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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 21:00

      Il est de bon ton dans notre société post-moderne et multiculturel de présenter sans arrêt l'immigration comme quelque chose d'inéluctable et de hautement bénéfique pour les nations qui y font appel. Bien sure la vrai raison de l'immigration de masse n'a pas grand chose avoir avec les grands discours moralisateurs, loin de la générosité affichée il s'agit, comme toujours pour l'élite, de favoriser  la rente au détriment du travail. Les effets collatéraux de l'immigration massive sont sans arrêts minorés et la sur-représentation des immigrés dans les faits de violence et de délinquance sont systématiquement enrobés d'un discours victimaire bien peu lié au réel. La réalité crue c'est qu'il n'y a pas de lien direct entre la pauvreté et la délinquance. La relation semble même inverse, des études menées aux USA et au Canada montre ainsi que la délinquance augmente plutôt avec la prospérité que l'inverse voir cet article sur la question. La baisse récente du nombre de meurtre aux USA alors que le chômage et la précarité battent des records invalide définitivement l'argument misérabiliste. Rappelons d'ailleurs au passage que les régions les moins criminogènes de France sont celle justement qui sont rurales et pauvres. Ainsi l'essentiel de la délinquance est indubitablement liée à l'immigration sur notre sol, nier cette évidence ne permettra pas de résoudre le problème. D'ailleurs si la délinquance était proportionnelle à la misère le Maroc ou le Laos devraient être à feu et à sang, il n'en est rien.  La collusion entre l'affaiblissement de l'état régalien, d'une politique migratoire irresponsable et d'une politique économique absurde ont accouché de cette forte hausse de la violence, il n'y a pas un seul facteur explicatif.

 

    La réaction criminogène de l'immigration africaine et maghrébine est aussi liée aux structures familiales propres à ces populations. Il faut le répéter, la structure politique française a été pensé pour des structures familiales particulières qui étaient majoritaire dans le pays. Nos codes de lois, nos coutumes, ne sont pas universelles contrairement à ce que certains pensent, elles sont le résultat d'une pratique historique. En faisant venir des populations dont les structures familiales sont radicalement différentes et même totalement opposées, si l'on en croit Emmanuel Todd dans le "Destin des immigrés", nous avons optimisé les chances de conflits. Les différences dans le rapport avec les femmes ou le rapport à la violence physique par exemple, ou le rapport à l'autorité sont complètement différent dans les pays du Maghreb et en France. L'autorité en France se fait par l'intermédiaire parentale bien plus que par l'intermédiaire de la collectivité, un enfant n'a pas à être réprimandé en publique par des étrangers à la famille, c'est une honte pour la famille de type française. Au Maghreb l'autorité est plus diffuse, elle se fait collectivement dans le quartier ou le village, elle est communautaire, comme la structure familiale maghrébine. Alors que celle de la France que ce soit les familles souches, ou égalitaires est plus individualisée, c'est à la famille et uniquement à elle, d'indiquer les limites, l'autorité y est centralisée en quelque sorte.

 

      Le mauvais comportement de certains jeunes garçons maghrébins, nettement plus bagarreur que la moyenne française, nécessite une autorité à l'extérieure de la cellule familiale or cette autorité n'existe pas en France. Quand des gamins se comportent mal dans les lieux publiques et  personne ne réagit, alors que dans les pays du Maghreb les réactions seraient immédiates. Cette état de fait, cette différence, produit une fuite en avant qui va bien sur nuire gravement à l'intégration des jeunes maghrébins et à leur image. A l'inverse, les filles maghrébines sont, elles, largement contrôlées par les parents, à cause des croyances musulmanes. Ce qui fait paradoxalement que les filles maghrébines réussissent aussi bien que les françaises à l'école et bien mieux que leurs frères.  La pression exercée par le patriarcat musulman pousse les jeunes maghrébines à réussir leurs études, car c'est la  seule porte de sortie de l'enfermement auquel les condamnent les rapports homme-femme dans la structure familiale maghrébine, voir cette étude sur le sujet. D'ailleurs dans les pays musulmans, comme l'Iran, les filles surpassent maintenant les garçons en nombre dans les universités, probablement pour les mêmes raisons. On peut dire que le patriarcat islamique pousse les filles à s'intégrer, alors qu'il pousse les garçons à ne pas s'intégrer dans le cadre français. La question des structures familiales est donc indispensable pour comprendre les échecs et les difficultés à absorber ces populations. Et il faut cesser de croire que parce qu'ils vivent en France, ils vont instantanément de transformer en français, les populations ne sont pas interchangeables, elles ont une histoire.

 

   Maintenant au-delà de la question des problèmes d'intégration, je vais donner quelques arguments qui expriment mon opinion sur l'immigration. J'y suis opposé pour de multiples raisons et bien qu'ayant été optimiste dans le passé sur la possibilité d'assimilation à long terme. Il faut bien dire que certaines évolutions récentes semblent ternir cet optimisme. Ainsi la baisse de la formation de couples mixtes et  l'incroyable propension de nos immigrés à aller chercher une fille au bled, comme ils disent, est un phénomène extrêmement dangereux qui empêchera toute forme d'assimilation par le mélange biologique. Il ne faut plus se leurrer, une bonne part des mariages mixtes statistiques sont en réalité des mariages arrangés à distance avec le pays d'origine. Cette question va être centrale dans les prochaines années, peut-on accepter que des citoyens théoriquement français puissent ainsi produire un appel d'air migratoire par le truchement du mariage. La quasi totalité de l'immigration actuelle se fait par le regroupement familial, bien loin des discours sur l'immigration de travail. Mais qu'elle est l'intérêt pour notre pays d'accepter des telles pratiques? Ces questions devront être abordées et non fuient. La situation démographique de certains endroits en France condamnant tout possibilité d'intégration, il est devenu urgent à mon sens de stopper net l'afflux migratoire. Je ferai un autre texte sur les éventuelles solutions, car il y en a, même si elle sont pour l'instant considérées comme politiquement non correctes. En attendant voici une liste exhaustive des arguments contre l'immigration.

 

Les raisons d'être contre l'immigration:

 

1-Les immigrés font pression sur le marché du travail

 

    Le premier argument, celui qui est le plus simple et de bon sens c'est qu'en période de chômage de masse et de délocalisation massive l'immigration n'a aucune justification pratique. Si des français refusent certains travaux c'est qu'ils ne sont tout simplement pas assez rémunérés pour le coût de la vie du  marché local. Faire usage de l'immigration pour effectuer ces tâches  revient donc purement et simplement à prôner l'instauration d'une pratique esclavagiste sur notre sol. Et puis faire venir des travailleurs tout en expatriant les usines et les emplois, où est la cohérence? Ensuite cette pratique favorise irresponsabilité des entreprises en matière de formation professionnel. Qu'est ce que c'est que cette histoire de faire venir des gens qualifiés de l'étranger par exemple? Les entreprises françaises ne peuvent elles donc pas former leurs personnels? Cette pratique malsaine qui consiste toujours à déresponsabiliser les entreprises vis à vis de la société à quelque chose de choquant . S'il manque des informaticiens qu'elles les forment, vue le taux de chômage actuel en France ce n'est pas les candidats, souvent diplômés, qui manquent. Mais il est vrai aussi que les entreprises françaises gèrent leur personnel comme des mouchoirs en papier, elles les jettent après usage. Et bien peut-être qu'en obligeant les entreprises à prendre le coût des formations sur leurs propres comptes, elles seront ensuite moins à même de se séparer leurs salariés formés.  Et empêcher l'immigration ne pourra que produire un effet d'inflation sur les salaires distribuées dans le pays, c'est d'ailleurs ce que craint par dessus tout le patronat et notamment le BTP dont le lobbyisme est grandement responsable de l'immigration massive et du regroupement familial.  Et oui plus d'immigrés, c'est plus d'habitants, donc plus de logements, donc inflation des prix de l'immobilier CQFD.

 

2-Les immigrés produisent une fuite monétaire vers l'extérieur du pays

 

    Comme nous l'avons vue dans la dernière brève les flux monétaires sortant du territoire français sont de plus en plus massifs et dommageables pour le pays. Les immigrés renvoient chez eux d'importantes sommes d'argent qui vont produire leur effets multiplicateurs ailleurs que sur notre territoire nationale. Dans les années 70-80 ce phénomène n'avait pas vraiment d'importance, d'abord parce que les immigrés avaient alors un niveau d'instruction bien moindre et avaient donc un niveau de revenu relativement négligeable en regard du PIB du pays. De plus les pays de l'ancien empire colonial importaient beaucoup de produits français, ce que nous perdions d'une main nous le regagnions dans l'autre. Mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. Les flux sortant atteignent les 30 milliards d'euros et une bonne part de ce flux est du à l'argent que renvoient les immigrés dans leurs pays d'origine. A titre de comparaison cela surpasse notre déficit commercial avec l'Allemagne ou la Chine, ce n'est donc plus du tout négligeable. Ensuite les pays du Maghreb ou d'Afrique font comme tout le monde, ils achètent de plus en plus chinois, de ce fait il y a surement une bonne part de l'argent expédié de France vers l'Algérie ou le Maroc qui sert à acheter des produits chinois et non des produits français. Les flux commerciaux mondiaux ne sont plus du tout à notre avantage, les flux monétaires sortant sont donc de pures pertes pour notre pays. 

 

3-L'émigration peu nuire au bon développement des pays en voie de développement

 

  Ensuite si l'on se place non plus dans le cas du pays qui reçoit mais dans celui fait partir sa population, les gains à long terme sont en fait des plus discutables. Il est vrai qu'à court terme comme nous l'avons vue précédemment cette émigration permet aux pays pauvres de ponctionner une source de revenue en provenance de France.  Cette source de revenue va d'ailleurs croissante. Cependant ce phénomène s'apparente à un mécanisme de rente pour les pays concernés et l'on sait,  par expérience, que les pays rentiers se retrouvent souvent fort démunie quand la rente vient à disparaitre. En effet la rente permet de ne pas créer une économie productive, elle va favoriser les familles qui envoient leurs enfants à l'étranger plutôt que celle plus patriotiques dont les enfants restent sur place et développent leur pays de naissance. Alors certes ces pays sont souvent bloqués et ont des problèmes politiques et économiques, mais imaginons un instant que les révolutionnaires français aient décidé de partir en Amérique en 1789 plutôt que de faire la révolution en France. A quoi aurait bien pu ressembler notre pays s'il en avait été ainsi? En fuyant leur pays les émigrés empêchent peut-être ces derniers de faire leur mue nécessaire pour se moderniser, car c'est autant de jeunes qui manquent pour faire bouger les régimes Algériens, Marocains ou Tunisiens. Nous avons peut-être fait un cadeau empoisonné à ces pays en acceptant une telle quantité d'immigrés sur notre sol. Et il y a encore plus vil, l'immigration qualifié. Quand on sait ce que coûtent les formations de haut niveau au pays pauvre! Il est proprement dégueulasse par exemple de faire venir des médecins béninois en France ou au Canada, à moins que ces pays ne remboursent intégralement les frais de scolarité des gens qualifiés, et encore. Je prend le cas du Bénins parce que l'on sais qu'il y a plus de médecins béninois à l'étranger que dans leur propre pays ce qui est une totale aberration. L'émigration ne permet donc pas le développement des pays concerné et favorise peut-être même leur stagnation. Ce n'est pas l'émigration qui a permis le développement de la Chine par exemple mais le fait qu'elle a importé des usines sur son sol et copié des savoir faire, c'est le développement des forces productives qui développe et non l'expatriation des populations. L'Irlande pays longtemps pauvre d'Europe a expatrié un nombre incalculable d'habitant au 19ème siècle, ce n'est pourtant que depuis les années 80 que ce pays s'est réellement développé et qu'il est d'ailleurs devenue terre d'immigration. Les immigrationnistes sont en faite de faux amis du tiers-monde leurs solutions conduisent ces pays à des impasses, tout çà pour réaliser leur fantasme de melting-pot à l'américaine.

 

4-L'immigration déforme la cohésion nationale et détruit l'esprit démocratique

 

        L'immigration est accompagnée d'une vision de fragmentation du corps social du pays d'accueil. Bien sur il faut atteindre un certain seuil avant que cette immigration ait un tel effet, mais passé ce seuil il se passe un phénomène de rejet. On s'est beaucoup étonné en Europe du succès de la droite néoconservatrice aux USA dans les couches les plus populaires. En effet comment des pauvres peuvent-ils à ce point être favorables à des politiques qui  sont en fait orientées en faveur des couches aisées. L'explication est en fait simple, les politiques d'aides sociales sont considérées comme des aides aux étrangers et aux minorités. Au fur et à mesure que la proportion d'immigrés croit, la société identifie la misère à cette immigration, et même les pauvres "blancs" font cette erreur. Avec l'augmentation de la population immigrés le même genre de phénomène se produit en Europe, partout la droite néolibérale joue sur l'immigration pour justifier l'annihilation des protections sociales. Y compris en France. L'ethnie et la religion sont finalement plus fortes que la vision de classe, au grand dam des marxistes. Il est donc possible que si les états européens n'arrivent pas à juguler les flux, nous assistions dans les années à venir à une justification du démentellement des états providences sous le prétexte migratoire. Il est donc indispensable à qui veut réellement défendre le système social français d'avoir une politique anti-migratoire, même modérée en plus d'éventuelles dispositions sociales sous peine d'être condamné à perdre élections après élections. Cette histoire en dit long d'ailleurs sur nos systèmes sociaux, c'est bien le fait national et la croyance nationale qui ont permis l'apparition des systèmes sociaux et non la vulgate marxiste.

 

5-La transition démographique est planétaire

 

  J'en ai déjà parlé précédemment dans ce texte, la transition démographique est aujourd'hui entamée sur la planète entière. Dans quelques décennies c'est le monde entier qui vieillira et manquera de main d'oeuvre, l'Algérie est déjà à 1.9 enfants par femme, le Maroc à 2.2, ces pays ont fait une transition ultra-rapide. La Chine qui fait peur à tout le monde aujourd'hui est à 1.5 enfants par femme, dans sa capitale économique Shanghai, ils sont en dessous de 1. Ce phénomène qui a commencé en Europe est, je le répète, planétaire, même l'Afrique sub-saharienne est touchée. A long terme tout le monde sera confronté au vieillissement et à une réduction de la population plus ou moins rapide. Il est donc stupide de croire que nous pourrons éternellement résoudre nos problèmes démographiques en important des habitants. Il faudra un jour ou l'autre que les Européens agissent pour relancer la natalité comme je l'avais préconisé ici. Il faut cesser de penser comme des américains et leur far-ouest inépuisable. Notre monde est limité et il faut renouveler les hommes comme il nous faut renouveler notre énergie et nos matières premières, le développement durable s'applique aussi aux populations.

 

6-Rien ne permet aujourd'hui d'affirmer que l'assimilation se produira

 

         Pour terminer Je tiens à dire que l'optimisme béât dont certains font preuve en matière d'immigration est incroyablement prétentieux. La réalité c'est que nous n'avons aucune raison de penser que l'assimilation se fera même à long terme. La France a eu pendant une très longue période des Juifs ou des Gitans qui n'étaient pas intégrés au pays, cela continu d'ailleurs avec les gens du voyage. On peut aussi citer comme Zemmour les guerres de religions que le pays à subi entre protestants et catholiques pour montrer que les cohabitations ne sont pas toujours pacifiques. Il est tout à fait normale que la population voit d'un mauvais œil l'installation sur son sol de populations hétérogènes qui ne semblent pas vraiment porter dans leur cœur les valeurs de notre nation. Il y a de plus un manque flagrant de démocratie concernant les politiques migratoires. On a jamais fait de référendum sur cette question et ce sont des technocrates corrompus qui, comme pour le libre-échange ou la privatisation de l'instrument monétaire, ont choisi dans leur coin sans demander aux premiers intéressés s'ils étaient d'accords. L'immigration n'est pas un phénomène naturel, elle a été voulu par les dirigeants français et par des groupes d'intérêts particuliers qui se fichaient éperdument des dégâts éventuels à long terme. Comme dans le cas de l'économie, on constate que sur les sujets importants la population n'a pas son mot à dire, il ne faut dès lors pas s'étonner de l'apparition des mécanismes de rejets violent qui sont en train de se produire dans le pays.  Le communautarisme des nouveaux français sera plus en plus rejeté car non conforme à la norme française, quelque soit les efforts de l'état pour imposer ce communautarisme. Plus l'état ira dans ce sens et plus la population française sera exigeante avec les immigrés, car les français ont l'impression d'avoir été floué et qu'on ne leur a pas demandé leur avis, ce qui est vrai.  L'état qui voudra réellement mettre fin aux conflits et au rejet de l'immigration, particulièrement musulmane, devra avant tout avoir le courage d'imposer les pratiques françaises et de ne pas encourager le communautarisme par l'intermédiaire du fait religieux.

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Published by Yann - dans démographie
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commentaires

olaf 29/07/2010 10:48



Très intéressant article du dernier Monde Dilpo où figure un article sur l'exode rural aussi, comme quoi les paysans locaux savent mieux que :


" EXPÉRIENCES INÉDITES D’AGROFORESTERIE
Comment le Sahel reverdit
PAR MARK HERTSGAARD *
Au Niger, près de la moitié de la population est
menacée de famine ; au Tchad, la cote d’alerte est
dépassée. Flambée des prix, sécheresse, baisse de
l’aide internationale expliquent pour partie le désastre
actuel. Pourtant, des techniques agricoles nouvelles
ont transformé certains espaces semi-désertiques en
terres plus productives. Des expériences limitées, mais
suivies avec attention.
AU Burkina Faso, en Afrique occidentale.
Le soleil se couche au terme d’une
nouvelle journée de chaleur écrasante.
Mais ici, dans l’exploitation de
M.Yacouba Sawadogo, l’air est nettement
plus frais. Une hachette sur l’épaule, ce
cultivateur à la barbe grise arpente ses bois
et ses champs avec l’aisance d’un homme
beaucoup plus jeune. M. Sawadogo, qui
ne sait ni lire ni écrire, n’en est pas moins
un pionnier en matière d’agroforesterie,
une approche fondée sur l’intégration des
arbres dans le système de production agricole.
Cette technique, qui a transformé le
Sahel occidental ces dernières années,
constitue l’un des exemples les plus pro -
metteurs de la manière dont des populations
pauvres peuvent faire face au changement
climatique.
Vêtu d’une robe en coton brun et coiffé
d’une calotte blanche, M. Sawadogo s’assied
près des acacias et des zizyphus qui
ombragent un enclos renfermant une
vingtaine de pintades. L’essentiel de son
exploitation de vingt hectares, importante
au regard des critères locaux, appartient
depuis des générations à sa famille. Celleci
l’a abandonnée après la terrible sécheresse
de 1972-1984 : une baisse de 20 %
de la moyenne des précipitations
annuelles avait alors anéanti la production
de nourriture dans le Sahel, transformé
de vastes étendues de savane en
désert et causé des centaines de milliers
de morts par famine.
« Les gens se sont retrouvés dans une
situation si catastrophique qu’il leur a
fallu changer leur mode de pensée »,
raconte M. Sawodogo. Lui-même a remis
au goût du jour une technique utilisée
depuis des siècles par les paysans locaux,
le zaï, qui consiste à creuser des
« poquets », autrement dit des trous peu
profonds concentrant les rares pluies vers
les racines des cultures. Afin de capter
une plus grande quantité d’eaux de ruissellement,
il a augmenté la dimension des
siens. Mais sa plus grande innovation fut
d’y ajouter du fumier durant la saison
sèche, une technique que ses pairs considéraient
comme du gaspillage.
(sans rapport avec Oumar), un agriculteur
du village malien d’Endé, raconte com -
ment les villageois ont ressuscité une
ancienne association de paysans, dénom -
mée Barahogon, qui avait encouragé
pendant des générations la gestion des
arbres, jusqu’à ce que celle-ci soit abandonnée
lorsqu’il devint illégal de couper
du bois. Le gouvernement colonial français
déclara dans un premier temps que
tous les arbres étaient propriété de l’Etat,
ce qui lui permit de vendre des droits de
coupe à des bûcherons. Des arrangements
du même type continuèrent après l’indépendance.
Les paysans pris en train d’élaguer
ou de couper des arbres étaient punis.
Du coup, ils arrachaient les pousses pour
éviter des ennuis ultérieurs. La poursuite
de ces pratiques pendant plusieurs générations
dénuda le sol et le dessécha de
plus en plus.
Au début des années 1990, le gouvernement
malien, sensible peut-être au fait
que des paysans en colère contre les
mauvais traitements subis avaient tué des
agents forestiers, vota une loi donnant aux
agriculteurs la propriété des arbres qui se
trouvaient sur leurs terres. Les intéressés
n’eurent connaissance de la loi que lorsque
Sahel Eco organisa une campagne d’information.
Depuis lors, la RNA s’est rapidement
répandue. Au Niger, explique
M.Toni Rinaudo, un agronome et missionnaire
australien, elle n’a vraiment démarré
qu’après que les autorités eurent suspendu
les réglementations interdisant l’abattage
des arbres : pour qu’ils fassent pousser des
arbres, il faut aussi que les agriculteurs
aient le droit de les couper...
parsemée d’arbres, un tous les cinq mètres
ou presque, et les ressources en eau ont
augmenté. De retour au village, il montre
les greniers rectangulaires qui, comme les
maisons, sont faits de cadres de bois recouverts
de boue. Tous renferment de substantielles
provisions de millet : la sécurité
alimentaire est assurée jusqu’à la prochaine
récolte et même au-delà. «Avant, dit un
paysan, la plupart des familles ne disposaient
que d’un grenier chacune. Maintenant,
elles en ont trois ou quatre, et leurs
terres ne sont pas plus étendues. Nous
avons aussi plus de bétail.»
Pour parvenir à un tel résultat, les
gouvernements, eux aussi, ont procédé à
des choix importants. M. Salif Guindo
* Journaliste, The Nation, New York. Une version
de cet article a été publiée dans The Nation, New York,
le 19 novembre 2009.
(1) Un pied équivaut à environ trente centimètres.
cultures, raconte-t-il. Mais j’en suis venu
à préférer les arbres, car ils offrent d’autres
avantages.» Ils peuvent être exploités,
leurs branches taillées et vendues chaque
année, sans compter que leurs effets bénéfiques
pour le sol facilitent la pousse de
nouveaux arbres : «Plus vous avez d’arbres,
plus vos revenus sont importants.»
En augmentant son parc forestier,
M. Sawadogo a pu vendre du bois de feu,
de service et de construction. Les arbres
entrent également dans la pharmacopée
traditionnelle, ce qui n’est pas un mince
avantage dans une région où les soins
médicaux modernes sont rares et onéreux.
Ces paysans, précisons-le, ne plantent
pas d’arbres, comme la lauréate du prix
Nobel et militante Wangari Maathai et son
mouvement Ceinture verte ont incité la
population à le faire au Kenya : ce serait
pour eux une affaire beaucoup trop
onéreuse et risquée. Ils ne font que gérer
et protéger ceux qui poussent spontanément.
Des études concernant le Sahel occidental
révèlent que 80 % des arbres plantés
meurent au bout d’un an ou deux. Par
contraste, les arbres qui poussent naturellement
sont des espèces endémiques, donc
plus résistantes. Et, bien entendu, ils ne
coûtent rien.
Au Mali également, des arbres poussent
partout au milieu des cultures. Dans le
village très pauvre de Sokoura, les maisons
sont faites de branches recouvertes de
boue ; il n’y a ni eau ni électricité ; les
enfants portent des vêtements sales et
déchirés, et beaucoup ont le ventre distendu
à cause de la malnutrition. Pourtant, à en
croire les habitants, la vie s’améliore, en
grande partie grâce aux arbres.
M. Oumar Guindo possède six hectares
sur lesquels il cultive du mil et du sorgho.
Il y a dix ans, il a commencé à prendre
conseil auprès de Sahel Eco, une orga -
-nisation anglo-malienne qui promeut
l’agroforesterie. Sa terre est aujourd’hui
En concentrant l’eau et la fertilité dans
les poquets, il a augmenté le rendement de
ses cultures. Mais il n’avait pas prévu le
résultat le plus important : des pousses
d’arbres, provenant de graines contenues
dans le fumier, apparurent au milieu de ses
rangs de mil et de sorgho. Après plusieurs
saisons de pousse, il s’avéra que les arbres,
qui mesuraient désormais plusieurs pieds
de haut (1), contribuaient à accroître le
rendement des cultures tout en fertilisant
le sol : «Depuis que j’applique cette technique
de réhabilitation d’une terre
dégrad&eacut



yann 28/07/2010 21:36



@stan


 


Il y a là une contradiction. On ne nous demande pas de vivre avec des étrangers on nous demande de vivre avec des étrangers qui sont censés être français!!!! Je n'est rien contre l'ouverture
culturelle, c'est très bien d'être ouvert sur les cultures et les idées étrangères. Mais si une personne s'installe en France pour y vivre sa vie jusqu'à la mort, elle doit s'adapter à notre
façon de vivre. Et surtout ses enfants qui naitront en France devront être des français dans leur totalité et non continuer à se revendiquer d'ailleurs sans arrêt. C'est çà le problème pas
l'ouverture à l'autre.


 


Et puis il faut bien voir que ce n'est pas parce que tu accueil des étrangers sur ton sol que ta culture est ouverte sur le monde. Le plus grand exemple en la matière c'est les USA la population
de ce pays n'est constitué que d'immigrés mais ils ne connaissent strictement rien du monde extérieur c'est la culture occidentale la plus fermé qui soit, réduisant le monde à une série de
clichés pathétiques.  A l'inverse le Japon pays sans immigrés,ou à très petite dose, est l'un des pays les plus ouverts sur le monde s'intéressant aux cultures et coutumes étrangères.
Produisant d'ailleurs bon nombre de touriste. D'ailleurs Emmanuel Todd y est adulé. Donc la curiosité et l'ouverture
à l'autre tiens plus de la tradition et la culture locale que du taux d'immigrés installé sur son sol. Je pourrais aussi citer l'Arabie Saoudite pays totalement hermétique aux cultures étrangères
mais qui fait travailler bon nombre d'étrangers sur son sol.



Stan 28/07/2010 12:08



"Je pense que la France doit vivre avec des étrangers. C'est comme ça". C'est ce qui disait Braudel et de ce point de vue je rejoins Malakine.


Toutefois, je trouve ton analyse de l'immigration en terme économique tout à fait judicieuse. Je partage notamment l'idée que les immigrés pèsent à la baisse (ou plutôt à la non-hausse) des
salaires.



La Gaule 28/07/2010 05:41



(6) (je me suis donc trompé dans mon comptage de lignes)


De manière symptomatique, un fait divers sinistre -celui du lynchage récent
d’un automobiliste sur  une bretelle d’autoroute parce qu’il voulait simplement faire un constat- a été curieusement déformé par la quasi-totalité de
la presse. La victime, comme on l’a dit, n’a pas été un maghrébin bien intégré massacré par des coreligionnaires jaloux et en rupture de banc. Les gens qui lui ont reproché de « faire son
français », et qui l’ont tué pour cela, étaient tous d’Afrique noire, et sans doute en retard d’une génération d’immigration...



Yann 28/07/2010 23:01



@La Gaule


 


Les commentaires sont plus long que mon texte vous tenez à me ridiculiser .


Trêve de plaisanteries, je suis d'accords sur le déracinement mental, cela à surement un lien avec cette couillonnade de télévision et de média mainstream, et puis, n'y a-t-il pas plein de
français aisés ou de la classe moyenne qui sont partis en Amérique pour des raisons tout aussi fantasmagoriques. 


 


Sur la violence et la pauvreté il est clair que le lien est beaucoup plus compliqué que ce que certains croient. Peut-être une misère prolongée sur plusieurs générations peu produire de la
délinquance notamment par l'affaiblissement de l'autorité parental qui fini par abandonner toute ses prérogatives. Cependant on ne devient pas délinquant parce que l'on perd son emploi, ou que
l'on se retrouve à la rue. D'ailleurs les pauvres SDF sont souvent les premières victimes de la violence latente dans nos société alors que selon l'analyse misérabiliste les SDF étant les plus
pauvres devraient être les plus criminels. La vérité crue c'est que quelqu'un qui a été bien éduqué s'il est rejeté par la société le laissera aller et crèvera tout seul dans son coin. J'en est
vue des gens comme çà brisé par la vie et en aucun cas il n'aurait pu se transformer en égorgeur de vielles dames. Et si je suis aussi chatouilleux sur çà c'est aussi parce que je viens d'un
milieu pauvre et que je vis justement de façon très frugale, et ni moi, ni mon petit frère n'avons jamais volé ou agressé qui que ce soit. Les gens qui tiennent ce type de discours ne semblent
pas voir la violence de leur propos "Il est délinquant parce qu'il est pauvre" rien de plus insultant pour les smicards, les chômeurs , les Rmistes et les SDF de ce pays. On voudrait pousser les
gens au racisme qu'on ne s'y prendrait pas mieux.


 


Sur l'économisme, c'est une maladie générale, il n'y a pas que les marxistes, les libéraux aussi ramènent tout à l'économie, même si ce n'est pas de la même manière. Dans le champ libérale on
vous dira que la délinquance c'est le fruit de l'assistanat, des aides sociales et de l'étatisme triomphant. Les libéraux et les marxistes ne sont en fait que les deux faces d'une même monnaie
qui a réduit toute l'histoire humaine à une affaire comptable. Ils n'arrivent pas à s'extraire de leur doxa.


 


Sur l'islam à titre personnel et vue l'évolution actuelle dans les pays musulmans les plus avancé en matière démographique comme l'Iran, je me demande si le monde islamique ne se dirige pas vers
une forme de matriarcat à long terme.


Je sais que cela peut paraitre ridicule comme hypothèse à l'heure actuelle mais ce super patriarcat ultra-excessif conduit comme je lai dit à une forte hausse du niveau scolaire des filles. Ce
qui veut dire qu'à terme elles auront le pouvoir et le contrôle de l'économie. On pourrai assister à une révolte des ventres, à une baisse de la natalité à des niveaux encore plus bas qu'en
Espagne ou en Italie et à une domination économique des femmes.


 


Sur le rapport entre les musulmans et les noirs il est clair qu'un jour ou l'autre l'histoire refera surface. Surtout que ce sont les occidentaux qui ont mis fin à l'esclavage musulman, ils ne
l'on pas fait d'eux même. Mais je pense que les conflits avec l'Afrique arriveront quand la transition démographique aura bien ,avancé. Comme dans le cas de l'islamisme triomphant c'est la
démographie le moteur des chocs révolutionnaires et des envolés un peu folledingues. Du socialisme, au nazisme jusqu'à l'islamisme, il y a toujours cette transition comme moteur historique. Je
pense que vers 2020-2025 le "péril" du monde proviendra d'Afrique, le monde musulman d'alors, peut-être matriarcale et surement vieillissant, sera pris de panique face à l'invasion et au danger
de l'Afrique noire.



La Gaule 28/07/2010 05:37



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Il me reste à ajouter un dernier mot sur ce que vous dites, à propos de la
déstabilisation introduite par l’immigration incontrôlée dans la cohésion nationale et l’esprit même de notre démocratie.


Vous parlez à juste titre d’une redoutable montée des communautarismes, et
j’ai défendu moi-même l’idée que dans ce contexte, la cohésion nationale trouvera peut-être son salut dans un sentiment communautaire très fort, lequel reprendra à son compte les valeurs de notre
tradition républicaine, laïque et universaliste.


Il s’est trouvé un commentateur pour tenter de centrer le débat sur l’Islam,
alors qu’à aucun moment dans votre exposé, vous ne vous êtes focalisé sur cette religion en particulier.


 


J’ai toujours pensé à ce sujet que le « choc des civilisations »
opposant de manière privilégiée le monde musulman au nôtre, occidental et chrétien, était un faux problème. Même s’il semble mettre en péril temporairement certaines de nos valeurs, je pense
que l’islam ne peut-être qu’un problème très transitoire pour nous.


Comme tous les fondamentalismes religieux, l’Islam n’est pour moi qu’un aspect
de la mondialisation, une sorte de névrose réactionnelle qui lui est indissociable. Il est alors possible de voir dans la mondialisation la montée de plusieurs courants idéologiques, tous
relevant du dogme et de la religiosité, lesquels se nourrissent mutuellement tout en se livrant une concurrence féroce.


L’écrivain VS Naipaul avait souligné, il y a déjà deux décennies, combien en
Indonésie par exemple, le colonialisme culturel occidental et l’Islam avait constitué deux pôles d’importation, chacun ayant tenté leur greffe et leur emprise sur la culture locale. L’Islam avait
fini par remporter la mise au bout du compte, mais il n’y avait pas eu pour autant de « retour au moyen âge » en cette affaire (pour parler comme Riposte Laïque), l’islam exprimant par
son triomphe un autre visage possible de la modernité.


Dans « L’islam de marché » Patrick Haenni a montré également combien
la révolution conservatrice anglo-saxonne était capable de ressembler parfois à l’Islam fondamentaliste (lequel ne doit pas être confondu avec l’intégrisme), celui-ci pouvant très bien s’exprimer
à travers l’idéologie managériale toute puissante et son aversion pour toute intervention en matière sociale, hors l’action purement caritative.


Plus trivialement, il est de plus en plus possible d’identifier au moins un
point de convergence entre L’islam fondamentaliste et le néolibéralisme occidental (lui-même, au moins sous sa forme anglo-saxonne, étant volontiers pétri de fondamentalisme chrétien) : leur
haine égale de la démocratie sous la forme d’un état républicain laïque et ayant vocation à l’interventionnisme social.


La dynamique mondialiste rentrant dans une grosse phase d’incertitude, je me
demande aussi si la montée apparemment irrésistible de l’Islam ne va pas connaître elle aussi de grosses déconvenues sur de vastes régions du globe.


Dans le carnaval de la modernité l’Islam pourrait alors apparaître pour ce
qu’il est : un simple masque, lequel en tombant pourrait alors voir ressurgir d’insoupçonnables conflits qui lui préexistaient.


 


Je pense surtout à l’antagonisme millénaire qui a opposé longtemps nos deux
grands réservoirs d’immigration, l’Afrique noire et L’Afrique du nord, celle-ci dominée par l’Islam.


Cet antagonisme a présenté un terrible visage, volontiers occultée par
l’histoire officielle -la nôtre autant que celle revendiquée par les africains- celui de l’esclavage, mené au bénéfice du monde arabe et au détriment de l’Afrique
subsaharienne.


Une véritable saignée qui aura été deux fois plus meurtrière que la traite
occidentale, et dans laquelle un grand historien et anthropologue comme Tidiane N’diaye (notamment dans « Le génocide voilé ») voit une cause essentielle du retard de l’Afrique au moins
au même titre que la colonisation occidentale. (Rappelons que cette histoire reste difficile à apprécier, d’abord par l’absence de sources écrites au sein des cultures orales de l’Afrique noire
et surtout parce que les victimes de la traite islamique étaient systématiquement castrées pour les mâles, alors que les fruits des viols pour les femmes étaient généralement mis à
mort).


On ne peut rien contre les refoulés de l’histoire, même les plus occultés au
fil du temps. Gageons que celui-là réapparaîtra un jour et qu’il rentrera en résonance irrésistible avec la communautarisation de notre société. En comparaison, les différends qui opposent de
manière visible certaines communautés aujourd’hui (et qui nourrissent par exemple les plans téléphonés d’un gugusse instruit comme Alain Soral), risqueront alors de  nous sembler d’aimables broutilles.


 


De manière symptomatique, un fait divers sinistre -celui du lynchage
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