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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 22:40

 Silvio_Gesell_-1895-.jpgMon collègue blogueur Laurent Pinsolle relance la question de la monnaie et du rôle joué par le système monétaire international dans la crise actuelle. Si je crois tout à fait pertinent le fait que le dérèglement du système de Bretton Woods a une place centrale dans la crise actuelle, il ne faut toutefois pas tout confondre. La question monétaire doit être en réalité coupée au moins en deux parties pour permettre une analyse cohérente. En effet la question de la monnaie peut se voir de deux manières différentes. D'une part elle peut consister à vouloir résoudre la question du développement économique propre à une société. Et à faire en sorte que la nature de la monnaie ne déforme pas l'échange commercial, et permette un développement harmonieux de l'économie. On pourrait parler ici de contrainte endogène. Et la deuxième façon de voir la monnaie est de se poser la question du rapport commercial et économique entre les différentes sociétés qui composent cette planète. On pourra parler ici de contrainte exogène. On verra que l'articulation entre ces deux contraintes d'analyse de la monnaie n'est pas une sinécure. En effet, avoir une monnaie fondante par exemple pour éviter l'accumulation capitalistique produit des difficultés dans l'échange commercial avec l'extérieur et des dévaluations constantes.  

 

 On peut ainsi chercher le meilleur système monétaire pour le développement économique d'une nation et se retrouver bloquer dans son application à cause des contraintes inhérentes au commerce international et des relations monétaires qu'il engendre. Il sera ainsi bien difficile de construire un système monétaire parfait et l'on devra certainement faire appel à des expédients extérieurs à la simple logique monétaire pour pouvoir faire en sorte d'avoir le meilleur système monétaire possible tout en gardant tout de même une cohérence vis-à-vis de l'extérieur du lieu d'application de ces solutions. Un bon système monétaire doit à la fois prendre en compte l'optimum monétaire endogène tout en prenant garde aux contraintes exogènes.    

Les contraintes monétaires endogènes

J'ai souvent parlé sur ce blog de la question monétaire et du principal problème que la monnaie produit sur le fonctionnement de l'échange. Par nature, la monnaie fait perdre une information capitale dans l'échange marchand, celle du temps. Le capital monétaire s'accumule sans perte alors que toutes les marchandises, tout ce que nous consommons est usé par le temps. De fait, la nature même de la monnaie telle que nous la concevons génère une déformation dans l'échange et produit un aveuglement sur la réalité des richesses d'un peuple ou d'une nation. Ce vice fondamental produit les crises et les cracks que nous connaissons régulièrement. L'inflation est en réalité le remède naturel que trouve le système économique pour réintroduire dans l'économie le temps et l'usure des choses. L'inflation érode ce capital qui ne devrait pas s'accumuler outre mesure. Ceux qui s'affolent en entendant le mot inflation ne se rendent pas compte que l'inflation est structurellement liée à un système monétaire qui permet l'accumulation sans limites du capital. Pour ne plus avoir d'inflation, il faut un système économique qui empêche l'accumulation.



À l'époque où Keynes réfléchissait à ces questions, il en était arrivé à la conclusion que seul un impôt très important sur les plus riches pourrait mettre fin aux accumulations délirantes et réduire ainsi le besoin d'inflation. Car l'inflation si elle est une nécessité dans une société trop inégalitaire et possédant une trop grosse part de rentier, elle n'en reste pas moins un remède hautement injuste et difficilement contrôlable. Elle punit le petit épargnant tout autant que le très gros alors que c'est surtout ce dernier qui est la cause des dérèglements économiques. De la même manière l'inflation ne distingue pas l'épargne à visée rentière, de l'épargne à visée consumériste qui elle serait un jour réintroduite dans le système économique sous la forme de gros achats. Keynes préférait donc un impôt très fort sur les grosses fortunes. Il prônait une réduction du problème de l'accumulation non pas en changeant la nature de la monnaie, mais en prenant en compte ses conséquences en introduisant des solutions politiques à postériori. D'autres ont voulu résoudre cette question en changeant la nature même de la monnaie. C’est le cas de Silvio Gesell qui lui proposait de rapprocher la nature de la monnaie de la nature de l'échange réel. De fait chez Gesell la monnaie a une durée de vie limitée, c'est une monnaie fondante. Sa nature rend donc impossible l'accumulation sur une très longue période et elle annule ipso facto le problème que la rente fait peser sur le reste de l'économie. Il est à noter qu'avec le progrès technique cette solution est de moins en moins utopique et pourrait très bien s'appliquer dès aujourd'hui.

Autre problème endogène. C’est le droit d'émission monétaire. Cette question est posée par certains économistes et par des citoyens actifs comme notre célèbre collègue A-J Holbecq. La monnaie devrait théoriquement être un bien public. Cependant par le hasard et la bêtise idéologique elle se retrouve aujourd'hui bien de particuliers, en l’occurrence les banques et les très riches. Alors qu'autrefois l'état empruntait les capitaux à la banque de France pour faire des investissements nationaux à des taux très faibles, ce dernier se retrouve aujourd'hui obligé d'emprunter à des taux très élevés, et de plus en plus à cause des récents événements, sur les marchés internationaux. D'un point de vue logique, il faut être clair, rien n'oblige un état à emprunter des capitaux exprimés dans sa monnaie nationale sur les marchés financiers. Ce truc absurde provient de l'idée néolibérale qu'ainsi l'état serait obligé de rembourser ses dettes pour reprendre les propos du très néolibéral Raymond Barre. Le but était théoriquement d’empêcher l'inflation ce qui n'a pas du tout marché bien évidemment. Cette politique a surtout donné à des acteurs privés des capacités croissantes dans la domination économique sur tout le reste du corps social au détriment de l'état et de la démocratie. Et cela grâce à l'endettement public et aux intérêts composés toujours croissants d'une dette indéfiniment remboursable. Nous arrivons aujourd'hui au terme de cette logique et nous voyons directement les banques et les acteurs des marchés financiers décider des politiques publiques. Une nouvelle féodalité s'installe en Europe et aux USA de plus en plus ouvertement et le capital est sa justification existentielle.

 

Les penseurs alternatifs sont donc pour un retour à une monnaie publique seule solution pour mettre fin à cette nouvelle tyrannie. Certains comme Todd vont jusqu'à réclamer l'annulation pure et simple de la dette ce qui aurait le mérite de remettre les pendules à zéro, mais qui ne résoudrait pas le problème à plus long terme. Comme la masse monétaire doit croitre avec les besoins d'échange et la croissance économique physique il nous faut nécessairement un système qui ne soit pas fondé sur de l'argent dette pour fonctionner à long terme. C'est-à-dire un système dans lequel chaque franc supplémentaire circulant dans le système monétaire ne provient pas d'un emprunt à intérêt, mais d'une création gratuite. Cette fonction ne peut être exercée que par un organisme public pas forcément sous la tutelle de l'état d'ailleurs. Après tout la justice est publique, mais les pouvoirs judiciaires et étatiques sont théoriquement séparés. On peut imaginer la même chose dans le cadre de la monnaie pour éviter les éventuels abus. Dans ce cadre-là, des économistes ont ressorti les thèses d'Irving Fisher le fameux « 100% money » qui consistent à faire en sorte que la banque centrale soit la seule à émettre la quantité totale de monnaie. Les autres banques ne pouvant plus émettre plus de monnaie qu'elles n'en ont à travers le système fractionnaire. On évite ainsi les crises, les bulles et les cracks liés aux délires dans un sens ou dans l'autre et à l'émission excessive de monnaie. On permet aussi à l'état de faire croitre la masse monétaire de façon régulière sans que sa dette enfle.

 

Les contraintes monétaires exogènes 

 

Comme on le voit, ces différentes solutions visent à construire un système économique plus stable et plus performant en vue de produire un meilleur bien-être de la population et d'éviter les errements du chômage de masse et de la déflation économique dans lesquels nous sommes plongés à l'heure actuelle. Il se trouve cependant qu'il y a d'autres problèmes monétaires à prendre en compte dans nos raisonnements. C'est ici qu'entre en jeu le fameux système monétaire international . Jusqu'à présent les questions monétaires étaient basées sur un raisonnement purement national et fermé, en introduisant les contraintes extérieures les choses se compliquent un petit peu. Nous ne pouvons pas vivre en autarcie. Nous pourrions fortement réduire les interactions économiques, ce qui serait souhaitable pour rendre nos nations plus stables et pour mieux contrôler le développement économique. Mais même avec le système le plus autonome nous aurions encore à faire du commerce. Ne serait-ce que pour les matières premières tant que nous n'avons pas trouvé de moyens de nous en passer. De fait, il faut alors voir que les monnaies nationales sont en relation les unes avec les autres. Depuis la Seconde Guerre mondiale, l'économie de la planète fonctionne avec en son cœur une monnaie de réserve internationale, le dollar. Cette situation a permis aux USA d'importer sans avoir à se soucier des grands équilibres commerciaux. Dans les années 70, avec la mise à mort de l'étalon or par les USA, ces derniers ont pu émettre autant de monnaie qu'ils le voulaient sans se soucier de leur taux de change.

 

Il faut bien comprendre que cette situation aussi ubuesque soit elle est une nécessité dans le sens où les autres peuples de la planète se sont volontairement piégés dans les griffes des USA. L'Europe et aujourd'hui l'Asie attendant stupidement année après année que les USA relancent leur consommation intérieure pour voir la croissance repartir. De fait, les USA sont devenus comme le disait Todd dans « Après l'empire » l'état de la planète entière. Malheureusement malgré leur voracité les Américains n'arrivent plus à consommer suffisamment pour permettre l'absorption de la production croissante de la planète surtout depuis que la Chine s'est jointe à cet absurde système. La crise actuelle est une crise de surproduction à l'échelle planétaire et sa genèse se situe dans les déséquilibres commerciaux monstrueux engendrés par un système monétaire et commercial mal pensé. C'est dans ce cadre là celui d'un système de change flottant que nos monnaies alternatives vont devoir vivre. La seule réforme monétaire ne suffira pas, l'Europe et l'Asie doivent aussi à vivre sans attendre un retour de la croissance uniquement par l'exportation. Elles doivent apprendre à faire des relances et pas seulement des plans d'austérité.

 

La question du système monétaire international est donc importante, mais elle est relativement indépendante de la question du système monétaire nationale dont nous parlions au préalable. Il est d'ailleurs probable que changer le système monétaire mondiale d'un coup soit impossible. La seule fois où cela fut possible fut après la guerre, une période ou une nation, les USA pouvaient imposer un système à toutes les autres. Ce ne sera plus le cas aujourd'hui. La réforme du système monétaire se fera donc par à-coups avec des évolutions comme celle récente de l’abandon de l'étalon dollar dans les échanges sino-japonais. En Europe la priorité est de mettre fin à la stupide monnaie unique et de revenir à un système plus flexible de monnaie nationale avec une monnaie commune pour éviter une dollarisation de la zone. En plus de cela il faut aussi parler du contrôle des capitaux et des marchandises aux frontières, la monnaie n'étant pas le seul moyen de réguler le commerce. Les quotas et les douanes pourraient tout à fait rendre viable même l'euro si nos élites étaient moins bornées.

 

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Published by Yann - dans économie
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commentaires

J.Halpern 04/01/2012 15:29


J'ai jeté un oeil sur le document en question, qui ne présente aucun intérêt. Il conteste le calcul de Holbecq en sommant les intérêt à leur valeur nominale, alors que Holbecq calculait en euros
constants. C'est apparemment lui qui a raison, mais je n'ai pas vérifié parce ce détail n'a aucune importance. Le fond du problème est qu'à peu près 2,5 points de PIB sont ponctionnés chaque
année sur le budget de l'Etat au titre des intérêts, et qu'un soubresaut spéculatif peut démultiplier cette charge comme celà vient d'arriver aux pays d'Europe du Sud. Or le soutien de l'activité
économique, et éventuellement le financement d'investissements publics, necessitent que les Etats recourent ponctuellement à des déficits, parfois importants. Leur refinancement doit donc être
soustrait au marché.

A.M 03/01/2012 07:33


Bonjour,


Voici une vidéo faite par une personne d'extrême droite qui essaye de démontrer que les calculs de Holbecq sur la part des intérêts dans la dette sont complètement faux. Est-ce que quelqu'un sait
comment réfuter ces arguments ou y a-t-il un fond de vérité ?


http://www.agoravox.tv/actualites/economie/article/critique-de-la-loi-pompidou-de-73-32777


Je vous remercie par avance car ces propos sont inquiétants et remettent beaucoup de choses de ce théories monétaires en cause s'ils sont avérés. L'homme est peut être d'extrême droite mais les
arguments tiennent.


 


Cdt,

La Gaule 30/12/2011 04:02


Exposé clair pour un néophyte (je pars de l’hypothèse d’un E.T. qui débarquerait de la planète en tout point semblable à la nôtre comme il y en a
des tas etc. et qui poserait de but en blanc son groin à antenne sur votre blog). Exception faite du premier paragraphe de votre chapitre « les contraintes monétaires endogènes » où je
me trouve dans la même position que vous la plupart du temps quand vous me lisez : je ne comprends rien.





J’ai l’impression que vous considérez l’inflation un peu comme une sorte d’amortissement naturel du capital (Dieu que la Nature est belle !
L’amortissements se fait tout seul).


Mais si l’inflation est le remède « naturel » pour constater l’usure du capital, E.T. doit alors admettre en reniflant du groin que
parfois dame nature s’emballe et se déchaîne. L’amortissement de paisiblement linéaire se fait furieusement et exponentiellement dégressif.


A moins que –vibrionne E.T. de son antenne nasale- le critère de l’accumulation déraisonnable du capital ne soit pas le seul (le plus) opérant
pour caractériser Weimar ou l’Argentine de 2000 par rapport à l’inflation européenne pépère des trente glorieuses.


 


Si je me réfère au vénérable Aristote (oui, je sais ! J’ai vraiment des références de primate mais mon pote E.T. –nous sommes désormais
copains comme cochon- est dans la même position) et sa typologie célèbre sur la monnaie –instrument de mesure, d’échange, de réserve de valeur- ce que vous voulez éradiquer, en fait, est le
caractère de réserve de valeur propre à la monnaie.


Cela était d’ailleurs je crois, je n’ai plus cœur d’aller vérifier aujourd’hui, l’une des marottes de la bande de neuneus de chez Jorion.


A moi, cela me pose un problème d’ordre philosophique puisque cette dimension de réserve de valeur, c’est-à-dire de transmission dans le temps,
fondamentale de toute activité humaine, devrait donc être logiquement absente de l’échange marchand !


Si je reprends mon analogie avec l’amortissement, il s’agirait alors d’un amortissement exterminateur, qui nierait toute valeur résiduelle du
bien amorti comme il ferait disparaître physiquement celui-ci du bilan.


On comprend la haine et le déni des keynésiens pour tout ce qui, dans l’histoire humaine, ramenait la monnaie à un bien en soi, et susceptible à
ce titre de voyager dans le temps.


Les reliques barbares,  comme les cathédrales et les viaducs, doivent donc disparaître après
amortissement…


 


Est-ce vraiment d’un « système qui empêche l’accumulation » dont vous rêvez ?


L’objet d’un tel système serait d’abord et logiquement de limiter la profusion des biens marchands, ce qui conditionnerait forcément celle des
instruments d’échange. A quoi aurait servi la monnaie fondante sous Charles VII ? A faire la guerre plus vite ? (Comment vous dites ? …Par ce moyen on n’aurait jamais fait la
guerre !!! J’avais oublié que la monnaie conditionnait tout, même la guerre).


Il me semble que vous êtes plutôt et comme d’habitude dans la fiction du différent avec le même. Vous souhaitez la profusion mais une profusion
(le même) qui rendrait techniquement impossible (le différent) l’accumulation, ce qui, au passage, m’apparaît bien naïf en regard de l’inventivité accumulative sans réserve de la nature humaine.
Considérez qu’en regard des problèmes de stockage et de disette qu’elle a connus pendant son long parcours, la dite nature a du être sacrément inventive et en a gardé des séquelles.


En conclusion, je pose la question qui fâche. L’inventivité –esthétiquement admirable- du Sapiens Keynes sera-t-elle encore opérante quand le
peuple éclairé en arme investira Yann 1er Economicus Imperator à la tête de l’Empire.


A cette date fondatrice, j’espère que vous serez guéri de votre laryngite etc.


 


PS : au cours de notre conversation aimable et didactive, je viens de découvrir qu’E.T. aimait les épinards tout comme moi. Il y à donc
aussi des épinards à des milliers d’année lumières en cet univers ! Mais qu’est-ce que l’on fout encore ici grand dieu !


 

c'est quoi ce truc? 28/12/2011 17:44


Il y a un sale truc "partagez l'article" qui gène la lecture sur votre blog en se pointant de manière chiante sur le bord en bas à droite. C'est possible d'enlever cette saloperie? Merci
d'avance.

Di Girolamo 28/12/2011 09:42


Clair et
agréable à lire pour le non spécialiste que je suis ; la solution proposée de création d’une monnaie nationale avec maintien de l’euro et contrôle des capitaux et marchandise semble
 être une voie intéressante.


On voit
qu’une politique ne se bâtit pas sur un seul élément et que si l’aspect monétaire est essentiel, il interagit avec d’autres secteurs, qu’aucune solution n’est parfaite , mais qu’il faut avancer
globalement ; par exemple imposer fortement les très riches ou se rendre de moins en moins dépendant des approvisionnements extérieurs.


Par contre si
on peut expliquer à certains moments l’émergence de l’état des lieux par  « le hasard et la bêtise idéologique », c’est difficile de penser que c’est le hasard et la bêtise qui le
maintienne, et que par derrière on ait pas clairement des intérêts forts à maintenir coûte que coûte, avec une conscience de plus en plus claire et cynique de la chose.


On a
clairement là une dictature systémique, qui a très peu d’effort à faire pour se maintenir, parce que devenue insaisissable : un monde complexe avec des outils politiques inadaptés.


Supposons que
la solution exprimée ici soit bonne pour le pays, qu’après débat approfondissement, confrontation avec d’autres propositions, il apparaisse qu’elle mérite application… De quel outil politique
disposons-nous pour d’une part l’insérer dans le débat public et d’autre part la soumettre à délibération et décision ? Plus généralement comment fonctionne notre système de décision,
comment s’articulent les phases d’analyses, études, débats, délibération , vote ?


On voit bien,
simple constat , qu’il y a à ce niveau bouclage complet , que le chapeau politique , hasard ou bêtise idéologique , à un moment donné , sciemment maintenu aujourd’hui ,  joue parfaitement son rôle de couvercle hermétique sur la marmite démocratique, rendant les analyses pertinentes de ce blog complètement inutiles sur un plan
politique .