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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 10:11

europeIslam.pngSamedi dernière allant faire quelques courses au centre ville de ma bonne cité de Montpellier me voilà croisant une énième manifestation sur la Palestine. Entendons nous bien ce qui se passe là-bas est révoltant, mais j'ai toujours trouvé curieuse voir suspecte la passion excessive de certains pour ce conflit en particulier. Après tout ce ne sont pas les conflits qui manques sur terre et bon nombre sont plus atroce encore que le conflit israëlo-palestinien, quelqu'un s'intéresse-t-il aux horreurs du Liberia par exemple? Un pays qui crève entre misère, cannibalisme et guerre civil, pourtant on ne voit guerre de manifestation pour ce pays.  Il est vrai qu'il n'y a pas deux états en conflit mais tout de même.

 

  Et je trouve aussi suspect la sur-représentation des minorités ethniques et disons arabo-musulmane dans les manifestations pro-palestinnienne, il y a là un symbole, quoiqu'on en dise,  de la non intégration de certains et d'une identification latente à un peuple qui est pourtant installé à des milliers de kilomètres, mais qui est à la fois musulman et arabe. On peut d'ailleurs dire la même chose d'une partie de la communauté juive, celle adhérent au Crif et dont l'intérêt pour Israël est tout aussi étrange. En tant que français, je regarde personnellement ce conflit de loin comme étant une guerre parmi d'autre sans intérêt particulier pour la chose. Mais je me sens avant tout français ceci expliquant peut-être cela.

 

  Quoiqu'il en soit ce conflit produit régulièrement en France des réactions et des mouvements de manifestations.  La gauche internationaliste ne manquant jamais une occasion de mettre son cosmopolitisme en avant, elle court souvent à ces manifs et les organisent même. Non d'ailleurs sans arrières pensées certaines. Comment en effet ne pas voir que le NPA de Besancenot, par exemple, cherchent systématiquement à plaire à la population musulmane en la caressant dans de le sens du poil intégriste. Ou plutôt en la caressant de le sens du poil telle que l'extrême gauche l'appréhende, car je ne suis pas sure que le coup de la candidate voilée par exemple est plu aux athées, aux agnostiques , aux laïcs ou aux non musulmans d'origine maghrébine, car oui il y en a, et cette réduction des maghrébins à leur appartenance quasi automatique à la oumma montre à quelque point notre extrême gauche à des relents racistes en réalité.  Sans parler de la réduction des musulmans à la frange la plus extrémiste qui soit.

 

  Ainsi donc ce samedi voila une manifestation rassemblant une foule guère plus étendue qu'une classe de terminale, un assemblage de drapeaux palestiniens, de drapeaux du syndicats Sud bien connu pour son gauchisme excessif, et du NPA comme d'habitude quoi. Mais trônant au milieu de cet étrange mélange entre des supposés anti-claricaux féroces et des femmes voilés des pieds à la tête accompagnées de leur mari barbu, voila qu'un drapeaux vert avec un tournesol fait son apparition. Et oui Europe écologie manifestait avec cette étrange cortège et nul ne semblait s'en étonner.

 

Comme quoi les intégriste savent se rassembler sans faire fi de leurs divergences, tous unis pour un monde réactionnaire pourraient être un slogan fédérateur. Avec Tariq Ramadan comme intellectuel musulmans préféré Europe écologie a déjà montré qu'elle ne s'intéressait pas à la laïcité française, non franchement c'est une atteinte à la liberté la laïcité alors que la burqa c'est tendance et très libérale quoi. Il est inquiétant de voir un mouvement politique aussi dangereux et contraire à la tradition française faire des scores aussi élevé aux élections. Bien que je ne pense pas que les électeurs d'Europe écologie se rendent compte que ce parti prône le communautaire et soutient en pratique des intégristes musulmans allant jusqu'à les présenter aux élections. Les mêmes clowns qui pourtant ne cesse de chier sur l'église catholique et le danger qu'elle représenterait pour la laïcité, fricote avec des intégristes musulmans qui feraient passer le pape pour un partisan des thèses de Richard Dawkins. On arrête pas l'hypocrisie chez Europe écologie.

 

La dernière démonstration en date est une remarque anodine au premier abord de Cécile Duflot chez Bourdin sur BFM. Celle-ci ne désirez pas dire quel était son plat préféré, bon on s'en fout un peu, mais le problème c'est qu'elle aime le confit de porc et qu'il ne faut pas le dire à Europe écologie devinez pourquoi!

 

 

Démonstration supplémentaire du climat délétère que la poussée du communautarisme produit. Et ce sont bien les politiques et l'extrême gauche notamment qui enveniment la situation en promouvant des intégristes tous plus débiles les uns que les autres et en faisant le lit des communautés fermées. A trop se mélanger avec le vert de l'islam les écologistes pourraient bien un jour virer leur cuti, à quand un Daniel Cohn-bendit en djellaba et une Cécile Duflot en niqab? Non vraiment s'il vous reste un soupçon d'esprit républicain ne votez pas pour ces charlots. 

 

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 17:04
 
Dominique De Villepin annonce la création de son parti politique. C'est effectivement un moment important ce dernier pouvant réellement empêcher Sarkozy de gagner les prochaines élections. Mais on regrettera dans son discours le manque de propositions claires, même s'il faut noter que DDV se démarque nettement de Sarkozy sur le plan sociale. Il cherchent à rompre l'image d'une droite aveugle aux inégalités, l'image que Nicolas Sarkozy et les néolibéraux on fini par imposer comme unique démarcation entre le PS et l'UMP, l'un faisant semblant de s'y intéresser l'autre n'y voyant rien d'anormal.    
    En ce sens DDV renoue ou essaye de renouer dans son discours avec le gaullisme sociale, cependant vous qui fréquentez ce blog, vous savez qu'il ne suffit pas de le vouloir, il faut avant tout mettre en cause l'origine de cette explosion inégalitaire. Sans s'attaquer à l'UE, à l'euro et au libre-échange il n'y a guère a espérer sur la réussite de l'action. Or pas grand chose là dessus dans cette conférence on en saura plus dans quelque temps. Si une critique de la réduction d'un fonctionnaire sur deux qu'il juge simpliste, mais il ne va guère plus loin dans ce qu'il entend comme "réforme", s'il s'agit de faire du Sarkozysme light, DDV aura créé un parti de trop.  
 
    Globalement son discours m'a semblé trop centré sur des sujets secondaires, il  me semble essayé d'éluder les questions de fond ou pire il n'a pas compris le lien entre la crise et le libre-échange. Vouloir une meilleur répartition des revenus c'est bien, mais uniquement par l'impôt çà ne mènera à rien.   Est-ce que DDV ne voit pas que la libre circulation des capitaux condamne tout politique de redistribution par l'impôt, en entrainant une fuite des hauts revenus et des capitaux à l'étranger et des fraudes fiscales. J'ai presque eu l'impression qu'il nous faisait du Besancenot par bien des aspects. Bref rien de très rassurant pour l'instant. Un discours libéral modéré à coté de la plaque sur beaucoup de chose. Il nous a même ressorti le mirage de la société  post-industrielle du savoir, ou encore les méchants déficits qui doivent être réduit tout en oubliant d'où vient cette dette. Avec un tel discours c'est surtout un boulevard à Marine Le Pen que DDV est entrain de préparer. J'espère que tant qu'il n'y aura pas de clarification sur l'euro et le libre-échange Nicolas Dupont Aignan ne fera pas d'alliance car pour l'instant les proposition de DDV ne sont guère convaincante sur les gros sujets économiques.   
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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 00:26

JacquesISWacthingyou.jpg  Jacques Marseille est mort, le chantre de la pensée unique et fonctionnaire attaché au dénigrement de la fonction publique, icône de médias avec Baverez, vient donc de nous quitter. Je ne vous cacherez pas le fait que cette mort ne me fait ni chaud ni froid, mais qu'elle me sert de prétexte à montrer l'incroyable holdup réalisé par une minorité de "penseur" sur le paf télévisuel français.

 

En effet qui n'a jamais entendu les longues litanies Marseillaise sur la fonction publique trop grosse, trop dispendieuse,  ou les Baveraizeries sur le déclin de la France, l'incroyable modèle anglais et sur la révolution néolibérale espagnole qui allait mener ces pays vers un règne de mille ans de prospérité. Une pensée faites d'idées reçues et de non affrontement avec le réel soutenu par une absence total de débat. Ce mécanisme qui  voit l'ensemble des médias parler d'une seule voix fut appelé il y a longtemps la pensée unique

 

Mais par quel mécanisme une minuscule quantité d'individus arrivent ils à dominer tout l'espace médiatique au point d'avoir étouffé pendant des décennies toute pensée alternative au cléricalisme néolibérale. Et ce phénomène ne touche malheureusement pas que la seule sphère de l'économie et de la politique, le débat sur le réchauffement climatique par exemple est lui aussi monopolistique. Ainsi y-a-ils des scientifiques qui affirment à l'inverse du GIEC que le climat de la planète va se refroidir et non se réchauffer, mais étrangement c'est la seule thèse du GIEC ultra-réchauffiste que l'on entend. De la même manière a-t-on vue un unanimisme médiatique total autour du besoin de vaccination suite à l'arrivée d'une hypothétique grippe, ici les instances publiques se sont ridiculiser, mais le plus grave c'est que c'est bien l'emballement médiatique qui est à l'origine de l'obsession gouvernementale. On pourrait y rajouter la vache folle et l'obsession sanitaire qui a bien participer à l'inflation de la viande bovine dans les années 90.

 

La peur d'être la cible des médias est devenu une espèce de contrainte sur d'autre sphère de pouvoir, le quatrième pouvoir est devenue en réalité le seul pouvoir véritable, celui qui fait, défait ou empêche l'ascension d'un politique. Celui qui s'impose aux juges jusqu'à briser la vie d'innocents. Un pouvoir qui écrase tout pensée alternatives sur quelque sujet que ce soit immigration, économie, vie familiale, sexe, drogue, jeux vidéo et j'en passe.

 

Un exemple vidéo de propagande mis en avant par leplanB avec en plus un bout de Jacques Marseille

 


Vive la réforme: si toi aussi tu veux te réformer fait comme les anglais parce que eux ils réforment plus blanc.

 

La pensée unique est-elle une propagande organisée? 

 

Oui et non s'il y a bien évidement des individus fortunés qui influencent les médias par leur puissance de feu économique cela ne peut pas expliquer l'incroyable homogénéité médiatique sur la plupart des sujets. De plus si cette influence à un sens dans l'économie ou la politique elle n'en a aucun dans le domaine judiciaire par exemple ou dans les sciences dures. Pourtant même dans ces domaines les médias jouent un rôle souvent néfaste. Comme le disait Bourdieu il est fréquent que des individus n'ayant pas percé dans leur domaine et n'ayant pas réussit à convaincre leur pairs usent des médias et notamment de la télévision pour faire pression de l'extérieur sur tel ou tel institution. Les médias devenant les arbitres souvent incultes et pressés sur ce qui est bien ou pas, sur ce qui est vrai ou faux, sans bien sure user des outils nécessaires à la recherche de la vérité. parce que ces outils sont d'une part trop long pour le temps médiatique, mais surtout parce que la vérité n'intéresse pas les médias. Les exemples les plus grossier en la matière étant BHL ou encore les frères Bogdanoff.

 

Donc la mécanique d'unité intellectuelle qui traverse nos médias n'a pas pour principale origine un complot ou un lobby. Si tel était le cas on entendrait plus de dissonances, moins d'unanimité. Il faut plutôt regarder dans les mécanismes de foule et ceux notamment qui régissent les marchés.  Comme le disait Keynes quand il parlait des marchés financiers mieux vaut avoir tort avec la foule que raison contre elle. De la même manière les médias sont obligés pour des raisons de survie économique d'entrer en résonance avec la foule et la masse de la population du moins avec l'opinion qu'ils croient être celle de la population.

 

L'audimat et la convention

 

Pour qu'un journal ou une chaine de télé puisse survivre il lui faut impérativement avoir des lecteurs ou des téléspectateurs. Les faiseurs de médias vont donc, comme tout bon chef  d'entreprise, essayer d'anticiper la demande pour pouvoir y adapter l'offre et maximiser ainsi les retombées publicitaires. Pour qu'un débat ou un sujet puisse donc attraper le téléspectateur, il faut impérativement que ce dernier arrive à comprendre et à apprécier ce qu'il regarde. Les médias vont donc naturellement répéter ce qu'ils croient être l'opinion de la population, du moins l'opinion majoritaire de la population. Mais comment savoir qu'elle est l'opinion majoritaire de la population? En lisant ou en regardant les autres médias pardi, ce qui créé effectivement une boucle rétroactive des médias sur eux même un raisonnement tautologique. Ceci créé un phénomène de convention non formel, qui peut d'ailleurs entrer en rupture brutal. Tel l'eau qui gel à zéro degrés et décongèle immédiatement à  zéro et plus, il s'agit de rupture non-linéaire brutal. Ainsi les médias pourraient-ils rapidement devenir ultra-protectionniste s'ils y voyaient là l'opinion majoritaire. Car de la même manière qu'ils étaient tous keynésiens avant la crise des années 70, ils sont tous néolibéraux aujourd'hui, les médias se fichent des idées dominantes tant qu'ils sont sure qu'elles sont dominantes et cela afin d'atteindre leurs objectifs de rentabilité économique. 

 

Il y a aussi un autre mécanisme qui permet de garantir l'audimat c'est  en produisant des informations dites omnibus à savoir qui ne porte pas sur des sujets complexes et qui peuvent toucher un maximum de gens. Les informations omnibus doivent être comprises par tous sans aucun bagage intellectuel et intéresser tout le monde, l'information omnibus par excellence est évidement le fait divers.  Ainsi l'explosion du fait divers est pour ainsi dire consubstantiel aux médias masses, çà rempli les vides et c'est même le vide intellectuel des faits divers qui remplit le mieux la gamelle. C'est malheureusement une  simple observation statistique, entre le foot et la politique qu'est ce qui attire le mieux les spectateurs? Voila un autre point qui de flatte guère l'idée disant les médias seraient essentiels à la démocratie.

 

 

Les médias et les sondages d'opinion un mélange mortel pour la démocratie élective?

 

Il y a pire encore au sujet des médias c'est leur intrusion dans les mécanismes même de la chose politique. Non seulement ils poussent les politiques à ne s'intéresser qu'aux sujet qu'ils pensent être important pour eux, mais en plus ils se permettent de plus en plus de nommer les politiciens aptes ou non à entrer sur la scène publique. L'outil qui permet au médias d'agir directement à l'intérieur des partis est le sondage d'opinion.

 

Ces sondages sont devenus l'alpha et l'oméga des choix de futurs candidat . L'affaire Ségolène Royale fut de ce point de vue exemplaire puisque sans les sondages cette femme n'aurait probablement pas été candidate à l'élection présidentielle. Certains y on vue une stratégie de Nicolas Sarkozy prétextant que ce dernier manipulait, grâce à ses amis haut placés, les médias. Mais la vérité plus probable c'est que ce sont les médias eux même qui ont instillé, pour des raisons purement marketing, l'idée de madame Royale comme candidate. La suite est simple en créant un sondage favorable à Royale le parti socialiste s'est cru obligé d'en faire son égérie car elle était supposer être, d'après les sondage et les médias, la candidate favorite contre Sarkozy. On connait la triste suite pour la gauche française.  Les médias ne sont pas à la botte des politiques c'est en vérité l'inverse, d'ailleurs l'explosion de popularité de De Villepin dans les sondages montrent que les médias verraient bien ce dernier battre Sarkozy, il faut dire que la vengeance ça appâte l'auditeur. C'est le contre effet ClearStream en devenant victime De Villepin renverse tel un judoka l'attaque initiale de Sarkozy car les médias sont toujours du coté des supposés victimes car c'est bon pour l'audimat, du moins le pensent-ils.

 

Mais il y a encore plus grave, si je puis dire, puisque l'usage massif des sondages par les médias va faire changer le vote des citoyens. En effet imaginez que vous êtes un électeur du PG de Jean Luc Mélenchon et qu'on vous disent si tu vote Mélenchon statistiquement, d'après les sondages, Sarkozy gagne en 2012, mais si tu vote PS au premier tour là il peut être battu. L'électeur de gauche va hésiter et peut-être voter, non pour son candidat préféré, celui qui est le plus proche de ses idées, mais pour faire barrage. C'est le fameux vote utile qui est en pourtant en soit une négation de la démocratie. En effet dans la démocratie électorale les élus sont représentatifs parce que les électeurs les ont choisit pour leurs idées. Si les électeurs votent non pas en fonction des programmes, mais uniquement en fonction du candidat le plus proche de leurs idées qui a le plus de chance de gagner alors ce n'est plus l'électeur qui choisit mais le sondeur. Ce n'est plus la démocratie mais la médiacratie ou la sondocratie comme vous voulez.

 

Donc a titre personnel je me demande si globalement la démocratie ne se porterait pas mieux sans les sondages d'opinion. Et de la même manière, peut-être, faudrait-il cantonner la télévision à la seule chose qu'elle sache vraiment faire, le divertissement. Plutôt que  de nationaliser TF1 comme l'avait proposer Emmanuel Todd en 2008 pourquoi ne pas supprimer les journaux télé, considérons la télé comme un divertissement pure qu'elle laisse donc l'information à des médias plus lent et surtout aptes à l'analyse et à la profondeur. De toute façon l'info et la démocratie elle s'en fiche .

 

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 21:04

Votre hôte ayant quelques problèmes avec son poignet droit est obligé d'écrire à une vitesse d'escargot. Du coup me voilà bien mal en point pour vous ennuyer avec mes textes longs et soporifiques. Heureusement nous sommes sur internet et il y a un exposer vidéo très intéressant et en lien avec les propos que tenait Emmanuel Todd que je voudrais vous montrer.

 

En effet Todd a bien fait comprendre que le gouvernement actuel et les néocons.. français, plus généralement, se fichaient bien de l'intérêt réel de la république française. En effet les néoconservateurs français ont une passion générale pour l'Amérique et l'occident, le terme occident est d'ailleurs  récurent dans ce mouvement , et un énervement constant vis à vis de l'islam. Les propos de Todd à ce sujet m'ont  rappelé un petit exposé de Francois Asselineau,ce dernier est un gaulliste compulsif, si je puis dire, un vrai de vrai, il a fait un petit cours d'histoire de France version souverainiste. Et l'on voit dans ce cours que ce que décrit Todd chez les sarkozystes est un problème récurent dans l'histoire française. A toute les époques la nation française a eu   ses traitres, ses apatrides ses antinationistes, et qu'à chaque fois l'histoire s'est assez mal terminé pour les élites en question.

 

Autre remarque souvent dans l'histoire de France notre pays a été confronté à la vision unificatrice de l'église chrétienne. Les papes ont toujours voulu l'unification de tout les chrétiens d'Europe. On pourrait donc faire l'hypothèse qu'une bonne part des néoconservateurs français sont des chrétiens fondamentalistes qui ont une vision unifiée de la chrétienté. Cela expliquerait simultanément leur obsession sur l'islam et le peu d'intérêt pour la France puisque ces derniers s'intéressent surtout à l'ensemble occidental, la France n'étant vue par eux que comme une petite partie.

 

Je signales d'ailleurs au passage que nos néoconservateur ne sont pas attachés à la laïcité, comme par hasard. Quand au multiculturalisme, si l'on extrapole les propos que tenait Todd,  ce serait un moyen pratique pour produire des conflits religieux à l'intérieur de la nation français. L'intérêt, d'un point de vue néoconservateur, serait de produire un retour du fait religieux chrétien par contre réaction à la montée de l'islamisme communautaire des minorité immigres.

Les immigrés seraient utilisé à leur insu pour en quelque sorte rechristianiser notre pays. L'autre constante des néoconservateur est l'obsession pour Israel, il est étonnant d'ailleurs que peu de médias est réagit lors du discours de notre premier ministre au Crif. Déjà dans le genre promotion du communautarisme on ne fait pas mieux. Ensuite François Fillon qui déclare  "La sécurité d'Israël est pour la France une priorité absolue!" dans la bouche d'un premier ministre français dont la priorité absolue devrait être la sécurité de la France c'est tout de même très révélateur. On ne pourrait pas mieux décrire le parti de l'étranger.

 

Vous allez me dire que c'est un peu capilotracté, mais pas plus que le discours de Todd. Qui plus est, je m'amuse souvent a allé sur des sites néoconservateurs et leur discours ont plutôt tendance à me confirmer cette analyse de leurs ambitions. Je pense notamment à un ancien commentateur d'horizons qui tient un blog et que certain d'entre vous doivent connaître...  On a peut-être trop tendance à voir notre pays comme complètement sécularisé, il est possible finalement que ne soyons toujours pas sortie des mélanges entre le fait religieux et la politique.

 

Quoiqu'il en soit, je vous invites donc à regarder ces vidéo, encore une fois le parallèle avec les propos d'Emmanuel Todd est assez saisissant on en finirait presque par croire qu'il y a une mécanique constante en œuvre dans l'histoire de notre vieux pays. La France aurait-elle une âme? :

 


L'Histoire de France 1/7

 


L'Histoire de France 2/7

 


L'Histoire de France 3/7

 


L'Histoire de France 4/7

 


L'Histoire de France 5/7

 


L'Histoire de France 6/7

 


L'Histoire de France 7/7

 

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 22:46

Emmanuel Todd avait déchainé les passions lors de son dernier texte dans le monde, j'avais moi même trouvé ses propos limites et exagérés. Il s'en ai expliqué plus longuement chez Mediapart sous la forme de deux interviews:

 

 


Todd : "Le sarkozysme, un vide dangereux" (Mediapart)

 

Personnellement je ne crois pas à une dérive nazi en France et je continue de penser que Todd est par trop caricaturale. Cependant il est clair qu'effectivement il y une utilisation malsaine des problèmes globaux liés à l'intégration par le gouvernement actuel. Mais il ne faut pas pour autant occulter cette problématique en la laissant justement aux plus extrémistes. Le communautarisme est un phénomène bien réel même si ce dernier peut-être récupéré par des imbéciles et des salauds pour justifier leur racisme latent. On voit bien sur internet la multiplication de sites ou de blogs douteux, mais l'amalgame et les raccourcis intellectuels confondant par exemple, laïcité, laïcisme et islamophobie sont tout aussi dangereux. La France est un état laïc et la critique d'une religion ne saurait être confondu avec du racisme comme certain essaie de le faire pour mieux éviter d'avoir à être  juger comme tout les autres. Nous vivons dans une période Orwellienne où les extrémistes changent le sens des termes pour leur faire dire n'importe quoi. Il ne faut pas tomber dans ce travers en confondant et détournant, nous aussi, des concepts qui sont des piliers de notre nation.

 

Sinon à bien y réfléchir nous avons eu de la chance d'avoir Nicolas Sarkozy élu en 2007. Emmanuel Todd devrait réfléchir à la situation actuelle si Ségolène Royale avait été élu. C'est à mon avis là que le danger de poussé extrémiste aurait été possible, Sarkozy aurait eu alors un boulevard devant lui, les socialistes n'ayant probablement pas mieux fait économiquement que l'actuelle gouvernement.

 

Au lieu de ça la droite néolibérale a été, qu'elle le veuille ou non, discrédité par la crise et Sarkozy avec. Emmanuel Todd en s'acharnant sur Nicolas Sarkozy semble donc tirer sur une ambulance, d'autant que ce dernier vient récemment de se fabriquer son propre adversaire en la personne de De Villepin. Il me semblerait donc plus constructif de la part de Todd d'essayer de préparer l'après Sarkozy plutôt que de continuer à discourir sur un type grillé par les évènements macro-économique.

 

Le meilleur moyen d'éviter les dérives et la course au bouc émissaire étant d'aller convaincre les politiques susceptibles de monter au pouvoir de prendre enfin à bras le corps la problématique du libre-échange et de l'union européenne.

 


Todd : sarkozysme et les nationaux-républicains (Mediapart)


Dans cette deuxième partie Todd nous expliques ses rapports avec les républicains et les gaullistes. Il a raison de pointer le paradoxe qu'il y a à soutenir Sarkozy tout en se présentant comme gaulliste. Bien que je modérerais ses propos par le fait que beaucoup en sont revenus, peut-être pas chez les plus haut gradés, mais chez les électeurs et les sympathisants. Notre ami Malakine s'est lui même fait prendre au piège des discours de Guaino croyant déceler ,peut-être ,un mince espoir de voir se transformer le canard noir néolibérale en oie sauvage gaulliste. Ceux qui y croyaient on vite du se rendre à l'évidence. Par contre ceux qui, aujourd'hui encore, soutiennent Sarkozy en pensant défendre l'intérêt de la France ne peuvent plus se déclarer gaulliste tant leur maitre a aligné notre pays sur la vielle ligne atlantiste.

 

Nicolas Sarkozy a clairement démolie les capacités d'indépendance, déjà bien affaiblies, qui restaient à notre nation. La rentrée dans l'OTAN est d'un tel anachronisme, et d'une telle stupidité que l'on a bien du mal à voir à ce qui y gagne la France. Il est vrai finalement que plutôt d'un débat sur l'identité national, nous aurions grand besoin d'un débat sur l'indépendance nationale tant celle-ci a été détruite méthodiquement depuis trente ans. Rappelons  qu'il n'y a pas de démocratie sans souveraineté.  Bien évidement un tel débat mettrait les élites face à leurs responsabilités, et il y a donc peu de chance que ce débat apparaisse spontanément d'en haut de la pyramide.

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 22:51

loftstory

      Les multiples évènements de violence recensés récemment en milieu scolaire ont, à nouveau, focalisé les médias sur le vieux problème de la sauvagerie en milieu scolaire. C'est un phénomène récurent et qui n'a rien de nouveau, si ce n'est son apparente dégradation toujours croissante. Une espèce de course à la violence qui ne semble jamais vouloir s'arrêter. Certain y verront l'arrivée à complétude des principes libertins et de l'horreur de l'autorité, d'autres y verront l'échec de l'école publique et prôneront l'école privée sensé être bien meilleurs (oubliant qu'il est plus facile d'être meilleur sur ce plan en ayant que de bons élèves). D'autres encore y verront la traduction de la baisse globale du nombre de surveillants ou d'enseignants, ou encore un problème de programme.

 

Il y a aussi ceux qui nient complètement le problème en nous présentant la violence scolaire comme un phénomène traditionnel, ou alors en disant qu'il s'agit du résultat global de la démocratisation de l'enseignement, c'est d'ailleurs un argument également utilisé dans l'explication de la vision de déclin du niveau scolaire globale. Mais à mon humble avis le déclin de l'école est en grande partie lié au déclin beaucoup plus large de l'esprit et de la pensée dans nos sociétés modernes. Et la violence qui s'y pratique est la résultante d'une dégradation de l'image de l'instruction dans l'imaginaire de la jeunesse française et occidentale. Cette violence est d'ailleurs plus forte dans les zones qui théoriquement devraient le plus s'accrocher à l'éducation pour se sortir du ghetto urbain. La violence qu'exerce les enfants défavorisés est un signe claire que l'instruction n'est plus vue comme moteur de l'ascension sociale dans nos pays.

 

1-Pourquoi le niveau scolaire a-t-il augmenté dans le passé?

 

      Il s'agit là d'une question que bizarrement peu de gens se pose. Emmanuel Todd qui est l'un des intellectuels français qui utilise le plus l'instruction comme moteur des civilisations n'a fait que constater cette hausse pour l'utiliser comme moyen explicatif de la démocratisation et de la hausse globale du niveau de vie. On a tout un tas de théories qui nous expliquent les effets de la hausse du niveau scolaire et de ses effets positifs comme parfois négatif. Mais étrangement il n'y a pas d'explication réelle de cette hausse. On aura bien le rôle de la religion, comme moteur pour la hausse du niveau scolaire, notamment chez les protestants. Cependant la hausse du niveau scolaire s'est produit, et continu de se produire dans bien des lieux où la religion n'est pas vraiment propice à l'élévation scolaire. Il y a les traditions familiales qui sont invoqué aussi, cependant celle-ci ne changeant guère au fil du temps on ne voit pas pourquoi d'un seul coup elle se mettrait à prôner une hausse du niveau scolaire.  On nous décrit la Chine par exemple comme ayant une tradition d'érudition ancienne, fort bien, mais pourquoi lui a-t-il fallut autant de temps pour que sa population aient dans son ensemble une hausse du niveau scolaire?

 

  Il y a ensuite les nécessités économiques, on m'a même objecté récemment que la hausse du niveau scolaire serait le fruit du libéralisme économique, je me suis esclaffé en lisant ça. Non, il y a tant de pays pauvres où le niveau scolaire s'accroit qu'il y a peu de chance pour que l'économie précède et provoque la hausse du niveau scolaire. De ce point de vue on ne peut que rejoindre Todd, c'est la hausse du niveau scolaire qui peut, sous certaines conditions, provoquer une hausse du niveau de vie et non l'inverse.

 

    En réalité le niveau scolaire semble augmenter par effet de mode, ou par effet d'entrainement collectif avec une impulsion donné par les autorités d'une nation. C'est souvent sous l'impulsion de l'état que la hausse de l'instruction s'est produite.  Beaucoup de gens pensent que la hausse du niveau scolaire est quelque chose d'acquis, mais rien n'interdit d'imaginer une baisse constante dans l'avenir. De tels phénomènes se sont d'ailleurs déjà produit dans le passé et la culture du savoir semble même en recule dans nos sociétés moderne comme nous allons le voir. D'ailleurs remarquons que  l'accumulation de diplômes ne signifie pas pour autant que le niveau intellectuel de la société augmente. Si une fois les diplômes obtenues vous n'utilisez pas votre matière grise ce niveau ne signifiera pas grand chose au final. La succession de diplômé répétant des idées reçus ou des croyances, appliquant bêtement des choses apprises par cœur ne préjuge pas du niveau global d'instruction.  Donc on peut imaginer une hausse du niveau scolaire officiel et une baisse globale du niveau intellectuelle de la population et vis versa d'ailleurs.

 

 

2-Le niveau scolaire est-il en baisse?

 

      Est-ce que le niveau scolaire est en  baisse? Les études sérieuses sur la question répondent par la négative. Globalement le niveau scolaire ne baisse pas, mais la nature des connaissances acquises a trés certainement changé. L'orthographe n'est clairement plus une priorité, de même qu'une certaine culture générale considérée malheureusement comme peu utile dans la vie courante. La baisse que beaucoup croient décelé est en fait un changement de nature de l'instruction. Nous sommes passé d'un savoir citoyen, une culture qui doit permettre à l'élève de devenir un citoyen apte à voter et à prendre ses responsabilités de citoyen, à une éducation purement utilitariste. Le but n'est plus de savoir, de comprendre, mais d'emmagasiner des savoirs pratiques permettant de s'imposer sur le marché du travail. L'école doit subvenir à la structure économique, tous les savoirs qui n'entrent pas dans ce sens sont dévalorisé et éliminé. Les marchands sont rentrés dans l'école et y ont imposé leurs priorités, de ce fait nous ne produisons plus de futurs citoyens, mais de futurs consommateur-travailleur.

 

  D'où le désarrois de certain, la vision de jeunes avec un haut niveau de formation spécialisé, mais un faible niveau de culture générale. Des jeunes économistes qui pourront vous faire des modèles mathématiques complexes à coup d'équations différentielles censées représenter l'économie, mais qui ne sauront rien sur l'histoire économique du monde réel. Je prends ici l'exemple des économistes, mais c'est vrai pour bon nombre de disciplines. La vision pessimiste du niveau de l'instruction actuel est donc en partie liée à la spécialisation jusqu'à l'absurde que notre système éducatif a développé sous la dictature du marché de l'emploi . C'était d'ailleurs l'une des craintes d'Auguste Comte,ce dernier ayant participé à la création de l'actuelle séparation des sciences, dans son "Discours sur l'esprit positif", il mentionnait tout de même que si la spécialisation était nécessaire à un certain progrès, l'excès de spécialisation pourrait à terme empêcher des ruptures scientifiques nécessitant une vision pluridisciplinaire. D'ailleurs nous devons à Auguste Comte la place prise par les mathématiques dans l'éducation, même si dans son esprit les mathématiques avait pour rôle de transmettre l'esprit de logique et de rationalité.On constate que, contrairement aux assertions d'Auguste Comte, l'on peut faire des mathématiques sans finalement être très rationnel.

 

3-Une population française et occidentale de moins en moins curieuse?

 

Si la nature de l'enseignement a changé, tout comme son but, l'angoisse ou l'impression d'une baisse du niveau intellectuel de la population est-elle pour autant fausse? Si l'on ne parle plus du niveau des diplômes, mais du niveau intellectuel globale de la sociétés, des priorités de ceux qui sont théoriquement  des citoyens éclairés que peut on constater?

 

Tout d'abord les jeunes français s'orientent de moins en moins vers les sciences dures. Même si l'on regarde les chiffres brut, le nombre d'étudiants dans les filières scientifiques sont en baisse, c'est encore plus vrai en proportion. Ce n'est d'ailleurs pas un phénomène franco-français la baisse du nombre d'étudiants en sciences avait été déjà remarqué aux USA ces derniers sont obligé d'aller chercher leurs étudiants en Asie pour combler les trous. C'est étrange  d'ailleurs lorsque l'on voit la part que les mathématiques ont prit dans l'enseignement en général. Les jeunes préfèrent les matières commerciales, celles qui donnent un statut sociale qui semble désormais plus élevé. Cela indique en pratique la dégradation sociale du scientifique ou de l'ingénieur, c'est très paradoxale dans une société si férus de technicité. Ça se résume à dite moi comment utiliser la technique, ne m'expliquez surtout pas comment çà marche.

 

Cette baisse est concomitante à l'effondrement des ventes de revues scientifiques. En effet si la baisse des ventes des journaux et des quotidiens d'informations est bien connu celle des revues scientifiques l'est moins. On attribue souvent ces baisses comme étant le résultat d'une dégradation de ces revues ou journaux. Dans le cadre des quotidiens d'information on dit que ces journaux sont peu sérieux, manipulateur et aux mains de lobbies. Ces assertions ne sont pas complètement fausses, mais en général la baisse de qualité est une réponse à la baisse des ventes et non l'inverse. Les journaux font du "people" parce qu'il y a une demande pour cela, bien plus que pour l'information économique, politique ou scientifique.

 

Les journaux en réalité suivent le publique, si celui-ci se désintéresse de l'actualité politique ou scientifique ce n'est pas forcement la faute des journalistes.

 

La preuve par internet:

 

Les journalistes mainstream  accusent souvent internet de tout leurs maux. En effet ils se sentent menacer par ce nouveau médias qui les concurrencent, ils pensent qu'internet est à l'origine de la baisse des ventes des journaux. Mais le peu de succès des sites d'informations semble invalider ces thèses, aucun n'est véritablement viable économiquement parlant à l'heure actuelle et ce n'est pas l'échec récent de "Vendredi" qui viendra me contredire. Pour ce qui est des revues scientifiques leur déclins a commencé bien avant la massification d'internet  dans leur cas cet argument est donc complètement faux. Au finale il semble que bien peu de gens soient près à payer pour être informé, et vue le peu d'audience des sites informatifs comparativement à d'autre, on peut se demander si les gens souhaitent être informé tout court. La vérité c'est que le niveau d'intérêt pour l'information est en baisse.

 

Autre symbole de la baisse intellectuel globale, la télévision. Celle-ci semble aller vers une course sans fin vers l'abime. Les émissions a succès ont toutes comme lien d'être peu intellectuel, facile d'accès et ne cherchant généralement pas à élever le débat. D'ailleurs les sujets d'actualité politiques ou géopolitiques ont quasiment disparu, sans parler de la science qui n'a plus sa place même sur le service publique. Quand on sait qu'en 1985 TF1 pouvait commencer sa soirée du samedi soir par un reportage de Jacques Yves Cousteau puis être suivi d'un débat sur l'Iran il faut être de mauvaise foi pour ne pas voir la dégringolade.  Celle-ci s'est d'ailleurs accéléré avec l'arrivée de la téléréalité au début des années 2000 et le coup de Loftstory sur M6. Même des personnalités politiques de grande notoriété comme Michel Rocard accuse maintenant la télévision d'avoir littéralement tué la démocratie et l'esprit publique.

 

Cependant il est difficile de savoir qui est l'œuf et qui est la poule. Est-ce que c'est la baisse globale du désir de penser qui est la cause du déclin de la télévision, ou est-ce  à l'inverse la télévision qui abruti la population? Certain voyant dans la privatisation de TF1 en 1987 le début de la chute pour ce qui concerne la France en tout cas.

 

4-L'esprit marchand détruit-il l'éducation?

 

  Quoiqu'il en soit si l'on additionne tous ces faisceaux d'indices, il n'est donc pas irréaliste de considérer que le niveau intellectuel globale de notre pays est en baisse.  Et cela explique en grande partie la drôle de présidentielle qui fut la notre en 2007. Les deux candidats arrivés en tête étaient nettement moins brillants que leurs prédécesseurs sur le plan intellectuel, mais usaient  allègrement de méthodes marketing pour plaire à la masse. Et ce qui paraissait autre-fois aux français comme une caricature de démocratie, les campagnes dites à l'américaine, s'est finalement imposé dans notre pays au détriment du débat politique traditionnel.

 

Il faut donc recadrer l'éducation dans ce phénomène de masse qui tend à pousser les individus à prendre le moins de temps que possible à s'instruire et à penser. L'école est en crise certes,  mais c'est l'ensemble de notre culture qui l'est en fait. En réduisant de plus en plus la vie à une succession d'évènements passant de la consommation au travail, les individus ne peuvent plus octroyer les efforts nécessaires à leur épanouissement intellectuel et à la chose publique. Les jeunes sont victimes du système marchand et de l'aspiration de leur énergie libidinale pour reprendre les termes de Bernard Stiegler. Ce dernier explique très bien le lien entre le consumérisme et la libido dans ce texte. En vampirisant la totalité de l'activité humaine, de son énergie, les marchands ont finalement scié, sans le savoir, la branche sur laquelle ils étaient assis. En effet sans citoyens conscients et politisés la machine politique ne fonctionne plus, ce qui signifie de facto  que les hommes au pouvoir ne sont plus ceux qui devraient y être.

 

De la même manière nous ne produisons plus de grands scientifiques, l'ascèse nécessaire à un niveau élevé de production scientifique n'est plus possible dans une société aussi prisonnière du plaisir à court terme. Le déclin des arts, des sciences, de l'éducation, de la politique, de la télévision etc.. ont en fait le même point commun, celui d'être l'aboutissement d'une vision purement marchande de la relation humaine. L'utilitarisme visant à ne faire quelque chose que si on a un intérêt économique à le faire, à produit une immense régression culturelle en occident. Si l'on veut y mettre fin il va falloir retrouver le plaisir de créer sans but lucratif, d'échanger sans vouloir nécessairement s'enrichir, c'est ce qui faisait dire à Jacques Ellul que l'occident devraient retrouver, s'il voulait survivre, une certaine culture ascétique.

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 11:17

La bêtise crasse dont fait preuve le personnel politique socialiste est parfois sidérant surtout en matière économique. Mais lorsqu'il y a un mélange entre l'économie et la question de l'immigration ou des minorités ethniques on atteint des sommets.

 


Jacques Myard dérape sur France 24

 

  Alors évidement la terminologie de Jacques Mayard parlant de "Gaulois" est bien malheureuse, il vaudrait mieux parler de français historiques plutôt que de souche ou de gaulois, mais là n'est finalement pas le problème. La représentante de la jeunesse socialiste nous fait une caricature d'un Besançenot . Est-ce un effet secondaire de l'annonce de la candidate voilée, les socialistes voulant faire une contre-attaque en faisant du clientélisme électorale?

 

Quand la gauche française fait du sociétal pour éviter de parler social.

 

  Il est quand même incroyable que la question du chômage en soit réduit à ce discours mielleux sur les banlieues et les jeunes issus de l'immigration. Je tiens d'ailleurs à signaler à cette femme que je vis en banlieue, que mon frère y a grandit et que je suis un français d'origine sur de nombreuses générations. Donc non, les banlieues ne sont pas peuplée que d'étrangers ou de gens d'origines étrangères.Et oui on peut être un français historique et pauvre, il n'y a pas d'inadéquation entre les deux, tout les français n'habitent pas à Neuilly. Mon grand père par exemple n'avait rien d'un étranger et il partait garder les vaches à l'age de 7 ans, il faut dire qu'il vivait en Lozère le pays de la misère comme on disait jadis. Les lozériens devraient-ils réclamer des droits particuliers en raison d'un passé miséreux?

 

  Les pseudo-socialistes ne voient-ils pas qu'en défendant catégorie par catégorie les français victimes de la désindustrialisation et du chômage de masse, ils ne font qu'un immense jeu de chaise musicale avec les emplois en guise de siège. En favorisant une catégorie vous en défavorisez une autre parce qu'il n'y  a pas assez d'emploi pour tout le monde.  Il n'y a pas besoin de sortir d'une grande école pour le comprendre.

 

  Mais pourquoi la gauche a-t-elle à ce point besoin de diviser la société en catégorie spéciale? Est il plus grave d'être pauvre quand on est noir ou étranger? La misère a-t-elle une couleur? La réponse a cette question est évidemment non,on peut alors émettre une hypothèse.  Les socialistes, et la gauche en générale, ayant renoncé depuis longtemps à défendre réellement l'emploi se sont réfugiés dans la défense des minorités comme seul et unique cause valable.

 

A défaut de mettre fin à l'inégalité sociale entre riches et pauvres, la gauche française a décidé de partager équitablement la misère. Il faut autant de pauvre et de chômeur chez les noirs, les arabes, les blancs, les gays, les moches, les femmes etc... On ne lutte plus pour  améliorer les choses, mais pour partager un fardeau vue comme inéluctable. 


  C'est un point de vue qui revient souvent d'ailleurs et que l'on retrouve chez certains critiques célèbres de la gauche dite bobo, des gens comme Zemmour par exemple. Mais est ce suffisant pour réellement comprendre ce qui ce passe dans la tête de notre élite bien née, mais qui donne des leçons de morale à la terre entière? D'où vient cette hystérie particulière dès que l'on parle de la misère des  hommes blancs en particulier(pour parler directement) .

 

Admettre la misère de l'homme blanc serait admettre l'échec d'un modèle de civilisation et d'organisation économique.


En effet la misère est accepté comme naturelle chez toute les catégories, mais elle est étrangement absente des questionnements dès qu'il s'agit de blancs de genre masculin . Je parle ici des hommes blancs et non d'homme français historique, parce que cette remarque vaut aussi pour des pays comme les USA, ou la GB.   


Alors il est vrai que nos élites viennent en générale de milieux aisés blancs, ce qui ipso facto, donne une image des blancs comme étant tous riches. L'individualisme actuelle empêchant les gens de voir la société dans son ensemble, les élites résumeraient le pays à leurs propres expériences personnelles, leurs lunettes (au sens de Bourdieu) seraient ainsi le fruit de leur petit univers étriqué. Mais il ne faut quand même pas oublier que bon nombres de défenseurs de la discrimination "positive", horrible oxymore, sont des élus et des gens qui ont souvent à charge des communes multiples et variées. On ne peut pas vivre qu'en vase clôt lorsque l'on est un individu publique, il y a bien un moment où ils croisent ces fameux blancs pauvres non? 


Donc en fait on est aussi devant un dénie de réalité, une incapacité à accepter que des français historiques, ou des américains historiques, puissent être pauvre ou puissent s'appauvrir de génération en génération.  On peut même lier cette dénégation à celle du libre-échange, en effet reconnaitre l'affaiblissement de la richesse chez l'homme blanc c'est finalement reconnaitre les mauvais effets de la mondialisation du commerce. Reconnaitre cette dégradation reviendrait à s'attaquer au tabou du libre-échange, la misère de l'homme blanc est donc devenue un tabou pour permettre le maintient psychologique des schizophrènes qui sont à la fois socialistes et libre-échangistes.


La droite n'a bien sure , elle, aucun problème avec les inégalités, donc elle peut reconnaitre que le libre-échange produit de l'appauvrissement chez les hommes blancs sans que cela heurte son logiciel mental. Cela explique aussi pourquoi les couches populaires peuvent voter à droite, puisque la majorité des pauvres en France sont des français historiques, et ce pour des raisons statistiques évidentes, les immigrés ne représentant qu'une faible part de la population globale, pauvres blancs se raccrochent donc à ceux qui semblent défendre leur catégorie. On voit ici le piège dans lequel les dirigeants de la gauche sont tombés en découpant en tranches non économiques la société. 


Mais on pourrait se poser une autre question pourquoi les minorités ethniques sont elles toujours regardées avec condescendance par l'élite de gauche? 


Du progressisme d'apparat , au racisme paternaliste


Si l'homme blancs, le français historique ne saurait être une victime économique, ni d'ailleurs une victime de quoi que ce soit. L'homme de couleur; au contraire,  sera le plus souvent une victime, une espèce d'image miroir de l'homme blanc, l'un toujours agresseur, dominant, l'autre  toujours victime impuissante. Les derniers évènements en Haïti ayant conforté l'image que notre élite, qui se pensent à gauche, a en réalité de l'homme de couleur. On en vient finalement a penser que l'homme de couleur est inférieur dans l'esprit d'une grande partie de la gauche française. Serait-ce un racisme transformé en fausse générosité? 


L'homme blanc étant à l'origine l'être civiliser, il est responsable des êtres inférieurs, ils se doit donc d'être paternalistes avec ces derniers, ces "bons sauvages". Ils est d'ailleurs impossible que ces sauvages puissent jamais inverser la domination. Il est donc impossible qu'une idéologie provenant d'un pays de sauvage puisse s'implanter en France, par exemple l'islam. C'est peut-être ce qui explique le peu d'inquiétude que certains élites de gauche ont de la poussé éventuelle de l'islamisme, ils sont tellement persuadés que notre civilisation est supérieure qu'ils ne leur viendraient pas à l'esprit que nous puissions être perdant. 


Et voila comme on  peut réussir à s'aveugler soit même sur l'assimilation dans notre pays. On ne veut pas voir qu'effectivement certain coin de France ne sont plus vraiment la France. Que des sociétés parallèles s'y structures et que le communautarisme risque de gangréner le pays. Une partie de la gauche n'arrive pas à imaginer que les immigrés  puissent rejeter la société française, celle-ci étant supposé toujours largement supérieure. Alors c'est la faute à l'école, au racisme des blancs, aux médias à qui vous voulez, mais pas à la nécessaire victime d'origine étrangère. Plutôt que d'agir réellement et de combattre l'obscurantisme et l'auto-exclusion des minorités, la gauche préfère nier les problèmes et va même jusqu'à les aggraver. 


Petite exception chinoise et asiatique


Si le racisme à l'égard des maghrébins ou des africains est généralement lourdement condamné, il y a même une sur-protection et un abus manifeste à voir du racisme partout et tout le temps. Les remarques anti-chinoises  pourtant, ne dégagent pas autant de réactions de la part du milieu parisiano-médiatique.


Le chinois ne doit  plus être considéré comme un dominé, il est même vue comme un danger, le racisme latent qui prévôt dans les hautes sphères  peut alors pleinement s'exprimer contre la population chinoise et l'état chinois. Ainsi voit-on le "Quotidien du peuple" faire remarquer que le journal libération  ne censure pas les insultes à caractères racistes qui apparaissent souvent sous les textes concernant la Chine. De la même manière il n'y a pas eu de retentissement médiatique lorsque monsieur Azouz Begag a tenu des propos racistes pour les chinois.


On peut se rappeler également des jeux olympiques de Pékin  furent une ode à la haine de la Chine et au soutient étrange que les gens de gauches ont apporté au  Dalaï-lama et de sa clic. Il n'y a guère eu que Mélenchon à l'époque pour fustiger cet embrasement sinophobe ridicule. Mais il faut dire que l'asiatique est embêtant dans le schéma mental de la gauche, on avait d'ailleurs eu une période anti-japonaise en France dans les années 90, au moment ou le Japon faisait trembler en occident. On avait eu la remarque stupide d'Edith Cresson ou encore la lutte acharnée de Ségolène Royale contre les japoniaiseries terme horrible qui attaquait la culture nippone dans son ensemble.  Celle-ci elle était vue comme dangereuse pour la jeunesse française. Les asiatiques sont donc révélateurs du fait que le cosmopolitisme de nos élites de gauche n'est valide dans leur tête que si ce dernier se confond avec culture occidental dominante et d'ailleurs essentiellement américanocentrique.  


En clair l'homme occidentale doit rester au centre sinon le schéma dominant dominé est chamboulé et l'argument cosmopolite ne peut plus marcher. L'asiatique qui monte fait peur à l'élite occidentale de gauche non pas parce qu'elle a peur directement de lui, mais parce qu'il nuit à la mécanique de domination qu'elle a instauré sur son propre sol et qui lui permet de rejeter les désirs politiques des pauvres français historiques. Car grâce aux immigrés, aux étrangers pauvres, aux pays sous-développés, vous pouvez toujours présenter le protectionnisme comme un égoïsme, vous pouvez cacher l'inégalité sociale en la remplaçant par un discours sur la diversité. Vous pouvez créer des quotas pour les grands-écoles en créant ainsi des étudiants de seconde zone pour ne pas avoir à s'attaquer à l'origine de l'inégalité scolaire, celle qui se construit dans les programmes et l'enseignement au collège ou au lycée. 


Donc  à l'inverse de l'africain ou du maghrébin l'asiatique n'est plus dominé, mais devient de plus en plus dominant, cela explique peut-être aussi pourquoi on ne voit guère de mécanisme de discrimination positive pour les gens d'origine asiatique en France. Et pourtant on ne voit guère de vietnamiens ou de chinois à la télévision française, les asiatiques sont pourtant presque aussi nombreux que les noirs dans notre pays.  On devrait donc dans les années qui viennent connaitre un boum de sinophobie notamment à gauche, j'imagine déjà les slogans de Besancenot "Chine Chine ton impérialisme ne passera pas, la burqa aura ta peau".




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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 22:34

sortir_de_l-UE.jpgHypothèse incroyable, vision d'horreur, nationalisme étriqué, sont les réactions habituelles à l'idée de sortir de l'UE.

Même dans le camp des alternatifs la possibilité de cette sortie est considéré comme nulle, ce n'est pas raisonnable, ni souhaitable, la France est trop petite, l'UE c'est l'avenir.

 

Et pourtant, il y a peu, combien y avait-il de personne pour voir l'échec du modèle néolibérale? Combien de gens avaient vue la catastrophe de la monnaie unique? Les difficultés de la zone euro sont sans cesse croissantes à tel point que l'Europe à du montrer son vrai visage en soumettant en catastrophe un texte visant à menacer les pays qui souhaite sortir de la zone euro d'exclusion de la construction européenne. Cela vise évidement la pauvre Grèce victime collatérale d'une monnaie unique qui interdit tout forme de pragmatisme économique. Dire qu'il y a des gens pour souhaiter la création d'une armée commune, on imagine déjà les chars de l'Europe à Paris en cas d'insurrection populaire. Lors du vote sur le TCE, l'UE avait déjà montrer le peu de cas qu'elle faisait de la démocratie dont se gargarisent ses défenseurs. L'UE c'est le pire du communisme et le pire du capitalisme réunit sous un seul drapeau, une machine bureaucratique au service des multinationales et des intérêts américains, quoi qu'en disent ses défenseurs, on ne voit pas vraiment comment en transformer la nature.

 

  Sachez que l'UE continu d'ailleurs sont petit cirque libéral malgré les camouflés invraisemblables que cette idéologie a vécu. Raisonnant de façon tautologique nos bureaucrates trouvent toujours une occasion pour dire que la crise est la faute de l'état, le libre-marché ne pouvant jamais se tromper. Même si en réalité l'UE ne s'intéresse pas vraiment à la concurrence, cette dialectique servant surtout à justifier des intérêts finançant grassement politiques corrompue jusqu'à la moelle. Le lobbying étant le sport favoris des entreprises à Bruxelles. Je vais présenter ici plusieurs raisons de sortir de l'UE, je vais essayé également de rassurer le lecteur les avantages de cette sortie surpasseront largement les inconvénients, ces derniers étant en fait peut nombres.

 

 

L'euro une mauvaise monnaie


Dans mon article précédent j'ai évoqué brièvement ce qu'était la théorie quantitative de la monnaie et le système de change flottant, je l'ai fait car il est impossible de comprendre pourquoi l'euro est une monnaie stupide sans cela. En effet la disparité commerciale au sein de la zone euro en fait ce que l'on appel communément une zone monétaire non optimale. Les états qui la constitue ayant une grande inégalité quand à leur niveau de développement ainsi le Danemark à un PIB par habitant de 42400€ quand la Slovaquie en affiche un à 12000€ . Le niveau des salaires bien évidement n'ont rien de commun, sans parler des taxes, des mœurs ou des divergences de choix politiques. En y rajoutant la barrière de la langue qui empêche en pratique les gens de s'installer dans n'importe qu'elle états de l'UE comme s'il s'agissait d'une région d'un même pays, on conçoit aisément que seul les marchandises et les capitaux sont réellement libre de circuler au sein de la zone euro.


L'absence de normalisation fiscale entraine inévitablement une concurrence à la baisse pour attirer les capitaux extérieurs, mais comment unifier la fiscalité sans compromettre le droit de chaque peuple à choisir sa forme d'organisation? On le voit la seule manière serait la dictature et la violence pour imposer un ordre unique à l'ensemble de la zone. Mais n'ayez crainte, la concurrence fiscale est en réalité un des but de l'UE, car elle est en pratique un bon moyen pour imposer le démantèlement des états providences une des obsessions les plus fortes des néolibéraux et de leur soutient les multinationales. 


L'absence de mécanisme de régulation du commerce interne à la zone euro à entrainer une germanisation de la production européenne, la zone qui était la plus puissante industriellement écrase ses voisins en l'absence de toute protection. Ainsi voit on le commerce extérieur allemand  gonfler pendant que ceux de la France, de l'Italie ou de l'Espagne régresse. Sur le graphique suivant on voit bien la rupture lors de la mise en place de l'euro en 1999-2000. 

ComextERU

L'autre constat c'est les écarts toujours grandissant entre les différents pays, j'ai bien sure gardé les pays les plus gros de la zone euro. On peut appeler çà l'effet eurodivergence, bien loin d'unifier la zone euro comme le pensaient ses concepteurs, la monnaie unique fait exploser les différences entre les nations créant des champions de l'exportation et des champions de l'importation. Ainsi avant la crise l'Espagne était le champion du monde du déficit commerciale et l'Allemagne le champion des exportations, je parle ici en valeur relative et non en valeur absolue évidement. 


L'explication de ce phénomène est assez simple en fait. La valeur de l'euro est déterminer par la balance commerciale extérieure de la zone euro dans son ensemble (du moins en partie il y a bien sure d'autre phénomènes carry trade et spéculation ne sont pas étranger aux variations monétaires). Or ce que ne dit pas le graphique précédent c'est que par son poids l'Allemagne représente et a toujours représenté, la plus grosse part des exportations de cette zone et de loin. Ainsi en 2008 les exportations allemandes représentaient plus que le total des exportations la France, de l'Italie et de l'Espagne réunit, il est donc normale que l'euro suive plus les intérêts de l'Allemagne plus que celle des autres nations.


La monnaie européenne variant en fonction de la balance extérieure de l'Europe, sa valeur relative aux autres monnaies du monde ne sera adapté en fait à celle d'aucun pays de la zone euro. Trop fort pour l'Espagne, l'Italie ou la France, trop faible pour l'Allemagne, le résultat on l'a sous les yeux, faillite des uns excédents absurdes pour les autres et croissance nul pour tout le monde, puisque la demande des uns faits les exportations des autres. Sur le plan intérieur les pays qui s'affaiblissent ne peuvent pas dévaluer, ni mettre de barrière douanière puisque l'UE est pour le libre-échange intégrale, quand aux aides européennes elles ne prennent pas en compte les déficits commerciaux. 


L'avantage pour l'Allemagne et pour les pays fortement exportateurs de l'eurozone c'est qu'ils peuvent avoir des excédents sans voir leur monnaie s'envoler, tous ce passe comme si l'Allemagne avait un deutschmark sous-évalué. L'euro favorise donc l'orientation mercantiliste des pays de cette zone monétaire, elle les force, même, à être mercantiliste puisqu'il n'y a aucun mécanisme pour réguler le système. Autre remarque on voit que la balance commerciale de la zone euro n'est pas si excédentaire que çà , cela signifie que les pays excédentaire de la zone euro doivent surtout leur excédents au marché déficitaire de cette même zone monétaire. L'Allemagne a des déficits commerciaux avec la Chine, le miracle commercial allemand est donc surtout du au pillage commercial de ses voisins. La seule manière de s'adapter et de réguler leur commerce pour les pays déficitaires est de contracter leur demande intérieure ce qui produit une déflation, qui pousse les pays excédentaire à encore plus comprimer leur propre demande, c'est un véritable cercle vicieux. C'est d'ailleurs les mêmes mécanismes qui avaient conduit l'Italie et la GB, à sortir en 1993 du SME (système monétaire européen).


Dernier point si l'Allemagne n'est pas trop gêné pour l'instant   par la force de l'euro c'est essentiellement du à la nature de sa spécialisation. Quand vous produisez des biens d'équipement qui ont peu ou pas de concurrents à l'échelle mondiale, vous pouvez vendre vos produit quelque soit leur prix. Mais il y a fort à parier que la situation actuelle de l'Allemagne ne sera pas éternelle, les chinois montent en niveau de production et se passeront rapidement des machines outils allemande. Ils iront même les concurrencer à brève échéance sur le marché mondiale, ce jour là les dernier reste de la puissance économique allemande s'évanouiront.


Le libre-échange consubstantielle à l'UE


S'il n'y avait que l'euro peut-être notre continent ne serait il pas aussi malade, mais il y a le facteur aggravant du libre-échange. Comme nous l'avons vu l'euro est une catastrophe commerciale pour l'Europe, dans un régime mondiale de change flottant celui qui ne fait jamais varier sa monnaie fini cocu. Mais le dogmatisme en matière de libre-échange est encore plus grave. 


L'Europe seule, pratique le libre-échange intégral, partout ailleurs les états trouvent diverses opportunités pour protéger tel ou tel secteur et ils ont bien  raison. Le libre-échange s'est imposé en Europe parce que c'est la seule politique qui ne nécessite aucune intervention politique justement. Si l'organisation européenne est si libérale c'est avant tout parce qu'aucun intérêt commun ne peut être trouvé entre les différentes nation européenne. La seule solution c'est ce que l'on appel en mathématique le plus petit dénominateur commun. Avoir des politique qui ne nécessite aucune diverge d'opinion, aucun débat démocratique est la seule solution pour faire vivre ensemble des nations aussi disparate et qui pour la plupart n'ont en fait que peu de relation culturel entre elle. Après tout que savent les français des lettons ? Les français connaissent surement mieux l'Algérie ou le Sénégal que la Lettonie, ils se trouve en plus que se pays sont en partie francophone, et  pourtant c'est avec la Lettonie que nous partageons la même monnaie n'est ce pas curieux? 


La seule façon de faire l'UE était donc de trouver des méthode pour aseptiser les débats politique, il fallait des méthode "scientifique" ou "neutre" pour organiser la prise de décision parmi les états membres. Le libéralisme était donc de facto la seule idéologie (le marxisme ayant été discrédité)à prétention scientifique à pouvoir réaliser le rêve des technocrates européens. Le libéralisme et sa passion pour la naturalisation des phénomènes sociaux, son homoéconomicus qui ne pense qu'a consommé moins cher en cherchant l'optimum du prix à chacun de ses achats. L'Europe est à l'image de son idéologie dominante mais elle ne peut en changer pour la bon et simple raison qu'il lui faudrait pour cela faire de la politique, débattre. Or vue le nombre d'état aucune décision ne pourrait  être prise par nature l'Europe est libéral ou n'est pas. Il est donc stupide de croire que l'on peut changer l'Europe.



L'UE ne sert à rien, plus nous sommes unis plus nous déclinons


Plus nous nous unissons plus nous déclinons le pois de l'Europe dans le monde n'a jamais été aussi faible qu'il ne l'est aujourd'hui. Si il pèse encore un peu sur le plan économique le continent européen n'existe déjà plus sur le plan géopolitique, la non visite de Barack Obama a d'ailleurs montré le peu d'intérêt que la puissance américaine accorde à l'UE quand au Chinois il nous considère comme quantité négligeable. Il faut dire qu'entre les intérêts divergents qui existes au sein de l'UE en matière de politique étrangère et l'alignement aujourd'hui complet de l'UE sur les USA et leur bras droit l'OTAN, l'Europe n'a aucune existence concrète. 


Sur une longue période historique comment ne pas voir que le déclin du continent s'est considérablement accéléré avec la construction européenne. La croissance ne cesse de baisser années après année, nous assistons impuissant au déclassement de ce qui fut jadis le phare du monde. Les adages ne sont pas toujours vrai, en l'occurrence dans le cas européens l'alliance n'a pas fait la force. 


C'est chez un historien américain Jared Diamond que l'on trouvera étrangement la réponse au pourquoi du déclin européen voir ce texte du site decapactu. Cet auteur est plus connu pour sont œuvre sur le déclin des civilisation pour des cause écologique notamment. Il dit en substance que ce qui a fait la force de l'Europe historiquement parlant c'est justement le fait qu'elle est la seul civilisation à n'avoir jamais été uni sous un seul drapeau. Contrairement au chinois aux indiens, ou aux musulmans l'Europe a toujours été divisé en plusieurs puissance concurrente. Lorsque vous multiplié les points de vue les organisations économiques ou politiques vous maximisez les chances résister à des catastrophe. Vous augmentez considérablement la concurrence intellectuelle et vous évitez la sclérose sociale. Ce n'est pas un hasard si c'est en Europe que les sciences, les arts ou les systèmes politiques  ont connus une telle avancée. Dès qu'un pays dominant devenait obscurantiste et impériale, il était remplacé par un autre plus ouvert aux changements. Par exemple les protestants français ont ainsi rejoins l'Angleterre et la Hollande lors de l'abrogation de l'édit de Nantes ont probablement aider à long terme à la fortification de la puissance industrielle de la Grande-Bretagne. A chaque fois qu'un état domine il s'assoupit mais d'autre en profite pour se développer, on peu ainsi dire que l'Europe diviser fut une application du principe de la concurrence dans son bon sens. 


En s'unissant les Européens et en concentrant le pouvoir dans un seul lieu les européens détruisent ce qui avaient fait leur réussite la diversité politique. L'Europe actuelle est à l'ancienne Europe des nations ce que les monocultures son à la polyculture, elles produisent plus, mais peuvent rapidement succomber en cas de catastrophe ou de maladie réduisant à néant tout la récolte. Je préfère la biodiversité qui assure la survie à long terme,  je préfère donc l'Europe des nations à une superpuissance arrogante et technocratique.


La taille d'un pays ne fait pas son indépendance


Comme nous l'avons vue l'unification du continent européen n'est pas vraiment une réussite sur le plan du poids globale de l'Europe à l'échelle internationale, cependant même si cela n'est pas était le cas on vend au français un argument qui n'a pas lieu d'être. On leur présente l'UE comme un mécanisme d'émancipation qui leur permettrais de redevenir indépendant grace à la puissance de l'UE .

 

C’est l’un des principaux arguments des européïstes qui  semble apparaître d'ailleurs comme une évidence, la France est trop petite pour se défendre il faut que les Européens soit unis pour se défendre ensemble. Il me semble qu’il y a là une confusion majeur entre problèmes géopolitiques et problèmes économiques. S’il est vrai que la France est trop petite pour peser seule sur les affaires politiques du monde, il est faux de dire qu’elle est trop petite pour se défendre contre les importations en provenance de pays qui ont une conception asymétrique du commerce. Pour être claire on confond deux concepts :

 

1-la puissance d’une nation

 

2-l’indépendance d’une nation

 

Il ne faut pas confondre ces deux principes. Une nation peut être puissante et indépendante, c’est le cas de la Russie et du Japon, mais elle peut-être puissante et dépendante c’est le cas des USA qui dépendent de l’argent et des marchandises étrangères pour maintenir leur niveau de vie cette dépendance n’est d’ailleurs pas étrangère à leur agressivité. A l’inverse des nations « petites » peuvent être indépendantes c’est le cas de la Corée du Sud, de la Norvège et de bien d’autres états.

 

Or au travers du libre-échange qui lui est consubstantielle l’Europe deviendra peut-être une grande puissance, mais elle sera fortement dépendante de son commerce extérieur et de ses importations, elle ne sera donc pas indépendante. Or je m’excuse de dire ça mais pour qu’une nation soit réellement démocratique il faut qu’elle soit indépendante, car à quoi sert le vote si de toute façon notre politique économique est totalement conditionné par des relations avec des pays étrangers ? Si demain l’Europe ne fabrique plus rien et importe tout de Chine que restera-t-il de son indépendance, qui contrôlera nos nation et le devenir de nos peuples.

 

A l’inverse une France recroquevillée comme disent certains « pseudo-modernistes » je dirai moi souveraine, sera nettement plus indépendante. En fermant nos frontières commerciales aux marchandises des pays qui ont des excédents commerciaux avec nous, nous seront moins dépendant et donc plus libre de nos choix de société. Le libre-échange est par nature anti-libérale puisqu’il nuit gravement à la liberté des peuples de choisir leurs destinés. L’Europe ne nous protégera pas du commerce chinois si elle préfère le libre-échange, pour taxer les produits importés on a pas besoin d’elle, d’autant que certain pays comme l’Allemagne ont des excédents avec la Chine et ont donc intérêt à commercer avec elle, il y a là un conflit pratique entre différentes nations européennes.

 

On nous vend l’Europe pour solutionner des problèmes économiques qui peuvent se résoudre au niveau national. Mais le vrai but des européistes ce n’est pas l'indépendance et la démocratie, mais la puissance et l'oligarchie. Je suis sure que les français se fichent de la puissance de l’Europe, eux ce qu’ils veulent c’est des emplois et un avenir pour leurs enfants. Jouer les gros bras avec des peuples agressifs comme les américains et les chinois ils n’en n’ont pas envie, ils ne savent que trop bien où mène se type de relations internationales.

 

Pas besoin de contre balancer la Chine et les USA la course à la puissance mènera ces nations à leurs propre perte et à leurs déclins. Il est là à mon avis le problème, on nous dit que le but de l’Europe c’est la croissance et l'emploi, qu’elle est la seule à pouvoir résoudre nos problèmes quotidiens, mais en réalité le seul but de l’Europe c’est la puissance, puissance dont les citoyens se contrefichent. Les français croient depuis longtemps que la taille fait l'indépendance c’est une erreur totale, une nation est indépendante si elle répond à ses propres besoins, une nation peut même être pauvre et indépendante si elle a des besoins proportionnés à sa production. Nul besoin d'être gros pour être souverain, ce qu'il faut par contre c'est une volonté politique et cette dernière ne peut, et ne pourra jamais s'exprimer qu'au plan national.

 

Mieux vaut être seul que mal accompagné, sortons de l'UE


La sortie de l'UE ne sera pas une catastrophe la seule véritable contrainte concerne la nature de la dette française problème soulevé par Jean Luc Gréau. La dette française est libellé en euro et si nous retournons au franc on risque un choc équivalent à ceux des pays d'Amérique du sud qui avaient des dettes en dollars. Quand votre monnaie se dévalue par rapport à la monnaie dans laquelle votre dette est exprimé le poids de la dette augmente d'autant. A l'inverse si elle se réévalue le poids  de la dette diminue. Il y a peu de chance pour que le franc voit sa valeur s'accroitre vis à vis de l'euro si nous en sortons et ce d'autant plus que nous viserions  une politique de plein  emploi. Il faut donc inventer une astuce pour se sortir du piège de la dette extérieure. 


Obliger la substitution des obligations d'état à changer leur monnaie de valeur avant la sortie de la zone euro. On pourrait lancer un ultimatum de six mois par exemple, disant que les détenteurs d'obligation libellées en euro devront être substitué par des obligations libellées en franc pour une valeur équivalente, les retardataire verrait leur titre annulé. Les possesseurs de titre de dette préfèreront posséder un titre en franc même dévalué, plutôt qu'un titre n'ayant plus aucune valeur et que l'état français aura déclaré nul. 


Dans le même temps un contrôle de l'entrée et de la sortie des capitaux devrons être appliqué pour éviter les fuites de capitaux. Je rappels au passage que la France  a vue une quantité astronomique de capitaux quitter son territoire depuis vingt ans, il est sortie beaucoup plus de capitaux qu'il n'en est rentré depuis les années 90. L'épargne française sert surtout des intérêts étrangers on peu don sérieusement se demander à quoi sert la liberté de circulation des capitaux à notre pays. 


J'ai bien conscience qu'à l'heure actuelle peu de gens pense tout cela possible, mais l'histoire est rapide, je ne pensais d'ailleurs pas que l'euro serait aussi rapidement mis en danger. On sait que l'Espagne sera la prochaine cible des spéculateurs après la Grèce, il vaudrait donc mieux préparer l'opinion à l'explosion de l'Europe plutôt que d'essayer sans arrêt de sauver une construction dont on voit bien qu'elle ne fonctionne pas.


Pour finir avec ce sujet je vous conseils cette vidéo de François ASSELINEAU c'est un long exposé, mais qui explique assez bien pourquoi il ny' a aucune chance que l'UE deviennent autre chose qu'une succursale des USA. LE parti de F.Asselineau l'UPR est d'ailleurs le seul à l'heure actuelle à demander la sortie pure et simple de l'UE.


 


François ASSELINEAU : Qui gouverne réellement la France .

 

 

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