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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 23:50

 Je continue un peu mon petit tour des candidats politiques alternatifs. Après Marine Le Pen et son procès qui, comme nous l'avons vue dans un autre texte, ne fût probablement pas une bonne stratégie pour les tenants du système. Tant elle est apparue comme victime dans cette émission sur France2. Nous avons vu ensuite les brillantes propositions de Chevènement qui reste tout de même l'homme politique français le plus précis, rationnel et cohérent dans ses propositions. Nous voyons aujourd'hui l'autre outsider de la campagne à savoir Nicolas Dupont Aignan avec qui je partage une bonne part des analyses et des propositions. Il a eu la chance de passer dans une émission moins caricaturale que celle à laquelle a participé Marine Le Pen. Même s'il est évident que les journalistes et le choix des différents économistes invités visaient essentiellement à discréditer ses propos notamment sur l'euro, la dette, ou encore sur les nationalisations. Quoi qu'il en soit, il a eu un temps relativement long pour s'exprimer, ce ne sera malheureusement pas toujours le cas. Sur la forme de l'émission si le temps imparti est déjà plus intéressant on constate toujours cette vilaine habitude des médias qui dans leur course à l'originalité et à l'audimat s'astreignent à produire des émissions à la forme douteuse. Ici il s'agit de mettre le candidat dans son costume de président. C'est grotesque à plus d'un titre. Tout d'abord, cela pousse à ignorer les changements de contexte dans le cas d'une telle élection. Ensuite, cela déforme nécessairement les propos et le discours tenu pour s'adapter au contexte futurologique de l'émission. En bref, cette forme nuit en partie au fond, mais il ne fallait pas s'attendre à ce que les journalistes"vedettes" se taisent et laissent le candidat seul proposer son programme. Ce serait trop demandé à des gens qui pensent plus à leur notoriété qu'au débat public.

 

 

 

 

 

Quelques remarques sur l'émission

 

Je remarque tout d'abord que les deux économistes invités à parler l'un sur le plateau, l'autre de façon enregistré, constituent une certaine idéologie économique. Encore une fois, l'on fait croire sous le vocable "économistes" que ces derniers formeraient un bloc homogène et que les évidences de ces deux personnes invitées représenteraient l'avis de l'ensemble des économistes. En fait, on suppute ici que les économistes se comportent comme les physiciens ou les mathématiciens et qu'ils ont un ensemble de savoir totalement accepté comme étant reconnu par tous. En réalité, les économistes sont très loin d'avoir cette homogénéité. Et les évidences des deux économistes invités ne sont des évidences que pour eux-mêmes et leur courant de pensée.  Mais il y a quelque chose de plus grave. NDA en parle, mais pas avec assez de force et de convictions. Il ne cite pas de chiffre par exemple. En effet, le premier économiste ment outrageusement. Il ment à plusieurs reprises et si ce n'est pas intentionnel c'est que c'est un incompétent. Tout d'abord, affirmer comme il l'a fait que la croissance allemande a été plus forte que la nôtre alors que ce pays est aussi dans l'euro. C'est une escroquerie comptable. Sur les dix dernières années, l'Allemagne a eu une croissance nettement plus faible que la nôtre. Ce n'est que récemment que la croissance allemande a été plus forte. Elle a profité des plans de relances des autres pays de la zone euro pour tirer son excédent vers le haut en pompant la croissance de ses voisins. Autre mensonge. Dire que l'euro nous protège est une insulte à l'intelligence humaine. La zone euro est lanterne rouge de la croissance mondiale depuis une décennie. Les pays de l'UE qui ne sont pas dans la zone euro ont eu une croissance plus forte que ceux qui sont dans la zone euro. Et cerise sur le gâteau, non seulement ces dix dernières années ont fait de la zone euro la zone mondiale à la croissance la plus faible, mais en plus notre zone monétaire est avec le Japon la zone du monde qui a senti le plus durement la crise mondiale. Le PIB de la zone euro a reculé bien plus que celui des USA d'où la crise des subprimes était pourtant partie.



Je regrette que sur ces sujets Dupont Aignan n'ait pas été à la hauteur. Comme il ne l'a pas été non plus sur la question de la dette où il a été trop flou, même s'il n'est pas dans l'amateurisme de Marine Le Pen. L'inflation qui obsède ce journaliste, visiblement parti à la défense des rentiers qui le font surement vivre à travers des investissements en portefeuille financiers, n'est pas la catastrophe qu'il défend. Il faut vraiment rappeler la base de l'économie puisque ces clowns semblent répéter inlassablement les mêmes bêtises pour plaire à leurs maitres. Ce qui compte ce n'est pas l'inflation dans l'absolue, c'est le pouvoir d'achat. Si les prix augmentent de 5 %, mais que votre salaire augmente de 6% votre pouvoir d'achat, augmente de 1%. À l'inverse si les prix n'augmentent que de 2% mais votre salaire de 1% vous perdez 1% de pouvoir d'achat. La peur de l'inflation est donc une peur imbécile, une peur qui en réalité a été instillée dans la population pour l'intérêt de la rente sous toutes ses formes. Car la rente elle craint évidemment l'inflation qui dévalue la valeur de son capital.



Autre problème que malheureusement NDA n'a pas souligné et qui montre qu'il devrait encore étudier la question. C’est sur la question de la dette publique une fois revenue à l'euro. Il aurait dû demander à son interlocuteur économiste si la dette libellée en franc en 1999 l'est restée après le passage à l'euro. Nos économistes défenseurs de la rente montrent ici toute leur inféodation puisque lors du passage du franc à l'euro les dettes publiques ont été converties. Pourtant nous aurions beaucoup gagné à les avoir gardés sous forme de francs puisqu'avec l'appréciation de l'euro la valeur des anciennes dettes se serait fortement allégée en euro. À l'époque personne ne s'est comme par hasard soucié de savoir si les dettes françaises anciennement acquises resteraient exprimées dans la valeur du franc de l'époque du passage. Mais étrangement lorsque l'on passe de l'euro au franc voilà que la question se pose. C'est étrange non? L'explication est simple en fait. Dans le premier cas, les rentiers, détenteurs de titres de dettes françaises, savaient que l'euro serait plus fort que le franc. Ils n'avaient donc pas d'inquiétude quant à leur valeur sur le marché international de leurs titres. Au contraire même. Ils savaient que ce passage ferait que leurs titres de dette française vaudraient plus de dollars ou de Yen une fois exprimé en euro. Cette fois c'est la situation inverse, ils savent pertinemment eux et leurs représentants bancaires, que le franc sera probablement plus bas que l'euro actuel. Ils insistent donc pour que la dette française accumulée jusqu'ici reste exprimée en euro CQFD. Mais c'est une aberration, on ne voit pas pourquoi la France ne convertirait pas sa dette dans sa propre monnaie. On laisse une période de trois mois aux détenteurs de dette pour faire leurs changements à la banque de France pour convertir leur titre. Pendant ce temps, un euro reste égal à un franc. Une fois ce délai passé, on laisse filer le franc et le tour est joué. Sur le plan intérieur, la valeur des titres n'aura pas changé, par contre effectivement la dette exprimée en euro vaudra moins et ces titres de dette auront perdu de la valeur à l'échelle internationale. Mais franchement on s'en fout un peu.



Enfin dernier point sur ce petit débat. NDA n'a pas été bien clair sur la question des moyens et de la monétisation. Il aurait dû à mon sens prendre plus appui sur la période de la reconstruction d'après-guerre, époque durant laquelle on émettait du crédit productif. Il faut vraiment expliquer aux gens que la monnaie cela se crée. Et que la valeur de cette monnaie va dépendre ensuite de son usage. Un capital cela se fabrique. Et il n'y a aucune raison pour que la monnaie de base soit produite par le système bancaire privé sous forme de prêt à intérêt plutôt que par l'émission monétaire de la banque de France et de l'état. Pour ceux qui s'inquiètent de la dégradation de la note des titres des dettes françaises, rappelons que l'emprunt à l'étranger n'a de sens que pour combler le déficit commercial. Si vous n'avez pas de déficit commercial, vous n'avez pas besoin d'accumuler les emprunts à l'étranger. Lorsque par exemple l'état construit une route en France, avec des salariés français, des entreprises françaises, etc. Pourquoi devrait-il emprunter l'argent sur les marchés extérieurs? Si ce système a été instauré ainsi depuis 1973 c'est pour donner un argument comptable à ceux qui veulent la mort de la sphère publique française. Car les intérêts de la dette servent à déséquilibrer le budget de l'état et in fine à justifier la destruction et la privatisation de tous les services publics. Pour conclure sur cette question, je mets cette vidéo sur l'économiste iconoclaste Louis Even qui expliquait déjà cela dans les années 60.

 

 

 

 

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Published by Yann - dans politique
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commentaires

D.T 01/07/2011 02:05



Dans la deuxieme video Louis Even a evoqué un sujet interessant qui n'a peut être pas été abordé dans ce blog. C'est l'idée du credit social.



Damien 30/06/2011 21:40



@Yann


 


non ce qui m'a amusé dans la vidéo c'est le coté achronique , je savais pas qu'a l'époque on se filmait face camera pour faire des conférences ,surtout qu'on sait pas à qui elle s'adresse
exactement ,y'a un peu un coté 4ieme dimension :)


Le ton emphatique d'Even me faisait penser a celui d'un prêcheur donc quand le crucifix est apparu  après le dézoom de la camera je me suis marré tout seul,merci pour la découverte en tout
cas.



Damien 30/06/2011 21:14



@ Jacques

Mr Laïdi considère que les banques ont une grosse part de résponsabilité sur le creusement des déficits et réclame donc plus de réglementations.
C'est ce que j'ai compris du moins à travers le dernier paragraphe.
En fait c'est un libéral bon teint ,quand c'est pas la faute aux états c'est les banques.

Seulement sans vouloir défendre les banques son accusation est trop simpliste...
Tellement simpliste qu'elle le conduit a écrire 2 enormités , sur la stabilité des prix de consommation et sur le déroulement des échanges commerciaux à l'échelle mondiale ,qui se dérouleraient
selon lui à l'ombre des états.

Il a du pourtant comme tout le monde entendre parler des émeutes de la faim ou du pouvoir d'achat en baisse dans les ménages francais ?
Ainsi que des quotats en terres rares en Chine ou des dévaluations du yuan et du yen ?
Le role néfaste de la financiarisation dans le secteur banquaire n'est plus à démontrer ,mais leur role dans tout ca est minimme !
C'est pas les banques qui ont achetées ou louées le 3/4 des terres cultivables malgaches aux Coréens ou qui filent le riz pourrit aux Africains ,cultivé par leur soin pendant que le bon grain est
expedié en Chine...et si mes souvenirs sont bons les centrales d'achat qui achètent au rabais le litre de lait aux producteurs ne sont pas des banques ?


Comme vous j'ai été étonné que le réquisitoire prenne 3 fois plus de place que la defense mais il y'a un autre aspect de leurs discours qui me fascine , tous admettent que la complexité des
échanges devient problématique pourtant aucun ne réclame une simplification du système !
Or c'est ce que demandent les défenseurs du protectionnisme et ils arrivent quand même a les insulter...



jacques 30/06/2011 14:04


Voici une réfutation de l'article de Zaki Laidi du journal Le Monde précédemment cité: D'abord l'article essaie d'établir "Comment expliquer une telle méfiance de l'opinion vis-à-vis de l'ouverture
des marchés ?", ce qu'il fait et cela prend la moitié de l'article! Il aurait pu le faire en une phrase: lorsque dans certains pays de l'Europe, le chomage des jeunes (les forces vives, le futur de
nos pays) est passé à 40%, y a-t-il vraiment quelques chose de plus à ajouter? Ensuite il nous donne l'exemple de l'Ipad, dont l'origine du contenu serait difficile, voir impossible, à tracer et
dont la part de la Chine ne reviendrait qu'à un maigre 4%. D'abord, notons au passage l'habileté de l'auteur de choisir l'exemple de l'Ipad l'un des, de plus en plus rare, créneaux où les USA ont
possiblement encore un avantage. Pourquoi ne pas parler du textile, des papetières, de... du reste quoi? Ensuite, l'argument de la tracabilité du contenu est vraiment ridicule. On nous dit: "Ce qui
signifie bien évidemment que la notion de déficit commercial devient aujourd'hui difficile à cerner, compte tenu de la dispersion planétaire de la chaîne de valeur." ! Mais sur quel planète vit-il?
S'il est bien un domaine où on a d'excellent chiffre c'est bien sur le déficit commercial, qui permet *justement* de faire la somme, le bilan global de tous ces échanges pour régler le compte.
Lorsque les parties de l'IPAD sont vendus à la Chine par les USA et l'Allemagne, ces chiffres *sont* tenus en comptes (sous d'autres entrées, genre "composant électronique") au profit de ces pays.
Et c'est le compte final qui fait *écrouler complètement* l'article de Zaidi, que l'on résume en 1 seul graphique: http://www.census.gov/indicator/www/ustrade.html ou tableau:
http://www.census.gov/foreign-trade/balance/c5700.html Et là où on peut enfoncer le clou dans le cerceuil c'est avec ce dernier point fondamental: lorsqu'une économie se trouve en déficit
commercial, une dévaluation de la monnaie *normalement* réduit le déficit commercial. OR, entre 2008 et 2011 le Yuan chinois est passé de 7.2 à 6.5 (une dévaluation du dollars US de 10%! vs à vs du
Yuan) et loin de réduire le déficit commercial des USA, celui-ci s'est ***creusé*** passé pour les 4 premiers mois (dont on a les chiffres pour 2011 sur le tableau précédemment cité): de à 75 à 83
milliards (une AUGMENTATION de l'ordre de 10% !). Pire, le deficit commercial envers tous les pays du monde des USA (le pays de l'IPAD...) est présentement de 500 milliards/an alors que, pour
donner un ordre de grandeur, les profits totaux de *toutes* (*pas* seulement le SP500 - les 500 plus grosses) les compagnies listés sur le NYSE (New York stock exchange) est de l'ordre de 1
trillion de $/an. Le déficit commercial des USA est donc de l'ordre de 1/2 de *tous* les profits des compagnies du NYSE! et s'accroit alors même que les USA ont dévalué vis à vis la plupart des
monnaies du monde au cours des dernières années. On pourra s'amuser à faire des calculs similaires pour la Grêce, l'Espagne, France, l'Europe. C'est le même pattern. Certains sont en avance sur le
peloton d'exécution (Grêce...), les USA et la France suivront. En attendant, les Zaidi de ce monde pourront répéter les "talking points" propagandistes avec exemple choisi et mystification de ce
qui est pourtant on ne peut plus clair pour quiconque prend le temps de réflèchir ne serait-ce que quelques minutes, et voir autour du lui la réalité des lieux.


yann 29/06/2011 23:00



@olaf


Effectivement Bernard Maris est souvent décevant, c'est d'autant plus vrai que certaines de ses analyses étaient très stimulante. Son antimanuel d'économie reste un excellent livre par exemple.
J'ai l'impression qu'il a été quelque peu corrompu par sa proximité avec les médias masses.


@jacques (1)


C'est vrai mais dans un système où l'état contrôle la monnaie, il contrôle aussi les taux d'intérêt à travers la banque de France et les probables banques nationalisées.  Je ne prône pas non
plus une inflation trop forte. Je ne suis pas contre la petite épargne visant à sa sécurité ou à la consommation.


 


@J. Halpern


Je ne suis pas d'accord avec vous sur ce point. Peut-être à court terme nous aurons un pic inflationniste sur un ou deux ans comme cela s'est fait en Argentine ou en Islande, mais par la suite
l'inflation retombe. Et personnellement je pense qu'une inflation trop basse rend difficile les rapports sociaux en France. Notre pays a besoin d'une inflation plus élevée que l'Allemagne pour
fonctionner. Concernant les salaires je suis partisan d'un retour à l'indexation de ces derniers sur l'inflation. Ensuite l'inflation ne se produira que si nous créons trop de monnaie par rapport
aux besoins, or il me semble que substituer de la dette avec taux d'intérêt par de la dette sans taux d'intérêt cela n'augmente pas la masse monétaire en circulation.


 


Enfin la concurrence ne produit  pas forcément une baisse des prix. D'une part parce que bon nombre de secteur n'ont que peu de concurrents à l'image de la téléphonie mobile. Ensuite parce
que pour que cette concurrence produise des baisses de prix il faut qu'il y est un endroit où faire des économies ou des gains de productivités. J'ose l'affirmer dans un secteur à faible gain de
productivité potentielle la concurrence augmente les couts. Car pour se différentier les entreprises de ces secteurs vont faire une escalade dans le marketing et dans tout un tas "d'innovation"
qui n'en sont pas vraiment, ce qui engendre une hausse des prix. Donc il faut faire attention lorsque l'on prétend que la concurrence fait baisser les prix. Dans la grande distribution on a pas
beaucoup vue cette efficacité de la concurrence par exemple.


Enfin notre marché intérieur restera ouvert aux entreprises étrangères. La seule différence c'est que ces entreprise seront obligé de produire en France ce qu'ellles y vendent, mais il y aura
toujours cette concurrence mondiale. Sauf que là elle se fera à égalité salariale, seule l'innovation et la qualité des produits ou les gains de productivité réels produiront des différences sur
les produits vendus.  Et justement je pense qu'au contraire le protectionnisme obligera les entreprises à investir dans la technique et l'innovation. Plus question de gaspiller des milliards
pour délocaliser. On pourrait avoir au contraire une inflation à long terme bien plus basse que celle que nous avons vécu jusqu'ici, en tous cas ce serait un retour à de réelle gains économiques.


 


@A-J Holbecq


Totalement d'accord.


@samuel


Oui il était bon sur la tonalité et sur une bonne partie de l'émission. Mais il n'est pas encore totalement au point sur la dette et la sortie de l'euro. Je veux dire pas au point à l'oral bien
sûr . Il faut vraiment expliquer le plus simplement possible aux français la démarche parce que sortir de l'euro cela
leur fait peur et c'est normal. Il ne pourront se lancer que lorsque cela leur paraitra une évidence. Il faut donc être très précis sur ces sujets.


@Damien


Comme le dit Todd ce n'est plus utile de débattre avec ses types. Ils sont enfermer dans leur truc et  ils n'en sortent pas. LA réalité va les écraser et tous leur discours feront rire les
historiens dans un siècle.


Sinon oui Louis Even est très original. S'il a une façon de s'exprimer aussi étrange c'est parce qu'il était sourd à la fin de sa vie. Du moins si l'on se fit à sa fiche WIKIPEDIA. Il est par
contre extrêmement clair sur l'absurdité qu'il y a dans notre système monétaire actuel.


@jacques (2)


J'espère moi aussi qu'il finira par percer.