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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 20:53

  euro-sur-fond-drapeau-europeen.jpgIl est intéressant souvent d'un point de vue intellectuel de trouver des arguments à ses propres adversaires, surtout si ces derniers sont particulièrement nuls. Les défenseurs de l'euro se sont tellement reposer sur leur lauriers qu'ils ont peut-être perdu l'habitude d'argumenter de façon rationnelle. En l'espèce on peut se poser une question simple, qu'elle est l'avantage pratique de l'euro et quelle sont les possibilités qui s'offrent à l'UE pour sauver sa monnaie. Monnaie dont aujourd'hui bon nombre de personnes constatent que l'éventualité de son éclatement est de plus en plus probable. Je vais donc ici essayer de donner des arguments aux défenseurs de l'euro et des solutions rationnelles qu'ils pourraient peut-être employer, si par hasard, ils se mettaient à abandonner la scolastique religieuse européïste du genre, l'Europe c'est la paix, l'euro c'est la prospérité ou encore la monnaie unique c'est plus d'emplois. En effet ces arguments souvent employés à la grande époque de la télévision sont des arguments purement émotionnels ce sont des slogans publicitaires sans aucune démonstrations pratique. Ils passent donc très mal sur internet où la culture écrite reprend petit à petit sa place et où donc les sophistes perdent en éclat face aux rationalistes empiriques.

 

1-L'utilité de l'euro

 

      Je suis le premier à critiquer l'euro, et je soutiens bien volontiers les personnages politiques qui montrent toute l'incohérence qu'il y a dans le fonctionnement actuelle de cette zone monétaire.   Rapidement on dira que la zone monétaire européenne est non-optimale c'est à dire que la population ne se déplace pas librement à cause des frontières culturelles et linguistiques. Qu'il n'y a pas de solidarité européenne et les dernières décisions prisent sous l'influence allemande concernant les aides aux pays en difficulté ne font que confirmer cette réalité. Ensuite il n'y a pas de peuple européen en tant que tel,  donc pas d'intérêt commun d'où puisse émerger une quelconque unité politique. Enfin la disparité fiscale entraine nécessairement une fuite liée à la libre circulation des capitaux, les pays ayant les fiscalités les plus basses pompant le revenue des autres dans une guerre fiscale sans fin, où les seules gagnant sont les rentiers et les multinationales. Vous connaissez ces arguments, je l'ai emplois souvent sous différentes formes. Mais il faut aussi dire que l'euro aurait pu être autre chose que ce qu'il est devenu, je ne parle pas ici de la monnaie commune, qui est une autre forme d'organisation, c'est d'ailleurs la solution qui préconise régulièrement Jacques Sapir. Non, je parle bien de l'euro monnaie unique.

 

      La monnaie unique dans sa genèse avait pour but de palier aux effets dévastateurs du décrochage de l'or et du dollars, cette monnaie avait pour but de faire mentir John Connolly et sa célèbre phrase "Le dollars est notre monnaie, c'est votre problème".  Les américains exportent leur inflation depuis les années 70 et jouent sur l'état déséquilibre hérité des trente glorieuses faisant des USA le consommateur en dernier ressort. L'euro a eu comme principal but de mettre fin aux variations erratiques des monnaies européennes et de supplanter le dollars comme monnaie de réserve, au moins en Europe.  Et il faut bien dire que depuis l'avènement de l'euro il n'y a effectivement plus de variations brutales des monnaies européennes entre elles puisqu'elles n'existent plus. Bien sûr le gros problème c'est que la monnaie unique échange avec d'autres zones monétaires, et ce faisant, elle est un ilot de stabilité dans un océan d'anarchie monétaire. Le paquebot euro a donc bien du mal à manœuvrer vue sa masse. Autre problème l'euro n'a fait que déplacer le problème, on le voit bien aujourd'hui. Le marché au lieu de spéculer sur les monnaies directement s'est mis à spéculer sur les dettes d'état, faisant éclater l'unité des taux d'emprunt et menaçant en définitive l'édifice fragile de l'euro. Pour terminer aucun mécanisme n'a été pensé pour palier au différentiel de compétitivité intra-européen de sorte qu'un pays en déficit commercial n'a aucun outil pour améliorer sa situation. Autre avantage de l'euro de part sa taille les européen peuvent pousser les pays producteurs de pétrole à vendre en euro ce qui de facto enlève un des gros avantages du dollars. Grâce à cela il n'est plus besoin pour les pays européens d'avoir des réserves de dollars puisqu'ils pourraient éventuellement acheter dans leur propre monnaie les matières premières. Car si les pays européens avaient dans les années 60-70 des réserves en dollars ce n'était pas tant à cause de leur dépendance à l'égard du marché américain qu'à cause de leur dépendance au pétrole. Évidement cet avantage était hypothétique et aujourd'hui les européens continuent d'acheter leurs matière premières avec des dollars ce denier n'ayant pas été supplanté.

 

2-Comment sauver la zone euro 

 

      Il s'agit ici de réfléchir à la sauvegarde de l'euro tel qu'il a été conçu et non de le transformer en monnaie commune ou en autre chose. Comment sauver cette monnaie qui a été si mal pensée?   Nous devons pour y parvenir contrecarrer les principaux problèmes qu'occasionne une zone monétaire non-optimale et les déséquilibres actuels. En premier comment faire pour que les dettes des états ne soient plus soumises le jeu des marchés? Et bien il faut faire en sorte que les  pays membres empruntent directement à la BCE. Ce faisant l'influence néfaste des marchés spéculatifs deviennent nul, on remarquera au passage l'étrangeté du fait que les européens n'y aient pas pensé plus tôt, mais c'est vrai qu'il fallait du carburant pour alimenter la finance mondiale. Bien évidemment on entre là en contradiction avec la peur de l'inflation les allemands redoutant l'abus d'emprunt en cas de nationalisation ou d'européanisation monétaire. Pour ce qui est du problème de la concurrence fiscale nous avons deux solutions, soit nous uniformisons la fiscalité en Europe, c'est la solution théorique simpliste qui est répété à satiété dans les salons parisiens. Soit nous contrôlons à nouveau la circulation des capitaux, en mettant fin ainsi à la fuite fiscale de bonnes taxes décourageant les fuites. On pourrait au passage trouver un moyen pour exclure les investissements productifs de ces taxes pour garder ce qui est intéressant dans libre circulation des capitaux, les transfères techniques par investissement direct des entreprises. La première solution est tout simplement politiquement infaisable, elle a en plus comme gros inconvénient de nuire à la liberté des peuples à choisir leur propre régime fiscal, c'est donc une non-solution. Seule la deuxième est donc réalisable mais elle demande au préalable de rompre avec l'idée que la liberté totale est  une bonne chose en tout.  

 

      Enfin, dernier problème soulevé par l'euro, c'est l'incapacité des pays membres à se protéger lorsqu'ils ont un déficit commercial.  Il y a deux dimensions à ce problème, la dimension relevant du rapport entre la zone euro et l'extérieur de la zone euro, où là on peut éventuellement solutionner la question par une dévaluation. Ainsi une dévaluation de l'euro pourrait améliorer la balance commerciale des pays déficitaire vis à vis de la Chine par exemple, sans pour autant vraiment nuire aux autres. Mais il y a aussi un problème interne à la zone euro car il n'y a aucun mécanisme qui puisse rééquilibrer balances commerciales entre membre de la zone.  C'est une question qui n'est jamais vraiment aborder et que l'on cache derrière l'ogre chinois. Comme Jacques Sapir l'a dit récemment l'Allemagne fait ses excédents commerciaux essentiellement avec ses voisins. L'Allemagne est notre premier déficit commercial, devant la Chine. On comprendra bien qu'un protectionnisme européen ou une dévaluation de l'euro ne peut pas résoudre ce problème là. Si l'on veut résoudre cette question on a deux solutions soit on fait éclater l'euro, c'est la solution de NDA ou de Sapir, l'euro monnaie commune revient lui aussi à faire éclater la zone. Ou alors on autorise une politique protectionniste à l'intérieur de la zone euro. On peut faire de l'euro un bancor local dans lequel les déséquilibres commerciaux seraient proscrits.  On punirait les excédents en obligeant le pays excédentaires soit à importer plus, soit à accepter des taxes ou des quotas de la part des pays déficitaires jusqu'au retour à l'équilibre.

 

  On le voit bien les solutions pour sauver l'euro tel qu'il est, sont des solutions qu'il faudrait de toute manière pratiquer si nous sortions de la monnaie unique. En cela il s'agirait de faire de l'Europe une espèce de forteresse protégée de la mondialisation, c'est à dire très exactement ce que les européïstes ont vendu à nos concitoyens pendant  le referendum sur Maastricht. Il n'ont bien sûr jamais cru à leurs mensonges parce qu'ils ont toujours cru que la libéralisation totale était formidable pour l'économie.  Étrangement il faudrait mettre en pratique cette protection européenne pour sauver l'euro, les euroéïstes se retrouvent donc un peu comme les socialistes français en 83. A l'époque les socialistes ont dû choisir entre l'Europe et le plein emploi en France à travers la dévaluation et le protectionnisme. Et ils ont fait alors le mauvais choix pour de bonnes raisons, en effet les socialistes voulaient utiliser l'Europe pour faire un keynésianisme continental on sait ce qui s'est passé par la suite l'Europe s'est retournée contre eux. Aujourd'hui les européïstes doivent choisir entre le libre-échange totale, la liberté de circulation des capitaux et l'euro. S'il choisissent le libéralisme, ce qui est quasiment certains, ils auront quand même le protectionnisme car la zone euro en éclatant obligera les pays européens à se protéger à nouveau et à faire ce qu'ils n'imaginent pas faire avec l'UE actuelle. On peut donc dire que les européïstes libéraux font au contraire des socialistes en 83, de bons choix pour de mauvaises raisons et là aussi cela se retournera contre eux. Ils obligeront l'euro à éclater par leur dogmatisme fanatique et produiront à terme un retour brutal des politiques qu'ils craignent le plus.

 

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Published by Yann - dans économie
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valentini 09/12/2010 11:08



 


Hourra l'euro!


 


(fait divers relatif à une certaine jouissance sensuelle dans la société des extravagants)


 


Un journaliste a fini par lâcher le morceau: 99% des journalistes, pour ne pas dire la totalité, sont généralistes et, par conséquent, ne savent pas de quoi ils parlent. Disons, pour parler
prolo, qu'ils bourrent le mou de leurs lecteurs! Notre avis néanmoins est que cette manière de voir, à l'exception notable du mammouth européen, semble un peu journalistique. De quoi, en effet,
les journalistes pourraient-ils nous parler, sans se contredire aussitôt, s'ils se mettaient en tête de considérer, par exemple, l'opposition aux réformes, comme l'information
par excellence? Non pas l'information-cadeau à déballer, ça, le gouvernement sait très bien le faire, mais comme fait concret en soi qui mérite attention et réflexion. Et cela pour cette raison
toute bête que ce n'est pas à l'opinion publique d'expliquer ce que veut le gouvernement, mais bien au dit gouvernement de montrer, dans les faits et non pas en paroles, que son action aboutit à
améliorer les conditions de vie et de travail du plus grand nombre. Et s'il déclare que oui, c'est le cas! alors le plus grand nombre est en droit d'attendre de qui prétend mieux
que d'autres saisir la complexité du réel, en vue non de le simplifier mais tout simplement d'en rendre compte, de la façon la plus claire et la plus précise, un contenu à la hauteur de la
prétention revendiquée. Mais le fait est que le journalisme est devenu, de manière générale, l'enseigne de ce préjugé qui consiste à casser toute opinion qui n'a pas
l'assentiment des idées dominantes des possédants de notre époque. Et il n'est donc pas étonnant, mais en même temps passablement curieux, que sur la question de l'Europe, toute
l'Europe, comme un seul homme se lève, pour déclarer son immense peine d'être aussi incomprise... par les états européens qui la constituent, sans que cela soulève aussitôt un
concert de protestations médiatiques. Le philosophe avait bien raison de dire qu'il convient de se méfier de son propre entendement. Au lieu de ça, au contraire, on se déclare partout soucieux
des marchés! Et, ceci corroborant cela, inquiet de l'avenir de la monnaie unique, sans s'émouvoir le moins du monde du fait que ladite monnaie unique, en tant
que vaillante fille publique, semble avoir de multiples vies parallèles. La drachme, semble-t-il, mais pas seulement, la livre, l'escudo, la peseta, la lire, le franc hantent l'euro réduit à
l'état de tirelire, que nous proposons d'appeler le rutilant gentil cochon.


 


Résumons d'abord les trente années qui indubitablement, chose que personne ne nie, viennent de changer la vied'une manière considérable. Pour les uns, il y a trop d'Europe et pour les autres, pas assez!L'économique et le
social, comme on dit, sont, en effet, ne changeons pas de registre, les deux faces d'une même pièce. Reste que ce sont les vendeurs du trop d'état social et pas assez d'Europe
providentielle qui, grâce à l'action énergique du mauvais état en question, ont, en 2008, décroché la timbale de la façon la plus retentissante qui
soit. Leur excuse est que ce n'était pas prévisible, personne n'y croyait, c'est arrivé comme ça et pis surtout ça sert à rien de critiquer, faut agir. Le journalisme, façon constat à l'amiable,
n'appartient plus, à l'évidence, aux seuls journalistes. Et c'est peut-être là, la chance de ces derniers. C'est alors qu'après des nuits d'angoisse, passées un partout jusqu'au Canada, où rien
n'était gagné, ni la soupe, ni le rata, les visages étaient tendus, vraiment l'Europe a eu chaud, les ci-devant révolutionnaires européens, dénonciateurs du trop
d'état-providence se sont brusquement réveillés en promoteurs d'un gouvernement européen, enfin capable de décider, à hauteur de 50%, d'une
péréquation des dettes nationales européennes. Voilà un fonds qui sent la poudre! Et patte blanche! Donner l'assurance au grand méchant marché,
qu'il recevra autant qu'il espérait avaler avant la crise, c'est la sorte de fédéralisme-type CDS (credit default swap) que les escrocs étatiques d'Europe se proposent de mettre en oeuvre, Et l'on s'étonne, après cette
incitation au bas de laine à jarretière monumentale, que les marchés attaquent! Ils ont bien compris que l'Angela angélique des ménages, soucieuse de son budget, chante un hymne à la joie, d'un
genre tout à fait singulier. Messieurs, entrez, entrez, et jouissez tout votre soul! Comme la belle a déjà, outre-Rhin, disons grosso modo au sud, son marlou, son hareng, son barbeau, il ne lui
manque plus, pour compléter le tableau, qu'un chapeau de soie jaune-serin garni d'un ruban et d'un voile de même couleur. Elle sera ainsi la reine d'un nouveau royaume: the United Kondom. Car il ne sera pas dit, non, non, qu'on
trouvera mieux que l'Europe pour préserver les intérêts des marchés, des banques et de toutes les classes capitalistes européennes.


 Et il y a au moins un journaliste-un qui sait de quoi il s'agit, retourner l'avenir en leur faveur, et pour cela il
leur donne plutôt quatre mains qu'une. Nationale-européenne, leur démocratie est pipée.



yann 04/12/2010 23:12



@courtier-or


Il ne faut pas non plus tomber dans le catastrophisme. L'europe est en partie désindustrialisé mais pas totalement désindustrialisée il y a encore des savoir-faire qui permettront de reconstruire
à postériori. Quand à la question des matière premières elle ne se posera pas qu'à l'Europe, la Chine elle même va vite bloquer sur ces questions là. Quand aux solutions il y en a déjà comme le
pétrole à micro-algues, j'en avais parlé ici. Bien sûr plus on attendra et plus le choc sera rude mais l'on s'adaptera comme
à chaque fois que la bêtise humaine est allé au bout de ses erreurs.



courtier-or.fr 03/12/2010 17:45



@ RST


 


Bien vu. Mais il y a une suite :


 


1) Les économies de la zone euro sont INSOLVABLES :


 


Toute la création de la valeur et de l'enrichissement était A CREDIT. L'Europe est en train de mourir à crédit ( RIP Céline ). Nous n'avons plus d'autonomie d'accès aux matières premières et nous
ne possèdons plus de capacités productives suffisantes pour s'équiper chez nous.


Nous vivons entièrement à crédit. La situation est condamnée, mais personne n'en connait la date exacte. Les USA y sont beaucoup dans le maintien du statu quo. Les perfusions par le dollar (
libre convertibilité oblige ) maintiennent le cadavre de l'économie européenne, mais juste assez pour servir les intérêts des USA.


Je ne suis pas anti-US , c'est même exactement le contraire, mais dans une situation pareille il faut savoir ui tire les ficelles.


 


2) Le vrai choc sera le choc d'ajustement à la situation de raréfaction des ressources naturelles :


 


On y va tout droit :


 


http://www.courtier-or.fr/int/index.php/Analyses/i-la-continuite-systemique-et-le-choc-dajustement.html


 


Des " technologies vertes " ? De l'énergie verte ? DES BALIVERNES ! On en reparlera dans quinze ans, mais d'ici là nous n'avons pas de remplacement et de technologies ou capacités productives
pour supporter d'abord le choc des prix et ensuite la rareté effective.


En commencant par les hydrocarbures tout va y passer :


http://www.courtier-or.fr/int/index.php/116-qui-veut-la-peau-de-thomas-malthus.html


 


Le verdict est tombé :


 


La globalisation est intenable, donc l'Eurozone et UE sont INTENABLES. Avec tous ses avatars, y compris monétaires.


La question est : QUAND ?


 


Là encore, je pressens une chute à la façon URSS : Tout est pourri, donc tout va tomber au moment où les gens ne s'y attendront même plus.


 


Comment allons-nous survivre ? Mystère.


 



yann 01/12/2010 23:41



@Malakine


Oui tu as raison pour l'Irlande mais il ne faut pas oublier non plus les effets des subventions européennes. J'avais écris un comparatif il y a quelque temps entre l'Espagne et la Corée du Sud
pour montrer que l'Espagne se serait sans doute mieux développé en dehors de l'Europe. Je crois de plus en plus que les aides directes sous forme de subventions ont des effets extrêmement
néfastes qui déforment l'évolution normale des pays. Le cas de l'Irlande fut exemplaire puisque les subventions ont permis à ce pays une transformation en paradis fiscale, car sans les aides cela
aurait été impossible. En Espagne les aides ont aidé à créer les bulles immobilière comme en Grèce, il n'y a pas que les taux anormalement bas qui ont nourri la bulle dans ces économies. L'enfer
est pavé de bonnes intentions et je crois qu'il aurait mieux valu que ce pays resta en dehors de l'Europe et développe une croissance mois forte certes, mais plus équilibrée , basée sur la
production et la consommation locale. En ce sens et sur ce point précis les libéraux ont en parti raison, les aides publiques vers d'autres pays sont souvent mauvaises. En sortant de l'euro
l'Irlande pourra reconstruire une autre économie, une économie qui ne soit pas fondée sur un pillage des revenus fiscaux de ses voisins.



Malakine 01/12/2010 23:25



Yann


Ton argument de l'euro qui creuse les déficits commerciaux s'applique bien à l'Espagne mais pas du tout à l'Irlande, pays qui avait une balance nettement excédentaire avant la crise. La situation
de l'Irlande est très similaire à celle du Royaume-uni, celle d'un pays qui s'est vautré dans l'économie d'endettement. C'est de là et de rien d'autre que vient sa crise financière. Si l'Etat
n'avait pas été contraint de sauver ses banques en déroute du fait de l'explosion de la bulle immobilière, il n'aurait pas du faire appel à l'aide internationale. Alors, oui, certes, un retour à
la monnaie nationale lui permettrait de monétiser sa dette, à condition qu'elle le veuille. Le retour à la monnaie nationale n'implique en rien la monétisation. C'est un autre type de solution.
La solution privilégiée par le "modèle irlandais" pour asseoir sa compétitivité, ce n'est pas une monnaie faible, mais le dumping fiscal.