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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 16:00

shadoks-3.1170669778Que le temps passe vite lorsque l'on n’écrit pas sur son blog. Il y a sept mois que je vous ai lâchement abandonnés. Je ne m'étendrais pas sur cette raison. Disons pour faire simple que des raisons techniques et personnelles m'ont empêché d'écrire dans un premier temps, et qu'une crise de fainéantise aiguë m'a empêché de reprendre lorsque cela aurait pu être possible. Il y avait aussi une espèce de lassitude face à la sombre débilité qui semble frapper nos gouvernants. Quelques mois après cet arrêt donc, tout semble plus clair, enfin non, pas vraiment en fait. Ce qui devait arriver est arrivé, et le PS s'enfonce de plus en plus vite dans la gadoue qu'il a lui-même fabriquée avec sa pseudo-opposition ces quarante dernières années. Malheureusement, il nous entraîne avec lui. Mais ne vous inquiétez pas, leurs collègues de l'UMP nous surprendront avec des propositions visant à faire couler la France encore plus vite que ne le font les socialistes.

 

Pour cette reprise du blog, il me semble nécessaire de faire une petite mise au point de la situation actuelle et de réexpliquer clairement l’impossibilité d'une sortie de crise dans les conditions actuelles. Car il faut bien avouer que les quelques bribes de réflexions qui fusent à travers le petit écran et les organismes de propagande officiels font montre d'une indécrottable bêtise dogmatique. Les chiens de Pavlov du néolibéralisme étant bloqué en position déflation salariale, et contrition des niveaux de vie. Et pourtant le désastre de ce genre de politique est déjà là en Grèce et en Espagne pour montrer en pratique le caractère complètement suicidaire d'une contraction volontaire de la demande intérieure. D'ores et déjà l'on signale des phénomènes de malnutritions en Grèce, en Europe, au 21e siècle. C'est tout simplement inacceptable et les responsables, intellectuellement irresponsables, de cette situation devront un jour, je l'espère, répondre de leurs crimes, comme naguère les nazis à Nuremberg. Car il s'agit bien aujourd'hui d'un crime contre l'humanité et contre les peuples d'Europe qui se trame chez les élites européennes. Loin de défendre leurs peuples, ces élites continuent sans faiblir à défendre les intérêts des multinationales et leurs petits profits personnels. L'affaire Cahuzac ne fut en ce sens qu'un révélateur de quelque chose de plus profond , d'une corruption systémique qui est profondément encrée dans les institutions françaises et européennes.

 

Comment sinon expliquer l'incroyable situation actuelle qui voit des politiques économiques infructueuses se faire reconduire inlassablement année après année ? Les deux piliers des politiques libérales sont le suivisme idéologique et la corruption. Je pensais assez naïvement jusqu’alors les deux piliers de même envergure, il semblerait pourtant que le second soit de bien plus grande importance que le premier. On comprendra donc mieux les propos récents de Frédérique Lordon qui pense maintenant qu'aucun changement ne pourra sortir des urnes. Il me semble cependant peu probable qu'un quelconque mouvement de masse renverse le système. Certes, les élections italiennes récentes semblent prouver que des changements peuvent arriver. L'union antinationale en Italie (appellation plus légitime, eu égard aux politiques qu'elle va pratiquer) prépare probablement l'effondrement général des institutions de ce pays. Car désormais les jeux sont clairs, la gauche officielle ou la droite officielle que ce soit en Italie en France en Grèce ou en Allemagne ce sont avant tout des libéraux qui agissent dans l’intérêt des multinationales et des possédants. L'UE et l'euro c'est leurs moyens de contrôle sur le revenu des peuples d’Europe. Ce sont des structures qui mécaniquement, par le libre-échange et la libre circulation des capitaux favorisent la rente au détriment du travail, de la production et du développement de nos nations. Mais ce n'est pas une éventuelle émeute française ou italienne qui mettra fin à l'UE et à l'euro. Mais bien plus les intérêts divergents des classes possédantes européennes. Et particulièrement l'imaginaire des classes possédantes allemandes qui mettra, je l'espère, fin aux délires européens par syndrome de supériorité interposé.

 

 

Petit résumé de l'origine de la crise.

 

Mais avant d'en venir à l’Europe, et à la France, parlons un peu de la situation mondiale. L'économie mondiale ne va pas bien. Même si l'Europe semble être l'homme mourant de la planète, le reste de l'économie mondiale n'est pas vraiment en meilleure forme. Et ce n'est guère surprenant puisque cela fait maintenant quarante ans que les libéraux et les multinationales euro-américaines poussent à la mondialisation et à la libéralisation des échanges. On a voulu rendre les peuples totalement interdépendants, il ne faut donc pas être surpris que l'agonie de l'Europe ou des USA ait des répercussions sur le reste de la planète. L'Asie a fait sa prospérité sur la destruction des industries européennes et américaines, oubliant au passage de rémunérer correctement leurs propres ouailles. Aux salariés bien rémunérer et protéger d’Europe et d’Amérique d'après-guerre ont succédé des esclaves sous-rémunérer et des riches vivant de leurs rentes en nombre infinitésimal comparativement à l'ancienne classe moyenne occidentale. De facto, cette situation a contracté mécaniquement la demande solvable de la planète, celle qui n'a pas pour moteur le crédit à la consommation. Et c'est bien là le hic dans la grande mécanique néolibérale. Les riches ne consommant pas autant que les pauvres en proportion croissante de leurs revenus. Ils achètent certes à profusion des choses inutiles. Mais malgré tout leurs délires consuméristes, ils ne parviendront jamais à maintenir le rapport entre le revenu épargné et le revenu consommé que les pauvres ont. De fait, la part du revenu épargné augmente pratiquement proportionnellement au niveau de richesse. C'est cette contradiction qui est fatale à cette mondialisation. La crise actuelle n'est que la démonstration par l'absurde que l'accroissement des inégalités de revenu est néfaste pour une économie aux gains de productivité croissants. Loin d'être le moteur de l'économie, l'inégalité est hautement nuisible. Les élites chinoises qui ne veulent pas de l'inflation salariale, pas plus que celles d’Europe, se sont donc mises elles aussi à la croissance par l'endettement des ménages et des entreprises. Avec des excès à l'espagnole puissance 10. La crevaison des bulles chinoises préparant la retombée du soufflé chinois avec toutes les conséquences géopolitiques que cela pourrait avoir en Asie. On imagine déjà une chine avec une croissance à seulement 2 ou 3% et un taux de chômage qui explose. Connaissant la mentalité chinoise on pourrait se retrouver avec quelques guerres à l'ancienne visant à exporter les tensions intérieures, on connaît ça en Europe.

Balticdry Avril2013

Sur le graphique ci-dessus on constate à quel point le commerce mondial est au point mort (source bloomberg) 

Cette concentration des richesses, aboutissement inéluctable de la globalisation, a produit la crise à travers les mécanismes d'endettement. Des dettes qui ont permis pendant quelques décennies de continuer à faire semblant de croire en Amérique comme en Europe que tout était comme avant. Et que l'on pouvait avoir de la croissance tout en voyant l'industrie, l'agriculture et toute la sphère de l'économie réelle partir en Asie ou en Europe de l'Est. La crise économique officiellement partie de l'explosion de la bulle immobilière américaine en 2007 n'est en fait que l'aboutissement d'une crise beaucoup plus profonde et datant des décisions économiques prises en occident dans les années 70. La libéralisation des échanges commerciaux condamnant toute forme de politique macroéconomique de relance en créant des phénomènes de vase communicant par l'intermédiaire des déficits commerciaux. Lorsque les USA relancent leur demande intérieure à coup de milliards de dollars, le seul effet qu'ils obtiennent aujourd'hui est une aggravation du déficit commercial. Ils ne créent d'ailleurs chez eux que des emplois de service lors de ces plans de relance. Il en va de même en Europe. De fait les pays mercantilistes, ceux qui attendent de leurs excédents commerciaux un retour à la croissance, pompent la demande mondiale dans une stratégie non coopérative destructrice aujourd'hui de la croissance mondiale. Et s'ils sont gagnants à court terme dans le jeu de la mondialisation, ils finiront par être rattrapés par la langueur que leurs avantages commerciaux provoquent ailleurs dans le monde. À l'heure actuelle la Chine l'Allemagne, le Japon, et la Corée du Sud qui forment ce que l'on pourrait appeler l'Axe du mercantilisme ont pompé collectivement toute la sphère productive de la planète.

 

On a oublié en Europe comme aux USA que les politiques de l'offre si chère aux libéraux sont des politiques intrinsèquement microéconomiques. C'est-à-dire qu’elles négligent le cadre collectif de leur application et supposent, sans le savoir, une indépendance entre l'évolution de l'offre et la demande. Pour les libéraux l'offre trouvera toujours une demande si le produit ou le service correspond à la demande. Dans leur « pensée », il n'existe pas de problème de demande, car « l'offre crée sa propre demande ». C'est évidemment faux, tout comme il est faux d'affirmer que l'épargne est naturellement égale à l'investissement. Il existe des déséquilibres qui produisent des crises s'ils ne sont pas corrigés par des politiques macroéconomiques compensatrices. Politiques qui sont évidemment impossibles dans le cadre du libre-échange total. Répétons cette évidence, tous les pays du monde ne peuvent pas avoir des excédents commerciaux en même temps. Une économie mondiale viable ne peut être réalisée que si les balances des paiements sont à l'équilibre partout à plus ou moins long terme. Et cela n'est possible que s'il y a une régulation du commerce mondial par le truchement des politiques protectionnistes, par des politiques de revenu et par des variations des taux de changes locales. Faire une politique de l'offre, dans un monde où la croissance est forte lorsque l'on est un petit pays, peut ne pas poser de problème, car notre propre poids est négligeable en regard du PIB mondial. Dans ce cas, et en partant de l'hypothèse que cette politique n'est pas imitée par les marchés visés à l'exportation, alors oui la politique de l'offre peut fonctionner. Mais cela fait bien longtemps que de telles conditions ne sont plus réunies. L’Allemagne et le Japon ont pu faire illusion dans les années 90-2000 grâce à l'énorme endettement qui s'est formé aux USA et ailleurs dans les pays de l’Europe latine. Mais aujourd'hui, ces pays sont exsangues, quant aux USA les relances n'ont plus aucune efficacité sur l'emploi. Et malgré l'avantage du dollar, on en vient à se demander si les USA ne vont pas en venir à n'employer que des fonctionnaires directement payer par l'impression de billets verts pour créer des emplois. Tellement les plans de relance sont devenus inefficaces sur l'emploi.

balance commer US 2012

 

La balance commerciale des USA a replongé sous l'effet des plans de relance Obama. Quand la croissance US plonge, la balance commerciale remonte. Ce qui finit par casser la croissance qui ne peut pas s'auto-entretenir. La consommation locale ne soutenant que partiellement l'emploi local, si ce n'est indirectement sous la forme d'emploi dans les services lié aux produits importés. C'est aux USA que la déconnexion entre l'offre et la demande est la plus grande engendrant des difficultés de plus en plus grandes dans la gestion macroéconomique du pays. C'est le prix à payer pour permettre à la finance rentière de vivre avec son train de vie délirant, pendant que le prolétariat US crève en silence.

 

 

Affirmons-le, aujourd'hui il y a une crise de surproduction planétaire. Trop d'offres et pas assez de demandes. La plupart des pays du monde attendent que les autres relancent leurs demandes intérieures. La Chine, pays de plus de 1,4 milliard d'habitants, attend impassiblement que l'oncle Sam arrose la planète de billets verts pour qu'elle puisse continuer d'exporter et d'employer ses millions d'esclaves. L'international des riches conduit la planète à une impasse. Et si tous les yeux sont rivés sur l'Europe, il ne faudrait pas oublier la très rapide dégradation des économies des pays émergents en commençant par la Chine et l'Inde. La grande déconnexion planétaire entre l'offre et la demande a créé une situation ingérable pour tous les pays du monde. La seule solution étant bien évidemment la relocalisation des activités et une réévaluation des rémunérations du travail à l'échelle de chaque pays. Il faut réapprendre à payer le juste prix des choses.

 

 

Et la France dans tout ça ?

 

En Europe et en France se rajoutent à la crise la lourdeur des structures européennes et le poids incommensurable de l'euro. Dans le système du libre-échange intégral, il ne reste en effet qu'un seul moyen de protéger un peu sa propre production et sa demande intérieure, c'est la dévaluation. Cet outil peut d'ailleurs être couplé à une politique de la relance intérieure pour réorienter la consommation vers les produits ou les services locaux en renchérissant le coût des importations. Et ceci tout en faisant baisser le coût de vos propres produits à l'exportation. La relance dans un cadre libre-échangiste doit donc toujours s’accompagner d'une dévaluation pour éviter le creusement du déficit commercial, le seul qui compte et dont on ne parle jamais. Hors cet outil-là, la France ne l'a plus. Nous partageons en Europe une seule monnaie pour des économies totalement divergentes. Cet état de fait concentre donc en Europe les effets de la crise de la demande planétaire.

 

Si l'on résume la situation mondiale actuelle, il y a trois zones économiques. La première, celle de l'empire américain est très particulière. En effet, les USA possèdent le dollar, une monnaie dont la valeur ne dépend pas de la situation commerciale des USA . Les USA peuvent inlassablement produire de la monnaie internationale leur permettant d'acheter des produits provenant de la planète entière. Cet avantage colossal leur permet d'exporter leur inflation et d'avoir une économie totalement désindustrialisée. En effet à quoi sert-il de produire quelque chose quand vous pouvez imprimer des billets et acheter indéfiniment tous les produits du monde ? La seule industrie américaine c'est celle de l'imprimerie et de la finance. De l'autre côté il y a l'Asie qui joue dans l'empire le rôle que l'Europe et le Japon d'après-guerre ont joué, celui de producteur. La chine est devenue en deux décennies le producteur attitré de l'empire, son avantage en matière de coût étant imbattable. La dernière zone est celle de l'Europe. Cette zone était il y a peu le gros fournisseur de l'empire, mais ce dernier a trouvé moins cher ailleurs. D'abord au Japon dans les années 70-80, puis en Corée et maintenant en Chine. Le problème des Européens c'est qu'ils n'ont aucun des avantages des deux autres zones. Les élites européistes ont voulu faire de l'euro le nouveau dollar, mais cette stratégie a échoué. Et nos pays ne sont pas compétitifs sur le plan industriel à moins de contracter de manière considérable le coût du travail comme le font les Allemands. Les élites européennes qui ne veulent pas de la dévaluation pour pouvoir elles même continuer à consommer des produits pas chers venant d'Asie ont donc choisi la stratégie du pire, celle de la déflation salariale et du chômage de masse qui lui est associé.

 

 

Si nous voulons continuer à vouloir vivre de l'exportation, il va soit falloir réduire fortement les salaires soit dévaluer massivement l'euro. Mais il existe une autre voie de sortie et j'en ai longuement parlé sur ce blog celui de la rupture avec la mondialisation impériale américaine. Il faut ignorer les marchés extérieurs et nous concentrer sur le nôtre comme nos ancêtres l'ont toujours fait. Nous devons relocaliser la production, mais aussi la demande en recréant un équilibre entre les deux. Un équilibre qui sous-entend évidemment une situation de plein emploi. Dans cette optique c'est bien vers le protectionnisme qu'il nous faut aller. Mais un protectionnisme qui ne vise pas les excédents commerciaux, mais le découplage progressif de l'économie mondiale. Et cela de façon à rendre à nouveau efficaces les plans de relance et les hausses de salaire sur le dynamisme de la production locale.

 

Du hollandisme révolutionnaire au hollandisme involutionnaire ?

 

L'avenir de la France est partagé. S'il n'en tenait qu'à notre propre pays d'agir et à nos élites de nous sauver, nous aurions bien du souci à nous faire. Car c'est à mon humble avis vers la dictature soft que les élites françaises aimeraient nous mener. Les solutions à la crise ne sont guère compliquées en fait. Tout le problème est d'imaginer la manière dont ces politiques pourraient arriver au pouvoir. Et dans le cadre de la « démocratie » française, il y a beaucoup de raisons d'être pessimiste. On imagine déjà l'élection de 2017 avec un taux de chômage officiel à 25 ou 30% et un FN qui arrive en tête au premier tour. Le gouvernement annule les élections puis interdit le parti de Marine Lepen au nom des droits de l'homme et de la démocratie.... Puis l'arrivée d'un gouvernement d'union national comme en Italie avec les militaires dans les rues pour empêcher les émeutes. Fort heureusement, l'euro aura peut-être explosé avant d'en arriver là. Mais ce n'est pas sur le suffrage universel qu'il faut compter, mais bien plus sur la bêtise des croyances collectives qui servent d'analyse économique à la masse des peuples européens. Comme je l'ai longuement souligner le scénario le plus probable de la fin de l'euro sera celui d'un rejet allemand. Même si c'est irrationnel et contraire à court terme aux intérêts de ce pays, tout concourt à cette hypothèse. En effet, ce n'est pas la réalité économique qui compte dans les politiques menées ,mais bien l'image que s'en font les élites et les peuples. La dialectique libérale a autant empoisonné le peuple allemand que le peuple français. Et les Allemands sont convaincus que l'euro est mauvais pour eux, non pas parce qu'il détruit la demande de leurs voisins,  mais bien parce qu'il nuit à l'économie allemande qui paye pour les irresponsables.

 

François Hollande grâce à son incroyable inaptitude à diriger le pays, et à sa formidable aptitude à pratiquer des politiques contraires aux intérêts du pays, va faire s'écrouler la demande française plus rapidement que je ne l'aurai espéré. C'est triste évidemment puisque cela va conduire à l'explosion du chômage, seulement ce n'est qu'à cette condition que la croissance allemande plongera puisque la France est son premier client. S'en suivra l'arrivée à complétude de mon hypothèse de fin de la monnaie unique, à savoir la sortie de l'euro de l'Allemagne. L'effondrement de l'euro permettra peut-être enfin à un bouleversement politique salutaire en France. Le Hollandisme révolutionnaire de Todd sera alors réalisé par l'involution économique produite par le libéralisme hollandien. Si Hollande devient révolutionnaire ce sera vraisemblablement par inadvertance.

 

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Published by Yann - dans économie
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commentaires

Jard 28/05/2013 20:53


Ouf! J'étais inquiet!


Bon retour.

yann 19/05/2013 16:51


@samuel_ le


C'est flagrant pour nous. Mais je ne suis pas sûr que ce soit le cas pour la majorité de la population malheureusement. Quand on voit comment les peuples acceptent des politiques toutes plus
absurdes les unes que les autres. Sans compter les éternelles absurdités libérales du café du commerce "la crise c'est la faute aux fonctionnaires, à l'état, aux immigrés, etc...". Il faut
continuer d'expliquer même s'il est vrai que ce blog n'a pas la portée nécessaire pour toucher le grand public. Je suppose que c'est d'ailleurs pour cela que RST et maintenant Laurent Pinsolle
sont allés sur Ragemag.


@red2


Comme je le dis, je crois maintenant que l'on a affaire à un système qui défend des intérêts de classe. Ils ont conscience des dégâts et de l'absurdité de leurs politiques. Si à l'origine bon
nombre de politiques suivaient le mouvement, avec les conséquences en Grèce ou en Espagne ils ne peuvent pas ne pas comprendre. Ce sont donc des criminels ni plus ni moins. Nous sommes revenus à
une époque sombre où les élites font la guerre à leur propre peuple.


@Alexandre


Probablement.


@montagnard


Merci.


 

montagnard 17/05/2013 14:20


Très bon retour Yann,cela fait grand plaisir et merci une fois de plus pour la qualité de vos analyses.

Alexandre 15/05/2013 18:52


Merci d'avoir repris votre blog. C'est une explication très pédagogique (c'est un mot à la mode quand on parle d'UE) de la crise que vous donnez ici. Le blocage provient probablement des limites
de la démocratie "représentative", qui a été complètement détournée avec l'arrivée des médias de masse, et la transformation des élus en une classe sociale à part, aux intérêts très divergents du
peuple qu'elle est censée représenter.

red2 14/05/2013 15:28


Chouette, le retour d'un des meilleurs blog de la place!


Très bon pour un premier article, c'est toujours bien de poser les choses. Enfin ce qui reste toujours hallucinant c'est la simplicité des mécanismes menant le monde au chaos et l’incompréhension
générale de nos concitoyens et dirigeants sur le sujet, faut croire que même du Keynes ou Marx de base, il connaissent même plus...