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Blog parlant d'économie vue sous une orientation souverainiste et protectionniste.

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Les problèmes de la gauche française

 

Alors que les élections présidentielles arrivent à grands pas au milieu d'un séisme militaire et économique planétaire, nous voyons d'ores et déjà les hommes politiques et les différents partis politiques qui composent notre appareil « démocratique » s'activer . Ainsi l'on voit aussi les petits partis souverainistes s'activer en étant divisés comme à chaque fois près à prendre encore un score extrêmement faible aux prochaines élections comme à chaque fois.Je parle bien évidemment de Florian Phillipot qui s'est engagé pour la présidentielle comme monsieur Nicols Dupont Aignan. Je n'ai rien contre eux, je serai plutôt du côté de Phillipot sur le plan économique et politique, mais ils n'ont aucune chance de briller et encore moins de faire un score honorable.

 

D'ailleurs, comme le rappelle l'économiste Jean-Michel Salmon, les fans du Brexit et de Nigel Farage qui vient de réussir à s'imposer en Grande-Bretagne, et dont Phillipot et NDA font partis, feraient mieux de s'inspirer de sa stratégie. Une stratégie qui consiste à ne jamais afficher ses divergences en public. Car le courant souverainiste français a deux énormes problèmes, même si les conditions actuelles devraient pourtant lui être favorables. Le premier c'est le RN qui bien évidemment vampirise le vote contestataire par effet du vote utile. Je pense honnêtement que tant que le RN sera perçu comme une opposition et une alternative « patriotique » il n'y aura guère de place politique pour un mouvement réellement souverainiste. Le second facteur est bien évidemment la division ridicule de ce courant. Rappelons d'ailleurs que la souveraineté n'est ni de droite ni de gauche, c'est une condition pour que la politique ait elle-même du sens. Car parler politique dans un pays qui n'est pas souverain revient à faire du théâtre.

 

En réalité toute personne attachée à minima aux principes démocratiques et ipso facto souverainistes par définition. En un sens, les mouvements actuels pour le souverainisme lui font une mauvaise pub en l'attachant seulement aux mouvements de droite. Ce que je dis l'est également pour monsieur Asselineau. Plutôt que de chercher à tout prix à avoir une représentation directe à l'élection présidentielle, il vaut mieux mettre toute l'énergie en œuvre pour montrer les contradictions de ces soi-disant partis d'opposition qui ne veulent pas rompre avec le système européen. Et ces contradictions elles exploseront rapidement s'ils arrivent un jour au pouvoir ce qui n'est pas impossible si l'on regarde l'évolution extrêmement inquiétante de l'économie française et mondiale à cause de la guerre en Iran. Bref plutôt que de voir une collection de souverainistes se présenter à la présidentielle pour encore une fois se faire ridiculiser, je préférerais qu'ils continuent à éduquer la population et à lui faire comprendre dans quel piège elle se trouve avec l'UE et l'euro.

 

L'important n'est pas de prendre le pouvoir, mais de faire changer la cadre de la pensée générale dans les médias et la population. Et la crise actuelle est une excellente opportunité pour le faire, car le globalisme et l'européisme ont rendu les états occidentaux impuissants face aux problèmes globaux. On le voit avec des opportunistes comme Le Maire, il y a déjà du personnel politique qui commence à douter ouvertement du système actuel. C'est sur ce comportement d'opportuniste qu'il faut compter pour renverser le pouvoir eurolibéral définitivement. Je rappelle d'ailleurs que les néolibéraux n'ont jamais gagné une élection, ce sont pourtant bien leurs idées qui se sont imposées depuis 50 ans. Pourquoi les souverainistes ne pourraient-ils pas faire la même chose. Il s'agit de changer le cadre de pensée de la population, les hommes politiques suivront ensuite le troupeau.

 

Et la gauche alors ?

 

Venons en maintenant quand même au sujet du jour qui est la gauche. Je vais d'abord donner une précision, car l'orientation droite-gauche est quand même devenue extrêmement flou au fil du temps. Le centrisme et l'européisme étant devenus le cadre qui en réalité unifie largement les deux côtés de l'échiquier politique qui devrait pourtant s'opposer. Nous le savons, le macronisme fut en quelque sorte le stade terminal d'une évolution qui a commencé dans les années 70, produit d'un détachement d'une grande partie de ce que l'on nommait la gauche des couches populaires. La gauche institutionnelle est devenue une gauche patronale sous Mitterrand accompagnant même largement le tournant économique néolibéral avec entrain. Comment ignorer le fait que c'est la gauche de Delors qui a fait l'Acte Unique européen dont nous subissons encore aujourd’hui les effets à long terme dramatiques pour les travailleurs français et les couches populaires.

 

La perte électorale de la gauche vis-à-vis des sans dents comme les nommait pathétiquement notre ancien président « socialiste » François Hollande, était donc inéluctable. On peut donc tout à fait penser qu'en fait cette gauche n'est pas vraiment de gauche, mais elle n'est pas vraiment de droite non plus tout du moins d'après ma définition. Car à titre personnel la notion de droite gauche est à mon sens dans ce qui motive les personnes dans leur choix politique. Si votre perception de la politique est dans la justice sociale et l'égalité alors effectivement vous êtes plutôt de gauche. Si votre perception est d'abord l'intérêt de la nation, vous êtes plutôt de droite, ce qui est mon cas. Évidemment les deux aspects peuvent se rejoindre et il est bien difficile à mon sens de se parer des atours de la vertu de gauche lorsque l'on ne défend pas la souveraineté française et donc quelque part la nation.

 

Et j'en viens donc au grand problème à mon sens de la gauche française actuelle, c'est son incapacité à accepter le fait national aujourd'hui. C'est passablement voyant chez LFI qui construit tout son imaginaire sur la stratégie Terra Nova qui consistait à remplacer les travailleurs Français trop attachés à leur pays par les populations immigrées devenues le nouveau prolétariat de la gauche et tant pis si cela nuit surtout au prolétariat local. En un sens depuis la vague Mitterrand, la gauche est devenue profondément antinationale. La haine de la France est même pour ainsi dire devenue identitaire pour les mouvements qui se prétendent de gauche. Les discours de Mélenchon se racialisent de plus en plus, il est bien loin le temps de la république laïque et égalitaire de 2017. Bien évidemment dans ce contexte la gauche ne peut que décliner. Même si l'immigration progresse, le grand remplacement qu'ils prévoient pour l'avenir est encore loin d'être là sur le plan électoral. Et il est tout à fait normal que le travailleur français d'aujourd'hui exècre la gauche qu'il associe maintenant à la haine de ce qu'il est, voire à un racisme institutionnalisé, et antifrançais, pour ne pas dire antiblanc. La droite d'affaires a bien compris la faiblesse de cette gauche, et s'emploie à utiliser cette peur pour faire mal voter le prolo français pour les partis qui ne défendront pas plus leurs intérêts, mais qui ont au moins la qualité de ne pas ouvertement vouloir les faire disparaître. Même si le patronat continuera alors inlassablement l'immigration de masse pour le besoin de ses petits intérêts économiques.

 

Je ne vois pas comment un tel mouvement pourrait accéder au pouvoir, on n'a jamais vu de peuple voter pour sa propre extermination, si je puis dire. Et ce ne sont pas les déclarations grotesques de la nouvelle star racialiste LFI Bally Bagayoko sur des émeutes en cas de victoire du RN qui vont améliorer les choses. Disons tout net LFI, sort de plus en plus de l'arc démocratique, et ressemble de plus en plus à un parti tribal et ethnique. Les quelques déclarations positives sur l'OTAN ne peuvent pas camoufler cette réalité. La mue sera sans doute officialisée une fois le vieux Mélenchon disparu de la scène. Je souhaite alors bon courage aux imbéciles de gauche bien français quand le grand remplacement les touchera directement. Mais au-delà de la question de LFI, le fait de nier la nation revient en réalité à nier le cadre même de l'application de la solidarité. Dans le monde que nous connaissons, il n'y a pas de solidarité gratuite et sans réciprocité. Je ne vais pas ici répéter les principes du don de Marcel Mauss, le donner, recevoir, rendre. Toute forme de solidarité a nécessairement un cadre qui permet l'échange par le don. Le don n'est jamais réellement gratuit, certes il n'est pas dans une logique marchande d'un retour immédiat, mais il y a quand même l'attente d'un retour sur investissement si je puis dire. Je t'aide parce que le jour où j'irai mal tu m'aideras en retour. C'est le même principe de solidarité au sein des familles. Si un individu ne pense qu'à sa poire et reçoit sans jamais rendre, même les liens familiaux finissent par se rompre, il en va de même au sein des grands groupes humains et des nations.

 

Or cette question de la réciprocité qu'implique le don est totalement absente de la pensée de la gauche actuelle qui a fait de la France la mère Teresa de l'humanité. Disons-le crûment, donner sans ne rien jamais gagner en retour c'est être un imbécile. Aucun humain ne se comporte comme cela dans le monde réel à commencer par les gens qui se disent de gauche. Alors pourquoi notre nation devrait-elle se comporter comme une imbécile internationale ? C'est cette incapacité à définir le cadre de la solidarité avec ses limites qui est au fond le poison mortel qui empêchera à mon avis indéfiniment à la gauche d'accéder à nouveau un jour au pouvoir. Vous ne pouvez pas demander aux Français d'être indéfiniment solidaire de populations qui passent leur temps à ne jamais rendre ce qui est le cas d'une grande partie de l'immigration française.

 

Les temps que nous connaissons ne sont pas des temps d'extrême droite comme aime le rabâcher le discours faisandé de la gauche bourgeoise. Le temps est celui de la réciprocité. En 50 ans d'immigration de masse, les Français ont beaucoup donné, très payés d'impôt, très investi, pour recevoir quoi en retour ? Des insultes, des menaces de remplacement, et une colonisation de fait de certains territoires que l'on ne veut pas nommer ainsi. La population en a juste assez de donner sans jamais rien recevoir à part des coups, de l'islamisation de ses territoires historiques et de la délinquance massive, et c'est parfaitement compréhensible. L'immigration ne devrait être acceptée que si elle apporte réellement quelque chose au pays, c'est égoïste certes, mais c'est ainsi que tourne le monde réel sans quoi cela tourne à la farce grotesque. Certains à gauche commencent timidement à comprendre que la défense de l'immigration sans limite finit peut-être à être contre-productif, mais l'évolution est bien lente.

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