Blog parlant d'économie vue sous une orientation souverainiste et protectionniste.
/image%2F1492474%2F20260629%2Fob_79b903_c0907d2fr.jpg)
Il fait chaud, dit-on, depuis que le dôme de chaleur s'est installé sur notre pays, une chaleur étouffante qui a limité le débat français depuis à la question de la climatisation. Et comme à chaque épisode climatique nous recevons dans nos grands médias les avis d'expert triés bien souvent pour leur opinion apocalyptique, nous annonçant toutes les cinq minutes la fin du monde. Je force bien évidemment le trait ici, mais nul doute que la météo, dont on dit régulièrement que ce n'est pas la même chose que l'évolution du climat, surtout lorsque les températures vont dans l'autre sens, devient soudain un outil tout à fait rationnel et scientifique lorsqu'il s'agit de dire exactement l'inverse. Ainsi la grande logique de nos médias était de dire que le froid de mai ne contredisait pas le changement climatique, car ce n'était que de la météo, mais par contre les chaleurs actuelles oui. L'on ne saurait mieux décrédibiliser la science aux yeux de la population par d'autres moyens.
Si je parle ici de cela, c'est que ce double standard d'analyse s'est en quelque sorte généralisé dans notre société et dans les médias. Il n'y a plus de recherche de cohérence et partout il faut afficher ses certitudes avec aplomb même lorsque le doute est permis. La réalité c'est que le dôme de chaleur tout comme l'épisode de froid en mai dernier n'ont aucun rapport avec le réchauffement climatique. On parle de deux choses totalement différentes. La seule chose que l'on peut dire c'est que les températures à terme changent et augmentent donc peut-être les risques d'épisode de ce genre. Cet usage de la météo montre l'hypocrisie des pouvoirs en place en particulier lorsqu'il faut faire passer certaines idées. Nos élites sont convaincues dans ce domaine, comme dans d'autres, que le mensonge et la tromperie sont des outils tout à faire approprier lorsque c'est fait au nom du « bien ». Ou tout du moins au nom de ce qu'ils pensent bien.
Si l'usage du mensonge et de la tromperie est déjà catastrophique en politique, que dire de ses effets sur la science à long terme. Alors je sais , certains ici me traiteront de climatosceptique comme l'on traite les critiques de l'UE d'eurosceptique comme si le scepticisme était devenu une tare alors qu'il s'agit en réalité d'un des fondements de la pensée scientifique. À titre personnel je l'ai déjà dit, je ne crois pas au poids du CO2 sur les changements climatiques récents. Le climat terrestre change comme il l'a toujours fait du temps de nos ancêtres comme il le fait d'ailleurs depuis toujours. Ce qui caractérise le climat c'est justement le changement permanent. Rappelons que le Sahara était vert il y a seulement 6000 ans, que l'on cultivait de la vigne en Angleterre à l'époque des Romains, et que ces mêmes Romains avaient des routes qui traversaient les Alpes aujourd'hui recouvertes de glaciers. Chose que l'on découvre d'ailleurs avec le changement climatique. Pourquoi le changement actuel ne serait-il que du fait de l'activité humaine ? Et pourquoi d'ailleurs seulement le CO2 ? L'être humain modifie aussi le cycle de l'eau par exemple, et la vapeur d'eau est le principal gaz à effet de serre naturel.
Seulement, il est vrai que l'obsession pour le CO2 n'a sans doute pas de raison totalement scientifique, mais aussi politique. Rappelons que c'est Thatcher et Reagan qui vont soutenir la création du Giec. Et Thatcher avait besoin de raison pour casser le charbon anglais à l'époque, pourquoi pas l'écologie, et la sauvegarde du climat. Il y avait un biais dès la création de ces institutions « scientifiques » en quelque sorte. Mais même si cela ne démontre pas que le CO2 n'a aucun rôle, cela montre par contre que l'écologie dès le départ a en quelque sorte été favorisée non pour des raisons d'inquiétudes réelles, mais avant tout comme un outil de domination politique. Et c'est bien le problème. On retrouve d'ailleurs le même phénomène si l'on analyse sérieusement la question du nucléaire. Pourquoi cette guerre contre l'énergie nucléaire, alors que c'est une énergie qui justement ne produit pas de CO2, et qu'elle a permis à la France de réduire fortement ses émissions ? On peut dire ici qu'en quelque sorte la science est devenue un peu l'otage d'autres considérations politiques et économiques.
C'est absurde si l'on considère le CO2 comme un problème. Même s'il faut le rappeler le nucléaire français à la base fut pensé surtout pour réduire la consommation d'hydrocarbures. Par contre, le nucléaire français gênait un certain pays, dont l'Allemagne qui a en partie participé au soutien de l'idéologie antinucléaire en Europe et en France. Non pour des raisons écologiques, mais bien pour des raisons économiques, le nucléaire donnant un avantage comparatif à note pays. Encore une fois, il y a le débat officiel fait de contrevérités et de mensonge où même les objectifs sont mensongers, et il y a la réalité. La France nucléaire et médiatiquement moins écolo que l'Allemagne, car elle utilise moins d'énergie intermittente, s'avère en réalité beaucoup plus écologique si c'est le CO2 qui vous inquiète. Cette divergence entre les politiques menées, les objectifs affichés et les discours n'existe malheureusement pas que sur les questions écologiques. On retrouve la même chose sur à peu près tous les sujets. Regardons l'économie, nous avons des dirigeants qui depuis 50 ans parlent du danger de l'endettement et des dépenses publiques et dont les politiques n'ont fait que les accroître.
Même chose sur l'immigration, plus on parle de la diminuer, plus elle augmente. Dans le même genre, vous voyez la presse française fortement globaliste et intégrationniste vous parler d'immigration du soir au matin et dans le même temps l'on voit des équipes de journalistes très homogènes sur le plan ethnique avec des salariés qui mettent leurs enfants dans des écoles bien protégés de la diversité. Plus drôles, nos journaux pleurent sur la question de la climatisation en étant eux-mêmes bien équipés sur la question.
Les effets dévastateurs du mensonge et des incohérences sur le débat public
Alors cela pourrait faire sourire, sauf que cette façon de faire et de diriger est extrêmement dommageable pour la démocratie et la confiance de la population dans sa direction. Comment voulez-vous avoir des débats sérieux si personne ne prend au sérieux les débats ? Quand le discours public se résume à de la communication mensongère, comment voulez-vous que la confiance règne entre les classes dirigeantes et la population ? Comment prendre au sérieux des écolos qui prennent des yachts et des jets privés quand ils vous demandent de faire des efforts pour sauver la planète ? Quand les équipes de journalistes vivant sous la climatisation au bureau et chez eux passent leur temps à appeler les gueux à se rester sans elle. Comment voulez-vous que des gens continuent à faire confiance dans la politique quand le président de la République vous raconte tous les matins qu'il a réindustrialisé le pays alors que tous les chiffres de l'Insee disent le contraire ? Quand les gens qui vous ont promis la prospérité éternelle avec l'euro, et que l'on observe largement l'effet inverse aujourd'hui ?
Cette dérive qui a consisté depuis des décennies à mentir, à tromper, et à faire comme si la population était trop stupide pour qu'on lui dise la vérité, finie par avoir des effets absolument dévastateurs sur la population, et la direction des affaires. Les petits mensonges sont devenus énormes et structurels, la confiance est définitivement rompue même lorsque cela ne devrait pas être le cas. Je n'ose imaginer les effets de ce manque de confiance le jour où nous aurons affaire à une véritable épidémie dangereuse par exemple. L'affaire du COVID ayant largement participé a décrédibilisé aussi les autorités médicales qui ont souvent exagéré les problèmes pour faire advenir des choix qui étaient plus politiques que scientifiques. Tout le monde se souvient des autoattestations ou du café qui doit se prendre debout et autres âneries du genre.Je pense qu'il faut en revenir au discours de vérité, et si l'on n’est pas certain de quelque chose, si l'on doute il faut le dire aussi. La population peut très bien comprendre que l'on ne maîtrise pas tout, et que l'on puisse se tromper. Elle ne pardonne pas par contre des autorités qui mentent et font systématiquement le contraire de ce qu'elles disent. La confiance est quelque chose qui se construit lentement, mais elle est essentielle dans la cohésion entre un peuple et ceux qui la dirigent. Une prétendue élite qui ment et fait le contraire de ce qu'elle prône ne peut qu'être désavouée et finir dans les poubelles de l'histoire, enfin si elle a la chance de survivre aux temps difficiles qu'elle a provoqués par sa tromperie.