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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 19:41

Un nouvel article consacré à l'ouvrage de Christophe Guilluy vient de sortir, dépeignant l'analyse originale du géographe sur la situation de la pauvreté réelle en France. On y apprend notamment que 85% des pauvres ne se trouvent pas dans les banlieues sensibles, chose que l'on peut facilement remarquer en regardant une simple carte du territoire avec  le PIB par habitant suivant les départements.  Ou même en remarquant que le taux de chômage n'est pas forcement proportionnel aux nombres d'immigrés présents dans tel ou tel département. Le fait est que les élites françaises se sont  créée une image du pauvre qui n'est pas nécessairement  ce qu'elle est en réalité.  L'image d'Épinal de la banlieue pauvre et forcement immigrés, face aux riches citadins blancs est une image caricaturale qui correspond en fait plus à la ville nord américaine qu'à la société française. Il faut peut-être voir dans cette imagerie les effets de l'influence américaine et de son armada de séries et de films reflétant la sociologie américaines. De la même manière que les français connaissent mieux le système judiciaire américain que français pour cause d'influence culturelle, ils ont une image sociale de leur pays qui correspond en fait à la sociologie US.

 

      Ainsi le département de la Seine Saint Denis qui se fait toujours remarquer par sa délinquance et par son taux important de population d'origine étrangère, a un taux de chômage de 11.3%. On parle sans arrêt de la pauvreté de ce département qui expliquerait tout ses problèmes, et bien pourtant il y a douze départements qui ont un chômage plus élevé. L'Hérault par exemple, mon département, a  13.5% de chômeurs et les villes les plus pauvres sont souvent exempts d'étrangers sur leur sols. Comme je l'avais expliqué il y a quelques temps dans un texte, tout se passe comme si la pauvreté ne pouvait en aucun cas toucher les français historiques dans la tête de nos élites. Ce phénomène a, semble-t-il, comme explication centrale l'abandon de la question sociale  par la gauche française au profit des questions ethniques et communautaires, l'influence de la gauche américaine étant là encore largement palpable.  Comme l'expliquait Emmanuel Todd dans "La nouvelle France" une bonne part des études sociologiques françaises sont inspirées en fait des études américaines ce qui fausse complètement l'analyse en collant des réflexions qui n'ont rien avoir avec la réalité de notre pays. Cette exportation culturelle majeure des USA sous la forme d'influence culturo-mondaine est probablement celle qui a fait le plus de mal à la société française. D'autant que l'esprit égalitaire français a bien du mal à imaginer que nos sociétés puissent différer lourdement sur des questions comme la pauvreté, le racisme ou tout autre sujet d'analyse sociologique.  Mais dans cette distorsion de la vision du réel, il y a aussi le fait que la gauche française n'assume pas ses choix, en faisant le choix du libre-échange elle a condamné une partie grandissante du pays à l'appauvrissement, chose qu'elle ne veut pas voir. Les immigrés sont donc des pauvres plus logique pour elle, car ils ne sont pas pauvres à cause de la mondialisation mais vraisemblablement à cause du racisme de ces salauds de français. Accepter des pauvres, français de souche, c'est quelque part assumer les dégâts engendrés par les politiques européennes et libre-échangistes.

 

        On peut donc affirmer que le pauvre moyen français est blanc et qu'il vit dans une petite ville de province. Le banlieusard immigrés n'est qu'une exception au sens statistique, et pourtant il canalise tout les efforts des pouvoirs publics. Comme le montre Guilluy en déclarant par exemple que l'on octroie des dotations publiques 1000 fois supérieures aux banlieues médiatisées plutôt qu'aux quartiers  pauvres des petites villes de province. Il s'agit manifestement d'une politique inégalitaire qui n'a que pour seule origine l'aveuglement des élites et l'influence de l'idéologie dominante des grands médias. Cette politique nourri pourtant très certainement l'animosité envers les banlieues et donc envers les minorités ethniques que nos élites prétendre par ailleurs défendre.  Bien sûr cela ne colle pas également avec l'image de la délinquance forcement fruit de l'inégalité sociale. Car en réalité la pauvreté n'explique pas la violence au quotidien, comme le soulignait le très discuté Xavier Raufer  que l'on peut critiquer, mais qui a des arguments tout à fait valides sur le plan logique. En effet les départements les plus pauvres ne sont pas les plus criminels quoiqu'on en dise. C'est d'ailleurs assez insultant pour les pauvres que de les cataloguer comme criminels automatiques en fonction de leur niveau de richesse. La vérité est ailleurs, dans l'éducation, et dans la désocialisation inhérente à  la société multiculturelle pourtant vanté par notre gauche au nom du modèle plus américain que français de la diversité. En vérité là est un des problème majeurs pour les élites française reconnaitre le caractère erroné de leur analyse de la société et l'échec du multiculturalisme. Admettre que la pauvreté n'explique pas les désagréments des banlieues, c'est tendre la perche pour se faire battre, plutôt faire mourir le pays que reconnaitre ses erreurs. Cela montre au passage le peu de courage que possèdes nos élites, aux USA par exemple un sociologue américain Robert Putnam a depuis longtemps montré que:

 

1- Plus la diversité raciale grandit, plus la confiance entre les individus s’affaiblit ; 
2- Dans les communautés les plus diverses, les individus ont moins confiance en leurs voisins ; 
3-Dans ces mêmes communautés, non seulement la confiance inter-raciale est plus faible qu’ailleurs, mais la confiance intra-raciale l’est aussi ; 
4-La diversité conduit à l’anomie et à l’isolement social.

 

    Il s'agit d'une remarque de bon sens que l'on peut faire en allant vivre quelques temps dans les lieux où la diversité est grande. Et voila qui expliquerait que finalement même plus pauvre, l'homme qui vit en province dans un quartier pauvre doit surement mieux vivre son quotidien qu'un salarié plongé dans la diversité et qui aurait pourtant un pouvoir d'achat plus important.  La pauvreté des banlieues n'est donc pas l'explication centrale des problèmes des ces quartiers, c'est bien la diversité qui l'est du moins si l'on se fit aux travaux de Putnam. Il est vrai que là encore son étude étant américaine il faudrait la refaire sur le sol français pour avoir une image plus proche de la situation de notre pays en ce domaine. Mais cela réduit par contre l'impact de la question économique qui est au centre de l'analyse de Guilluy, certes la pauvreté est très grandes dans certaines villes de province, mais il semble plus facile de vivre dans un lieu pauvre mais monoculturelle que dans un lieu un peu moins pauvre mais multiculturelle. Mes lecteurs savent que je suis un farouche opposant à l'immigration de masse je m'en expliquait dans ce texte cet été, et bien l'une des raisons c'est  cette brutalité réelle que certains ne veulent pas voir celle de l'éclatement de la vie de groupe. Plus il y a diversité plus la solidarité s'étiole et moins on a la possibilité de faire groupe, c'est malheureux mais c'est ainsi. Ce n'est pas un hasard si la remise en cause de l'état sociale suit à la trace la poussé de l'immigration de masse, la solidarité n'est accepté qu'avec les semblables, au-delà d'un certain niveau d'immigration elle sera rejeté. Et l'on se retrouve dans la situation américaine où les pauvres se mettent à voter massivement pour des idées de droite voir d'extrême droite contre l'état sociale.

 

    Pour en revenir à notre sujet de base, la banlieue ne représente pas la pauvreté mais seulement une des ses représentations. Et l'on pourrait faire ici des propositions visant à mettre fin ou à réduire de façon centralisée cette pauvreté et ses inégalités territoriales, mais nous savons bien que les politiques de redistributions ont leurs limites, et qu'elles ne peuvent en aucun cas rétablir une situation à ce point dégradée. Seule une politique de plein emploi pourrait mettre fin à cette appauvrissement des petites villes et des banlieues. Et de toute façon si l'on faisait un comparatif avec le corps humain ces petites villes et les banlieues sont en quelque sorte les extrémités du corps français. L'hémorragie produite par le libre échange touche d'abord la périphérie là ou le sang (la monnaie) circulait déjà le moins vite mais l'hémorragie finira tôt ou tard par toucher l'ensemble du corps. La mort de ces petites villes de ces quartiers ne font en fait que préfigurer la situation de la totalité du pays dans quelques années, quand le cœur de la France aura totalement cessé de fonctionner. Ces villes et ces quartiers sont des symptômes d'un mal qui ronge la France dans son ensemble et ce ne sont pas quelques sparadraps et bandages sociaux qui pourront mettre fin à cette hémorragie. Faire des politiques spécialisées peut sembler au premier abord tout à fait rationnel, mais faire seulement cela revient uniquement à changer l'ordre dans la file d'attente de la misère. On fait passer les jeunes avant les vieux, les étrangers avant les français historique ou inversement, les femmes avant les hommes, les petits avant les grands, mais tout cela ne change rien au fond des choses, c'est à dire à la misère qui s'étend et touche de plus en plus de monde quelque soit le lieu d'habitation.  Il n'est plus temps de faire de l'homéopathie sociale, il faut faire entrer le malade France en soin d'urgence et de réanimation.  Protectionnisme, relance des salaires, monétisation de la dette publique, sortie de l'euro sont autant de remèdes de cheval pour relancer la mécanique économique du pays. Tout le reste n'est finalement qu'affaire d'intendance la situation des ces villes et quartiers s'arrangeront franchement le jour où nous aurons mis fin au déclin français.

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Published by Yann - dans démographie
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commentaires

René Jacquot 10/12/2010 23:09



Beaucoup à dire sur l'ouvrage de Guilluy qui m'a passionné et déprimé à la fois car il ne propose pas vraiment de solution face à la vague néolibérale et son corollaire le multiculturalisme.


Pour en savoir plus sur la pensée de Guilluy, je vous conseille d'écouter l'émission qu'il a récemment faite avec Philippe Arondel sur Fréquence Protestante:


http://www.frequenceprotestante.com/index.php?id=11&date=20101208&cHash=a6358012b3


On reparle.



J. Halpern 10/12/2010 10:22



je me permets de rebondir sur votre remarque :
"les immigrés eux même fuient aussi les quartiers à majorité française". Pour vérifier qu'il s'agit bien d'une "fuite", il faudrait séparer l'effet de la ségrégation économique (la baisse des
loyers et les HLM attirent évidemment les populations économiquement faibles et l'afflux de cette population repousse les classes moyennes. Exminer aussi les effets non négligeables de la
ségrégation par les bailleurs. Essayez d'obtenir un appartement dans les beaux quartiers avec un nom "arabe" (ou tout simplement exotique) - les "discriminations" n'expliquent pas tout, mais
elles existent tout de même...
A Marseille, len public de la plupart des collèges et lycées publics des quartiers Nord est à 90% originaire du Maghreb et des Comores. Pourtant la population des quartiers est beaucoup plus
diversifiée. Ce sont bien les familles les plus soucieuses en moyenne de l'intégration de leurs enfants qui fuient ces établissement, où sont alors sur-représentés les enfants les moins encadrés
et poussés par leurs familles. Ce processus de ghettoïsation scolaire n'est pa si "ethnique" qu'il y parait... car nombre d'écoles catholiques "haut de gamme" accueillent aussi de 30 à 50 %
d'enfants de ces origines - mais issus de familles animées de toutes autres ambitions pour leurs enfants. A l'intérieur même des établissements publics, le contraste est impressionnant entre une
masse d'élèves déstructurés culturellement et familalement, et une forte minorité qui reflète courageusement des stratégies familiales d'intégration. J'ai largement constaté cet "effet-famille"
qui corrige les déterminismes "ethniques" et socioprofessionnels. La fracture traverse donc aussi les populations d'origine maghrebine.
Les Africains hors Maghreb et Comores et les Asiatiques sont sous représentés dans ces établissements publics. En revanche ils sont nombreux dans les établissements privés, ils partagent
majoritairement le comportement de "fuite des quartiers" des français "anciens". Sur le plan scolaire également ils "jouent le jeu" sans comparaison avec les enfants des "quartiers".
J'observe donc bien comme vous même qu'il ne s'agit pas principalement d'un problème de pauvreté, mais pas non plus d'immigration en général !

Vous écrivez par ailleurs :"Il faudrait faire en sorte que l'on est pas de territoire où les immigrés dépassent les 20% de la population grosso modo pour minimiser les ghettos et faciliter
l'assimilation. Cela demanderait aussi que les pouvoir publiques cessent de nourrir le communautarisme en violant nos propres principes républicains comme la laïcité mais c'est un autre débat. "
Je vous suis totalement sur ce terrain ! Déghettoïser les quartiers et les écoles, assécher le marais de la délinquance en développant l'emploi salarié plutôt que l'assistance, assurer la
sécurité et le respect de la loi POUR TOUS. Voilà comment nous pourrons redresser la situation.



J. Halpern 10/12/2010 09:45



Le "problème des cités" est un sac de noeuds qui ne se réduit pas à une seule cause ; c'est là la difficulté. En tout cas ce n'est pas le problème "de l'immigration" en général. Je crois que
c'est la première question à clarifier car c'est la source de toutes les tensions quin évincent un débat serein sur l'immigration.


Concernant l'Islam : une religion endogame complique évidemment l'assimilation mais le facteur religieux est moins déterminant qu'il y parait. L'assimilation des Juifs a été facilitée par la
relativisation de la référence religieuse et une moindre observance de ces règles endogames. Il en va sans doute déjà de même des musulmans, et les choses s'accéléreraient sans doute si nous
traitions les causes du recroquevillement islamique.


Concernant les mariages mixtes : ne les confondez pas avec des mariages de complaisance... ces derniers existent bien sûr, mais ne sont pas statistiquement significatifs. Il est logique que des
populations dont les liens familiaux et sociaux avec le "bled" demeurent se marient fréquemment avec un conjoint étranger. C'est inévitable à moins d'assumer une redoutable entorse aux droits de
l'homme... et en plus c'est plutôt favorable pour l'intégration des conjoints qui rejoignent un réseau de sociabilité établi. Vous me rétorquerez que l'intégration dans les cités, ce n'est pas
l'idéal... certes, mais c'est là que se situe le problème, pas dans les mariages.


En dehors du cas de l'Afrique du Nord, vous vous trompez en partie : une majorité des arrivants entrent pour des raisons économiques, parfois par le biais de leurs études. Et pas mal, c'est vrai,
par le biais de mariages mixtes. Mais dans ce cas, je ne vois pas du tout où est le problème. L'intégration familiale facilite une assimlation rapide et parfois un mélange immédiat. Et de toute
façon, ce flux est naturellement limité par le nombre de Français concernés...


Nous manquons bien sûr de statistiques sérieuse sur tout celà (et heureusement car le "traçage" des origines présente des risques très supérieurs à la commodité statistique qu'il procure). Mais
j'ai une solide expérience de terrain de ces questions et je puis vous assurer que ces différents parcours d'immigration sont bien plus contrastés que vous semblez le croire...



yann 09/12/2010 22:45



@Ette Rodox


Content de vous voir commenter je lis souvent votre blog mais je ne prend pas le temps de commenter j'essaierai de le faire sans dire trop de bêtises. Cependant depuis que je tiens un blog je me rend compte que j'ai beaucoup moins le temps de commenter.


Sinon vous avez raison de souligner les divergences au sein d'un même département mais c'est vrai pour tout le territoire français. C'est le syndrome de la complexité fractale, plus on zoom plus
l'on voit de divergence qui nous semblait absente vue de loin, à l'image des côtes d'un pays. Tout çà pour dire qu'à l'intérieure même d'une ville vous trouverait aussi de fortes disparités.
Comme le disait courtier-or à Perpignan le taux de chômage est aussi monstrueux, à Béziers la ville est sinistré etc... La vision des quartiers de Saine Saint Denis comme étant la quintessence de
la misère en France est largement abusive. Allez en Lozère le pays de la misère comme disait mon grand père qui en était originaire çà ne doit pas être la joie tout les jours non plus. Et
pourtant la délinquance n'est pas aussi forte.


 


@J. Halpern


"Les primo-arrivants, plus spécialement Asiatiques et Africains, s'assimilent très facilement dès la deuxième génération."


Oui mais c'est peut-être lié aux structures familiales voir le destin des immigrés d'Emmanuel Todd sur la question. C'est vrai que je confond ici tout les immigrés mais parce que les statistiques
françaises ne permettant pas de faire la distinction.  Ensuite il est vrai que la question culturelle est problématique l'islam entre en conflit radicale avec notre société étant donné que
c'est une idéologie totalisante elle est à la fois religions, politique et loi.


 


Les immigrés nouveaux par contre sont essentiellement le produit du regroupement familiale et non des immigrés de travail comme vous semblez le croire. La France a une immigration essentiellement
intra-familliale, on pourrait d'ailleurs se questionner sur le nombre de mariages arrangés par exemple qui ont lieu sur notre sol. Combien de jeunes maghrébins vont se marier au bled par exemple?
Imaginez vous que bon nombre de mariages dit mixtes sont en fait des mariage endogames mais comme ces gens sont français comme vous dites cela se traduit par des mariages mixtes dans les
statistiques. C'est ce qui fait que de mon point de vue nous surestimons largement le nombre de couples mixtes. Ce genre de pratique n'est pas vraiment un encouragement à l'assimilation de mon
point de vue.  



yann 09/12/2010 22:27



@Alex


Il est évident que vivre dans une petite ville est plus agréable mais il semble que les population se fuient mutuellement en France. Vivant dans un quartier à forte majorité d'immigrés en France
je constate que les population se fuient plus qu'autre chose. Les français de souche vont là ou il y a le moins de diversité mais les immigrés eux même fuient aussi les quartiers à majorité
française. Maintenant il est vrai que cette question se pose surtout aux immigrés magrébins pour ne pas les citer. Est-ce que ce serait différent avec d'autre population je n'en sas rien. Et
Guilluy fait la même remarque empirique le non mélange est une réalité croissante en France.


 


@courtier-or


Enfin il existe des pays ou la pauvreté est très élevé et où pourtant la délinquance est faible. Disons à la rigueur que l'inégalité peut faire croitre la violence mais ce n'est pas si
systématique que ce que l'on peut croire en premier lieu.  Le bien vivre cela ne s'arrête pas à la question économique il y a aussi les façon dont les gens réagissent entre eux. Ensuite je
ne parlais pas que du sud mais des villes relativement homogène. Comme vous le dites Perpignan a beaucoup d'immigrés même chose à Montpellier ce ne sont pas des villes sans diversité. Je crois
effectivement que la séparation ethnique est dangereuse lorsqu'il y a des tensions économique et que la France risques gros à faire de l'immigration de masse alors qu'elle peine déjà à nourrir
ses propres enfants.


 


@Emmanuel B


Je ne cherche pas à minimiser les problèmes de Seine Saint Denis cependant je trouve grotesque les gens continuent à vouloir accroitre toujours plus l'immigration en France alors que nous peinons
tant à intégrer ces populations. D'autant que la concentration risque de vraiment devenir problématique puisque interdisant l'assimilation à l'image des latinos au Sud des USA qui sont tellement
nombreux que les mariages mixtes ne peuvent plus les assimiler. De plus je crois que ce n'est pas quelque chose de positif pour les pays d'Afrique par exemple et que cela ne solutionne pas nos
problèmes démographiques à long terme puisque les immigrés finissent de tout façon par s'aligner à terme sur la natalité nationale. J'avais proposé des solutions visant à diminuer la pression
migratoire tout en poussant à la dispersion sur le territoire nationale dans ce texte.  Je constate d'ailleurs que les élites semblent comprendre le problème
même si les solutions qu'ils apportent n'en sont pas. Ainsi la volonté de mixité à l'école en déplaçant les jeunes ne sont pas forcement mauvaises mais ce n'est pas à l'échelle du problème. Il
faudrait faire en sorte que l'on est pas de territoire où les immigrés dépassent les 20% de la population grosso modo pour minimiser les ghettos et faciliter l'assimilation. Cela demanderait
aussi que les pouvoir publiques cessent de nourrir le communautarisme en violant nos propres principes républicains comme la laïcité mais c'est un autre débat.


 


@Olaf


J'essaie d'éviter les arguments économiques en la matière parce que l'on peut démontrer tout et son contraire. Maurice Allais avait démontrait le coût élever de l'immigration et terme
d'infrastructure, on pourrait parler de la pression à la baisse sur les salaires ce qui explique l'engouement du patronat pour l'immigration. D'ailleurs certains critiques les idées que donne les
textes que tu donne affirmant au contraire que l'immigration çà coute au moins 30 milliards d'euros par an regarde dans ce texte par exemple.  Qui plus est l'avenir de l'Afrique par exemple n'est pas en Europe. Les
Africains finiront par se développer et verront leur natalité baisser comme partout ailleurs, vouloir résoudre nos problèmes démographiques uniquement par l'immigration c'est avoir une courte
vue. En 2040 quand le monde entier sera vieux où est-ce que nous irons les chercher nos immigrés pour nourrir nos vieux?