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Blog parlant d'économie vue sous une orientation souverainiste et protectionniste.

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Des Européennes aux législatives, le chaos français.

 

L'élection d'Emmanuel Macron en 2017 a été le commencement d'une phase de crise aiguë au royaume de France. Une crise qui a ses origines dans l'abandon progressif de la souveraineté nationale aux profits d'instance de plus en plus éloignée du pouvoir populaire et démocratique. On peut le dire sans se tromper, la construction européenne et le globalisme portent les crises tout comme les nuages apportent la pluie. Les deux sont intrinsèquement liés, même si les commentateurs de plateaux analysent la multiplication des crises comme autant de phénomènes locaux. La réalité est que ces mouvements de crise ont une source commune, la dépossession des peuples de leur pouvoir de décision sur leur propre destin. Les peuples cherchent par les urnes à retrouver un peu de leur souveraineté. Pour y arriver, ils utilisent tous les moyens même les partis les plus discutables. Malheureusement pour eux les pouvoirs ne sont plus dans les parlements ou dans les ministères, ni même au parlement européen, mais à la Commission européenne non élue et à la BCE de Francfort.

 

L'UE est un géant paralytique, incapable de s'adapter au monde qui l'entoure, et enfermé dans un système économique grotesque mélange d'ordolibéralisme allemand autoritaire et de néolibéralisme anglo-saxon financiarisé. L'UE est une construction non démocratique faite pour asseoir la politique économique idéale des petits livres saints du libéralisme qui sont aussi proche de la réalité que pouvait l'être la casuistique médiévale en son temps. La casuistique pouvait être des raisonnements complexes de haute tenue parfois, mais dont les fondements étaient faux amenant inévitablement à s'entêter dans l'erreur. C'est exactement la même chose pour l'UE, une erreur qui entraîne tout le continent dans les abîmes, mais que personne ne semble vouloir remettre en question par peur de finir pestiféré. L'européisme de nos élites les conduit inéluctablement à l'impossibilité pratique de répondre aux aspirations des peuples dont elles ont la charge. La construction européenne en un sens est un retour à la grande tradition européenne des grandes tragédies grecques.

 

L'épisode électoral que nous venons de connaître s'inscrit donc dans le cadre d'instabilité et d’impossibilité politique que produit la construction européenne. Le vote massif pour le Rassemblement National n'est en fait pas du tout une surprise. J'avais moi-même prévu cette situation avant le premier tour des présidentielles en 2017 où je présentais Emmanuel Macron comme le meilleur moyen de faire monter le RN au pouvoir. Cela n'a pas manqué, sa réélection approximative ayant été en partie produite par le conflit en Ukraine. Hélas il n'a pas compris lui même qu'il avait été mal élu et malgré son absence de majorité au parlement il a fait comme si de rien n'était. La crise politique produite par l'UE est ancienne, on peut même la dater de 1983 et du tournant de la rigueur, une époque où les socialistes au pouvoir ont préféré l'Europe aux chômeurs français. Depuis 1983 les alternances politiques sont devenues frauduleuses puisque tous les partis qui se sont succédé ont systématiquement trahi une fois au pouvoir au profit de la construction européenne.

 

Et en l'état, je vais vous faire un pronostic pas vraiment risqué, ce sera exactement la même chose avec le RN. Un parti qui ressemble de plus en plus au RPR de Jacques Chirac supermenteur en moins. Le RN l'a dit et redit pendant la campagne, il ne veut plus rompre avec l'UE et l'euro. La parenthèse Philippot s'est terminée en 2017 au RN et certain diront que c'est ce qui a permis au RN de monter depuis, ce je que ne crois absolument pas. Le RN aurait progressé de la même façon s'il était resté sur la ligne de 2017. C'est avant tout le rejet du pouvoir en place qui le fait monter bien plus que ses programmes ou ses idées. Malheureusement, c'est ce positionnement européiste qui va être fatal au RN dans les années qui viennent, mais bon pour l'instant ils ne l'entendront pas puisque c'est probablement plus les postes qui les intéressent que le redressement du pays. A titre personnel gagner une élection n'a aucun intérêt si l'on ne compte pas réellement changer la situation mais il est vrai que je ne brigue pas un mandat moi.

 

 

Accroissement des tensions et l’inéluctable échec du RN

 

L'élection d'hier a donc été fatale à la majorité présidentielle. Si le RN progresse, on voit bien par contre qu'en réalité le bloc bourgeois est toujours là . En effet, on peut largement additionner les voix de la liste Hayer à celle de Gluksmann et d'EELV ce qui nous donne environ 34% des voix. C'est le socle européiste en France qui pour l'instant ne se réduit pas. Dans ces élections européennes, on a donc pu voir un transfert des voix macroniste vers un macronisme nouvelle formule avec la liste Gluksmann. C'est avant tout cette division électorale qui a donné ce résultat catastrophique pour la majorité actuelle. Le bloc bourgeois ne pouvant plus se payer le luxe d'avoir plusieurs représentants comme à la grande époque du faux duel RPR-PS. Le problème également c'est que le RN arrive désormais à focaliser les mécontentements et à devenir le seul alternatif à pouvoir monter au pouvoir. Hélas, comme je l'ai déjà dit, sa « normalisation européiste» le conduira à l'échec. En effet, aucune politique ne peut être faite contre les traités européens inamovibles. À la limite la seule chose qu'ils pourraient faire une fois au pouvoir serait de sortir du marché européen de l'énergie pour arrêter les prix absurdes actuels. Ce serait déjà une bonne chose, me direz-vous? Mais c'est bien la seule chose d'utile qu'ils pourraient obtenir. Sur tout le reste et notamment la réindustrialisation ou l'immigration, ils seront obligés de faire exactement la même chose que Macron.

 

Alors quel est le but de la dissolution d'Emmanuel Macron ? Mettre le RN au pouvoir et prouver son inaptitude ? Peut-être, mais rien ne dit que cela favoriserait les partis européistes bien au contraire. Avec l'arrivée d'un parti dit « nationaliste » au pouvoir qui ne pourra rien faire à cause de l'UE et de l'euro on aura bien une démonstration, mais pas celle qu'attend Macron. Il espère que cela jettera les Français dans les bras centristes par la suite, mais au contraire cela nourrira dans un premier temps un immense désespoir, mais aussi la cause souverainiste. Le RN va prouver en pratique que dans l'UE et l'euro il est tout simplement impossible de faire autre chose que les politiques du laissez-faire. On pourrait y voir une démonstration claire et limpide de la nocivité de l'UE pour notre nation et pour la démocratie en général. Il est certain cependant qu'à court terme on ira vers des tensions exacerbées et une multiplication des jacqueries dans tout le pays.

 

Le calcul très courtermiste d'Emmanuel Macron en prévision de la prochaine présidentielle est un calcul politicien très bas de gamme. Il prouve ici encore une fois qu'il n'a aucun sens de l'intérêt général et il est prêt au chaos pour arriver à ses fins. S'il avait été responsable il aurait démissionné et organiser des présidentielles et des législatives pour la rentrée. Mais encore une fois, ce caractère a son utilité, car il peut mettre fin au RN et au souverainisme mou européiste en même temps qu'il met le chaos dans le pays. Tout comme il a détruit l'alternance centriste de ces 40 dernières années, cet agent du chaos qu'est notre président pourrait aussi détruire le dernier reste de l'époque Mitterrand, le RN devenue un parti paralysant les vraies alternatives du pays. Ajoutons à cela que dans le reste de l'Europe les vrais antieuropéens montent notamment en Allemagne. L'AFD qui est l'extrême droite allemande avec qui le RN a rompu parce qu'ils sont anti-européens fait un bon score à près de 16%, mais l'autre surprise est le nouveau parti de gauche très eurosceptique le BSW qui fait 6,2%. Les Allemands semblent avoir moins de scrupules pour rompre avec l'UE même à gauche. J'imagine très bien l'Allemagne mettre fin à l'UE et à l'euro elle-même, ce qui en quelque sorte pourrait aussi nous arranger.

 

Quoiqu'il en soit, les années qui viennent seront chaotiques. Les européistes ont cru mettre fin à la démocratie en silence grâce à leur grande machine juridico-économiciste, mais ils ont oublié comment la démocratie est née. La démocratie n'est pas apparue par la volonté des monarques. Elle fut une lutte de longue haleine pour sortir de l'ancien régime où les peuples n'étaient que des sujets. Le nouveau Saint Empire Germanique qu'est la construction européenne se retrouve exactement avec les mêmes problèmes que les vieux régimes monarchiques du 18e et 19e siècle. Des pouvoirs qui n'ont plus de légitimité, mais qui continuent à donner des ordres contraires aux intérêts des populations ne peuvent que conduire à de violents conflits. Il est quand même incroyable que l'UE ait réussi l'exploit de ramener l'Europe à l'époque des révolutions sur un continent qui était pacifié, mais qui en en plus est extrêmement vieillissant. C'est dire la brutalité du régime et sa stupidité. Si le chaos s'installe pour longtemps la seule chose que l'on peut dire, c'est qu'il ne prendra fin que lorsque le dernier des empereurs européens aura abdiqué et que la liberté des peuples et des nations sera de retour, pas avant.

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L
Réflexions qui m'ont été inspirées par ce texte de Philippe Grasset sur De DEFENSA. <br /> <br /> https://www.dedefensa.org/article/surprise-sans-surprise<br /> <br /> Dimanche soir, je me suis retrouvé 22 ans en arrière au local des Chevènementistes du "pôle républicain", le soir du coup de grisous de Le Pen père et de nos misérables 5 % et des broquilles. <br /> Ambiance à la déprime, tout le monde faisait la gueule (et je n'avais encore rien vu puisque - souvenir mémorable - je me suis pris une gerbe de plomb en sortant, tirée par un frontiste éméché qui n'avait pas aimé ma chemise rose Tex/Carrefour). Comment "ils" avaient pu faire un score pareil alors que nos idées étaient si belles par rapport aux leurs ? <br /> Je savais pourtant bien qu'il y avait un loup dans notre indignation de bonne foi, animal aperçu dans les allées pavillonnaires et les coursives où nous tractions, lorsque les gens que nous abordions avaient visiblement du mal à faire le lien entre nos beaux discours républicains et leurs difficultés à vivre au jour le jour.<br /> <br /> Aujourd'hui rien n'a changé, on peut faire le même constat ; c'est du moins l'impression que j'ai eue en faisant le tour des vidéos tournées par les recalés du souverainisme aux européennes.<br /> Philippot par exemple, qui profite de l'occasion pour nous revendre son dada présumé porteur ; "le bloc souverainiste", conglomérat promis sans doute à la même postérité que "l'union des droites" et autre serpent de mer comme l'ineffable "union des républicains des deux rives" aux accents poétiques.<br /> Mais, pour être juste, je faisais le même genre d'erreur de perspective en trouvant sensé le projet d Asselineau de jouer les Nigel Farage au parlement européen. Parce que dans les deux cas il fallait s'inscrire dans la durée longue (la rengaine ?) pour y croire, alors que nous nous retrouvons brusquement devant une échéance à vingt jours. <br /> <br /> Tout cela parce que deux trublions ont renvoyé aux calendes grecques nos subtils projets sur un parlement européen que tout le monde a déjà oublié, sauf ceux qui se lamentent sur les mythiques députés perdus par le souverainisme, comme des ivrognes sur la bouteille laissée sur le zinc après la fermeture du bar où ils ne reviendront plus.<br /> Les deux trublions étaient rien moins que le président de la république et le peuple français, peuple éminemment politique et qui l'est une fois de plus resté puisqu'il s'est bien notablement déplacé pour aller voter que cela nous plaise ou non (on peut toujours gloser sur un triomphe des abstentionnistes qui n'a de fait pas eu lieu compte tenu du faible enjeu).<br /> Cela ferait au moins une bonne raison de nous réjouir mais nous ne le ferons pas parce que nous nous retrouvons en dehors du coup malgré toute notre pseudo science, le cul par terre devant les cordes du ring.<br /> <br /> Alors tout ce que j'entends et lis sur le sujet de l'après bataille est bel et bon - y compris votre papier que j'aurais pu écrire différemment en disant à peu près la même chose -  mais il y a dans la situation en soi une vérité que nous ne pouvons éluder.<br /> Bien sûr que Macron et son armada occulte avaient envisagé le scénario depuis longtemps et qu'ils mijotent probablement un coup de jarnac contre les français pour en finir avec son peuple rétif, et bien sûr tout autant que l'évident sursaut des mêmes français s'inscrit dans un contexte impossible où tout apparaît comme verrouillé par la caste dans la machinerie européenne. <br /> Bien sûr aussi que la campagne s'annonce particulièrement sale, entre la lutte des places dans l'urgence avide qui se déchaîne déjà sans vergogne et la haine sectaire brute que l'on sent monter à tous les coins de rue et dont Macron se réjouit probablement avec le regard mauvais qui le caractérise. Cela a bien été souligné par Régis de Castelnau, l'une des rares voix sortant des sentiers rebattu par nos neurones formatés depuis trois jours. <br /> https://francesoir.fr/videos-les-debriefings/un-enorme-revers-pour-macron-analyse-des-resultats-des-elections-europeennes <br /> <br /> Mais il n'empêche. Le coup de pied dans la fourmilière a bien été donné en dehors de notre corps et il va mettre toutes les forces en présence, y compris les nôtres, au pied du mur et à ciel ouvert. Le moment grec de notre histoire, celui que nous appréhendions tous tout en le souhaitant le plus tard possible est désormais au coin de notre rue et il va faire tomber tous les masques, ce que Macron considère sans doute à tort comme une simple péripétie, persuadé dans son hubris sans limite qu'il gagnera à tous les coups. <br /> <br /> Pourtant la situation n'est pas sans incertitude et il n'est pas joué que l'engrenage dans lequel tombe la France soit le même que celui de la Grèce la décennie précédente. D'abord parce que le regard qu'une majorité maintenant de français portent sur l'idée européenne face à sa réalité n'a pas la même bienveillance que celui des grecs en leur temps. Ils sont comme des junkies intoxiqués par la morphine de l'euro mais qui se rendent compte que le shoot de trop pourrait leur être fatal et qui ont au moins une volonté réelle d'en sortir.<br /> Même dans le camp des eurolâtres l'unanimité n'est plus de mise et les idoles vacillent sur leur socle, condamnant les ouailles elles-aussi à des alliances factices et fragiles.<br /> Si les choses dérapent carrément comme il y a une forte probabilité hélas qu'elles le fassent, il y a aussi dans le dispositif coercitif de la caste des maillons qui peuvent se révéler plus faibles que prévus en sa faveur, quand on connaît par exemple l'audience largement majoritaire qu'a le RN dans la police et les rancœurs existentielles qu'accumule aussi ce corps constitué depuis des décennies.<br /> <br /> La France est en fait une cocotte minute surchauffée sans soupape dont la moindre ouverture peut dégénérer en explosion incontrôlable, et il est probable aussi que dans la haute hiérarchie de la caste certains en aient conscience et s'en inquiètent, trouvant la méthode du névropathe obstiné de l'Elysée encombrante et périlleuse.<br /> Macron étant ivre fou de pouvoir nous aurons alors droit à un grand classique des situations pré-révolutionnaires, celui où les maîtres du moment se déchirent entre eux sans retenue pour de bonnes ou mauvaises raisons.<br /> <br /> Là réside le gros point d'achoppement de la guerre permanente que mène la caste contre la légitimité dont se réclame les peuples en se plaçant toujours du côté du manche de la légalité. Il arrive (on le voit bien aujourd'hui dans les péripéties des affaires Trump aux USA) que la légalité se retourne contre elle-même et se prenne les pieds dans le tapis. <br /> <br /> Dans un tel contexte, il serait bon quand même que le fer de lance raisonneur-raisonnant du souverainisme fasse son auto-critique sur sa propre méthode et pas seulement en piaillant "l'union l'union" comme d'autres broutent les pissenlits en bêlant l'Europe à tue-tête. Comment réagir si, tout devenant désormais possible, ceux qu'ils considèrent comme les bras cassés du RN se surprennent à devoir prendre les bonnes décisions dans une situation devenue chaotique de par l'initiative électorale des français.<br /> <br /> Je laisse de côté le sous-ensemble des "Machin qui a toujours raison l'avait prévu" (même si Machin peut être sympathique) et autres "Moi j'vote pas j'ai tout compris" soit l'éternel banc des roseaux pensants du spectacle politique, ceux qui plient mais ne rompent pas et dont c'est la seule raison de vivre pourvu que le chêne se casse la gueule ailleurs que sur leur marigot.<br /> <br /> Je veux parler de ceux qui n'ont pas encore totalement réduit la politique à un problème conceptuel de philosophie à résoudre, écartant ainsi de leur champ d'investigation l'écrasante majorité du corps électoral, ravalé à la condition du troupeau suiviste tout juste bon à écraser l'armée adverse sans disserter en trois parties.<br /> (Vous évoquez Yann les révolutions du dix-neuvième siècle mais vous semblez oublier que la profondeur intellectuelle ne faisait pas forcément la grandeur par exemple de l'insurgé de  juin 1848 qui scandait "du pain ou du plomb". Comme disait l'autre, c'était sa conscience de classe qui faisait sa grandeur, c'est-à-dire un processus qui dépasse largement la volonté cognitive des individus.) <br /> <br /> Je voudrai parler aussi à ceux-là de pratique militante, tant il est devenu patent d'une part qu'avoir raison intellectuellement ne sert à rien si la foule n'est pas au courant et que le mythe du bon militant prêcheur qui convertit les mêmes foules par son verbe son tract ses affiches sa foi de charbonnier (et trop souvent son égo frustré) a définitivement vécu.<br /> <br /> J'ai personnellement mis fin récemment à ma dernière expérience purement militante, outre des questions de fond, parce que j'avais l'impression d'endosser un costume démodé sorti d'un vieux placard à coller des affiches gluantes à la durée de vie précaire et proposer mes tracts avec des ficelles convenues de commercial raté. <br /> <br /> Asselineau avait aussi raison de dire que la majorité des manifestations de rue ne servent qu'à montrer aux majoritaires combien l'on est minoritaire et fier de l'être. Il aurait pu d'ailleurs étendre au passage sa perspicacité aux nombres de pouces en l'air qui ponctuent ses vidéos sur les réseaux sociaux et qui ne signifient toujours pas grand chose quand à leur traduction dans le paysage électoral.<br /> <br /> Les dernières élections l'ont encore montré, soit vous êtes visibles sur les médias mainstream soit vous pouvez électoralement aller vous brosser, c'est aussi simple que cela.<br /> Je ne dis absolument pas que l'action d'un Philippot ou d'un Asselineau ait été inutile, mais simplement que, tel Sisyphe, ils devraient pousser leur vessie sans la prendre pour une lanterne, et qu'ils se mettent à deux ou non pour pousser leur boule ne mangera pas de pain et ne fera pas plus de lumière.<br /> <br /> Aujourd'hui, quand on est voué depuis des lustres à n'être qu'un courant ultra-minoritaire et sauf à se complaire dans la position en attendant je ne sais quel Godot ou autre bon génie sorti des urnes, il devient peut-être grand temps de revoir ses prétentions à la baisse.<br /> Les modèles sont pour moi d'abord les populistes russes du 19ème siècle qui se donnaient avant tout une mission d'éducation populaire. Un rôle que remplissent bien ceux que j'ai déjà cités, tout jugement sur leurs valeurs de fond mis à part, mais aussi des gens aussi différents que Soral ou Rougeyron (que j'étrille à l'occasion les soirs d'ivresse mais je ne vois pas comment dire autrement ce que j'ai à dire). <br /> Ensuite les mouvements mutualistes de la même époque, avec pour objectif de se montrer capable concrètement de palier aux besoins basiques d'une grande partie de la population quand viendra l'effondrement général annoncé, un immense champ d'action dont l'évidence béante s'ouvrira quand les derniers leurres de l'état providence auront disparu. <br /> <br /> Concernant le théâtre électoral mais qui peut réserver des bonnes autant que des mauvaises surprises, la première règle d'or est d'y participer et ne pas se retrancher derrière la vaine et prétentieuse étanchéité au "système", le seul moyen logique de vraiment échapper à celui-ci étant d'aller se foutre à l'eau une bonne fois pour toutes. <br /> Ensuite de voter pour le moins pire ou pour le meilleur des pires susceptible de rentrer en conflit avec les pires en place. Une réponse du berger à la bergère, la caste adorant voir le peuple se bouffer lui-même ne nous privons pas non plus de ce petit plaisir en retour à l'envoyeur. <br /> <br /> Pour toutes ces raisons et en attendant des jours meilleurs, le 30 juin prochain je voterai sans état d'âme pour Jordanuel Macronella.
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