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4 décembre 2023 1 04 /12 /décembre /2023 16:23

 

 

La démographie mondiale est donc chancelante. Parler encore de risque de surpopulation ou de démographie galopante est pour le moins faux, pour ne pas dire irresponsable. Car une fois que la décroissance démographique s'enclenche, elle risque de ne plus trouver de limites. Pour l'instant, l'expérience montre qu'on ne refranchit plus la limite des deux enfants par femme une fois qu'on est tombé en dessous. Il faut espérer que les nations reviennent un jour à l'équilibre, mais pour l'instant on n'a pas d'exemple d'un véritable redressement. Le délire malthusien sur la nécessité de la réduction de la population mondiale est un anachronisme. Cela pouvait à la limite être théoriquement acceptable en 1960, mais cela n'a plus aucun sens aujourd’hui. Il est d'ailleurs très probable que l'humanité n’atteigne même jamais les 9 milliards d'habitants et encore moins les 10 milliards avant de rapidement décroître. Et le redressement n'est pas à l'heure actuelle imaginable. La France qui est en proie au déclin démographique depuis deux siècles n'en est, par exemple, toujours pas sortie. C'est d'autant plus vrai que nos élites ont volontairement saboté les politiques familiales qui avaient permis une amélioration après guerre. Le denier coup a été donné par François Hollande avec sa réforme des allocations familiales. Une étude récente a montré que cette politique avait clairement cassé la dynamique démographique française. Rappelons que l'actuel président de la République est co-responsable de cette situation puisqu'il était ministre de l'Économie de François Hollande, et qu'il n'a toujours rien fait pour revenir sur ces réformes.

 

Quoiqu'il en soit nous, devons essayer de voir quelles sont les origines de cette baisse de la natalité. Après tout on ne peut pas résoudre un problème si l'on n'en connaît pas la cause. Mettons-nous tout de même d'accord au préalable, il est bien évident que la natalité allait baisser avec la baisse de la mortalité infantile. Et heureusement d'ailleurs, personne ne souhaite, je pense, une planète à 50 milliards d'êtres humains ou plus. Si les gens avaient autant d'enfants avant c'est qu'il y avait malheureusement peu d'enfants qui parvenaient à l'âge adulte. Pour vous donner une idée, un enfant sur quatre mourrait avant un an au moyen-âge, et à peine plus d'un enfant sur deux atteignait l'âge de dix ans. Et l'on ne parlera même pas de la mortalité des femmes en couche. Avoir beaucoup d'enfants dès le jeune âge était donc la seule méthode permettant d'avoir une descendance atteignant l'âge adulte. Aujourd’hui, il est bien évident que la très faible mortalité infantile rend la nécessité d'avoir autant d'enfants bien plus faibles. Cependant, cela n'explique pas pourquoi la natalité descend en dessous voir très en dessous des deux enfants par femme dans de plus en plus de pays. Particulièrement dans des pays où théoriquement tout va bien. Que ce soit sur le plan économique ou politique à l'image de la Corée du Sud ou de la Suisse.

 

Les diverses hypothèses

 

On pourrait arguer ici l'effondrement religieux comme source du problème. La modernité a tué Dieu et la religion, elle a cassé la transcendance et donc les gens sont devenus individualistes et n'ont plus d'enfants. C'est un argument qu'on retrouve très souvent, mais qui en réalité n'explique rien. Comme c'est souvent le cas avec les explications morales. Tout d'abord comme je l'ai dit précédemment, un simple coup d’œil aux statistiques par pays montre que l'effondrement de la religion ou de la transcendance ne marche pas. Il sera difficile de décrire par exemple l'Iran comme un pays totalement voué à la modernité libérale ou athée. Et pourtant la fécondité locale est au même niveau que celui de la France laïque. Même chose avec un pays comme la Pologne ou la Russie. Ces nations restent très attachées à la tradition, en particulier la Russie qui rejette assez largement le modèle « occidental ». Pourtant la natalité est très faible dans ces deux pays, ils conjuguent églises pleines et berceaux vides. Et pour rajouter un peu plus de certitude sur la question, parlons d'un pays que j'aime bien, le Bhoutan. Un tout petit pays perdu dans l'Himalaya. Aux frontières de l'Inde, et de la Chine et pas très loin du Népal. C'est un pays emblématique du rejet de la modernité, ils ont même rejeté la notion de PIB pour lui préférer la notion de BNB (bonheur national brut).

Cette nation est très traditionaliste, à tel point que la télévision était interdite jusqu'en 1999. La religion est omniprésente essentiellement du bouddhisme vajrayāna . Et bien le Bhoutan, ce rêve traditionaliste et conservateur, est tombé à 1,4 enfant par femme en 2021. Vous voyez ici que l'explication passant par l'idée que la population a cessé de croire dans la religion, ou la perte des traditions qui serait à l'origine du problème est invalide. On pourrait multiplier les exemples, mais l'explication est probablement ailleurs que dans la pratique religieuse ou la question de la tradition. Alors bien évidemment les démographes ont déjà réfléchi à ces questions. Mais je ne crois pas qu'on ait réellement de réponse absolue. Le premier facteur qui peut venir à l'esprit est bien évidemment la concentration urbaine. Les populations ont tendance à vivre de plus en plus dans les villes. Or le coût de la vie étant plus élevé et le prix du mètre carré plus contraignant, les gens auraient tendance à faire de plus petites familles. Et l'on constate qu'effectivement la tendance est à une plus faible fécondité en ville qu'à la campagne. Même dans des pays avancés comme le Japon, la différence entre les grandes villes et la campagne est une réalité.

 

 

Cependant s'il est possible que cela explique en partie la baisse de la fécondité. On pourrait tout autant dire que la baisse de la fécondité part des villes et s'étend ensuite dans les campagnes. En Inde par exemple on voit clairement la baisse de la fécondité partir des grandes villes puis s'étendre dans les campagnes. À tel point qu'on peut dire que les villes constituent une vue de l'avenir de la natalité générale d'un pays. Et si dans des pays comme le Japon la fécondité est plus faible à Tokyo qu'ailleurs, en France, la baisse de la natalité a été plus faible dans les métropoles que dans les campagnes récemment, si l'on se fit à cette étude de l'INSEE. D'ailleurs en parlant de notre cher pays, la baisse de la fécondité nationale a précédé en grande partie l'urbanisation et la concentration des populations dans les grandes villes. Une concentration qui a accompagné la modernisation du pays. Comme quoi si ce facteur doit jouer, il est difficile à interpréter et il dépend probablement fortement des conditions économiques locales. La paupérisation des villes moyennes et de la France périphérique explique probablement en partie pourquoi la natalité a plus baissé dans ces lieux que dans les métropoles. Un phénomène qui n'existe peut-être pas sous cette forme au Japon.

 

Comme nous avons parlé brièvement de la question de l'urbanisation, passons à la question économique. On a longtemps associé à tort baisse de la natalité et processus d'enrichissement. À gauche en particulier on a vu longtemps cette idée qu'un pays pauvre faisait nécessairement des enfants alors qu'un riche en faisait peu. On va être clair, cela n'a simplement aucun rapport direct. On a aujourd'hui des pays pauvres à faible fécondité. Et des pays riches avec des natalités encore assez fortes, comme les pays du Golfe. Cependant, comme je l'ai déjà dit dans mon texte sur le lien entre la démographie et l'économie, la transition démographique facilite le développement économique. Pendant une période importante, les actifs deviennent beaucoup plus nombreux que les inactifs. Cela permet donc de faire une forte croissance économique pendant 40 ans environ, avant d'être rattrapé par le vieillissement induit par la baisse de la fécondité à long terme. Certains pays en profitent pour se développer, d'autres non. Mais c'est dans ce sens qu'il faut comprendre le lien entre la richesse et la démographie.

 

Les modes de vie modernes ont-ils un impact sur la fécondité ? Comme je l'ai dit précédemment, certains pays restés traditionnels ont une fécondité très basse donc cela veut dire que ce facteur n'est pas déterminant contrairement à ce que l'on pourrait croire au premier abord. Il est cependant vrai que le rapport des populations à la famille peut jouer. On prendra deux exemples extrêmes pour s'en convaincre la France et le Japon. En France la famille traditionnelle a implosé depuis les années 70. Aujourd'hui, la majorité des naissances ont lieu hors mariage. Au Japon, c'est tout simplement inimaginable et cela concerne seulement 2,4% des familles. Cette différence peut être expliquée par la différence de structure familiale. Selon la conception toddienne, le Japon est un pays de famille souche, la France, un pays de famille nucléaire égalitaire. La France a donc un rapport moins rigide à l'organisation familiale et accepte mieux la recomposition. Le statut des femmes étant plus élevé en France à cause de cette différence anthropologique, la France s'adapte mieux aux changements liés à l'arrivée des femmes sur le marché de l'emploi. Au Japon, un peu comme en Allemagne qui a les mêmes structures familiales, la femme qui travaille est en quelque sorte un homme sociologiquement. Et une femme qui a des enfants doit absolument se concentrer sur sa famille et abandonner son travail. Ce choix cornélien joue contre la natalité dans ces pays et rend l'adaptation au changement du statut des femmes plus difficile.

 

Cependant dans le cadre français il est indéniable que les questions économiques jouent aussi. La fécondité de la population est très largement structurée autour du revenu comme le montre ce graphique que j'avais déjà utilisé, mais qui est passablement clair sur la question. Cependant encore une fois ce qui est vrai en France ne le sera pas forcément ailleurs. Nous pouvons aussi parler de l'hypergamie féminine et de la hausse du niveau scolaire des femmes qui induit une sélectivité vis-à-vis des hommes de plus en plus importante. En effet, les femmes dans nos pays faisant maintenant plus d'études que les hommes auront statistiquement moins de choix pour leurs partenaires potentiels. L'hypergamie obligeant les femmes à choisir les hommes au statut social aussi élevé ou plus élevé qu'elle fait qu'elles auront de moins en moins de choix en réalité. De fait, la hausse de l'éducation des femmes est l'un des facteurs prépondérants pour les démographes expliquant la chute de la natalité. Non seulement parce que les femmes retardent de plus en plus l'âge du premier enfant à cause des contraintes éducatives et de la nécessité de s'insérer dans la vie active. Mais aussi à cause du facteur d'hypergamie qui rend la recherche d'un partenaire potentiel de plus en plus difficile. L'on pourrait ici arguer que l'hypergamie finira par disparaître pour des raisons pratiques, mais rien n'est certain en la matière. Certains auteurs affirment que la France connaît un déclin de l'hypergamie féminine, mais les hommes en moyenne dans les couples continuent de gagner plus que leurs femmes. Et le taux de célibat chez les hommes reste inversement proportionnel aux revenus. Peut-être que ce changement se fait, mais il est probablement assez lent.

 

La rationalisation de la reproduction

 

Si tous ces facteurs jouent probablement, le facteur essentiel à mes yeux est simplement le passage à une société humaine soumise à des aléas naturels et à ses pulsions, à une société entièrement autodomestiquée. Car l'être humain est une espèce qui s'est autodomestiquée, en quelque sorte. Nous avons convenu depuis que la civilisation est née qu'il était potentiellement plus intéressant d'abandonner certaines libertés pour vivre en groupe, car le groupe était plus efficace pour faire face aux aléas naturels et à la survie. De fait petit à petit, de nombreuses règles et habitudes ont façonné l'organisation humaine pour permettre au groupe de survivre à long terme. Cependant, il y avait des choses qui sont longtemps restées l'apanage de l'individu, de la famille et de la nature. L'éducation des enfants reste globalement le fait parental, l'école n'étant là que pour instruire (enfin cela devrait être son rôle). Et le fait de fonder un couple et une famille reste là aussi la prérogative des individus même s'il existe des pressions sociales dans certaines sociétés. Par contre, le fait d'avoir des enfants était jusqu'à la pilule et à la contraception moderne très sujet à l'influence de mère Nature si je puis dire. Même en faisant attention, on pouvait très bien avoir des enfants sans le souhaiter et quand on en avait on faisait avec si je puis dire.

 

Là est la grande rupture anthropologique de notre temps. Nous sommes passés au stade terminal de l'autodomestication et aucune civilisation avant la nôtre n'avait connu ça. La rationalisation des naissances nous a fait entrer dans un autre monde et il nous faut en réalité inventer une nouvelle façon d'organiser la société pour que ce changement ne soit pas fatal. La France avait déjà fait un effort dans ce sens après la Seconde Guerre mondiale. Notre système de politique familiale aujourd'hui à l'abandon doit probablement être repensé. Mais il préfigure l'inéluctable orientation des sociétés voulant survivre à ce changement anthropologique majeur. Les familles doivent être rassurées, elles doivent avoir confiance en l'avenir et pouvoir se projeter dans un monde stable si l'on veut que les gens aient des enfants. Le rôle de l'état et des collectivités seront essentiels à l'avenir sur ce sujet.

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commentaires

R
Ne vous leurrez pas, dans certaines régions du monde la solution est déjà connue.<br /> Il y a en effet de faibles chances de voir rebondir la fécondité sans effondrement des sociétés.<br /> <br /> Hors ce cas de figure, je vois 2 solutions émerger en Asie. La Chine travaille pas mal sur les utérus artificiels (pour l'instant pour les prématurés).<br /> Et le Japon suivra probablement plutôt la robotique.<br /> <br /> Après tout, est-ce que les robots ne rentraient pas le con sommateur obsolète ?<br /> Quel besoin d'entretenir des masses, quand on a les esclaves qui ne se rebelleront pas ?
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Y
Le problème c'est que les robots remplacent les hommes pour produire pas pour consommer. Mais si on va dans ce sens alors il faudra fortement augmenter la consommation par tête pour seulement maintenir la demande à un niveau équivalent. Après je pense comme Keynes qu'un déclin à 1.8 ou 1.9 enfant par femme est tout à fait gérable d'un point de vu économique. A 0.7 comme en Corée je ne vois pas comment ils vont faire. C'est une affaire de juste dosage si je puis dire . Mais on ne contrôle pas la natalité comme une véhicule ou une machine. <br /> <br /> Pour l'utérus artificiel j'y avais songé. Cela fait même froid dans le dos quand on y pense sérieusement. On pourrait imaginer des sociétés où les gens seraient littéralement fabriqué par l'état et élevés en batterie . On tombe vite dans des scénarios de type SF, mais ce n'est malheureusement pas inimaginable à long terme.
L
Germaine Greer, papesse du féminisme des années soixante du siècle dernier dans un livre alors célèbre (" La femme eunuque"), avait bien pressenti les effets pervers de l'ascension éducative et sociale des femmes. Elle préconisait pour cela à ses contemporaines "libérées" de valoriser d'autres critères que le revenu dans leur quête de partenaire et de ne pas hésiter à s'accoupler avec des hommes de rang social inférieur mais riches d'autres qualités. <br /> Position louable sur le plan moral mais vœu pieux dans les faits puisque l'hypergamie féminine est une donnée quasi anthropologique qui n'a pu au contraire que s'exacerber à mesure de l'évolution inégalitaire de nos sociétés occidentales depuis cette époque (mon souvenir personnel est que les relations avec les filles étaient infiniment moins ségrégatives socialement en 1973 qu'aujourd'hui, il est vrai que nous étions en plein rêve autant éveillé qu'éphémère de l'Amour Libre).<br /> Comme vous le soulignez vous-même, cette époque lointaine n'a fait que mettre plus de femelles de toute condition (avec la compétition correspondant à ce cas de figure) à disposition des mâles socialement dominants, - situation qui a fait la trame ironique des romans de Houellebecq par exemple - et n'a pas fait vraiment l'affaire des femmes éduquées en quête de mari, de plus souvent stressées par les exigences de leur réussite sociale.<br /> Je suis aujourd'hui aussi sceptique que vous sur le prétendu déclin statistique de l'hypergamie féminine que l'article que vous citez contredit d'ailleurs en précisant que le taux de célibat reste inversement proportionnel aux revenus. <br /> J'y vois plutôt un effet logique de l'effondrement économique de nos sociétés joint à la faillite de nos systèmes éducatifs.<br /> Il y a en effet simplement une égalité des conditions au niveau de la masse produite en majorité par les usines à crétins scolaires et universitaires (Académia selon Todd) dont les diplômes dévalorisés qu'elles délivrent ne servent plus dans le meilleur des cas qu'à boucher les trous de métiers dévalorisés dans un cadre précaire absolu.<br /> Hier sésame obligé de l'ascension et de la respectabilité sociale au sein d'une vaste classe moyenne pivot de la société post-industrielle, le diplôme ne sert plus qu'à alimenter une sous-classe de prolétaires éduqués qui ne garde plus que rancœur et rancune de leurs aspirations à jamais perdues. <br /> La France Insoumise de Mélenchon semble être le creuset naturel de cette nouvelle sous-classe endogame où l'on s'accouple chichement entre gens de même condition en espérant malgré tout acquérir par son pédigree éducatif les moyens d'élever des enfants.<br /> D'une manière générale, je me demande si la pente naturelle des femmes occidentales dans le contexte de décadence actuelle ne va pas être au contraire d'exacerber leur tendance à l'hypergamie en allant négocier leur féminité sous des cieux plus solvables (ce que faisaient les femmes russes dans les années quatre-vingt-dix du siècle passé) et en s'accrochant bec et ongles à leurs privilèges chèrement acquis pour celles qui resteront. <br /> Le féminisme deviendrait ainsi clairement ce qu'il est souvent de manière ambiguëe aujourd'hui, un mouvement proprement réactionnaire s'accrochant à un type de société produite par la mondialisation financière et qui avait fait la part belle aux femmes des classes moyennes en créant un vaste secteur tertiaire où elles avaient pu trouver leur place.<br /> Ce type de féminisme entrerait logiquement en réaction contre la résurgence d'un autre type de société (que vous semblez appeler de vos vœux) qui rendrait sa place autant à la production industrielle et agricole, donc plus "virile" par essence, qu'à la femme en tant qu'actrice à privilégier de la natalité et de la vie familiale.<br /> En attendant cette issue incertaine, je ne pense pas, vu le contexte, que les rapports entre les sexes vont s'améliorer chez nous et la natalité s'en porter mieux.
Répondre
Y
Toujours pas de blog ou de chaîne youtube mon cher La Gaule. Vos superbes pavés m'avaient manqué je dois dire. <br /> <br /> A titre personnel je comprend tout à fait les personnes qui souhaiteraient voir les femmes abandonner leur hypergamie. Il est vrai que cela résoudrait bien des problèmes. Malheureusement il s'agit vraisemblablement d'un comportement plus biologique que sociologique ou culturel. Je sais c'est horrible de dire ça dans la France actuelle. De fait il vaut logiquement mieux prévoir une société qui fait avec qu'une société qui fait semblant d'ignorer cette réalité. A moins de vouloir jouer les Don Quichotte de la démographie. Je crois que c'est effectivement le facteur primordial dans l'effondrement des naissances et de la vie de famille dans nos pays, même si dans le texte je souligne la complexité du problème et les très nombreux facteurs qui jouent. <br /> <br /> Sur les effets de l'appauvrissement général de la France et des sociétés occidental je ne sais pas. Il est vrai que l'exemple des pays de l'Est tant à montrer qu'un tel phénomène produirait une fuite des femmes vers de plus verts pâturages effectivement. Verra-t-on vers 2030 de riches chinois s'afficher avec de plantureuses européennes et américaines c'est malheureusement très probable. L'occident se viderait alors encore plus vite de sa population et verrait sa démographie décroître encore plus vite. Mais en reprenant le blog j'ai décidé de combattre mon propre pessimisme donc on continuera à croire à une chance de rebond national avant ça. <br /> <br /> Au fait vous devez être au courant mais le vieux Todd sort un nouveau livre le 11 janvier prochain. Son titre est assez évocateur c'est "La défaite de l'occident" . Il ne va pas se faire de nouveaux amis surtout à la suite de son livre un poil sulfureux sur les femmes.