Blog parlant d'économie vue sous une orientation souverainiste et protectionniste.
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On n’en parle guère et pourtant dans un mois à peine il y a les élections municipales de 2026. Comme pour beaucoup de français c'est à peine si je sais qui se présente ou non , et je dois dire que je m'en fiche un peu tant la question de la gestion communale me paraît sans grand intérêt dans un pays qui fonce dans un suicide collectif à grande échelle. Certains font des élections municipales l'un des ciments de la démocratie, une élection encore populaire, parce que proche des préoccupations de la population. C'est du moins ce que l'on sort régulièrement comme argumentation. Dans ma pauvre ville de Montpellier bloqué par des apparatchiks de gauche, et du parti socialiste, depuis les années 1977 date de l'élection de l'abominable George Frêche , l'élection semble surtout un machin pour légitimité une espèce d’autocratie locale.
Car loin d'être démocratique, tout le système local favorise le clientélisme et le copinage à grande échelle. Les gens ne décident pas de ce qui se fait dans leur ville, c'est le conseil municipal, et les quelques suaves qui appuient leur légitimité sur cette élection grotesque qui décident. Montpellier a beau être une ville extrêmement mal gérée et surendettée, il faudrait parler des ratages grotesques de la ligne 5 du tramway, du niveau de délinquance ou du flop de la gratuité des transports qui a même été épinglée par la Cour des comptes pour son absurdité extrêmement coûteuse pour le contribuable. Alors bien évidemment je parle ici de la ma pauvre ville. Sans doute y a-t-il quelques communes où cela fonctionne mieux, mais très franchement est-il vraiment démocratique de voter pour un autocrate qui a tout les pouvoir tous les six ans ? Est-ce que c'est réellement ça la démocratie et est-ce que cela donne envie aux citoyens de s'investir dans le fonctionnement de leur ville ?
À cela, il faut rajouter, comme je l'ai dit précédemment, des mécanismes de corruption qui sont très nombreux au niveau local. Tout se passe comme si l'usage des deniers publics n'était pas réellement fait pour l'intérêt général, mais simplement pour favoriser telle ou telle communauté idéologique ou autre. Comme vous le savez sans doute, je crois de moins en moins aux bienfaits de la démocratie électorale en dehors des référendums bien évidemment. Le vote de représentant montre aujourd'hui de plus en plus ces limites que ce soit au niveau local ou national et il faudrait réellement repenser notre rapport à ce que l'on appelle la démocratie. Après tout pour les inventeurs du système, les Grecs de l'antiquité, la démocratie consistait surtout à tirer au sort ou à faire des référendums, pas à mettre des représentants élus tout puissants au pouvoir. Les élections favorisant essentiellement les gens avides de pouvoir et les puissants qui peuvent financer justement ces élections et favoriser leurs candidats. Si le clientélisme est extrêmement visible à l'échelon national, il existe également à plus petite échelle au niveau des communes et des régions.
Et si on supprimait ces élections et les maires?
Alors je pose une simple question, pourquoi ne pas supprimer les maires et le système actuel complètement vérolé pour le remplacer par quelque chose qui serait bien plus efficace? Pour la gestion du quotidien, et pour équilibrer les comptes municipaux, on n'a pas besoin d'une équipe municipale élue, de simples fonctionnaires feraient l'affaire. Et ils ne seraient probablement pas aussi enclins à arroser les « associations » et les communautés éparses de deniers publics puisqu'ils n'y auraient aucun intérêt n'étant pas élu. Rappelons que la ville de Paris a vécu longtemps sans maire et elle ne s'en portait pas plus mal. Jusqu'à Jacques Chirac qui fut le premier maire moderne de Paris, la ville était gérée par l'état depuis la commune de Paris pour éviter l'autonomie de la ville jugée dangereuse pour la France, une vision sans doute à juste quand on voit les dérives actuelles. Pour le volet démocratie, on peut très bien avoir une assemblée locale proportionnelle à la taille de la municipalité composée de citoyens tirés au sort. Ces derniers voteraient ou non les projets municipaux et l'on pourrait aussi y adjoindre des référendums d'initiative populaire pour impliquer les citoyens dans les projets de la ville.
Alors vous allez me dire que les municipalités permettent à beaucoup de partis politiques de continuer à exister au moins sur le plan local. Je répondrais que les partis politiques sont le problème justement, en tout cas une grande partie du problème. Notre système politique a favorisé la passivité de la population, la politique n'est pas un métier et ne doit pas l'être, ce doit être avant tout le produit d'une volonté populaire. Le drôle de système dans lequel nous vivons qui mélange à la fois le vote de représentants et l'absence totale de prise en compte de la volonté populaire est un formidable stérilisateur de dynamisme démocratique. Les gens votent, mais ils voient bien que cela ne change strictement rien que ce soit au niveau national ou local, ce sont toujours les mêmes groupes qui dirigent et les mêmes absurdités collectives qui sont produites.
Alors bien évidemment tout ceci n'aurait de sens que dans la restructuration globale de notre système politique. Il est évident que des questions comme la sortie de l'UE, de l'euro et la réaffirmation de notre souveraineté nationale, sont bien plus importantes que de mettre fin aux féodalités électives locales, mais il faut y réfléchir. Nous vivons un moment de crise massive du système née de l'époque des lumières. Leurs principes s'avéraient pourris depuis le début en réalité et la démocratie représentative apparaît de plus en plus pour ce qu'elle a toujours été, un système de ploutocratie élective où ceux qui arrivent au pouvoir sont en réalité une fine couche de la population assez peu représentative en réalité. Notre système politique n'a pas grand-chose à avoir avec les véritables principes de la démocratie. Particulièrement en France où comme nous l'avons vue il y a peu le copinage empêche en pratique la séparation des pouvoirs.