Blog parlant d'économie vue sous une orientation souverainiste et protectionniste.
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En ce 13 novembre 2025, j'aurais pu écrire comme d'autres sur l'abominable attentat perpétré en France il y a dix ans déjà. Il est vrai qu'aucun des problèmes que la France connaît n'a été résolu. Depuis on peut même se dire que l'islamisme ne s'est jamais si bien porté dans notre pays grâce à nos idéologues du laissez-faire et des frontières ouvertes. Mais je dois avouer que je n'en avais pas l'envie. L'imperturbable continuation du suicide collectif de notre pays me semblant par moment totalement surréaliste. On pose des bouquets de fleurs, on est larmoyant à la télévision en parlant des pauvres victimes, mais comme à chaque fois, et comme je l'ai expliqué dans mon dernier texte on ne fait strictement rien de concret pour changer les choses. Le je-m'en-foutisme est devenu structurel même lorsque le pays est attaqué sur son sol et sa population exterminée parce que français.
A minima, un état censé aurait au moins arrêté les flux migratoires en provenance de pays qu'on peut qualifier d'ennemi à l'image de l'Algérie ou de pays gros producteurs de violence islamiste à l'image de l'Afghanistan. Mais non l'état n'a rien fait et ne fera jamais rien. Alors il est vrai que la CEDH et l'UE nous empêchent d'agir, c'est indéniable, mais s'il y avait un minimum de sens de l'intérêt national à la tête de l'état nous serions passés outre et nous aurions depuis quitté cette stupide construction européenne. Gardons donc bien à l'esprit que l'impuissance de nos dirigeants est à la fois réelle d'un point de vue juridique puisqu'ils ont volontairement construit cette prison pour cadenasser les français dans une seule politique possible, celle du libéralisme décomplexé. Mais que c'est aussi leur volonté profonde. Sortir du carcan européen est beaucoup plus simple qu'on ne croit, surtout s'il y a un soutien populaire derrière.
Mais ils ne le veulent pas du tout, une France indépendante où les hommes politiques auraient de vraies responsabilités c'est leur pire cauchemar en réalité. Alors on amuse la galerie avec des cérémonies et des fleurs en attendant le prochain attentat et en laissant l'islamisme se répandre progressivement dans toute la société sous l'effet cumuler de l'immigration de masse et de l'effondrement des naissances nationales. Rappelons que depuis ces attentats nous avons eu d'autres affaires très graves comme celle de Samuel Paty révélant la dégradation massive de la situation au sein même de l'éducation nationale. Il n'y a pas une journée où l'on ne croise des femmes en djellaba et des gamines qui sortent de l'école en voile. Il est bien tard au pays de Voltaire et de la laïcité. Mais face à ces échecs patents, la ploutocratie qui a vendu pendant des décennies le vivre-ensemble n'a plus d'autre moyen que le contrôle de l'expression publique. Et alors même que nos élites ont défendu à l'époque la liberté d'expression en réaction à l'attentat, lui aussi islamiste, contre Charlie Hebdo, les mêmes nous expliquent aujourd'hui à quel point il faut instaurer un contrôle de l'expression publique, à commencer par notre président. Le problème ce n'est pas l'islamisme ou l'immigration de masse, le problème c'est les gens qui disent qu'il y a un problème.
L'autocratie européenne en marche
Mais il n'est pas le seul à s'exprimer ainsi, malheureusement pour nous. Alors que la guerre en Ukraine tourne de plus en plus mal pour les Ukrainiens, et que la situation économique du continent se détériore à grande vitesse, nous voyons un peu partout un durcissement des discours vis-à-vis des réseaux sociaux et de la liberté d'expression. Une liberté d'expression qui devrait être limitée pour son propre bien évidemment. En plus du discours de Macron sur les réseaux sociaux qui sont sa bête noire depuis longtemps, nous racontant à quel point il est atroce que des milliardaires détiennent ces plateformes. Oubliant un peu vite que les médias traditionnels sont eux même aux mains de milliardaire sans que cela ne l'ait jamais ému. Après tout, ce sont ces mêmes médias traditionnels qui l'ont fait élire, on ne crache pas dans la soupe. Mais ce genre de discours, on l'entend même chez nos amis espagnols. En effet, le Premier ministre d'Espagne vient de faire un discours effarant, exactement dans le même ton que le président français. Mort aux médias sociaux et à la liberté d'expression.
Alors nous avions vu pendant la période du Covid la dérive très grave en occident qui consiste à limiter de plus en plus l'expression publique. En Grande-Bretagne, la situation devient même totalement grotesque puisque même au pays de l'habeas corpus il est de plus en plus difficile de s'exprimer librement sans risquer les foudres de la justice. Un phénomène qui participe d'ailleurs très probablement à la montée stupéfiante du parti de Nigel Farage qui semble être devenu , et de loin, la première force politique du pays. Une réaction assez saine finalement face aux dérives des autorités qui cherchent de plus en plus à contrôler l'expression publique. Car au-delà des discours il y a aussi l'innovation technique qui permet d'imaginer les pires prisons à ciel ouvert qui soient. Les IA et l'identité numériques peuvent par exemple potentiellement créer des tyrannies comme la terre n'en a jamais connu. Le risque n'est pas nul, et même si le contrôle social chinois qui sert souvent de repoussoir en la matière est en réalité une construction médiatique. Il n'en demeure pas moins vrai qu'une combinaison de monnaie purement numérique, avec identité numérique et contrôle par l'IA pourrait vite tourner au cauchemar dans nos pays.
La peur d'un technototalitarisme n'est donc pas du tout fantasmatique surtout lorsque l'on voit tout une élite globale qui dirige actuellement l'UE aller d'échec en échec. La tentation d'utiliser tous les moyens possibles pour se maintenir au pouvoir, y compris par la force, n'est donc plus à exclure. Le paradoxe finalement c'est que ces élites sont le produit d'une idéologie qui affirme pourtant le contraire. Nos élites sont libérales, et elles se pensent comme telles sans l'ombre d'un toute. Et elles le sont vraiment au sens économique tout du moins. Mais, comme je l'ai déjà expliqué, il y a toujours eu une opposition logique entre le libéralisme économique et le libéralisme politique. Le premier pense que le marché doit réguler la société, et donc en gros qu'un euro est également à une voix. Dans ce système qui est clairement ploutocratique, c'est l'argent qui décide en réalité des grandes orientations politiques. Alors qu'à l'inverse le libéralisme politique était égalitaire pensant en termes de citoyens libres et éclairés, où un homme est égal à une voix.
Bien évidemment l'opposition entre les deux systèmes coule de source. Mais pendant longtemps on a présenté le libéralisme, et on le présente encore, comme un système qui garantit la démocratie et l'économie de marché capitaliste sans voir qu'il y a une contradiction logique dans les principes même du libéralisme politique et économique que tout oppose. En réalité, la démocratie n'a de sens que dans des sociétés relativement égalitaires sans quoi le système devient naturellement ploutocratique. Nous vivons en quelque sorte à l'heure actuelle un moment de clarification que les gens peinent encore à comprendre. Dans le système économique libéral, il y a de moins en moins de place pour la liberté d'expression. Car ce système concentrant de plus en plus les richesses, c'est même caricatural aux USA, il devient simplement progressivement impossible pour la majorité de la population de simplement survivre. Face à ces contradictions et à la menace que représente la montée de plus en plus forte d'une remise en cause du libre-échange et du système de marché mondial, les élites économiques libérales n'ont plus comme solution que l'autoritarisme. Mettant ainsi fin à l'illusion de la démocratie libérale de marché.
Ajoutons à cela que le multiculturalisme et l'immigration en faisant perdre l'homogénéité culturelle des sociétés leur a fait perdre également la cohésion permettant des réponses réellement démocratiques aux problèmes sociaux. Rappelons que la lutte entre les communautés est une astuce bien pratique pour ne pas parler des problèmes macroéconomiques et sociaux. Tant qu'on parle de lutte des races, on ne parle pas de lutte des classes, de la désindustrialisation ou de l'appauvrissement des jeunes générations. On peut dire aujourd'hui que le roi est nu. L'illusion démocratique de nos sociétés disparaît de plus en plus au profit d'un système ploutocratique qui s'assume de plus en plus ouvertement. La question est donc de savoir combien de temps la farce électorale sera encore pratiquée avant d'être simplement supprimée.