ce qui fausse complètement l'analyse en collant des réflexions qui n'ont rien avoir avec la réalité de notre pays. Cette exportation culturelle majeure des USA sous la forme d'influence culturo-mondaine est probablement celle qui a fait le plus de mal à la société française. D'autant que l'esprit égalitaire français a bien du mal à imaginer que nos sociétés puissent différer lourdement sur des questions comme la pauvreté, le racisme ou tout autre sujet d'analyse sociologique.  Mais dans cette distorsion de la vision du réel, il y a aussi le fait que la gauche française n'assume pas ses choix, en faisant le choix du libre-échange elle a condamné une partie grandissante du pays à l'appauvrissement, chose qu'elle ne veut pas voir. Les immigrés sont donc des pauvres plus logique pour elle, car ils ne sont pas pauvres à cause de la mondialisation mais vraisemblablement à cause du racisme de ces salauds de français. Accepter des pauvres, français de souche, c'est quelque part assumer les dégâts engendrés par les politiques européennes et libre-échangistes.

 

        On peut donc affirmer que le pauvre moyen français est blanc et qu'il vit dans une petite ville de province. Le banlieusard immigrés n'est qu'une exception au sens statistique, et pourtant il canalise tout les efforts des pouvoirs publics. Comme le montre Guilluy en déclarant par exemple que l'on octroie des dotations publiques 1000 fois supérieures aux banlieues médiatisées plutôt qu'aux quartiers  pauvres des petites villes de province. Il s'agit manifestement d'une politique inégalitaire qui n'a que pour seule origine l'aveuglement des élites et l'influence de l'idéologie dominante des grands médias. Cette politique nourri pourtant très certainement l'animosité envers les banlieues et donc envers les minorités ethniques que nos élites prétendre par ailleurs défendre.  Bien sûr cela ne colle pas également avec l'image de la délinquance forcement fruit de l'inégalité sociale. Car en réalité la pauvreté n'explique pas la violence au quotidien, comme le soulignait le très discuté Xavier Raufer  que l'on peut critiquer, mais qui a des arguments tout à fait valides sur le plan logique. En effet les départements les plus pauvres ne sont pas les plus criminels quoiqu'on en dise. C'est d'ailleurs assez insultant pour les pauvres que de les cataloguer comme criminels automatiques en fonction de leur niveau de richesse. La vérité est ailleurs, dans l'éducation, et dans la désocialisation inhérente à  la société multiculturelle pourtant vanté par notre gauche au nom du modèle plus américain que français de la diversité. En vérité là est un des problème majeurs pour les élites française reconnaitre le caractère erroné de leur analyse de la société et l'échec du multiculturalisme. Admettre que la pauvreté n'explique pas les désagréments des banlieues, c'est tendre la perche pour se faire battre, plutôt faire mourir le pays que reconnaitre ses erreurs. Cela montre au passage le peu de courage que possèdes nos élites, aux USA par exemple un sociologue américain Robert Putnam a depuis longtemps montré que:

 

1- Plus la diversité raciale grandit, plus la confiance entre les individus s’affaiblit ; 
2- Dans les communautés les plus diverses, les individus ont moins confiance en leurs voisins ; 
3-Dans ces mêmes communautés, non seulement la confiance inter-raciale est plus faible qu’ailleurs, mais la confiance intra-raciale l’est aussi ; 
4-La diversité conduit à l’anomie et à l’isolement social.

 

    Il s'agit d'une remarque de bon sens que l'on peut faire en allant vivre quelques temps dans les lieux où la diversité est grande. Et voila qui expliquerait que finalement même plus pauvre, l'homme qui vit en province dans un quartier pauvre doit surement mieux vivre son quotidien qu'un salarié plongé dans la diversité et qui aurait pourtant un pouvoir d'achat plus important.  La pauvreté des banlieues n'est donc pas l'explication centrale des problèmes des ces quartiers, c'est bien la diversité qui l'est du moins si l'on se fit aux travaux de Putnam. Il est vrai que là encore son étude étant américaine il faudrait la refaire sur le sol français pour avoir une image plus proche de la situation de notre pays en ce domaine. Mais cela réduit par contre l'impact de la question économique qui est au centre de l'analyse de Guilluy, certes la pauvreté est très grandes dans certaines villes de province, mais il semble plus facile de vivre dans un lieu pauvre mais monoculturelle que dans un lieu un peu moins pauvre mais multiculturelle. Mes lecteurs savent que je suis un farouche opposant à l'immigration de masse je m'en expliquait dans ce texte cet été, et bien l'une des raisons c'est  cette brutalité réelle que certains ne veulent pas voir celle de l'éclatement de la vie de groupe. Plus il y a diversité plus la solidarité s'étiole et moins on a la possibilité de faire groupe, c'est malheureux mais c'est ainsi. Ce n'est pas un hasard si la remise en cause de l'état sociale suit à la trace la poussé de l'immigration de masse, la solidarité n'est accepté qu'avec les semblables, au-delà d'un certain niveau d'immigration elle sera rejeté. Et l'on se retrouve dans la situation américaine où les pauvres se mettent à voter massivement pour des idées de droite voir d'extrême droite contre l'état sociale.

 

    Pour en revenir à notre sujet de base, la banlieue ne représente pas la pauvreté mais seulement une des ses représentations. Et l'on pourrait faire ici des propositions visant à mettre fin ou à réduire de façon centralisée cette pauvreté et ses inégalités territoriales, mais nous savons bien que les politiques de redistributions ont leurs limites, et qu'elles ne peuvent en aucun cas rétablir une situation à ce point dégradée. Seule une politique de plein emploi pourrait mettre fin à cette appauvrissement des petites villes et des banlieues. Et de toute façon si l'on faisait un comparatif avec le corps humain ces petites villes et les banlieues sont en quelque sorte les extrémités du corps français. L'hémorragie produite par le libre échange touche d'abord la périphérie là ou le sang (la monnaie) circulait déjà le moins vite mais l'hémorragie finira tôt ou tard par toucher l'ensemble du corps. La mort de ces petites villes de ces quartiers ne font en fait que préfigurer la situation de la totalité du pays dans quelques années, quand le cœur de la France aura totalement cessé de fonctionner. Ces villes et ces quartiers sont des symptômes d'un mal qui ronge la France dans son ensemble et ce ne sont pas quelques sparadraps et bandages sociaux qui pourront mettre fin à cette hémorragie. Faire des politiques spécialisées peut sembler au premier abord tout à fait rationnel, mais faire seulement cela revient uniquement à changer l'ordre dans la file d'attente de la misère. On fait passer les jeunes avant les vieux, les étrangers avant les français historique ou inversement, les femmes avant les hommes, les petits avant les grands, mais tout cela ne change rien au fond des choses, c'est à dire à la misère qui s'étend et touche de plus en plus de monde quelque soit le lieu d'habitation.  Il n'est plus temps de faire de l'homéopathie sociale, il faut faire entrer le malade France en soin d'urgence et de réanimation.  Protectionnisme, relance des salaires, monétisation de la dette publique, sortie de l'euro sont autant de remèdes de cheval pour relancer la mécanique économique du pays. Tout le reste n'est finalement qu'affaire d'intendance la situation des ces villes et quartiers s'arrangeront franchement le jour où nous aurons mis fin au déclin français.

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 18:04

  Je viens de consulter le dernier article de la revue Population et Société de l'institut national d'étude démographique (INED) qui s'intéressait à la question de l'immigration dans le monde. L'article est rempli de chiffres très intéressants sur qui émigre et qui accueille, on trouve des choses tout à fait paradoxales. Les pays qui accueillent le plus d'immigrés sont les pétro-monarchies arabes, pays qui sont en réalité peu peuplé. Mais dont les énormes ressources pétrolières à exploiter ont créé un besoin de main d'œuvre tel qu'ils ont été obligé de faire venir un grand nombre de travailleurs étrangers. Ainsi au Qatar 86% de la population est immigrés, en Arabie Saoudite c'est 23.9% de ressortissants étrangers, des taux largement plus élevé que chez nous. Mais le plus étrange dans cette avalanche de chiffres c'est les divergences entre les trois grandes puissances d'Europe de l'ouest la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France.

 

      On a coutume de présenter la France comme une nation en déperdition, dont tout les habitants ne souhaiteraient  qu'une chose, c'est de partir. Il est vrai que la situation économique française est difficile, et je ne cesse sur ce blog d'essayer d'expliquer pourquoi le pays connait de telles difficultés que ce soit à cause du dogme monétaire européen, du libre-échange suicidaire ou encore de l'absence d'une politique industrielle nationale. Cependant nos grands voisins toujours présentés comme des modèles,hier la Grande-Bretagne et sa City, aujourd'hui l'Allemagne et ses excédents, ne sont absolument pas les paradis que dépeignent certains. Et justement les flux migratoires en disent long sur la  réalité  de ces pays. Car si l'on sait que l'Allemagne et la Grande-Bretagne sont comme la France de grands pays d'immigration relativement attractifs. On sait moins en revanche qu'ils sont aussi de grands pays d'émigration. Les graphiques suivant classe les pays par ordre suivant leur émigrations et leur part d'immigré

 

immigre.jpgOn constate sur ce graphique là que le pays qui accueille le plus d'immigrés en volume sont bien les USA. La seconde place de la Russie peut paraitre étonnante, il faut cependant rappeler qu'il y a de nombreux Russes en Ukraine et dans tout les pays de l'ancienne URSS. Avec l'amélioration économique en Russie les russophones sont tentés par l'émigration vers l'ancienne puissance coloniale.  C'est donc une immigration un peu spéciale à 'image d'un australien qui s'installerait en Grande-Bretagne, la proximité culturelle et linguistique rend cette immigration complètement transparente. On constate sans vraiment être surpris que l'Allemagne et la France arrivent troisième et quatrième sur le nombre totale d'immigrés à l'échelle mondiale.

 

 

 

proportioImmigre.jpgSi l'on parle en terme de proportion d'immigrés, les pays occidentaux sont pour la plupart de petits joueurs face aux pays du golfe comme le monte la graphique suivant. A noter que la Suisse qualifiée sans arrêt de raciste pour ses votations peu attachées à l'idéologie immigrationniste a tout de même 21.8% de sa population d'origine étrangère largement plus que la France par exemple. Pour un pays supposé raciste par certains c'est quand même beaucoup. Justement le pays a peut-être atteint ses limites sur le plan de la tolérance et commence à mettre le frein sur l'immigration. La dernière votation qui a eu lieu aujourd'hui justement et qui porte sur l'expulsion des immigrés criminels ne faisant que traduire en définitive ce changement. Autre chose que l'on peut remarquer, sur la droite il y a les projections démographiques des proportions et l'on se rend compte qu'un pays comme l'Espagne est passé de seulement 4% d'immigrés en 20001 à près de 14,1% en 2010. Avec la crise actuelle on risque d'assister à de vrais problèmes chez nos voisins espagnoles. Ces folies migratoires ne faisant en fait que nourrir la xénophobie, et comment pourrait il en être autrement lorsque l'on voit la vitesse à laquelle certain irresponsables politiques modifient la population de leur propre pays. D'autant que l'Espagne n'a jamais eu d'immigrés c'est une première et avec ce rythme parfaitement déraisonnable, nous ne nous étonnerons pas des glissements racistes et des mouvements de colère populaire et  xénophobe qui pourraient naître au pays de Don Quichotte. On ne joue pas impunément avec la démographie.

 

PaysEmigre.jpgDans le dernier graphique qui est le plus intéressant pour mon propos, nous pouvons voir le classement mondiale en fonction du nombre d'émigrés et là on est surpris de voir deux pays développés dans les premiers. Il ne s'agit pas de chiffres proportionnels mais de chiffres bruts en nombre d'émigrants. On est donc pas surpris d'y voir la Chine et l'Inde, vue le nombre d'habitant de ces pays. Plus étonnant le Mexique arrive en tête alors que ce pays fait seulement 100 millions d'habitants et comme vous pouvez le voir 10% de la population mexicaines est émigrés c'est absolument énorme, signe de la déliquescence du pays. On connait par ailleurs les difficultés de plus en plus grande que l'état mexicain a à imposer son autorité sur son sol. Certains spécialistes américains ayant avancé que les trafiquant de drogue dans ce pays disposaient de plus de 100000 hommes armés. Une véritable armada qui montre que l'état mexicains perd de plus en plus le contrôle de son territoire. Le Mexique risque d'être l'un des points les plus instables de la planète dans les décennies à venir, surtout si son voisin du nord connait un effondrement économique. Avec l'épuisement du pétrole mexicain et l'effondrement du marché de la drogue le pays risque de s'enfoncer dans une misère noire. On remerciera au passage les politiques de libre-échange et les fabuleux remèdes économiques de l'Oncle Sam et du FMI. 

 

    Mais pour en revenir aux pays d'émigration, nous pouvons constater que l'Allemagne et la Grande-Bretagne arrivent en 7ème et 6ème place respectivement. C'est tout à fait surprenant quand on sait l'état démographique de ces pays, et même si l'Allemagne fait appel à l'immigration on est étonné qu'elle ne face pas plus d'effort pour retenir les siens avant d'aller chercher de nouveaux immigrants.  Cela confirme au passage un texte paru sur Marianne l'année dernière qui nous présentait l'Allemagne comme un pays d'émigration, en réalité l'Allemagne est un pays d'émigration et d'immigration à la fois, on peut parler presque de substitution démographique. Idem  en Grande Bretagne d'ailleurs, même si  le cas de ce pays  est à mettre en rapport avec les pays de culture anglaise, comme l'Australie, le Canada ou les USA, la proximité culturelle faisant qu'un britannique peut se sentir chez lui dans tout ces pays, comme les russophones d'Ukraine ou de Biélorussie lorsqu'il rentrent en Russie.  Mais nous savons aussi que l'Allemagne connait un accélération de l'émigration et qu'il y a aujourd'hui plus de gens qui partent que de gens qui restent, ce qui relativise en réalité le succès allemand récent en matière économique. En effet entre la baisse naturelle de la population active liée à la faible natalité et l'émigration, on ne s'étonnera pas de la baisse du chômage en Allemagne dont Merkel d'enorgueilli. Effectivement en faisant disparaitre le peuple on fait disparaitre le chômage, les français devrait réfléchir à cela. On comprend mieux ici la tolérance Allemande à la monnaie unique et à sa surévaluation, pas besoin de créer d'emploi pour réduire le chômage puisque ce dernier se résorbe naturellement grâce à la dépression démographique. Nous coller la même politique alors que la France, elle, gagne des habitants est pour le moins suicidaire. 

 

    En France justement les expatriés représentent seulement 3% de la population, à mon sens c'est déjà trop, mais c'est en fait beaucoup moins que les pays dont on nous vente depuis si longtemps la réussite.  C'est tout de même du niveau de l'Égypte et le gouvernement français ferait bien de faire revenir les expatriés avant d'imaginer relancer encore l'immigration. Au final on relativise la nullité française, le pays s'il était si nul que ce qu'en disent nos amis néolibéraux, devrait connaitre une vague impressionnante de départ, or il n'en est rien. Mais il est vrai qu'avec la dégradation économique les choses pourraient rapidement d'inverser.  On verra d'ailleurs bientôt si des pays en banqueroute comme les USA ou la Grande-Bretagne continueront à attirer des étrangers ou si les flux s'inverseront massivement. Un pays comme l'Irlande commence déjà à pousser les étrangers hors du pays, même chose en Espagne d'ailleurs. Qui sait dans les décennies qui viennent peut-être verrons nous une vague migratoire venant d'Europe et d'Amérique se dirigeant vers l'Asie seul en droit sur terre à produire encore des emplois.

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 20:26

maison-de-retraite.jpgEn ce temps de discours sur les retraites et sur la problématique soulevée par les mécanismes de financement de ce dernier, je tenais à sortir un peu de l'économisme pour parler du monde réel, du rapport que nous entretenons avec nos vieux et avec le vieillissement en général. Il se trouve que cet après midi j'ai accompagné ma mère pour voir ma grand-mère dans sa nouvelle demeure, une maison de retraite, ma mère n'avais pas le courage d'y aller seul et je devais bien cela à ma chère grand-mère. Elle fut pourtant  longtemps  autonome, il y a encore quelques années elle arrivait très bien à se débrouiller seule. Jusqu'à ce que l'on s'aperçoive vers ses 78 ans qu'elle était frappé d'un Alzheimer. Il faut voir à quelle vitesse une personne touché par ce mal dépéri, c'est absolument terrifiant. Ma visite à la maison de retraite fut un choc, véritablement. Un choc émotionnel de voir une personne très proche ne plus avoir aucune autonomie, le choc également de voir ces personnes installés dans ce qu'il faut bien appeler un véritable mouroir.

 

  La maison de retraite est loin du centre ville de Montpellier, éloignée ainsi  des yeux, elle caricature  la peur  que la société moderne a de la mort. Ma grand-mère n'est pas à plaindre, elle a  eu de nombreux enfants, 5 filles et un garçon et sera entouré de sa famille autant que possible. Mais lorsque l'on voit des personnes aussi dépendantes, on comprend mieux les difficultés qui se dressent face aux nations vieillissantes. Ma grand mère a eu six enfants, mais chacune de ses filles n'ont eu que deux enfants,  mon oncle , handicapé, n'en a pas eu. On imagine déjà pour chacun des petits enfants l'augmentation des contraintes liés au futur vieillissement des ex-babyboomers, la génération de ma mère. En effet mon frère et moi  ne seront que deux pour l'aider si besoin est. On imagine aisément les problèmes qui arriveront dans des pays ou la natalité est inférieure à deux et que l'on ne raconte pas de bêtises sur la hausse de la productivité. Je vois mal en effet en quoi nous pourrions faire des gains de productivité dans ce domaine, et ce même en imaginant des robots sophistiqués. D'ailleurs à l'heure actuelle malgré une démographie relativement correcte, la France ne s'occupe déjà pas  bien des gens en fin de vie alors dans vingt ans, je n'ose imaginer le désastre. Cette question va bien au-delà des retraites elle touche à l'organisation familiale à la dé-responsabilisation à l'intérieure même des familles.

 

  Les modernes se défaussent sur l'état et la collectivité de toutes leurs obligations, de tout ce qui les gênent immédiatement. La solidarité directe, fondée sur l'action individuelle et les devoirs familiaux, nous l'avons remplacé par la délégation collective, plus économique en temps, même si couteuse en argent. Le résultat nous le voyons, des hospices pour vieux sans amour réel, malgré un grand volontarisme des infirmières, elles ne peuvent remplacer les liens familiaux. On laisse nos vieux là, tout seul, dans ces endroits pour futur mort, et certains vont jusqu'à les oublier, littéralement. Et cela renvoie en miroir l'image de l'éducation que nous donnons aux enfants, là aussi on délègue. L'instituteur qui n'était là à l'origine que pour transmettre des savoirs est devenu un père ou une mère de substitution charger de fournir l'éducation que les parents ne prennent plus le temps de donner. La focalisation  sur la production de richesse, la production économique, la consommation, et la sustentation du marché a laissé derrière  lui un désert affectif et humain. Un vaste champ de consommateurs tristes qui essaient d'oublier qu'un jour il faudra mourir et que peut-être ce que nous passons notre temps à faire n'est finalement pas si essentiel. Notre époque est en réalité celle qui perd du temps soit disant pour en gagner. Nous passons de plus en plus nos vies à ne pas vivre. De l'efficacité il n'y en a plus pour qui ne voit dans la vie qu'une succession de consommation et de jouissance instantanée. Je crains que nous ne fassions guère de beaux vieux au final, aigri et seul au milieu de nos tas d'ordures accumulés qui servent tant à nous distraire dans le présent.

 

  Ma grand-mère a pleuré dans mes bras cet après midi et là je n'ai plus envie d'écrire, j'ai honte et je suis triste. Je n'ai pas les moyens de m'occuper d'elle alors qu'elle en aurait tant besoin, j'ai déjà beaucoup de mal à m'occuper de moi même à vrai dire. Alors la question des retraites au final ne devrait elle pas aussi concerner notre organisation familiale? Doit-on seulement parler des personnes âgés par l'intermédiaire économique? Si le système des retraites est sauvé, pensez vous vraiment que nous aurons pour autant résolu le problème du vieillissement et de la solitude que cela engendre? Est-ce que finalement ce problème est seulement économique? Voila ce soir les questions que je me pose,et pour une fois je me tais car je n'ai pas de réponse.

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 08:18

  Voila que les allemands à leur tour sont touchés par la problématique migratoire. Un homme  Thilo Sarrazin membre du SPD et ex-membre du comité directoire de la Bundesbank (rien que çà) vient de mettre les pieds dans le plat en sortant un livre pamphlétaire contre l'immigration musulmane, essentiellement Turc. Son livre a un titre qui résume ses idées "L'Allemagne court à sa perte". Apparemment l'inquiétude est importante chez les élites puisque son livre s'est tellement bien vendu que l'éditeur est obligé de le réimprimer signe d'un certain engouement. Et des sondages récents montrent que 95% des allemands approuvent monsieur Sarrazin et ses propos signe qu'il soulève un problème jusqu'ici tabou. En effet comme en France l'Allemagne pratique une immigration massive depuis de nombreuses années, mais l'Allemagne est en fait dans une situation plus difficile.

 

    En premier lieu elle a une immigration nettement plus forte en volume que la France. Mais surtout sa situation démographique est beaucoup plus grave que la notre, la natalité atteignant péniblement les 1.3 enfants par femmes. Cette démographie rend naturellement l'assimilation des nouveaux entrant nettement plus difficile car la proportion d'immigrés dans les jeune couches de la population allemande est largement plus importante que dans le reste du pays. L'aveuglement égalitariste de  nos élites qui veulent tout ignorer de l'histoire dont sont porteurs les individus, produit un retour au réel particulièrement brutal. Les immigrés turcs en Allemagne sont extrêmement mal intégré c'est un fait, on arrive pourtant à  la troisième génération de turcs nées sur le sol allemand. Mais ils semblent restaient du une grande majorité  profondément turc, c'est un problème tout aussi dramatique que l'est la relation entre la France et ses maghrébins.  Cette non assimilation des turcs était un risque que Emmanuel Todd avait bien souligné dans son fameux livre " le destin des immigrés",. Todd s'appuyait alors sur le faible taux de mariage mixte entre turcs et allemands pour conclure à la non-assimilation des turcs. La situation actuelle semble donc lui donner raison sur le long terme. Il y a un très bon condensé de multiples reportages et articles sur le sujet dans cette page d'agoravox et celle-ci.   

 

 

 

Que signifie cette peur de l'invasion?

 

Le phénomène de peur de l'invasion n'est pas un problème allemand ni même français, en réalité tout le continent semble frappé par la même mécanique. Nos penseur d'obédience marxiste n'hésiteront pas à y voir un mécanisme de bouc émissaire visant à cacher la crise économique  comme naguère les juifs servir au Nazi à légitimer leur guerre et leurs actions, les juifs étant responsable de la crise qui traversa alors l'Allemagne. Je ne remet pas en cause les phénomènes de bouc émissaire ils existent et peuvent même concerner les musulmans mais je ne crois pas que la vague actuelle de colère face à l'immigration soit du à un phénomène de ce type.

 

  En premier lieu cette peur de l'invasion a une justification statistique, il est indéniable que les flux migratoires sont très important surtout en Allemagne. Et il est tout aussi indéniable que la natalité allemande est catastrophique alors que celle des minorité musulmanes sont encore très fortes. Alors que les maghrébins en France s'alignent sur la natalité française, comme le font d'ailleurs des pays comme l'Algérie ou le Maroc. Les turcs d'Allemagne eux font plus d'enfants que les turcs de Turquie avec une fécondité proche de 3 enfants par femme contre 2.2 en Turquie. On retrouve étrangement ici le même phénomène toute proportion gardée que celui des mexicains aux USA. En effet il se trouve que les mexicains vivant aux USA ont une natalité de trois enfants par femme contre seulement 2.3 pour le Mexique qui lui est en chute libre. Je laisse aux démographes le soin de répondre à la question de savoir pourquoi un tel différentiel. Mais vue sous cet angle il est normale que la population allemande s'inquiète.  Le graphique ci-dessous vous montrera la différence entre les naissances en bleue et les décès en vert ce dernier dépassant les naissances depuis le début des années 70.

 

800px-Bevoelkerungsentwicklung_deutschland.png

 

  Les immigrés en Allemagne représentent déjà 17% des naissances mais ces derniers ne compensent pas la démographie allemande déclinante. Les démographes ont calculé que pour seulement stabiliser la population allemande il manque quelques 400000 naissances par an. Or en supposant que les immigrés fassent en moyenne autant d'enfants que les immigrés actuelle de l'Allemagne, et en supposant qu'ils ne s'alignent pas sur la natalité allemande,  ce pays devrait recevoir pas moins de 49 millions d'immigrés dans les prochaines décennies!!! C'est bien sûr complètement irréaliste, d'abord parce que le reste du monde connait aussi un ralentissement des naissance, ensuite parce que d'autres régions du monde attirent et attireront de plus en plus les dernières ressources humaines de la planète. On sait qu'aujourd'hui la diaspora chinoise par exemple retourne de plus en plus au pays. Le développement de la Turquie pourrait  à long terme inciter les turcs à rentrer aussi au pays. Ensuite se pose la question de l'intégration des immigrés qui est d'autant plus difficile que les immigrés sont nombreux et le pays d'accueil peu fécond.  

 

Donc les allemands sont au bord du précipice sans moyen d'échapper à la claque démographique qui les attends. Il n'ont pas d'autre choix que de relancer leur natalité. Si les discours actuels se focalise sur l'islam et les turcs c'est que ces derniers mettent les allemands face à leur réalité tout comme les africains ou les maghrébins le font en France. Ils nous montre que nos civilisations ne sont pas pérennes.  La croissance économique s'est faite non seulement en détruisant les équilibres écologique mais également en détruisant les équilibres socio-démographique qui permettait à la société de reproduire de génération en génération. Et face à cette catastrophe humaine, à cet auto-génocide, nous sommes pris de panique et de peur. Tout comme nous serons affolés lorsque le pétrole deviendra rare. La situation démographique actuelle était prévu de longue date et annoncé, tout comme le "Peak oil", mais personne n'a rien fait. Nos gouvernement ont continué la tête dans le guidon à avancer. On a trouvé quelques subterfuges pour faire semblant de continuer à vivre en important des masses d'immigrés qui aujourd'hui nous posent problèmes.

 

Nous ne pourrons plus fuir face au réel, les européens vont devoir réapprendre à faire des société viables et plus des sociétés optimisées pour la croissance à court terme. Cette angoisse est finalement positive en ce sens qu'elle montre que nos pays ont compris que la voie empruntée par l'Europe depuis la seconde guerre mondiale étaient une impasse sous tout les angles démographique, économique, géopolitique etc... Les peuples qui ont conscience d'eux même s'inquiètent de leur démographie et agissent en conséquence comme le font les Russes en ce moment.  Cette angoisse pour l'instant focalisé sur les immigrés poussera bientôt les dirigeants allemands à enfin agir contre le déclin démographique allemand par la relance de la natalité. Il en sera de même dans les autres nations d'Europe j'en suis persuadé. Et ce n'est d'ailleurs qu'à ce prix que le continent retrouvera une dynamique historique importante à long terme.

 

 

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 22:27

Je tenais à mettre ce titre qui était en fait celui d'un des chapitre du livre de Pierre Chaunu dont j'ai déjà parlé "Essai de prospective démographique". En effet je viens de lire un interessant texte provenant du Scriptoblog résumant à peu prés les propos du livre de Youssef Courbage et Emmanuel Todd "Le rendez-vous des civilisations", ce texte et le livre sont en fait  très proche de l'analyse que faisait Pierre Chaunu de la situation de la démographie musulmane. Ce dernier pensait qu'en fait la natalité des pays musulmans du pourtour méditerranéen allaient s'aligner sur les plus bas taux de fécondité de l'Europe du Sud à cause du statut de la femme en grande partie. En effet d'un point de vue empirique il semble que plus le statut de la femme est bas dans une société pré-transition démographique et plus la natalité tombe bas une fois la transition passé, c'est en tout cas ce que l'on peut remarquer dans les pays qui ont déjà passé la transition (ils sont aujourd'hui majoritaire dans le monde.

 

    Ainsi le texte du scriptoblog s'est focaliser sur la notion de Huntington de choc des civilisation en soulignant que ce concept est surtout applicable à l'intérieure des civilisations. Ainsi il est vrai que le choc démographique en Europe a produit des guerres intra-européennes, même chose en Asie du Japon impériale, à la Chine maoïste, en passant par les Khmers rouges du Cambodge.  En dehors des guerres résultants du colonialisme, ce sont surtout des guerres internes et violentes qui se sont produit. De ce état de fait et en regardant objectivement la réalité du monde musulmans, on voit bien que la fracture des 20 prochaines années n'est pas entre l'occident et le monde musulmans mais entre le monde musulman arabe et le monde musulman africain. En effet le monde arabe se rapproche à une vitesse prodigieuse du rythme démographique des pays post-transitions, je ne dis pas des pays riches parce que beaucoup de pays encore pauvre ont déjà fait la transition démographique. Cette transition démographique n'est pas totalement corrélée au développement économique, contrairement à la croyance populaire.  Et si tout les pays riches ont fait la transition démographique, tout les pays pauvres ne sont pas nécessairement à forte fécondité. Ainsi des pays comme la Chine, encore relativement pauvre, malgré le développement spectaculaire de ces dernières années, a un taux de seulement 1.6 enfants par femme, l'Inde est tombé à 2.7 contre 3.4 il y seulement dix ans, le Brésil est à 1.8. Aujourd'hui on peut dire que tout les continents sont sur la fin de la transition, tous sauf un, l'Afrique noire.

 

 

fecondite_pays_zonemusul.gif

 

  La carte ci-dessus tirée du scriptoblog montre le rapport de force entre le nord et le sud de l'Afrique. Les chiffres qui ont été utilisé pour cette carte sont certainement un peu anciens car les plus récents de l'excellent site du bureau des statistiques américain (US census) sont plus bas pour l'Afrique du Nord. J'ai plutôt tendance à me fier aux statistiques américaines qui sont réputées les plus fiables en matière d'estimation démographique, contrairement aux chiffre de l'ONU qui surestiment régulièrement la natalité et qui sont corrigés à postériori. Si l'on se fit à ces statistiques on trouve un taux de fécondité pour 2010 Maroc 2.2, Algérie 1.8, Tunisie 1.7, Libye 3, Égypte 3. Au moyen-orient on trouve l'Arabie Saoudite à seulement 2.4 enfants par femme contre plus de 5 en 1995, c'est étonnant au pays de l'islamisme triomphant n'est ce pas? Cela signifie bien que la religion ne contrôle pas la fécondité, pas plus l'islam que le christianisme. La Jordanie est à 3.4, l'Iran à 1.9, la Turquie à 2.2, Israël à 2.7, le Liban à 1.8. En Bref la transition est largement entamée dans ces régions du monde et elle est même terminée au Maghreb. Et si elle continue à tomber elle risque de provoquer un vieillissement extrêmement violent et rapide, bien plus que ce qu'ont subit des pays comme le Japon ou l'Italie où c'est déjà la catastrophe.

 

  A l'inverse intéressons nous aux pays d'Afrique noire limitrophes du monde arabe. Le Soudan est à 4.9, la Mauritanie est à 4.4, le Mali est à 6.5, le Niger est à 7.7, l'Éthiopie  peuplé de 88 millions d'habitants est à 6.1, la Somalie est à 6.4.  Quant au Nigeria superpuissance démographique d'Afrique avec ses 150 millions d'habitants et  peuplé de 50,5% de musulmans et de 48,2% de chrétiens (une vraie poudrière), il est encore à 4.4 enfants par femme. On le voit l'Afrique noire est encore au tout premier stade de la transition démographique et certains pays ne l'ont pas encore entamé. Le vrai choc va donc être ce phénomène de divergence entre des pays musulmans arabes qui vont très vite vieillir et des pays musulmans d'Afrique noire qui croitront pendant encore au moins deux générations à un rythme élevé tout en partageant des frontières terrestres avec leur voisins du nord.  C'est là probablement que les plus grandes tensions géopolitiques  de la planètes se dérouleront. Ici et aussi aux frontières du Pakistan qui lui restera problématique pendant une génération, sa transition est bien entamée mais il lui reste du chemin à parcourir étant à 3.3 enfants par femme. A cela s'ajoute le problème du nucléaire et de la compétition avec l'Inde.

 

  La oumma musulmane ne résistera surement pas à ce type de tension, quand des populations d'Afrique noire feront pression sur les voisins du nord ces derniers oublieront rapidement la soit-disant solidarité musulmane, tout comme les solidarités chrétiennes ou occidentales se sont lézardées aux moindres tensions géopolitiques.  Les alliances et les points de vue sont toujours de circonstance c'est le bon sens qui le veut ainsi. L'Afrique musulmane noir risque donc de jouer pour le monde musulman le même rôle que la Russie ou l'Allemagne dans l'Europe du 19ème et du 20ème siècle. A savoir le rôle de l'envahisseur proliférant. La France  vieillissante du 19ème avait peur de l'Allemagne à cause de sa fécondité, de la même manière l'Allemagne du 20ème avait elle peur de la démographie  Russe. Une bonne partie des guerres eurent comme cause de fond ces mouvements démographiques qui changeaient très rapidement les rapports de force entre les nations.   Il en ira de même entre l'Afrique noir et le monde arabe. Un point de contentieux pourrait d'ailleurs se fixer sur la traite négrière saharienne perpétrée par les musulmans arabes puis turcs pendant des siècles. Voila un point de contentieux jamais vraiment abordé, qui, sur le terreau de la transition démographique dissymétrique, pourrait enflammer les populations. Le choc des civilisations est donc surtout interne à chaque civilisation et l'islam ne fait pas exception même si par le truchement de l'immigration nous avons importé sur nos sol une partie des problèmes que traverse cette civilisation.

 

  Cet historien africain spécialiste des traites sahariennes soulève le problème du rapport de l'islam à l'esclavage des noirs. On peut peut-être y voir les prémisses des débats houleux qui se produiront à l'intérieure de la civilisation musulmane. D'autant que ce sont les occidentaux et non les musulmans qui y ont mis fin, les musulmans n'auront pas l'excuse de l'abolition qui ne fut pas de leur fait.

 

 

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 23:10

  Alors que nous parlions récemment des problèmes d'intégration et que je soulignais la problématique de la concentration ethnique comme rempare principale à l'assimilation. La chaine LCP vient de diffuser un reportage sur le bushing en France. Le bushing est une méthode brutale de déplacement des populations scolaires pour mélanger les classes sociales et raciale. Elle est inspirée de ce que les USA ont fait à la fin de la période de ségrégation dans le sud des USA. On envoi des bus en banlieue et on ramène les enfants dans des classe où ils seront minoritaires. A titre personnel je crois qu'il vaut mieux encore les envoyer des des internats à distance de façon à ce qu'ils coupent les ponts avec leur milieu d'origine et qu'ils se fassent une nouvelle place dans leur nouveau milieu.

 

Mais ce genre de méthode est le résultat d'un abandon dans la déconcentration de la population étrangère dans certains quartiers.Il faut aussi chercher à déplacer les population pour qu'elles ne vivent pas repliées sur elles mêmes cela va bien au-delà de la simple question éducative. De plus pour appliquer ces méthodes, il faut que les immigrés soient moins nombreux que les français or nous n'entendons guère de politiques au pouvoir à gauche ou à droite voulant mettre fin à l'immigration et pourquoi pas inverser au moins quelques temps ces flux pour apaiser les tensions et facilité la mixité. On pourrait également dire que pour que le busing fonctionne il faut aussi que des jeunes français naissent en quantité suffisante, donc qu'il faut relancer la natalité française. Et au final tout ceci coûte très cher et donc la question de l'intérêt de l'immigration se pose même cela reste un tabou et un crime aux yeux de nos médias. Quoiqu'il en soit voici une partie du reportage, le début est malheureusement tronqué puisque l'émission est passée en avance, mon enregistrement ne s'est pas fait correctement je m'en excuse, cela reste intéressant. il montre en tout cas que les politiques ont conscience que l'on ne pourra pas continuer bien longtemps a vivre à coté de quartiers devenue quasiment des colonies étrangères sur notre sol.

 

 

 

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 21:00

      Il est de bon ton dans notre société post-moderne et multiculturel de présenter sans arrêt l'immigration comme quelque chose d'inéluctable et de hautement bénéfique pour les nations qui y font appel. Bien sure la vrai raison de l'immigration de masse n'a pas grand chose avoir avec les grands discours moralisateurs, loin de la générosité affichée il s'agit, comme toujours pour l'élite, de favoriser  la rente au détriment du travail. Les effets collatéraux de l'immigration massive sont sans arrêts minorés et la sur-représentation des immigrés dans les faits de violence et de délinquance sont systématiquement enrobés d'un discours victimaire bien peu lié au réel. La réalité crue c'est qu'il n'y a pas de lien direct entre la pauvreté et la délinquance. La relation semble même inverse, des études menées aux USA et au Canada montre ainsi que la délinquance augmente plutôt avec la prospérité que l'inverse voir cet article sur la question. La baisse récente du nombre de meurtre aux USA alors que le chômage et la précarité battent des records invalide définitivement l'argument misérabiliste. Rappelons d'ailleurs au passage que les régions les moins criminogènes de France sont celle justement qui sont rurales et pauvres. Ainsi l'essentiel de la délinquance est indubitablement liée à l'immigration sur notre sol, nier cette évidence ne permettra pas de résoudre le problème. D'ailleurs si la délinquance était proportionnelle à la misère le Maroc ou le Laos devraient être à feu et à sang, il n'en est rien.  La collusion entre l'affaiblissement de l'état régalien, d'une politique migratoire irresponsable et d'une politique économique absurde ont accouché de cette forte hausse de la violence, il n'y a pas un seul facteur explicatif.

 

    La réaction criminogène de l'immigration africaine et maghrébine est aussi liée aux structures familiales propres à ces populations. Il faut le répéter, la structure politique française a été pensé pour des structures familiales particulières qui étaient majoritaire dans le pays. Nos codes de lois, nos coutumes, ne sont pas universelles contrairement à ce que certains pensent, elles sont le résultat d'une pratique historique. En faisant venir des populations dont les structures familiales sont radicalement différentes et même totalement opposées, si l'on en croit Emmanuel Todd dans le "Destin des immigrés", nous avons optimisé les chances de conflits. Les différences dans le rapport avec les femmes ou le rapport à la violence physique par exemple, ou le rapport à l'autorité sont complètement différent dans les pays du Maghreb et en France. L'autorité en France se fait par l'intermédiaire parentale bien plus que par l'intermédiaire de la collectivité, un enfant n'a pas à être réprimandé en publique par des étrangers à la famille, c'est une honte pour la famille de type française. Au Maghreb l'autorité est plus diffuse, elle se fait collectivement dans le quartier ou le village, elle est communautaire, comme la structure familiale maghrébine. Alors que celle de la France que ce soit les familles souches, ou égalitaires est plus individualisée, c'est à la famille et uniquement à elle, d'indiquer les limites, l'autorité y est centralisée en quelque sorte.

 

      Le mauvais comportement de certains jeunes garçons maghrébins, nettement plus bagarreur que la moyenne française, nécessite une autorité à l'extérieure de la cellule familiale or cette autorité n'existe pas en France. Quand des gamins se comportent mal dans les lieux publiques et  personne ne réagit, alors que dans les pays du Maghreb les réactions seraient immédiates. Cette état de fait, cette différence, produit une fuite en avant qui va bien sur nuire gravement à l'intégration des jeunes maghrébins et à leur image. A l'inverse, les filles maghrébines sont, elles, largement contrôlées par les parents, à cause des croyances musulmanes. Ce qui fait paradoxalement que les filles maghrébines réussissent aussi bien que les françaises à l'école et bien mieux que leurs frères.  La pression exercée par le patriarcat musulman pousse les jeunes maghrébines à réussir leurs études, car c'est la  seule porte de sortie de l'enfermement auquel les condamnent les rapports homme-femme dans la structure familiale maghrébine, voir cette étude sur le sujet. D'ailleurs dans les pays musulmans, comme l'Iran, les filles surpassent maintenant les garçons en nombre dans les universités, probablement pour les mêmes raisons. On peut dire que le patriarcat islamique pousse les filles à s'intégrer, alors qu'il pousse les garçons à ne pas s'intégrer dans le cadre français. La question des structures familiales est donc indispensable pour comprendre les échecs et les difficultés à absorber ces populations. Et il faut cesser de croire que parce qu'ils vivent en France, ils vont instantanément de transformer en français, les populations ne sont pas interchangeables, elles ont une histoire.

 

   Maintenant au-delà de la question des problèmes d'intégration, je vais donner quelques arguments qui expriment mon opinion sur l'immigration. J'y suis opposé pour de multiples raisons et bien qu'ayant été optimiste dans le passé sur la possibilité d'assimilation à long terme. Il faut bien dire que certaines évolutions récentes semblent ternir cet optimisme. Ainsi la baisse de la formation de couples mixtes et  l'incroyable propension de nos immigrés à aller chercher une fille au bled, comme ils disent, est un phénomène extrêmement dangereux qui empêchera toute forme d'assimilation par le mélange biologique. Il ne faut plus se leurrer, une bonne part des mariages mixtes statistiques sont en réalité des mariages arrangés à distance avec le pays d'origine. Cette question va être centrale dans les prochaines années, peut-on accepter que des citoyens théoriquement français puissent ainsi produire un appel d'air migratoire par le truchement du mariage. La quasi totalité de l'immigration actuelle se fait par le regroupement familial, bien loin des discours sur l'immigration de travail. Mais qu'elle est l'intérêt pour notre pays d'accepter des telles pratiques? Ces questions devront être abordées et non fuient. La situation démographique de certains endroits en France condamnant tout possibilité d'intégration, il est devenu urgent à mon sens de stopper net l'afflux migratoire. Je ferai un autre texte sur les éventuelles solutions, car il y en a, même si elle sont pour l'instant considérées comme politiquement non correctes. En attendant voici une liste exhaustive des arguments contre l'immigration.

 

Les raisons d'être contre l'immigration:

 

1-Les immigrés font pression sur le marché du travail

 

    Le premier argument, celui qui est le plus simple et de bon sens c'est qu'en période de chômage de masse et de délocalisation massive l'immigration n'a aucune justification pratique. Si des français refusent certains travaux c'est qu'ils ne sont tout simplement pas assez rémunérés pour le coût de la vie du  marché local. Faire usage de l'immigration pour effectuer ces tâches  revient donc purement et simplement à prôner l'instauration d'une pratique esclavagiste sur notre sol. Et puis faire venir des travailleurs tout en expatriant les usines et les emplois, où est la cohérence? Ensuite cette pratique favorise irresponsabilité des entreprises en matière de formation professionnel. Qu'est ce que c'est que cette histoire de faire venir des gens qualifiés de l'étranger par exemple? Les entreprises françaises ne peuvent elles donc pas former leurs personnels? Cette pratique malsaine qui consiste toujours à déresponsabiliser les entreprises vis à vis de la société à quelque chose de choquant . S'il manque des informaticiens qu'elles les forment, vue le taux de chômage actuel en France ce n'est pas les candidats, souvent diplômés, qui manquent. Mais il est vrai aussi que les entreprises françaises gèrent leur personnel comme des mouchoirs en papier, elles les jettent après usage. Et bien peut-être qu'en obligeant les entreprises à prendre le coût des formations sur leurs propres comptes, elles seront ensuite moins à même de se séparer leurs salariés formés.  Et empêcher l'immigration ne pourra que produire un effet d'inflation sur les salaires distribuées dans le pays, c'est d'ailleurs ce que craint par dessus tout le patronat et notamment le BTP dont le lobbyisme est grandement responsable de l'immigration massive et du regroupement familial.  Et oui plus d'immigrés, c'est plus d'habitants, donc plus de logements, donc inflation des prix de l'immobilier CQFD.

 

2-Les immigrés produisent une fuite monétaire vers l'extérieur du pays

 

    Comme nous l'avons vue dans la dernière brève les flux monétaires sortant du territoire français sont de plus en plus massifs et dommageables pour le pays. Les immigrés renvoient chez eux d'importantes sommes d'argent qui vont produire leur effets multiplicateurs ailleurs que sur notre territoire nationale. Dans les années 70-80 ce phénomène n'avait pas vraiment d'importance, d'abord parce que les immigrés avaient alors un niveau d'instruction bien moindre et avaient donc un niveau de revenu relativement négligeable en regard du PIB du pays. De plus les pays de l'ancien empire colonial importaient beaucoup de produits français, ce que nous perdions d'une main nous le regagnions dans l'autre. Mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. Les flux sortant atteignent les 30 milliards d'euros et une bonne part de ce flux est du à l'argent que renvoient les immigrés dans leurs pays d'origine. A titre de comparaison cela surpasse notre déficit commercial avec l'Allemagne ou la Chine, ce n'est donc plus du tout négligeable. Ensuite les pays du Maghreb ou d'Afrique font comme tout le monde, ils achètent de plus en plus chinois, de ce fait il y a surement une bonne part de l'argent expédié de France vers l'Algérie ou le Maroc qui sert à acheter des produits chinois et non des produits français. Les flux commerciaux mondiaux ne sont plus du tout à notre avantage, les flux monétaires sortant sont donc de pures pertes pour notre pays. 

 

3-L'émigration peu nuire au bon développement des pays en voie de développement

 

  Ensuite si l'on se place non plus dans le cas du pays qui reçoit mais dans celui fait partir sa population, les gains à long terme sont en fait des plus discutables. Il est vrai qu'à court terme comme nous l'avons vue précédemment cette émigration permet aux pays pauvres de ponctionner une source de revenue en provenance de France.  Cette source de revenue va d'ailleurs croissante. Cependant ce phénomène s'apparente à un mécanisme de rente pour les pays concernés et l'on sait,  par expérience, que les pays rentiers se retrouvent souvent fort démunie quand la rente vient à disparaitre. En effet la rente permet de ne pas créer une économie productive, elle va favoriser les familles qui envoient leurs enfants à l'étranger plutôt que celle plus patriotiques dont les enfants restent sur place et développent leur pays de naissance. Alors certes ces pays sont souvent bloqués et ont des problèmes politiques et économiques, mais imaginons un instant que les révolutionnaires français aient décidé de partir en Amérique en 1789 plutôt que de faire la révolution en France. A quoi aurait bien pu ressembler notre pays s'il en avait été ainsi? En fuyant leur pays les émigrés empêchent peut-être ces derniers de faire leur mue nécessaire pour se moderniser, car c'est autant de jeunes qui manquent pour faire bouger les régimes Algériens, Marocains ou Tunisiens. Nous avons peut-être fait un cadeau empoisonné à ces pays en acceptant une telle quantité d'immigrés sur notre sol. Et il y a encore plus vil, l'immigration qualifié. Quand on sait ce que coûtent les formations de haut niveau au pays pauvre! Il est proprement dégueulasse par exemple de faire venir des médecins béninois en France ou au Canada, à moins que ces pays ne remboursent intégralement les frais de scolarité des gens qualifiés, et encore. Je prend le cas du Bénins parce que l'on sais qu'il y a plus de médecins béninois à l'étranger que dans leur propre pays ce qui est une totale aberration. L'émigration ne permet donc pas le développement des pays concerné et favorise peut-être même leur stagnation. Ce n'est pas l'émigration qui a permis le développement de la Chine par exemple mais le fait qu'elle a importé des usines sur son sol et copié des savoir faire, c'est le développement des forces productives qui développe et non l'expatriation des populations. L'Irlande pays longtemps pauvre d'Europe a expatrié un nombre incalculable d'habitant au 19ème siècle, ce n'est pourtant que depuis les années 80 que ce pays s'est réellement développé et qu'il est d'ailleurs devenue terre d'immigration. Les immigrationnistes sont en faite de faux amis du tiers-monde leurs solutions conduisent ces pays à des impasses, tout çà pour réaliser leur fantasme de melting-pot à l'américaine.

 

4-L'immigration déforme la cohésion nationale et détruit l'esprit démocratique

 

        L'immigration est accompagnée d'une vision de fragmentation du corps social du pays d'accueil. Bien sur il faut atteindre un certain seuil avant que cette immigration ait un tel effet, mais passé ce seuil il se passe un phénomène de rejet. On s'est beaucoup étonné en Europe du succès de la droite néoconservatrice aux USA dans les couches les plus populaires. En effet comment des pauvres peuvent-ils à ce point être favorables à des politiques qui  sont en fait orientées en faveur des couches aisées. L'explication est en fait simple, les politiques d'aides sociales sont considérées comme des aides aux étrangers et aux minorités. Au fur et à mesure que la proportion d'immigrés croit, la société identifie la misère à cette immigration, et même les pauvres "blancs" font cette erreur. Avec l'augmentation de la population immigrés le même genre de phénomène se produit en Europe, partout la droite néolibérale joue sur l'immigration pour justifier l'annihilation des protections sociales. Y compris en France. L'ethnie et la religion sont finalement plus fortes que la vision de classe, au grand dam des marxistes. Il est donc possible que si les états européens n'arrivent pas à juguler les flux, nous assistions dans les années à venir à une justification du démentellement des états providences sous le prétexte migratoire. Il est donc indispensable à qui veut réellement défendre le système social français d'avoir une politique anti-migratoire, même modérée en plus d'éventuelles dispositions sociales sous peine d'être condamné à perdre élections après élections. Cette histoire en dit long d'ailleurs sur nos systèmes sociaux, c'est bien le fait national et la croyance nationale qui ont permis l'apparition des systèmes sociaux et non la vulgate marxiste.

 

5-La transition démographique est planétaire

 

  J'en ai déjà parlé précédemment dans ce texte, la transition démographique est aujourd'hui entamée sur la planète entière. Dans quelques décennies c'est le monde entier qui vieillira et manquera de main d'oeuvre, l'Algérie est déjà à 1.9 enfants par femme, le Maroc à 2.2, ces pays ont fait une transition ultra-rapide. La Chine qui fait peur à tout le monde aujourd'hui est à 1.5 enfants par femme, dans sa capitale économique Shanghai, ils sont en dessous de 1. Ce phénomène qui a commencé en Europe est, je le répète, planétaire, même l'Afrique sub-saharienne est touchée. A long terme tout le monde sera confronté au vieillissement et à une réduction de la population plus ou moins rapide. Il est donc stupide de croire que nous pourrons éternellement résoudre nos problèmes démographiques en important des habitants. Il faudra un jour ou l'autre que les Européens agissent pour relancer la natalité comme je l'avais préconisé ici. Il faut cesser de penser comme des américains et leur far-ouest inépuisable. Notre monde est limité et il faut renouveler les hommes comme il nous faut renouveler notre énergie et nos matières premières, le développement durable s'applique aussi aux populations.

 

6-Rien ne permet aujourd'hui d'affirmer que l'assimilation se produira

 

         Pour terminer Je tiens à dire que l'optimisme béât dont certains font preuve en matière d'immigration est incroyablement prétentieux. La réalité c'est que nous n'avons aucune raison de penser que l'assimilation se fera même à long terme. La France a eu pendant une très longue période des Juifs ou des Gitans qui n'étaient pas intégrés au pays, cela continu d'ailleurs avec les gens du voyage. On peut aussi citer comme Zemmour les guerres de religions que le pays à subi entre protestants et catholiques pour montrer que les cohabitations ne sont pas toujours pacifiques. Il est tout à fait normale que la population voit d'un mauvais œil l'installation sur son sol de populations hétérogènes qui ne semblent pas vraiment porter dans leur cœur les valeurs de notre nation. Il y a de plus un manque flagrant de démocratie concernant les politiques migratoires. On a jamais fait de référendum sur cette question et ce sont des technocrates corrompus qui, comme pour le libre-échange ou la privatisation de l'instrument monétaire, ont choisi dans leur coin sans demander aux premiers intéressés s'ils étaient d'accords. L'immigration n'est pas un phénomène naturel, elle a été voulu par les dirigeants français et par des groupes d'intérêts particuliers qui se fichaient éperdument des dégâts éventuels à long terme. Comme dans le cas de l'économie, on constate que sur les sujets importants la population n'a pas son mot à dire, il ne faut dès lors pas s'étonner de l'apparition des mécanismes de rejets violent qui sont en train de se produire dans le pays.  Le communautarisme des nouveaux français sera plus en plus rejeté car non conforme à la norme française, quelque soit les efforts de l'état pour imposer ce communautarisme. Plus l'état ira dans ce sens et plus la population française sera exigeante avec les immigrés, car les français ont l'impression d'avoir été floué et qu'on ne leur a pas demandé leur avis, ce qui est vrai.  L'état qui voudra réellement mettre fin aux conflits et au rejet de l'immigration, particulièrement musulmane, devra avant tout avoir le courage d'imposer les pratiques françaises et de ne pas encourager le communautarisme par l'intermédiaire du fait religieux.

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 23:21

    Les médias français ont beaucoup jasais sur la natalité miraculeuse de la population française et les hommes politiques de notre pays se félicitent souvent de cette situation présenté comme avantageuse à long terme. Mais la réalité crue c'est que la natalité française n'est pas bonne, elle est juste moins mauvaise qu'ailleurs sur le continent, c'est un peu comme si l'avant dernier de la classe se félicitait qu'il y est un élève plus médiocre que lui.

 

    Je ne vais pas ici disserter sur l'influence de l'immigration sur les "bons" chiffres français, s'il est indéniable que les immigrés trucs en partie les chiffres on est en vérité bien loin des fantasmes de l'extrême droite. Pour le montrer il suffit de  comparer la carte de la natalité des départements français avec la répartition des musulmans sur le sol français voir les deux cartes dessous. Avouons franchement que la corrélation n'est pas aussi clair que ce que disent le journaliste Eric Zemmour ou les partisans de madame Le Pen . Certains départements avec une forte proportion d'étrangers possèdent effectivement une forte natalités, mais ils y en a qui ont peu de musulmans et une fortes natalités. On a aussi des départements avec beaucoup  de musulmans et une faible natalité comme en Alsace. Alors tout les immigrés ne sont pas musulmans certes, mais la Bretagne par exemple n'a que peu d'immigrés quelques soit leur origine elle a pourtant une natalité des plus correcte.

 

natDepartements.pngrepartition-musulmans-france1.jpg

 

Donc globalement et contrairement à ce certain croient être la réalité, la natalité française ne doit pas sa "bonne" tenue à son immigration ou à la sur-fécondité des femmes immigrés, bien sure cela n'exclus pas de sérieux problèmes locaux, comme dans le 93, de sur-concentration démographique d'origine étrangère. Et d'ailleurs ce genre d'affirmations semble oublier que l'Allemagne ou l'Italie ont aussi des immigrés leur chiffres sont donc tout autant déformé que les notre en la matière. Pour en revenir à la natalité globale du pays il faut également souligner que notre démographie n'est en aucun cas dynamique, elle est même insuffisante à la reproduction à un pour un de la population.

 

  Une chose est tout de même frappante sur la première carte c'est l'incroyable disparité de la natalité nationale, une disparité qu'il est tout de même assez difficile d'expliquer. D'autant plus que la politique en matière de natalité est la même pour tout les citoyens français, les allocations familiales, les aides sociales ou la gratuité des crèches et autres systèmes pour facilité la compatibilité entre la vie familiale et le travail est identique dans l'Hérault et la Mayenne pourtant la Mayenne à une fécondité supérieure de prés de 25%.

 

Alors pour expliquer le phénomène j'ai voulu comparer la carte de la fécondité avec celle de la carte des structures familiales d'Emmanuel Todd que vous pouvez retrouver dans "La nouvelle France" ou dans "Le destin des immigrés" il me semble. Étant un franc adepte des théories de Todd je savais que les familles souches pouvaient avoir une fécondité inférieure à celle des familles nucléaire une fois la transition démographique franchit,  la fécondité s'effondrant pour les nations à forte composante de famille souche exemple l'Allemagne le Japon ou la Corée du Sud. La France est une nations composite dont les structures familiales sont pour une grande partie du nord et du bassin parisien nucléaire égalitaire et pour le sud plutôt souche et autoritaire.  Et bien la comparaison n'est pas des plus éclairante certaine régions souche comme l'Alsace vont dans le sens de l'analyse toddienne d'autre non. On a aussi des régions nucléaires égalitaires où la natalité est digne d'une région souche. Cela n'invalide pas forcement les thèses de Todd mais il faut bien voir que la population française se déplace de plus en plus et qu'il est possible que les mouvements massifs de population est altéré globalement l'image que nous avions de la répartition des structures familiales sur le territoire. Des familles souches se sont probablement installées dans des régions égalitaires et inversement rendant la vision géographie des choses fortement confuse.

 

En tout cas le pays des jacobins n'a toujours pas réussit l'homogénéisation territoriale, la France restant une nation de forte variation sur le plan géographique et démographique. Et malgré tout les efforts pour en faire une nation homogène on voit des pôles dynamiques démographiquement et d'autres largement en perte de vitesse. Le poumon démographique étant le nord-ouest et le sud-est, or la démographie a un rôle particulièrement important sur le plan économique à long terme il est probable que les région jeunes dominerons celles qui vieillissent.

 

Rajout de dernière minute la carte des structures familiales françaises issue du livre d'Emmanuel Todd "L'invention de l'Europe" (merci google). Le lien entre les structures familiales et la fécondité est ici un peu confus surtout pour les régions souches le sud-ouest est plus fécond que le sud-est les structures familiales sont pourtant aussi des familles souches. De la même manière on retrouve des régions de famille égalitaire avec un faible taux de fécondité.

 

todd-espace-francais-contre-revolutionnaire-carte.117733268.jpg

 

 

Un espoir pour le 21ème siècle reconstruire la puissance française

 

Une grande part du déclin du continent européen n'est pas dans son organisation économique ou dans des tares qui seraient propre à nos sociétés, mais bien plus dans l'évolution démographique du continent. Tout comme le déclin relatif de la France au 19ème siècle l'Europe souffre d'une démographie dramatiquement basse et ce depuis plusieurs décennies. Or un déclin démographique est l'assurance d'un déclin économique quelque soit l'efficacité d'organisation d'une société la situation allemande est de ce point de vue assez éclairante. Il ne s'agit bien évidement pas de réclamer une expansion infinie de la population européenne mais au moins de stabiliser la situation démographique actuelle.

 

Le continent Européen a aussi pour caractéristique une grande disparité dans la densité de population certaine nation sont largement plus peuplé du point de vue de la densité que d'autre. Ainsi nos amis allemands ont-ils une densité de population de 230 habitants par km², les hollandais ont une densité de population de 393 habitants au km², la Grande-Bretagne elle a 252 habitants au km². La France elle n'a que 105 habitants au km². La nations française est donc faiblement peuplé comparé à ses voisins directs, même l'Italie à une densité double de la notre. Notre nation ne pèse donc pas le poids qu'elle devrait peser sur le continent et pourrait très bien accueillir une population double de celle qui la peuple à l'heure actuelle, n'en déplaise aux écologistes. Une France de 120 ou 130 millions d'habitants voila de quoi mettre fin définitivement à la petitesse que certains déplorent pour mieux justifier leur laissez allé naturelle.

 

fecond.png

 

Soyons fou et fixons nous comme objectif de rendre à la France son poids international en amenant sa démographie à au moins 100 millions d'individus d'ici 2050 ou 2060. Est-ce un rêve impossible? En excluant l'immigration comme solution, on peut effectivement croire qu'il s'agit là d'une impossibilité pourtant l'histoire est là pour témoigner du contraire. La France elle même a déjà réussit l'exploit d'inverser un déclin séculier par l'action constante et volontaire de la puissance publique à la fin du 19ème siècle la France avait une natalité de seulement  2.2 enfants par femme à une époque ou la mortalité infantile était nettement plus haute, la France voyait des années négatives en terme d'évolution de la population. Les élites françaises bien conscientes du problème et voyant le résultat sur le rapport de puissance entre la France et ses voisins, décidèrent d'y mettre fin par des politiques natalistes, et les résultats furent relativement rapides puisque la natalité avant guerre était déjà supérieure à celle de l'Allemagne après guerre nous eûmes des 2.7 enfants par femme ce fut le fameux babyboom. Le général De Gaulle faisait d'ailleurs de la natalité l'un des axes majeurs de sa politique signe de l'importance du sujet. Pourquoi ne pourrions nous pas ré-atteindre cet objectif de 2.6-2.7 enfants par femme, certaines études montrent que le désir des femmes françaises se situe même aux alentours de 3 au dessus de cet objectif finalement modeste.

 

Cette accroissement de la natalité comme remède au pessimisme général qui nous ronge est d'ailleurs déjà pratiqué ailleurs. Le blogueur dissonance vient de faire un excellent texte sur l'évolution de la démographie Russe qui montre que les politiques de relances ne sont en rien inefficace bien au contraire. La Russie vient de dépasser l'Allemagne en terme de natalité après avoir pourtant sombré dans des fonds jamais atteint par une société humaine.  Si la Russie partie de si bas arrime à remonter la pente pourquoi pas la France qui n'a jamais connu une natalité aussi basse. Une politique de redressement de la nation ne pourra pas éviter cette question, d'autant que l'on voit bien que malgré l'union des européens notre poids ne cesse de diminuer seule une dynamique démographique nous permettra de reprendre du poids. A l'échelle internationale une union de pays peuplés de vieux retraités ne pèsent rien. Alors pourquoi pas une France de 100 millions d'habitants en 2060 chiche.

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 13:51

On présente souvent l'immigration comme une politique ne produisant que des bienfaits renforçant les économies occidentales, et surtout européenne qui seraient autrement condamnées à un déclin si l'immigration était subitement stoppée. Il n'est pas dans mon objectif ici de contredire cette opinion, elle est en fait largement fausse, mais j'en parlerai dans un autre texte. Le fait est que la question démographique est sans arrêt vue comme un phénomène extra-politique, comme étant quelque chose de similaire à la météo on y peut rien les choses sont ce quelles sont.  Mais comme je l'ai écris dans un précédent texte la planète ne pourra bientôt plus fournir les bras qui ne sont jamais nés en France pour cause de dénatalité.

 

  Et le choc va être très violent car la transition démographique dans les pays du tiers-monde est largement plus rapide que celle qui s'est produite en occident.  Pour illustrer mes propos je vais prendre l'exemple de la région du monde qui nous a fourni le plus d'immigrés ces trente dernières années à savoir le Maghreb.

 

Demogra-Maghreb.png

    Comme vous pouvez le constater l'Algérie et la Tunisie sont déjà en dessous du seuil de reproduction et le Maroc suivra, bien que ce dernier ait eu une baisse de fécondité plus raisonnable. Si l'on se fit aux propos de Pierre Chaunu plus un pays connait une baisse brutale de la fécondité plus la natalité tombe bas, c'est l'expérience du démographe qui parle. Or les pays du Maghreb ont connu une baisse de la fécondité plus rapide encore que celle de l'Espagne ou de l'Italie on peut donc raisonnablement imaginer des natalités à 1.5 ou moins.  Autre enseignement la France à maintenant une fécondité un peu plus forte que celle de l'Algérie ou de la Tunisie, on peut donc raisonnablement trouver curieuse la peur de l'invasion qui traverse certains esprits en France, celle-ci pouvaient encore avoir un sens en 1987 mais plus en 2010. Cependant il y a évidement un phénomène lié à la visibilité des minorités en France et à leur proportion dans les jeunes générations. 

 

La grande peur de l'invasion 

 

Malakine vient de s'attaquer dans un de ses derniers textes à la grande peur de la guerre civile que sous-entend le discours d'une certaine droite en France, les identitaires notamment.  Il accuse notamment Sarkozy de surfer sur la peur des banlieues et des immigrés essentiellement maghrébins pour pouvoir se faire élire comme certain pensent qu'il le fit en 2007. Mais il faut aussi se demander pourquoi une telle peur existe dans la population, ce n'est pas Sarkozy qui l'a fabriqué, ni même les médias aussi puissant soient-ils, mais bien l'irruption dans la société française d'une grande quantité de population provenant d'Afrique du Nord. Et c'est une réalité que les courbes précédentes expliquent, en 1987 la natalité algérienne était encore à 5.3 enfants par femme, on peut supposer avec une certaines véracité, que la natalité des algériennes vivants en France était identique or à l'époque la natalité française, était elle, de seulement 1.8, elle a d'ailleurs atteint sont point bas en 1996 aux alentour de 1.6-1.7 pour ensuite remonter lentement jusqu'à 2. On voit donc bien que si les immigrés maghrébins ne représentaient que  3 millions de personnes en 1987 soit 5% de la population, ils représentaient plus du double en poids dans les naissances, et ce d'autant plus que les immigrés était en moyenne plus jeunes que les français de souches puisque seule les travailleurs et leur familles étaient venues s'installer chez nous. Donc chez les jeunes nées entre 1980 et 2000, période pendant laquelle la natalité maghrébines s'est rapidement alignée sur standards démographiques post-transition, les immigrés maghrébins représentent une part nettement plus importante de la population que dans les autres tranches d'age.

 

  Il s'agit là probablement de l'explication la plus rationnelle sur le phénomène de poussé d'anxiété anti-immigrés chez les jeunes générations, car je rappels que quelqu'un né en 1987 a seulement 23 ans aujourd'hui. Cette poussée d'inquiétude va donc probablement se poursuivre pendant encore une dizaine d'années le temps que le soufflé démographique maghrébin retombe.  Nous serons alors prit dans un nouveau soufflé, mais africain celui là, car la population s'apercevra alors de la dynamique démographique africaine sur son sol qui se produit en réalité maintenant. Il y a bien sure fort à parier qu'alors la démographie africaine aura parcouru le même chemin que les autres à savoir une dénatalité. Mais il y a une décalage entre la vision que la société a d'une situation donné de la démographie et sa réalité concrète.

 

L'illusion migratoire

 

Pour en revenir à l'avenir de l'immigration il faut bien comprendre que la transition démographique est aujourd'hui planétaire. L'idée de combattre le vieillissement ou le déclin démographique par l'immigration n'a de sens que si ce déclin est limité à une partie de la planète or ce n'est plus le cas. Comme dans le cas des matières première nous vivons à l'aube du pic d'homme si je puis dire. Quel sera les effets du déclin démographique planétaire et bien pas forcement une catastrophe pour tout le monde, en tout cas les rentiers vont souffrir. La mondialisation économique a été une stratégie de contournement du ralentissement des gains de productivités en occident, elle visait à maintenir la hausse des revenues de rente malgré l'affaiblissement de la croissance potentielle.

 

Pour se faire les multinationales et les idéologues néolibéraux ont joué sur la transition démographique en cours sur le reste de la planète. Ce fut un effet d'aubaine qui permit au capital (pour employer une terminologie marxiste) de maximiser ses profits en mettant en concurrence l'ensemble des salariés de la planète. Et si cela n'était pas possible en déplaçant les populations grâce à l'immigration de travail. Il faut bien voir que si la planète n'avait pas connu de tels déséquilibres démographiques la stratégie néolibérale auraient échoué. Or même en admettant que la mondialisation néolibérale survive à la crise actuelle, ce qui est peu probable, elle sera irrémédiablement condamnée par la fin de la transition démographique de la planète. Car une fois que la planète entière aura vieilli, les travailleurs seront rares partout, il n'y aura plus suffisamment de capital humain pour tirer les salaires vers le bas aux USA ou en Europe. D'ailleurs le seul vieillissement de la Chine va produire des effets puissants sur la distribution des revenues entre le capital et le travail. Il y a même déjà des entreprises qui trouvent la Chine trop cher et ce n'est pas la raréfaction des travailleurs chinois dans les vingt ans qui viennent qui va arranger les choses pour les rentiers.

 

Relancer la natalité ou se dépeupler

 

Le futur n'est donc pas un monde mélanger avec des flux migratoires toujours croissants ce phénomène était temporaire. L'avenir ressemblera plutôt au Japon et à l'Allemagne, et il est temps que les états européens commencent à regarder les choses en face. En fuyant sans arrêts les problèmes par des solutions toutes faites comme l'immigration, ils ne font que la politique de l'autruche. Il faut un grand plan de relance de la natalité en Europe pour au moins stabiliser la démographie, de grands pays ont déjà prit l'ampleur du problème c'est le cas de la Russie avec un petit succès pour l'instant.  Ou alors nous laissons les choses en l'état et la population décroitra pendant une longue période sans garantie qu'elle pourra un jour redevenir positive. Une chose est sure cependant ce changement planétaire sera fatal au capitalisme, l'accumulation ne pourra plus se faire car la position de force sera alors inversé entre le capital et le travail. Quel type d'économie pourra alors se mettre en place mystère mais le rentiers disparaitra comme il aurait du disparaitre d'Europe et d'Amérique depuis longtemps s'il n'y avait pas eu la mondialisation.

 

 

PS: J'ai oublié de l'indiquer sur le graphique les chiffres proviennent de l'us census où vous trouverez toutes les statistiques démographiques possibles. 

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