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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 20:45

  bourse-mouton

La France va mal, c'est un fait et  différentes études  montrent que les Français n'ont plus guère de doute sur l'avenir du pays en l'état actuel des choses. Tout va mal oui, mais les Français savent-ils au moins pourquoi? C'est la véritable question que l'on devrait se poser, car de la réponse à cette question dépend la réponse à  l'étrange énigme que représente la placidité actuelle de la population française. On s'énerve, on critique, on voit le déclin et le puits sans fond, mais étrangement on vote toujours pour les mêmes partis. Et les deux seules réactions de rébellion consistent à voter stérilement vers le FN ou à ne pas voter du tout. Pourtant nous savons qu'il existe des alternatives y compris au sein des grands partis politiques, mais force est de constater qu'ils ne pèsent pas grand-chose face à l'abstention ou aux partis classiques. Alors la question est de savoir pourquoi les gens ont un vote si conservateur alors que c'est justement ce conservatisme qui les a mis dans la situation actuelle. La réponse à cette question est multifactorielle. On pourrait parler du rôle des médias ces derniers ne jouant visiblement pas leur rôle vis-à-vis des citoyens. Mais les médias modernes permettent aujourd'hui de se renseigner sur d'autres visions économiques ou politiques que celles qui sont en vogue. L'image des médias de masse écrasant la pauvre victime citoyenne est en réalité aujourd'hui un peu surannée. C'était encore vrai il y a une dizaine d'années, ça l'est beaucoup moins aujourd'hui. L'explication vient donc probablement d'ailleurs même si les médias masses ont participé en leur temps à la dépolitisation de la vie sociale et y participe encore.

 

Je passerai à côté de l'idée d'un complot visant à l'abrutissement des masses, comme la plupart des théories du complot, elle ne tient pas la route à cause de la nécessité d'une politique rationnelle et constante visant à cet objectif. Il faudrait coordonner tant de monde que c'est humainement impossible. Et je ne crois pas non plus à la méchanceté gratuite d'une partie de nos élites qui voudraient tous nous transformer en zombis pour contrôler nos vies. Il y a probablement une incompétence fréquente, un suivisme social certain, mais une méchanceté de type machiavélique ce n'est pas si courant même chez nos dirigeants le plus mauvais pour notre collectivité. Cependant on ne peut pas négliger par contre les thèses qui pensent que   l'abrutissement serait le fruit du progrès technique lui même. Thèses qui s'articulent souvent avec l'idée d'une fabrique à crétin planifiée. La facilité nous rendrait ainsi plus idiots et moins alertes en quelques sortes. Pourquoi pas? À l'image des calculatrices scientifiques qui vous dispense même de faire vos calculs différentiels ou de mémoriser vos cours pour les élèves tricheurs . On pourrait aussi parler des jeux vidéos, des divertissements comme les BD, les films, les mangas, les Iphones et j'en passe, pour en conclure à une décadence intellectuelle de la jeunesse et de toute la population. Là on est sur le terrain classique des réactionnaires de Zemmour à Finkielkraut. Il y a peut-être du vrai là-dedans, mais aussi beaucoup d'idées préconçues. Ainsi les jeux vidéos sont par exemple un progrès par rapport à la télévision , en effet face à un jeu vidéo vous êtes actif, même si cette activité est rarement intellectuelle ou productive. Mais quand vous regardez la télé, vous ne faites strictement rien d'autre. Donc en un sens ce média est finalement meilleur que la télévision, surtout avec la télévision actuelle. Mais le vrai problème c'est que cette réflexion qualitative qu'aiment tant les réactionnaires rate probablement l'essentiel. En fait, ce n'est pas vraiment la qualité de ces médias qui rend nos concitoyens si somnolents, y compris pour des choses aussi essentielles pour eux que la politique. C'est la quantité qui est le problème, le dosage pour reprendre l'entête de mon blog. 

 

Du temps et des hommes

 

   Car notre crise est en réalité  une crise de l'usage du temps. C'est en tout cas l'hypothèse la plus vraisemblable que l'on puisse avoir sur cette question. La décadence apparente que nous connaissons et qui prend la forme d'une apathie politique, d'une apathie plus générale pour les choses de l'esprit, et même d'une   apathie  vis-à-vis de la vie familiale. Les hommes modernes y compris leurs enfants en bas âge sont littéralement épuisés. Car ils consacrent tout leur temps au travail et à la consommation de bien ou de service. Bernard Stiegler parle lui d'épuisement libidinal, l'énergie motrice des individus étant entièrement captée par le système économique du travail à la consommation. Il ne reste rien pour les activités qui n'ont pas de valeur marchande, mais qui sont pourtant nécessaires à la vie de la société. Cela va de la vie de famille à la vie culturelle en passant par les questions politiques ou scientifiques. Tout se passe comme si la sphère marchande en aspirant toutes les forces humaines finissait par détruire le corps qui lui permet pourtant de fonctionner. Car tout ce qui n'a pas de valorisation marchande disparaît même si pourtant l'existence de ces activités était essentielle, ce qui est le cas de la politique en l'occurrence ou de l'éducation parentale. Les activités humaines se résument de plus en plus à l'échange marchand et la société dépérit peu à peu.  



Cependant à titre personnel plutôt que de parler d'énergie libidinale terme provenant du bréviaire freudien, je préfère parler d'un mauvais usage du temps. En pratique cela revient en fait à la même chose que les thèses de Stiegler, mais étant un affreux matérialiste cartésien je préfère m'appuyer sur une notion de physique plutôt que sur une notion de psychologie. Disons que ce mauvais usage de notre temps est le fruit d'une captation excessive par la sphère marchande de cette énergie libidinale. Les élèves passent par exemple trop de temps à se distraire et pas assez à étudier. Les parents passent trop de temps à travailler ou à avoir des activités récréatives pas assez pour éduquer leurs enfants ou simplement leur parler. Et bien évidemment il y a encore moins de temps à consacrer à la chose publique, pourtant notre démocratie est fondée et n'a de sens que si les citoyens s'en emparent. S'ils ne parlent pas politique s'ils ne creusent pas les sujets importants qui les touchent du libre-échange à la question des retraites, de l'énergie, ou d'autre chose alors le système politique s'étiole et s'appuie sur un nombre toujours décroissant d'individus. La plus grande marque de ce déclin étant le nombre ridicule de militants politiques à l'heure actuelle, même chez les partis les plus gros comme l'UMP ou le PS. Autrefois il y avait des millions de membres dans les partis. Combien sont-ils aujourd'hui? Deux cents milles en comptant large pour le plus gros groupe. On m'objectera ici que c'est la faute à la représentation politique, à leurs propositions qui sont éloignées des préoccupations de citoyens. Mais c'est faux, il y a des petits partis politiques qui représentent tout le spectre possible de l'échiquier politique, des protectionnistes aux européistes forcenés. Ce n'est pas l'appauvrissement de l'offre politique qui a réduit la démocratie, c'est malheureusement l'éloignement des citoyens de la chose publique qui a fini par laisser cette chose essentielle des affaires humaines à quelques opportunistes.

 

Il faut d'abord comprendre la crise pour faire des conclusions politiques

 

 Le peu de temps que les citoyens consacrent à la politique ne leur permet pas de bien mesurer tous les tenants et les aboutissants de la crise actuelle. C'est d'autant plus vrai que les médias s'amusent à tout mélanger avec leur habitude de zapper d'une information à l'autre sans prendre le temps d'analyser. Et malheureusement l'utilisation majoritaire des nouveaux médias se fait de la même manière. Il faut aller le plus vite possible sans prendre le temps, parce qu'on a autre chose à faire et jamais le temps de bien faire. Le résultat c'est que les débats s'expédient rapidement et que le partage se fait à coup d'idées reçues puisque pour communiquer vite, il faut expliquer peu. Alors tout ceci peut sembler désespérant et çà l'est en quelque sorte. Cependant avec la crise il y a peut-être une chance de voir un réveil se produire, de toute façon les Français n'auront guère le choix. Ils auront d'ailleurs beaucoup de temps et bien peu de moyens pour l'occuper une fois la crise bien avancée. Si nous voulons que nos concitoyens renversent le système, il faut d'abord faire comprendre le sens de la crise à nos concitoyens. Ensuite seulement, ils voteront, ou mieux ils s'engageront, pour des partis ou des orientations de partis politiques allant dans le bon sens.



À l'heure actuelle et contrairement à ce qu'affirme souvent Emmanuel Todd, quelquefois aveuglé par son optimisme, je ne suis pas sûr que le protectionnisme soit déjà accepté par la majorité de la population. Il en va de même pour la question de l'euro, malgré la crise actuelle et le massacre des Grecques on trouvera encore une majorité importante de nos concitoyens pour défendre la monnaie unique. Parce que ce serait pire sans elles croient-ils ? Il y a une bonne part des idées disséminées effectivement par les médias dominants qui tiennent lieu de croyance impossible à contredire, du moins dans le temps imparti par nos concitoyens suractifs. Ainsi l'annonce du record de déficit commercial ce mois-ci pour la France a-t-elle produit sur le site du figaro un festival d'idées reçues en guise de commentaires. Des idées reçues pourtant faciles à infirmer comme je l'ai fait régulièrement sur le blog. Tout y passe du « regardez l'Allemagne, elle a des excédents parce que les Allemands travaillent plus », au mythe sur l'investissement dans la recherche qui expliquerait ce succès germanique. Il y a aussi des gens pour parler de l'euro, mais pas forcément de façon correcte. Alors c'est le figaro évidemment, mais cela prouve la confusion d'une grande partie de nos concitoyens. Or tant qu'il y aura de la confusion, ce n'est pas la peine d'essayer de faire un vaste mouvement politique ou une révolution, car pour cela il faut des objectifs clairs et rassembleurs. Le prélude à un changement radical est donc essentiellement dans l'information des foules. Mais celle-ci ne pourra se produire que lorsque nos concitoyens prendront enfin du temps pour cela. On ne choisit pas un parti politique ou un candidat en lisant uniquement l'affiche électorale, ou les slogans un jour avant l'élection. Si la démocratie est malade, ce n'est pas uniquement à cause des hommes politiques français. Car ils ne sont finalement que le symptôme d'un plus large relâchement civique.

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Published by Yann - dans politique
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commentaires

yann 11/06/2011 20:29



@Laurent Mazé


merci


@La Gaule


Bernard Stiegler reste extrêmement intéressant dans ses travaux, notemment sur l'idée quil défend d'une économie ou créateurs et consommateurs seraient en quelque sorte unie. Une économie ou nous
serions tous tour à tour producteurs et créateur. Même si le problèmes des thèses de Stiegler est qu'il est trop enfermé dans les industrie culturelles qui sont le centre de son analyse.


"il n’est plus possible de considérer l’individu comme avant tout déterminé par le rapport oedipien avec l’autorité parentale, ce qui est la base, comme vous dites,
du bréviaire freudien."


Il ne faut pas exagérer non plus certes l'image vidéo qu'elle soit informatique ou télévisuelle prend une place de plus en plus importante mais dans la toute petite enfance celle qui compte le
plus les parents sont toujours prépndérant. C'est plutôt dans l'adolescence que la mauvaise influence se fait sentir le plus lourdement. C'est à se demander d'ailleurs s'il ne serait plus
intelligent d'élever les gosses dans des monastères éloignés de tout le mercantilisme actuel. Jesus a chassé les marchand du temple, il nous faudra peut-être penser chasser les marchand de
l'école.


"Il faudrait faire ici très attention lorsque l’on s’abandonne à fustiger « l’individualisme » au nom de la restauration du sens collectif."


Je comprend ce que vous dites, il n'a évidemment jamais été question pour moi de nier l'individu. Mais l'individu de la grande époque de l'age des lumière c'était un homme qui était grand parce
qu'il ne pensait pas qu'à sa personne, qu'il avait le sens de l'intérêt générale. Le vrai individu à par contre sa propre penser et il doit avoir un avis qui se créé non par rapprot à la
contrainte sociale mais uniquement par rapport à sa conscience propre qui peut d'ailleurs évolué. Il me semble effectiement que l'individualisme moderne n'a en fait rien de l'individualisme
classique européen. On confond quelque part l'individualisme et le nombrilisme. Mais cette confusion elle nait aussi dans la tête d'un type comme Adam Smith qui fait de l'intérêt égoiste le vrai
individualisme. Alors que l'individualisme concernait surtout la liberté de penser vis-à-vis du groupe et de la société en général.


 


@ Bowthan


 


Enfin c'est une histoire de poule et d'oeuf, on pourrait vous dire que c'est parce queles gens ne s'interressent plus à la politique qu'il n'y a semble-t-il plus d'alternative au capitalisme. LEs
idée ne naissent pas toutes seules il faut des gens pour les créer et les mettre en oeuvre. Si tout le monde passe sont temps à jouir sans entrave dans le consumérisme, il n'y a plus personne
pour penser et changer la société.  La consommation de masse et l'accaparement totale de l'énergie humaine dans des choses marchande a fini par tuer la société sans que l'on s'en rend
vraiment compte.


Sinon il n'y a pas de secret à la démographie britannique ils ont fait venir des immigrés en quantité délirante. Mais je ne crois pas que cette situation perdurera les tensions étant déjà
exêtremes sur ces questions en GB. Je ferai peut-être un texte sur çà, mais pour l'instant je prépare des textes sur les BRIC.


@albert


Oui mais ils pourraient se renseigner sur les petits partis et s'engager non? Changer leur votes et aller vers les alternatives ce n'est pas ce qui manque à gauche comme à droite, il suffit de se
renseigner un peu. Mais çà prend du temps et leur temps nos comptemporains préfèrent l'user à faire autre chose que de la politique.  Il est là le coeur du problème pas chez les partis
politique qui manquent de têtes, de bras et d'argent.


@wladimir


Merci pour ce commentaire et bon chance à vous.


Sinon je ne serai pas aussi catégorique pour 2012. La crise de l'euro risque d'arriver en plein milieu de la campagne on ne sait pas du tout quel type d'effet cela pourrait avoir.  Je sais
que le temps politique et économique diffèrent mais la crise ne va pas attendre les élections françaises. Au rythme actuel en 2012 on sera au même niveau que les grecques en terme de ratio de
dette et de recession. L'histoire a accéléré et si des gens responsables ne montent pas au pouvoir en 2012 on va au devant de graves problèmes. On ne peut même pas exclure des révoltes ou des
poussé de violence grave. Je ne parle pas de révolution les français sont trop isolés pour y parvenir. On risque des émeutes des mouvements de foule violent sans socle politique pour les orienter
vers des chose constructive et vers la transformation en alernative crédible.



wladimir 11/06/2011 12:48



Bonjour,


Peut-être quand même qu'une des raisons de la placidité française tient tout simplement à ce que les classes moyennes ne sont pas impactées par la crise économique. Une fois de plus on a utilisé
la bonne vieille méthode qui consiste à sacrifier une partie des salariés 600 000 ou 800 000 chômeurs de plus de puis 2008 qui vont vers le RSA pour préserver le noyau dur de l'électorat UMPS,
baby-boomers retraités, fonctionnaires et cadres moyens en CDI dans ce qui reste d'entreprises françaises (je pense à la défense, par exemple, ou nous sommes encore assez bons)


 Je suis l'exemple même de ce cas. Licencié en 2008, trop vieux pour retrouver du boulot, je ne m'en sors que par un contexte très particulier. Mais ma famille et ma belle-famille composée
justement de ces fameux baby-boomers s'en sort bien et d'une façon assez intelligente. Recentrage financier sur la résidence principale, sortie de l'assurance-vie pour leur épargne, ouverture de
CCP à la Banque Postale, ils n'ont encore de réticences que pour l'achat d'or physique, mais, ils y viendront et d'ailleurs sur mes conseils.


Je pense que sera après 2012 et les élections présidentielleset législatives que les choses se corseront et c'est pourquoi, il ne faut rien attendre actuellement.


Bien sûr, tout cela crée un climat délétère et une fracture sociale extrêment grave qui peut se révéler catastrophique, je ne sais pas si les gens s'en rendent compte, mais comme on dit et
surtout pour les vieux, après nous le déluge, et c'est humain...


Juste aussi un mot sur Marine Le Pen. Elle a pris le dernier créneau politique qui restait, la défense des couches sacrifiées et elle a raison de s'y tenir, laisser tomber 2012 qui n'a aucunt
intérêt, essayer de construire un mouvement de refus de cette dérive  et se concentrer sur 2017 qui va être la véritable élection qui compte, à mon avis. ...


 



albert 10/06/2011 11:33



Cette étrange placidité qui se manifeste dans un sondage publié par Marianne2.fr et qui nous apprend que les Français pensent que Sarkozy sera réélu... alors qu'ils n'en veulent pas !... Ils ont
intégré que ce ne sont plus eux qui décident, le système fonctionne tout seul !



Bowthan 09/06/2011 18:20



Personnellement je pense  contrairement au billet de Yann que l'éloignement de la chose politique est en grande partie du à l'offre. Il n'y a plus de concurence idéologique comme du temps où
le communisme était la et Kroutchev expliquaient aux américains que leurs petits enfants vivrait dans ce système.


Depuis les années 90 c'est le néo libéralisme triomphant sans aucune idéologie qui ne parvienne pour le moment à le concurencer. Alors bien sur nous voyons de plus en plus ses limites et ses
failles de plus en plus béantes mais force est de constater qu'il n'y a pas encore d'idéologie capable de concurencer le néo libéralisme.


Ce à quoi il faut ajouter pour la France un certain éloignement des centres de décisions car les cuisines bruxelloises n'aident pas. On ne fait pas plus éloigné des citoyens à tous les niveaux.
Et ça ne trompe pas dans les élections ce sont "comme par hasard" celle avec le taux de participation le plus faible.... tandis qu'au contraire les élections avec les taux les plus haut sont les
municipales.


Il est donc difficile d'avoir de l'intéret de s'impliquer quand d'une part on a pas vraiment de vrai choix, les principaux partis politiques ayant la même idéologie (libre échange, europe, euro
etc....), et d'autre part quand il y a en face de nous un espece de léviathan, une usine à gaz compliquée qui fait que le pouvoir de décision nous échappe peut être en partie.Que penser d'un
système où un bon lobbyisme du coté de bruxelle peut faire adopter des lois parfois au mot près que le truc dicté par le lobbyiste au près des députés européens ? Après ils vont dire qu'ils ne
sont pas dupent tout ça, qu'ils gèrent.


sinon à part ça puisque yann aime bien les trucs sur la démographie un truc de la tribune :
http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110608trib000627885/quels-pays-de-l-ue-compteront-le-plus-d-octogenaires-en-2060-.html


il me semble que Yann n'a pas fait de truc sur la démographie anglaise. Allemande oui, française aussi, américaine récément mais anglaise non. Et je n'arrive tout simplement pas à comprendre
comment les anglais pourraient être environ 80 millions dans 50 ans et avoir une population "jeune" comparé au continent et en particulier comparé à la France.



Laurent Mazé 09/06/2011 18:00



Très bon billet. En effet, on fait souvent des politiques la cause de tous nos maux. Mais c'est la société en entier qui doit se mettre en mouvement.