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Blog parlant d'économie vue sous une orientation souverainiste et protectionniste.

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La civilisation en fin de vie

 

Vous le savez sans doute déjà, la fameuse loi sur « l'accompagnement de la fin de vie » vient d'être approuvée par notre parlement fantoche. Ce vote en dit plus long sur le déclin des valeurs en France et en occident en général que toutes les péripéties et absurdités que nos élites ont pu produire depuis 50 ans. Car on touche ici à l'un des tabous ultimes de l'humanité, celui du meurtre gratuit d'innocents. Car il s'agit bien de cela. Nous ne parlons pas ici d'un arrêt des soins pour éviter un acharnement thérapeutique, mais bien du meurtre volontaire de population dans des conditions en plus hautement discutables, puisque la loi est de loin la plus permissive de tous les pays qui pratiquent cette ignominie. Et cette loi n'arrive pas toute seule, elle arrive après les innombrables manquements et dérives de l'action publique sous Emmanuel Macron. Elle arrive après les horreurs des Gilets jaunes, après le matraquage des manifestants pour les retraites. Elle arrive aussi après les horreurs perpétrée par nos représentants pendant la crise du COVID.

 

Enfin, elle arrive alors que notre système de santé s'effondre sous les coups volontaires de nos idéologues néolibéraux qui ont coulé les finances du système de santé pour privatiser sans le dire exactement comme ils l'ont fait pour l'éducation nationale. C'est dans ce contexte de marasme, de misère grandissante, et de paupérisation qu'arrive cette loi cynique. Alors je vais préciser une chose ici, qui me paraît importante, avant d'aller plus avant dans mon argumentation, je ne suis pas croyant. Je n'agis pas pour une question religieuse ou même philosophique. Je suis athée, totalement. Mais j'ai aussi bien conscience du fait que la raison et la logique seules ne peuvent pas gérer une société dans toute sa complexité. Il existe des moments où par inconnaissance et incertitude nous sommes obligés de faire des choix arbitraires. Or ces choix arbitraires doivent avoir un socle collectif pour être admis par la population en général.

 

Ces prémisses sociales qui encadrent la vie de la société et lui donnent une orientation d'action lorsque la raison et la science ne peuvent aider à le faire, nous appelons cela la morale publique. Il est vrai qu'en France et en Europe cette morale a pour origine le christianisme. Il n'y a pas besoin d'expliquer pourquoi, toute l'histoire du continent depuis Rome a été en grande partie orientée par cette religion. On peut le déplorer, ou s'en réjouir, la question n'est pas là. Cette religion et la morale qu'elle a inculquées au plus grand nombre représentent ces prémisses qui encadrent notre raison. Elle donne des interdits, même s'il existe des interdits plus anciens que le christianisme comme sur l'inceste par exemple. Les structures familiales et les traditions préchrétiennes ont aussi joué leur rôle dans ce domaine. Quoiqu'il en soit, il faut bien comprendre l'importance de ces limites et de ces cadres qui englobe les actions possibles. Donnons un exemple simple où la seule logique trouve ses limites. Pourquoi donc une société dépenserait-elle de l'argent pour permettre à ses vieux de vivre ? Si l'on suit la pure logique comptable, il est bien plus économique de s'en débarrasser.

 

De la même manière, ce n'est pas tant la peur de la police ou du gendarme qui empêche les meurtres que l'interdit qui vous a été inculqué dès le plus jeune âge. On surestime assez largement en réalité le poids de la justice publique ou de la police sur le comportement des individus. C'est avant tout l'éducation qui permet à la société de fonctionner. C'est parce que nos fonctionnaires sont honnêtes qu'ils ne sont pas corrompus, pas seulement parce qu'ils sont correctement payés. L'une des maladies qui nous frappe est née des idéologies matérialistes que sont le libéralisme et le marxisme tout entier prisonnier du quantifiable. Ignorant en pratique l'importance de la culture, de l'éducation et du fond culturels qui englobe les comportements même si Marx en parle bien évidemment. Mais en pratique son idéologie est clairement utilitariste et matérialiste.

 

L'interdit du meurtre, sous quelque prétexte que ce soit, en particulier d'innocent, fait donc parti de ces prémisses essentielles à notre vie collective. Il faut bien comprendre que si l'on commence à s'attaquer à cet interdit pour des prétextes mêmes bien intentionnés, ce dont je doute étant donné l'origine des défenseurs de ces lois, il n'y a aucun doute que l'on va progressivement assister à un élargissement de la définition de la justification du meurtre d'individus. Et l’on passera bientôt du meurtre de malade en fin de vie, au meurtre de gens en bonne santé, mais dépressif, puis de gens qui ne pouvant pas vivre dans une société de plus en plus injuste n'auront plus que cela comme solution. La dérive est pour ainsi dire inscrite dans le code même de cette orientation visant à casser tous les tabous qui rendent encore fonctionnelle notre société. Je le répète, la logique même ne peut trouver de limite à ce comportement. Elle ne s'autolimite pas. Demain un homme qui sera fatigué de s'occuper de sa femme handicapée pourra ainsi justifier du meurtre de celle-ci, et ce sera logique. Les macronistes délirants et ceux qui ont soutenu cette loi ouvrent la boîte de Pandore et seront sévèrement jugés par l'histoire.

 

Il y a ceux qui réussissent, et ceux qui ne sont rien

 

Mais finalement cette fin tragique de la Macronie dans une succession de lois absurdes et antihumanistes n'était-elle pas prévisible ? Rappelons-nous de la fameuse phrase de Macron qui en réalité allait résumer son idéologie : « Il y a ceux qui réussissent, et ceux qui ne sont rien ». Cette réflexion, digne d'un Laval, en disait déjà long sur le personnage . La tentation est grande dans la logique d'intérêt de groupe de se débarrasser de ceux que l'on voit comme des poids morts les chômeurs, les pauvres, les handicapés. C'est d'ailleurs très exactement cette logique qui a poussé les nazis à faire de même avant la Seconde Guerre mondiale. N'ayant plus aucune limite et encadrement religieux, les Allemands se sont perdus dans des politiques brutales, soutenus par une logique de bouc émissaire. L'idéologie néolibérale qui fait de la compétition et de l'écrasement des plus faibles une cause noble ne pouvait finalement qu'aboutir aux mêmes aberrations que le nazisme. Que les meilleurs gagnent, les autres n'ont qu'à disparaître. Le plus dramatique c'est que Macron a passé son temps de communicant à soi-disant lutter contre les extrêmes, alors même qu'il était l'extrémiste le plus dangereux de France et cette loi en est une dramatique démonstration.

 

L'autre facteur explicatif de ces lois iniques tient au contexte politique. L'état macronien est une étant impuissant. Il est impuissant parce qu'engoncé dans le néolibéralisme européen. Macron l'Européiste est le président d'un pays qu'il déteste, et dont il n'a cure. Lui se rêve en président de l'Europe. Cette impuissance volontaire et contrainte par le cadre européen l'empêchent de résoudre réellement les problèmes. Mais il faut bien occuper le temps de cerveau disponible des électeurs. Alors on lance plein de politiques de diversion, généralement sociétales, puisque l'état n'a plus de prise sur la macroéconomie, la monnaie, ni même sur les politiques budgétaires. La loi sur l'euthanasie est donc aussi un projet de diversion qui permet à l'état de dire qu'il fait quelque chose alors que le chômage explose et que le pays s'enfonce dans la dépression de longue durée.

 

En définitive, Macron détruit notre société pour ne pas voir ses propres échecs. Il a échoué dès le début en vérité. Ses politiques sont un désastre, sa politique de l'offre a endetté le pays sans créer d'activité réelle. Distribuer de l'argent à ceux qui en ont déjà beaucoup trop n'a pas dynamisé l'économie nationale. Mais narcissique comme il est, il refuse cette réalité et la fuit. Il veut laisser sa marque, alors il installe des vitraux ignobles sur Notre-Dame et fait des lois absurdes et dangereuses sur la fin de vie. Peu importe la logique ou l'importance de la chose, il doit laisser sa marque et nous allons devoir vivre avec. Macron c'est un peu notre Xavier Dupont de Ligonnès national, il préférera détruire le pays que d'admettre son échec. Reste à espérer que tout ceci ne finira pas par des camps d'élimination des inutiles avec le prochain mandat présidentiel. Étant donné l'état moral de notre pays, je n'en serais malheureusement pas vraiment surpris. Mais vous comprenez, il y a trop de dettes en France, on ne peut plus supporter les inutiles. Nous ne sommes plus très loin de la barbarie désormais.

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