Blog parlant d'économie vue sous une orientation souverainiste et protectionniste.
Je ne peux m'empêcher de réagir aux propos de Michel Rocard qui vient, dans une conférence face au patronat français à l'université du MEDEF, de tenir des propos véritablement stupides et je pèse mes mots. Je croyais bêtement que Rocard avait évolué dans ses réflexions, se rapprochant d'un certain réalisme, hélasse l'âge semble le condamner à vivre sur ses erreurs passées. Ainsi donc pour monsieur Rocard la souveraineté des nations est un frein, une nuisance à l'action collective et revoici les délires euro-mondialiste digne d'un pauvre Jacques Attali. Évidement face aux grands patrons français dont en générale l'égo dépasse largement les rémunérations, Rocard n'a pas eu de mots assez doux pour ses locuteurs, les qualifiants de seul force ayant conscience du monde extérieur . Et là on rigole franchement en pensant que la plupart des grandes décisions prisent depuis trente ans en Europe ou aux USA, sont justement le fruit des multinationales et des patrons dont l'influence et la corruption ont gangréné toute les grandes démocraties de cette planète. Une seule conclusion Rocard a pété une durite, il faut dire aussi qu'il était assis à coté du doux dingue Pascale Lamy
Le PS, la gauche et la nation
Mais en fait les propos de ce pauvre Rocard résume les contradictions totales de raisonnement de la gauche française depuis 1983. Gauche qui en abandonnant la nation pour son nouveau dogme bruxellois s'est dépossédée du pouvoir macroéconomique. Depuis elle ne fait que justifier ses choix à postériori, ainsi la nation française est elle trop petite pour tout et n'importe quoi y compris pour contrôler ses propres frontières que ce soit sur l'immigration ou le commerce. J'assiste sur le fait que tout ceci est une construction à postériori parce qu'avant 1983 la gauche n'avait absolument pas ce type de discours post-national bien au contraire. Le fait est qu'il y a toujours eu en son sein une partie internationaliste celle des marxistes, mais en 1983 la gauche française s'est aperçue qu'elle ne pouvait pas entrainer le reste de l'occident et surtout de l'Europe dans une stratégie économique de type keynésiano-marxiste. Et c'est là qu'il y a eu rupture entre la gauche pour qui l'essentiel était de favoriser le social et l'emploi, même si cela ne se faisait qu'en France, c'était la voie de Jean Pierre Chevènement. Et la gauche internationaliste pour qui l'international était plus important, c'était la deuxième gauche, celle de Rocard et de Jacques Delors. A l'époque il aurait fallu que le PS abandonne l'Europe pour sauver sa politique en dévaluant et en fermant les frontières commerciales mais elle a préféré abandonner sa lutte contre le chômage et rester dans le SME et la communauté européenne. Elle a fait ce choix car pour cette nouvelle gauche soit le socialisme c'était partout, soit c'était nul part, il fallait donc une stratégie pour prendre le pouvoir sur tout l'ouest européen pour ensuite influencer le reste de la planète. Cette course au pouvoir et à la grandeur est le moteur essentiel de l'européisme gauchiste. Et c'est également la mécanique qui a conduit la gauche à ce désastre intellectuel actuel où une homme prétendument socialiste fait les yeux doux aux membres du Medef la pire engeance que la France puisse avoir, un ramassis de rentiers.
En sacrifiant la nation, les socialistes ont évidement complètement éliminé tout moyen permettant de réguler l'économie ou même les questions écologiques. En libéralisant les échanges commerciaux la gauche française a mis fin à toute possibilité d'augmentation des salaires en France et a contribué à désindustrialiser le pays. En libéralisant la finance et les banques elle a créé de tout pièce les bulles spéculatives et l'évasion fiscale que parallèlement elle prétend combattre. Et aujourd'hui voyant le désastre qu'a produit ses politiques complices du libéralisme économique anglosaxon triomphant elle continu en déclarant qu'il faut aller plus loin encore en éliminant complètement les nations. Il faut un gouvernement mondial, mais sur quoi serait-il basé? Sur qu'elle autorité? Qui déciderait et d'où viendrait son personnel politique? Et la démocratie dans tout çà ? A bien y réfléchir nos petits socialistes ne se dirigent ils pas, petit à petit vers la préférence pour un régime autocratiques? Les patrons et les gens aisées étant plus intelligents ne devraient-ils pas contrôler la planète puisque de toute façon ces peuples de débiles ne comprennent pas ce qui est important. Cette gauche qui hurle contre Sarkozy qui serait, selon elle, un dictateur en puissance, ne devrait elle pas regarder plutôt en face les idées et les intellectuelles qui lui servent de moteur. Car qui est plus proche de l'autocratie? Sarkozy qui fait semblant de diriger le pays par de grands discours non suivi d'effet, ou Rocard ,DSK et Lamy qui veulent ouvertement se débarrasser de la souveraineté nationale ce qui revient à éliminer la souveraineté populaire et donc la démocratie?
Que propose donc la gauche pour sortir des crises qui se multiplient à part la fuite en avant vers un état mondial fantasmagorique et post-démocratique? Réponse rien, c'est soit le gouvernement mondiale bobo-écolo ou rien. Comme les communistes soviétiques incapables d'imaginer des solutions alternatives, nos socialistes incapables de sortir de leur internationalisme vont de plus en plus dans l'irréelle, avec des solutions inapplicables et complètement folles. L'Europe est trop petite aujourd'hui, il faut un état mondial et pourquoi pas galactique tant qu'on y est ?
La souveraineté nationale n'est pas le problème, c'est la seule solution.
Je l'ai déjà dit maintes fois, la nation est la seule mécanique, la seule organisation capable d'organiser l'économie de façon rationnel et en défendant l'intérêt général. Toute les structures supranationales sont gangréné par une corruption, ainsi que par un désintérêt tout à fait fascinant des conséquences de leurs actes. Et c'est normale puisqu'une démocratie ne peut en aucun cas fonctionner à de tel niveau, on se retrouve systématiquement avec des bureaucrates qui passent leur temps à faire de la scolastique bureaucratique pour savoir s'ils appliquent bien des principes écrit dans des textes figés dans le temps. Par essence ce type d'organisation est incapable de réagir à des changements profonds invalidant les principes sur lesquels ils ont fondée leur organisation. L'exemple le plus spectaculaire est l'UE qui continu les mêmes politiques qu'avant la crise, libéralisation à tout les niveaux. La bureaucratie bruxelloise ne se remettra jamais en question, même si le continent s'effondre, elle continuera indéfiniment jusqu'à la mort de tout ses citoyens.
La taille d'une nation n'a aucune influence sur sa capacité d'action économique, c'est des balivernes qui visent uniquement à pousser les citoyens à se plier à des lobbys puissants qui cherchent avant tout leurs profits immédiats. Les nations qui s'en sortent le mieux à l'heure actuelle sont celles qui se passe des solutions supranationales, ainsi la plupart des états d'Asie du sud-est se fichent des discours du FMI. La Corée du Sud, la Malaisie ou Singapour n'hésitent pas à contrôler leur frontières que ce soit celles des capitaux ou des marchandises. La Chine a un système économique totalement sous le contrôle de l'état, elle ne se gène pas pour faire du protectionnisme ou pour favoriser ses entreprises, elle contrôle même les prix de certaines denrées. Il n'y a pas besoin d'être un grand pays pour contrôler ses frontières, en France la plupart des marchandises passent par quelques port Marseille ou le Havre, les grands axes routiers ou les transports de Fret par train sont faciles à contrôler surtout avec les moyens techniques actuels. On a pas besoin de l'Europe pour faire du protectionnisme ou pour favoriser nos industries c'est un mensonge. Quand aux risques de rétorsion, on voit mal en quoi la fermeture de marchés comme la Chine pourrait être dommageable à la France quand on connait la différence entre ce que nous exportons chez eux et ce qu'ils exportent chez nous nous serions largement gagnant.
Quand à la nécessité d'emprunté nous avons déjà vue que rien ne justifie l'emprunt sur les marchés financiers de la part de l'état français. Nous avons suffisamment d'épargne pour nous passer de l'argent étranger et nous pouvons créer nous même l'argent nécessaire aux investissements sur notre sol par émission monétaire publique. Seule les achats à l'étranger nécessite des devises étrangères et ne peuvent être créer ex nihilo, mais en réindustrialisant et en protégeant nous pourrions rapidement nous en passer. Ce sont les fantasmes de puissance qui guide les discours d'un Rocard ou d'un Balladur atteint lui aussi du même mal, peut-être ces fantasmes ont-il un lien avec des problèmes les corporels du au vieillissement, mais je laisse çà aux psychiatres. Les français se fichent en grande partie de l'influence de leur pays dans le monde, eux ce qu'ils veulent c'est le plein emplois et un avenir pour leurs gosses et çà nul besoin d'être une superpuissance ou un géant pour le leur donner. Un simple retour au bon sens économique et à une relocalisation des activités couplés à des politiques contra-cyclique y parviendront. Le monde de demain ne sera pas sous un pouvoir unique mais au contraire nous verrons se multiplier les nations elles seront plus petites et beaucoup plus auto-suffisante qu'aujourd'hui pour lutter contre la rareté elles n'auront d'autre choix que de se débrouiller toutes seules dans un monde pauvre en énergie et trop peuplé. Les rêves de Rocard appartienne plus aux futurologues des années 50 qu'à l'inéluctable évolution du monde post-pétrolier.
Mais pour qui bosse Rocard?
La mondialisation ne favorise pas toutes les entreprises et toutes les activités humaines, elle ne favorise que certaines d'entre elles et le groupe des grands patrons membres du MEDEF font parti de ses organisations qui vivent comme des parasites sur le dos des nations développés. La plupart des multinationales actuelles sont des parasites vivant en cachant leurs bénéfices dans des paradis fiscaux, elles produisent là où la main d'oeuvre est la plus corvéable et la moins cher, pour ensuite exporter dans les anciennes puissances industrielles là où les salaires ne sont pas encore trop bas. Elles sont le socle de la destruction de l'économie mondiale. Et c'est à des dirigeants de ce genre d'entreprises que monsieur Rocard demande de l'aide pour sauver la planète??? Et pourquoi ne pas demander à Dassault Système de promulguer la paix dans le monde et le désarmement, ou à Wallmart de favoriser l'emploi aux USA, ou pourquoi pas demander à Franck Ribéry d'aider à lutter contre la prostitution féminine. Au final je me dis que ce pauvre type a du recevoir un gros chèque pour faire son discours aux université du MEDEF et c'est vraiment minable. A lui seul Rocard est un plaidoyer pour l'euthanasie des vieux, il n'a finalement pas que de mauvaise idées Alain Minc.